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148 CURCULIONIDES. e
courts, obconiques ou noueux au bout; massue allongée, articulée; son 1° article tubuleux à sa base. — Yeux grands, peu convexes, ovales et obliques. — Prothorax médiocrement transversal, suboylindrique ou atténué en avant, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson * très-petit, triangulaire. — Elytres peu convexes, oblongo- ou ovaleselliptiques, prolongées postérieurement en une saillie plus ou moins longue, pas plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base. — Pattes assez longues; cuisses graduellement en massue; jambes antérieures légèrement arquées au bout; les postérieures souvent denticulées en dedans; leurs corbeïlles rarement (Lapeyrousei) subcaverneuses; tarses plus ou moins larges, spongieux en dessous ; leur 4° article assez grand, ainsi que ses crochets. — Corps ovale où oblongo-elliptique, faiblement écailleux, aptère.
Les mâles se distinguent des femelles par leur forme plus étroite, leurs élytres plus atténutes et plus prolongées en arrière, enfin par leur abdomen aplani à sa base. Sauf chez une seule éspèce (alatus) qui se fait en outre remarquer par deux prolongements latéraux et dirigés en arrière dont ses élytres sont munies vers les deux tiers de leur longueur, les saillies terminales de ces organes sont contiguës et obtuses à leur extrémité.
Les Ecvrrurus sont d'assez grande taille et leur livrée, formée par de petites écailles peu abondantes, est d’un vert doré où d’un gris uniforme; chez quelques-uns (cinctus, marginatus) elle est relevée par une bande blanche qui entoure le prothorax et les élytres. Ces deux parties sont finement tuberculeuses ou chagrinées et les élytres n’ont que des stries peu apparentes. Jusqu'ici ces insectes paraissent propres à la Polynésie (1).
ELYTROGONUS.
Guérin-Méev. Rev. z0o1., 1841, p. 126.
Rostre pas plus long et presque aussi large que la tête, assez robuste, parallèle ou à peine dilaté au bout, anguleux, plan et finement caréné en dessus, légèrement concave et faiblement échancré à son extrémité ; scrobes profondes, larges, presque droites et n’atteignant pas les yeux. — Antennes terminales, assez longues, médiocrement robustes ; scape grossissant peu À peu, empiétant sur le prothorax ; funicule à articles 4-2 allongés, subcylindriques, subégaux, 3-7 très-courts, obconiques, égaux ; massue oblongo-ovale, à
(1) £. Lapeyrousei, cinctus, Boisduv. Faune d. l'Océan. IL, p. 400; Nouvelles-Hébrides (Vanikoro). — Durvillei, Blanch. Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 21, pl. 13, f. 9; iles Fidji (Lebouka), — alatus, marginatus, Saund. et Jekel, Ann. d. 1. Soc. entom. 1855, p. 290, pl. 15, £. 1, 2; Nouvelles-Hébrides. — Coquerelit, Taïty; otiorhynchoides, Nouka-Hiva; L. Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1849, p. 36.
es OR ne de dd
CÉLEUTHÉTIDES. 149
4er article subtubuleux à sa base. — Yeux assez grands, peu convexes, ovales ot longitudinaux. — Prothorax transversal, un peu arrondi sur les côtés, subdéprimé en dessus, tronqué en avant et à sa base. — Elytres peu convexes, carénées latéralement, obliquement tronquées et fortement auguleuses sous les épaules, pas plus larges que le prothorax et échancrées à leur base, rapidement rétrécies presque à partir de leur änilieu et un peu prolongées en arrière, — Pattes assez longues et assez robustes; cuisses graduellement en massue ; jambes antérieures légèrement arqnées; corbeilles médiocrement caverneuses ; laxses des Ecyrnunus. — Corps elliptico-ovale, densément écailleux.
La seule espèce connue (griseus Guérin-Ménev.) ressemble beaucoup à un Eryrrurus de forme raccourcie et ne diffère essentiellement de ce genre que par son rostre encore moins dilaté au bout, ses antennes sensiblement plus courtes, la saillie anguleuse de ses élytres et sa vestiture, qui consiste en écailles abondantes d’un gris jaunûtre. Ses élytres présentent des rangées régulières de petits points enfoncés dans chacun desquels se trouve une écaille arrondie. Le mûle diffère de la femelle par ses formes moins robustes et ses élytres plus fortement carénées sur les côtés et plus anguleuses sous les épaules. Cet insecte est originaire de Vavao, l’une des îles Tonga (1).
