OTIORHYNCHUS
German, Ins. Spec. nov., p. 343 (1).
Rostre au moins aussi long que la tête, subhorizontal, robuste, parallèle et anguleux ou subarrondi, ou tout-à-fait arrondi à sa base, avec ses ptérygies plus ou moins divariquées en dehors ; très-souvent muni en dessus d’une carène bifide à son extrémité, plus ou moins échancré au bout; scrobes profondes et visibles d'en haut en avant, rectilignes et évanescentes en arrière. — Antennes antérieures, souvent terminales, de longueur et grosseur variables, en général longues et grèles ; scape le plus souvent droit, épaissi au bout, empiétant
(1) Sya. Pacuycasren, Germar, Mag. H, p. 341. — Srooss, Schænh. Curcul. Dispsmeth, p. 188; Guvoul. JT, p. 510, «et NI, 4, p. 146.
us: 4
156 CURGULIONIDES.
plus ou moins sur le prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, subégaux où 2 plus long, 3-8 courts, obconiques, ou noueux au
bout, où submoniliformes ; massue variable. — Yeux médiocres,»
brièvement ovales, peu convexes, longitudinaux ou obliques. — Prothorax en général presque aussi long que large et plus où moins convexe, arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. Ecusson nul ou très-petil. — Elytres le plus souvent oblongo-ovalés et convexes, parfois elliptico-oyales, déprimées et déhiscentes à leur extrémité (par ex. planatus, caudatus, etc.), rarement (perdix) allongées, faiblement échancrées en avant et arrondies aux épaules. — Pattes assez longues ; cuisses en massue et dentées ou inermes en dessous à leur extrémité, pédonculées à leur base ; jambes variables, toutes sujettes à être plus ou moins flexueuses, les antérieures presque toujours arquées au bout, très-souvent mucronées, ainsi que les intermédiaires, rarement (ragusensis, goerzensis, etc.) denticulées en dedans ; corbeïlles ouvertes, rarement un peu caverneuses ; tarses médiocrement larges, spongieux en dessous, à 4° article long ; crochets libres. — Mésosternum étroit, rétréci et incliné en arrière. — Corps à sculpture et vestiture variables, presque jamais densément écailleux.
Le plus grand genre de la famille, sans aucune exception, ses espèces, pour l'Europe et pays voisins seulement, s’élevant à près de 350 (1), et à environ 400, y compris celles étrangères à cette partie du
(1) Voyez la très-bonne Monographie du genre, publiée par M. Süierlin, sous le titre de : « Revision der europæischen Otiorhynchus-Arten », in-80, Berlin, 1861. Après avoir supprimé 44 des 249 espèces mentionnées par Schœnherr (Cureul. VII, 1, p. 257), ce savant entomologiste cn décrit 337, qu'il répartit dans quatre sous-genres, eux-mèmes divisés en groupes secon= daires. Ces sous-geures, dont je crois devoir reproduire Jes caractères, sont les Suivants :
Dovecasricuus. Elytres ayant chacune 12 à 13 stries, dont leSffhitoyenues sont, le plus souvent, un peu confuses. Les deux {trs articles du funicule antennaire égaux. Cuisses inermes. Types : O. pulverulentus, geniculatus Germar, dalmatinus, consentaneus, Schænh., et 12 esp. dont 4 nouvelles : O. obsoletus, Carinthie; contractus, Transylvanie; Lauri, Italie; Heydeni, Hongrie, Da'matie, etc.
Orionnynenus, Élytres ayant chacune 10 stries, Tête et prothorax de grandeur ordinaire; le second, contigu aux élytres et cachant le mésothorax. Abdomen présentant des granulations ou des points enfoncés assez serrés; jambes antérieures droites ou arquées, saps dilatation très-prononcée à leur extrémité, 278 esp., réparties dans deux sections, selon que les cuisses sont inermes ou dentées, et parmi lesquelies 96 sont nouvelles : O0. auropupillatus, Italie; scaberrimus, Italie, Grèce ; truncatus, Carinthie; corticalis, Algérie; civis, Grèce; oleæ, France mér.; elongatus, gallicus, France; latissimus, Hongrie; amabilis, Piémont; tumefactus, crinitarsis, France mér.; gyraticolis, Dalmatie; arachnoïdes, Syrie; kurdistanus, Kurdistan; affinis, Ltalie;
da
OTIORHYNCHIDES VRAIS. 457
globe. La forme générale et tous les organes doivent nécessairement s'altérer dans une pareille multitude d’insectes ; aussi n’est-il pas un seul des caractères exposés dans la formule ci-dessus qui ne souffre des exceptions plus ou moins nombreuses. Mais malgré cela, le genre ne parait pas pouvoir se prêter à ètre divisé en plusieurs, et l’on y a
argenteus, banaticus, Bannat; Zebei, Turquie; Heerii, Suisse; chalceus, Carinthic; subspinosus, Grèce (Syra); astragali, Sardaigne; exiguus, Sicile; minimus, Sardaigne ; intersetosus, rudis, Algérie; arenosus, Ialie; misellus, rubiginosus, France; necessarius, Hongrie; plebejus, Croatie; lulosus, Genève; alpestris, Alpes suisses; pigrans, Styrie; {agenioides, Illyrie; compressus, Autriche; antennatus, Transylvanie; thracicus, Turquie; sordidus, fraternus, Espagne; echinatus, Caucase; promimus, Galice; hispidus, Turquie; Schmidtii, Carinthie; picinanus, Grèce; trichographus, Dalmatie ; jugicolæ, Espagne ; patruelis, Algérie? Hongrie ?; Kindermanni, Asie-Mineure ; cribripennis, foveicollis, Caucase; glabratus, Servie; respersus, Daïnatie ; Parreyssii, Turquie; Carmagnolæ, Alpes du Piémont; rhododendri, Tyrols pusillus, Piémont; Reichei, Transyivanie ; vernalis, [alie; Harapei, Transylvanie; difficilis, Italie; iyricus, Carinthie, Ilyrie; seduclor, Hongrie; obesus, Candie; Tarnieri, Grèce, Asie-Mineure; Kraatzüi, Hougrie; græcus, Grèce; longipennis, Dalmatie; inunctus, peregrinus, Turquie; linearis, Lalie; Schæflini, Janina ; monedula, Roumélie ; marmota, Bannat; prolongatus, Grèce; discrelus, Asie- Mineure; curvipes, Carinthie; simplicatus, Smyrne; frojanus, Asie-Mineure; petigirosus, Dalmatie; Kiesenwetleri, Grèce; Schaumii, Transylvanie; croaticus, Croatie; costatus, Carinthie; regularis, Bannat; Bischoffi, Piémont; provincialis, France mér.; pachyscelis, tumidipes, Carinthie; cuprifer, Bannat; Gautardi, France or. (lura) ; creticus, Candie; pedemontanus, Piémont; obsulcatus, Caucase; coriarius, Italio; Gheslleri, Suisse; #ullicostatus, Carinthie.
Eurxemmus. Elytres ayant chacune 10 stries. Cuisses inermes; jambes antérieures assez courtes, toujours droites dans les deux sexes, dilatées en dehors et en dedans à leur extrémité, avec une couronue de très-courts cils. Corps toujours jaunâtre ou d’un brun obscur. Tête et prothorax réunis beaucoup plus petits que l’arrière-corps, le second contign aux élytres. Abdomen lisse, brillant, parsemé de points enfoncés distants. Son deruier segment sillonné ou non chez les mâles. Types : O. cribricollis, Schh.; 13 espèces dont 6 nouvelles : O0. umbilicatus, setosulus, Sicile; flavimanus, Sardaigne; elatior, neapolitanus, pulchellus, Sicile.
Tourner. Elytres ayant chacune 10 stries. Tête et prothorax grands et larges, pas beaucoup plus petits, pris ensemble, que l’arrière-corps. Rostre court et épais. Prothorax non contigu aux élytres, laissant à découvert une partie du mésothorax. Cuisses antérieures plus robustes que les autres; jambes de la même paire légèrement élargies en dehors, à leur extrémité, et terminées par des cils robustes. Types : 0, grandicollis, brunneus, Schh., ete. ; 34 esp. dont 16 nouvelles : ©. constricticollis, amplicollis, bulcanicus, Turquie; crassicollis, Candie; chrysopterus, Russie mér., Turquie, Grèce; coarctatus, Bannat; formicarius, Grèce; albidus, Turquie ; éransylvanicus, Transylvanie; frater, Turquie, Asie-Mineure; cornicinus, Dalmatie; asiatieus, Asie-Mineure; otlomanus, Turquie; tumidicollis, nudus, Tokat; semigranulatus, Turquie,
En outre de toutes ces espèces, M. Stierlin en décrit en note 5 autres, étran-
158 CURGULIONIDES.
même réuni, avec raison, celui que Schœnherr avait établi, sousle ” nom de Sromopes, sur quelques petites espèces qu'aucun caractère. de quelque importance ne distingue des autres (1).
Ces insectes sont également très-variables sous le rapport de la taille; les plus grands (ragusensis, goerzensis) ne dépassent guère. huit lignes de long, et les plus petits (pauperulus, pauæillus) Aescendent jusqu’à une ligne et demie ; la plupart tiennent le milieu entre ces deux extrêmes. Sauf quelques-uns (par ex. gemmatus, güraffa), qui sont ornés de taches où reyêtus uniformément d’écailles de couleur verte ou cuivreuse, leur livrée n’a rien de remarquable, À part la grandeur moindre et les formes plus sveltes des mâles, les diffé- i rences entre les deux sexes n’ont rien de constant. Les femelles, comme l’a fait remarquer M. Stierlin, sont plus sujettes à varier dans toutes les parties que les mäles, et fournissent, par suite, des carac= tères spécifiques plus incertains.
Le genre est presque confiné en Europe, en Asie et dans le nord de l’Afrique. En dehors de ces pays, il semble n’exister que dans le nouveau continent, et encore les quelques espèces de cette partie du globe qui ont été décrites devront être revues pour vérifier si elles lui appartiennent réellement. Dans les Archipels indiens et la Polynésie, il est remplacé par les Céleuthétides qui précèdent.
TYLODERES.
Senoenu. Curcul. Disp. meth., p: 206.
Rostre penché, plus long que la tête, robuste, graduellement rétréci en avant, avec ses ptérygies assez fortement divariquées, angu-
gères à l'Europe : O0. achœus, verrucicollis, Caucase; lœviusculus, Sibérie; hebrœus, Syrie; allaicus, Sibérie. — Les suivantes pe figurent pas dans son travail. Esp. européenne : O. Raymondi, Gautier des Cottes, Ann. d. k Soc. entom. 1860, Bullet, p. exm; France (Basses-Alpes). — Esp. asiatiques : ©, scopularis, armeniacus, Sculptirostris, globicollis, Faldermanni, affinis, pulvinatus, carbonarius, foveicollis, echinatus, pseudomias, elongatus, Hoch= huth, Bull. Mose. 1847, 1, p. 506; Russie transcaucasienne. — crucirostris, puberulus, decussatus, argillosus, Cancase ; rutilipes, Sibérie or. ; Chaudoirit, Géorgie; rufimanus, Caucase; cribripennis, Arménie; Hochhuth, ibid. 1854, 1, p. 67. —ursus, Gebler, Bull. d. l'Acad. d. St-Pétersb. Science. ILE, p. 103; Sibérie. — fasciculatus, Ménétr. Ins. rec. p. Lebm. part. 2, p. 45; Turcoménie, — Esp. de Algérie : Naudinü, Lucas, Revue et Mag. de Zool. 1855, p. 291.— Esp. de l'Amérique du Nord : O. segnis, naso, 3. L. Le Conte, Rep. on a railr, to the Pacif. Ocean, X3 Appeod. !, p, 56; Californie. — Esp. de l'Amérique du Sud : O. subgiobosus, deustus, Blanch, in Gay, Hist. d. Chile; Zool. p: 382; Chili, —setulosus, Bohem. Voy. d. l'Eugénie; Entom. p. 127; Montevideo. |
(1) Les trois espèces (lolutarius, gyrosicollis, rudis) décrites par Schœnherr (Cureul. VIE, 1, p. 146) ont été placées par M. Stierlin (loc. cit. p. 332), dans son sous-genre FourNIERA.
Le OTIORHYNOHIDES VRAIS. 1591
Jeux, plan ét caréné en dessus, assez fortement échancré au bout; serobes profondes en avant, évasées et superficielles en arrière ; leur bord supérieur droit, l’inférieur dirigé en bas. — Antennes antérieu= res, longues et peu robustes; scape grossissant graduellement, empiétant un peu sur le prothorax; funieule à articles 1-2 allongés, celui-ci le plus long, 3-7 courts, noueux au bout; massue médiocre, articulée.— Yeux assez grands, arrondis, peu saillants. — Prothorax subtransversal; brièvement rétréci enavant, arrondi sur les côtés, tronqué à sa base et en avant. — Ecusson nul. — Elytres médiocrement longues, planes, brusquement déclives en arrière et tuberculeuses au sommet de la déclivité, subparallèles dans les deux tiers de leur longueur; un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en are à leur base. — Pattes des OriornyNonus. — Corps ovale, finement ot peu densément écailleux,
Genre très-voisin des Orrorayncnus et ne s’en distinguant essentiellement que par son rostre et ses scrobes rostrales un peu autrement faites. Il se compose d’un petit nombre d'espèces (1) propres aux parties orientales de l’Europe. Ces insectes ont une ressemblance prononcée avec certains OnroRayN Genus (par ex. auslriacus) et méritent à peine d’en être séparés (2).
TROGLORHYNCHUS, F. Scenmpr, Verhandl. 4. Zool.-Bot. Ver, in Wien., IN, p. 25.
Tête conique, contiguë avec le rostre; celui-ci plus long et plus étroit qu’elle, subhorizontal, assez robuste, atténué peu à pet en avant, avec ses ptérygies fortement divariquées, arrondi à sa base, déprimé ét subtronqué au bout ; scrobes profondes en avant, moins en artère, subrectilignes. — Antennes antérieures, longues, médiocrement robustes ; Scapé grosSissant graduellement, émpiétant sur le prothorax ; funicule à articles 1-2 allongés, égaux, 3-7 courts, obconiques ; massue forte, oblongo-ovalé, articulée. — Veux nuls. — Prothorax allongé, subéylindrique, légèrement arrondi sur les côtés , tonqué à sa base êt en avant. — Ecusson nul. — Elytres allongées, tès-régulièrement oblongues, subdéprimées en dessus, pas plus larges
(1) P. chrysops, Herbst; Megerlei, Fab. ; Dejeanii, Schh. ; Schœnh. Cureul. VI, 1, p. 388. Tous trois des Alpes de l'Autriche.
Le ?. geimmatus de M. J.-L. Le Conte (Rep. on a railr. to the Pacif. Oc. IX, Append. p. 56), ayant le prothorax un peu lobé au niveau des yeux, ne peut Suère rentrer dans le genre. Il est de l'Orégon,
(2) M: Gerstæcker (Wiegm. Arebiv, 1860, LI, p. 110) à proposé de réunir le Sênre au précédent, et ce n’est qu’en hésilantque j’adopte la façon de voir de M: Stierlin (Revis. d, europ. Otiorhynch., p.18), qûi n'a pas cru devoir opérer cette réunion,
que le prothorax et faiblement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres et peu robustes; cuisses fortemeñt en massue au bout, pédonculées à leur base; jambes antérieures et intermédiaires légèrement arquées au bout; tarses grêles, finement villeux en dessous, à articles 1-2 étroits, celui-ci de beaucoup le plus court, 3 bilobé jusqu’à sa base, 4 long; crochets libres. — Mésosternum allougé. — Corps allongé, revêtu &e poils rares, aptère.
Genre remarquable par l'absence complète des yeux. A part cela, l'espèce (anophthalmus Schm.) sur laquelle il a été établi ressemble beaucoup aux Oriorayncuus de forme linéaire (par ex. perdiæ) et n'en diffère même par aucun caractère essentiel. Elle rappelle en même temps d’une manière frappante les Mesirxs du groupe des Cossonides. Cet insecte est de taille médiocre, d’un roùge ferrugineux brillant, assez fortement ponctué sur le prothorax, avec des rangées régulières d'assez gros points enfoncés sur les élytres. M. F. Schmidt l’a découvert dans les grottes de Grosskalenberg et Mokrisberg, en Carinthie. Une espèce très-voisine a été trouvée, depuis, par M. Mahler (1) dans celle de la Madeleine, aux environs d’Adelsberg.
HYPHANTUS.
GEruar, Ins. Spec. nov., p. 334.
Rostre subvertical, un peu plus long et notablement plus étroit que Ja tête, parallèle, avec ses ptérygies assez fortement divariquées, arrondi aux angles, plan ou subconvexe en dessus, déclive ou muni d’une plaque triangulaire et légèrement échancré au bout; scrobes rectilignes, profondes en avant, superficielles en arrière. — Antennes antérieures, longues, grêles et ciliées ; scape épaissi au bout, empiétant un peu sur le prothorax; funicule à articles 1-2 très-allongés, subégaux, 3-7 courts, noueux au bout ou obconiques ; massue allongée, cblongo-ovale, articulée. — Prothorax non contigu aux élytres, globuleux, tronqué et rebordé à sa base et en ‘ayant, largement échaneré sur son bord antéro-inférieur, avec un faible vestige de lobes oculaires et muni de vibrisses. — Ecusson nul. — Elytres convexes, ovales, ou globoso-ovales, atténuées et plus ou moins prolongées à leur extrémité, pas plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, avec les épaules nulles. — Point
(1) Sitzungsber, d. Zool.-Bot. Ver. in Wien, VI,p. 41: M. Mahler s’est abstenu de donner un nom à cet insecte, le regardant comme une variété ou l’un des sexes de l'anophthalmus, dont il ne s'éloigne guère que par ses cuisses postérieures dentées en dessous. Mais, comme le fait observer M. Gerstæcker (Wiegm. Archiv, 1857, I, p. 362), le genre voisin des Orionuxnenus ne présente pas des modifications individuelles ou sexuelles de cette nature, ce qui rend très-probable que cet insecte constitue une espèce distincte,
OTIORHYNCHIDES VRAIS. 161
d’écusson. — Pattes assez longues, surtout les antérieures ; cuisses fortement en massue, pédonculées à leur base, les antérieures rarement (par ex. baccifer) dentées en dessous; jambes antérieures plus ou moins flexueuses et arquéces, fortement mucronées au bout; tarses assez longs, spongieux ou villeux en dessous, à articles 4-2 étroits, 4 long; crochets médiocres. — Les trois segments intermédiaires de l'abdomen subégaux où égaux, séparés par des sutures profondes. — Corps granuleux, presque glabre, aptère.
Ce genre très-distinet est composé de quelques espèces (1) du Brésil, de taille médiocre, d’un noir ou d’un ferrugineux mat, et couvertes sur le prothorax et les élytres de tubercules plus ou moins gros, serrés, le plus souvent arrondis; une seule (verrucifer) est en outre munie, au sommet de la déclivité de ces organes, d’un tubercule robuste en forme de crète. Leur vestiture se réduit à quelques cils courts et couchés, à peine distincts à l'œil nu. Les mâles ne différent des femelles que par leur forme plus étroite et leurs jambes antérieures plus arquées, sauf dans un seul cas (sulcifrons), où ce sexe a les cuisses postérieures armées d’une très-longue dent aiguë.
Par suite de la présence de vibrissés au prothorax, ces insectes représentent ici les Tanymécides de la Tribu précédente.
AGRAPHUS.
Scnoexu. Curcul., IT, p. 640 (2).
Tôte large et déprimée sur le front, celui-ci finement sillonné ; rostre pas plus long et un peu plus étroit qu’elle, robuste, rétréci dans son milieu par ses scrobes, subanguleux, plan en dessus, déclive et tronqué au bout; serobes très-profondes en avant, rapidement élargies et superficielles en arrière. — Antennes antérieures, médiocres, assez robustes, écailleuses ; scape beaucoup plus court que le funicule, grossissant peu à peu, atteignant le bord antérieur du prothorax ; funicule de six articles légèrement obconiques et serrés : 4 à peine plus long que 2-6, ceux-ci courts ; massue globoso-ovale, compacte. — Yeux assez grands, ovales, sublongitudinaux, un peu con- Yexes. — Prothorax transversal, arrondi dans son milieu sur les côtés et en arc à sa base, tronqué en avant. — Ecusson très petit, triangulaire. — Elytres convexes, brièvement ovales, un peu atténuées et obtuses en arrière, pas plus larges que le prothorax et échancrées en arc à lou» base. — Pattes médiocres ; cuisses fortement en massue ; jambes droites, dilatées au bout, avec une couronne de courts cils ; les
(1) A, baccifer Germ. > verrucifer, sulcifrons, Schœnh. Curcul. VII, 1, p.408. J'en connais autant d'espèces inédites.
(2) Syn. Perureuus, Say. Descr. of Cureul, of North-Amer. p. 13, et Compl. Works. I, p. 274.
Coléoptéres. ‘Tome VI. 11
462; GURCULIONIDES.
quatre antérieures brièvement mucronées au bout; tarses longs, grèles, linéaires, garnis, de longs poils, à 39 article subbilobé, 4° très-grand ;: crochets assez longs.—2° segment abdominal plus court que les deux, suivants réunis, séparé du 4°" par une suture presque droite; saillies intercoxale large, tronquée en avant. — Corps ovalaire, très-finement, écailleux, aptère.
Genre très-distinct de tous ceux de ce groupe par la structure insolite des antennes et des larses, et qui devrait peut-être former un groupe à lui seul. Il ne comprend. qu'une espèce (1) de l’Amérique du Nord, environ de moitié plus grande que le Peritelus griseus d'Eus rope, d'un gris cendré, uniforme et régulièrement striée sur les, élytres.
CALYPTOPS.
Scnoexn. Cureul., V, p. 891.
Tète très-courte, munie au-dessus de chaque œil d'une forte saillie redressée ; rostre plus long que la tôte, séparé d'elle. par un sillon transversal, robuste, légèrement dilaté en avant, anguleux, caréné. en, dessus et fortement échancré au hout; scrobes profondes, un peu flexueuses, subrectilignes, arrivant au niveau du milieu des yeux. = Ceux-ci médiocres, subovales, assez saillants. — Antennes assez longues ; scape aussi grand que le funicule, très-robuste, déprimé, grossissant peu à peu, arqué et empiétant un peu sur le prothorax; funicule à articles 4 gros, médiocre, pyriforme, 2 allongé, cylindrique, 3-7 beaucoup plus courts, subégaux ; massue oblongo-ovale, articulée. — Prothorax fortement transversal, convexe, un peu arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base, celle-ci rebordée, — Elytres oblongo-ovales, médiocrement convexes, verticalement déclives en arrière, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base. — Paites robustes; cuisses graduellement en massue ; jambes droites, arrondies, les antérieures prolongées au coûté: interne; larses assez larges, leur 49 article court et faible : ses crochets assez petits: — Segments abdominaux séparés par de profondes sutures; les trois intermédiaires égaux entre eux, — Métasternum très-court. — Corps oblongo-ovale, écailleux.
Schœnherr a placé ce genre parmi ses Brachydérides, entre les Srropsosomus etles PROSCRPHALADERES; il aurait dù, d'après la structure des serobes rosirales qui se dirigent au-dessus des yeux, lo ciasser dans ses Cyclomides. Jusqu'à présent il ne comprend qu'une assez grande espèce (granulatus Schh.) du Cap, uniformément revètue d'écailles grises étreouverte de tuberculés amrondis, noirs et luisanis, trèsserrés sur le prothorax, disposés en rangées régulières sur les élytres ;
(1) P.bellicus, Say, loc. cit.; ce nom spécifique est antériour à celui de leucophœus, imposé à l'espèce par Schœnherr, d’après Dejean.
OTIORHYNOHIDES VRAIS. 463
quelques callosités blanchâtres se voient sur la partie postérieure de ces dernières.
SCIOBIUS.
SCHOENU. Cureul. Disp. meth. D. 197.
Rostre aussi long et presque aussi large que la tête, séparé d’elle par un sillon arqué, robuste, parallèle, avecses ptérygies assez fortement divariquées, subanguleux, plan et tricaréné en dessus: (lx carène médiane bifide en avant et rejoignant les latérales), plus ow moins concave ét échancxé au bout; scrobes un peu flexueuses, profondes et atteignant presque les yeux. — Antennes subterminalés, au moins! de Ja longueur de la moïtié du corps, grêles ; seape. parfois (par ex. griseus) assez épais et un peu déprimé, le plus souvent très-mince et en massue au bout, empiétant plus où moinstsur le prothorax ; funicule à articles 4 médiocre, subturbiné, 2 très-long, cylindrique, 3-7 médiocres, subégaux, noueux aw bout ; Massue allongée, acuminée au bout, articulée, — Yeux ovalesiou oblongo-ovales, un peu saillants, longitudinaux ou obliques, — Prothorax fortement transversal, cylindrique, un, peu arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités, rarement arrondi en: are à sa base. — Ecusson nuk — Elytres trèsbrièvement ovales ou oblongo-ovales, convexes (déplanatus excepté), plus où moins atténuées en arrière, pas plus larges que le prothorax et tronquées ou échancrées à leur base, avec leurs épaules arrondies ou subrectilignes. — Pattes. assez longues ; euisses'en massue,; pédonculées à leur base ; jambes droites ; tarses assez courts, médioctement larges, Spongieux ,en dessous; leurs crochets médiocres. — Les trois segments intermédiaires de l'abdornen égaux; leurs sutures profondes
ei rectilignes— Corps:ovale ou oblongosovale, très-finement et faiblement écailleux, apière,
Sauf une-seule espèce dont la livrée est d’un beau vert argenté (1), ces’ insectes Sont noirs ou’ d’ün brun rougedtre, et paraissent plutôt Saupoudrés que revètus d’écailles; ces dernières forment rarement (par ex. g'iseus) uné sotte dé marqueterie. Dans Ja majeure partie des espèces, la sculpture des: téguments ést la même que chez les Orionuvxcuus, Toutes sont propres à l'Afrique australe et de taille au plus moyenne (2). ‘
(1). squamulosus, Sebh. Curcul, VI, 4, pu 194 Selon Schanherr, lè mâle aurait le rostrelisse en dessus, tandis que, chez là femülle, illserait. tricaréné conme de coutume. Cet insecteoppartient-il réellement au; genre ?
(2) Schœuhérr (Cure. VIL, Lyrp. 193) en désrit 15 esp. qu'il-divises en deux Sections, selon qué le corps est oblongo-ovale ({ottus Sparm., porcatus,
Muricatus, squamulosus Schœnbh.) ou brièvement ovale (griseus, scupularis
Schœnh., pullus Sparm., etc.).— Aj.: S. Paivanus, Wollast. Ann. a, Mogez. Of nat, Hlist, ser, 3, IX, p. 22; Angola.
PHLYCTINUS.
Senoenu. Curcul. Disp. meth., p. 196.
Tête déprimée sur le front; rostre pas plus long et un peu plus étroit qu’elle, robuste, subparallèle, séparé du front par un sillon arqué, un peu convexe en dessus, tronqué obliquement et lisse au bout; serobes assez profondes, rectilignes et se dirigeant au-dessus des yeux.— Antennes médianes, longues et grêles; scape en massue au bout, grèle à sa base, un peu arqué, empiétant assez fortement sur le prothorax ; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-ci um peu plus long, 3-7 courts, subégaux; massue allongée, articulée. — Yeux médiocres, saillants, en cône obtus, dirigés en arrière. — Prothorax subtransversal, un peu errondi sur les côtés, tronqué à sa base et en avant. — Ecusson nul. — Elytres convexes, ovales, brièvement atténuées et tronquées en arrière, à peine plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base. — Pattes médiocres; cuis= ses fortement en massue, pédonoulées à leur base; jambes antérieures légèrement arquées au bout ; tarses médiocres, assez larges, spongieux en dessous, à articles 3 notablement plus large que 1-2, 4 assez long. — 2° segment abdominal séparé du 1° par une suture droite, à peine plus long que chacun des deux suivants. — Mésosternum très-court. — Corps ovale, finement écailleux.
Schœnherr a confondu, en dernier lieu, dans ce genre, trois genres distinets qu'il avait très-bien distingués l’un de l’autre, dans l’origine, et dont deux (Pvoroperes, Oosomus) appartiennent au groupe Suivant. Celui-ci a pour type son P. callosus (1), insecte du Cap, de taille moyenne, saupoudré d’écailles grisûtres à reflets métalliques, avec une bande transversale d’un blanc jaunâfre en arrière de leur milieu, et leur déclivité couverte d'assez nombreux petits tubercules: C’est la seule qui me soit connue, mais il est possible que parmi les autres Parvennus de Schœnherr, il y en ait quelques autres qui doivent venir ici.
Le genre est voisin des Sciopius, mais s'en distingue sufisamment par la structure du rostre, des antennes et des yeux.
GROUPE III. Oosomides.
Antennes médiocres où longues, peu robustes (Ponpacus excepté). — Ecusson nul. — Elytres pas plus laïges que le prothorax à leur base ; leurs épaules arrondies. — Corbeilles des jambes postérieures caverneuses ; crochets des tarses soudés chez presque tous. — Les trois'seégments interfhédiaires de l'abdomen subégaux (GaTrAzALUS et
(1) Cureul. IE, p. 523, et VIL, 1, p. 160.
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HADRORHINUS exceptés), séparés du 1 par une suture droite; saillie intercoxale très-large, tronquée en avant. — Corps aptère.
La forme des corbeilles des jambes postérieures est le seul caractère qui distingue essentiellement ces insectes des trois derniers genres du groupe précédent. Ceux d’entre eux, en petit nombre, dont les antennes, les segments abdominaux et les crochets des tarses s’écartent du type commun, ne peuvent dès-lors donner lieu à aucune difiieulté sérieuse.
Sauf un seul (CArALALUS) qui est originaire de Madagascar, les onze genres suivants sont propres à l’Afrique australe.