CELEUTHETES.
Seuoenu. Cureul., VII, 1, p. 250 (2).
Rostre à peine aussi long que la tête, robuste, un peu rétréci dans son milieu, anguleux, plan en dessus et entier au bout; scrobes profondes, triangulaires, rétrécissant très-légèrement le rostre en dessus. — Antennes submédianes, assez longues, peu robustes, écailleuses et hispides ; scape subeylindrique, droit, arqué à sa base, empiétant sur le prothorax ; funicule à articles 4-2 allongés, celui-là le plus long, 3-5 subpyriformes, 6-7 subglobuleux ; massue ovale, articulée, à 4% article court, — Veux assez gros, arrondis, assez saillants. — Prothorax subeylindrique, un peu arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Elytres courtes, largement arronûies, concaves en dessus () ou régulièrement ovales et un peu convexes (®), obliquement coupées aux épaules, pas plus larges que le prothorax
(1) L'Etytrogonusvaricosus, du détroit de Magellan, décrit par M. Blanchard (Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 238, pl. 14, £ 3), est certainement étranger au genre actuel et probablement un Lis*ROLERES, comme il le dit lui-même.
(2) Syn. Sruæromus, Schœnh. Cureul. IE, p. 537; olim; nom déjà employé par Latreille (Gen. Crust. et Ins. 1, p. 65) pour un genre de Crustacés isopodes, — Orronuynenus, Boisduy. Faune do l'Océan. Il, p. 398. — Psom£Les pars, Dej. Cat. 6. 3, p. 294.
D, ‘dc
450 ‘GURCULIONIDES.
-et échancrées à leur base. — Pattes médiocres, robustes; cuisses très-renflées au bout (surtout les antérieures), pédonoulées à leur ibase ; jambes antérieures légèrement arquées ; corbeilles médiocrement caveineuses ; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 4-2 beaucoup plus étroits que 3, 4 assez court ainsi que ses crochets. — Mésostemum de largeur normale, rétréei en arrière et déclive. — Corps brièvement ovale, densément écailleux.
Geure ayant pour type le Curc. echinalus de Fabricius (1), insecte originaire de l'Australie, auquel on a associé plusieurs espèces des iles Mariannes et de la Polynésie, parmi lesquelles toutes celles qui me sont connues ne lui sont pas congénères et me paraissent devoir ètre réunies aux Triconors, comme je l'indique plus loin. Je ne saurais rien dire de celles (2) que je n’ai pas vues. Cet insecte est de taille médiocre et d’un gris sale ou jaunâtre uniforme.
TRIGONOPS.
GuéËrin-Ménev. Rev. 5001., 1841, p. 128.
Tète courte, conique ; rostre plus court qu’elle, séparé du front par un fin sillon anguleux, très-épais, gibbeux dans sa moitié terminale ; cette gibbosité triangulaire, à sommet dirigé en arrière et un peu saïllant, plane et déclive en avant ; scrobes profondes, caverneuses, dirigées en haut et rétrécissant le rostre en arrière de la gibbosité. — Articles 3-7 du funicule antenpaire tous obconiques et égaux. — Yeux très-saillants, coniques et dirigés en arrière. — Mésosternum large, carré et horizontal. — Le surplus comme chez les CELEUTHELES.
M. Guérin-Méneville a fondé ce genre sur un insecte (rugosus) des iles Salomon, un peu plus petit que le Celeuthetes echinatus, mais lui ressemblant, du reste beaucoup, sous le rapport de la forme générale et présentant les mêmes différences entre les deux sexes. Depuis, MM. Saunders et Jekel en ont décrit une seconde espèce (3).
(1) Syst. EI. I, p. 527 (O£. australis, Boisduv.; Psom. id. Dej.).
(2) C. insularis, Schœnb. Cureul. VIE, 1, p. 251.— deplanatus, suhfasciatus, impurus, Bohem. Voy. d. l’Eugén. ; Entom. p. 126. Tous des îles Mariannes.
Ji faut également rapporter au genre l’'Ofiorhynchus bicristatus de M. Montrouzier (Faune d. l'ile Woodlark, p. 49), espèce plus grande que les précédentes et remarquable par la forme de ses élytres, qui se dilatent de chaque côté en une large lame tranchante sur ses bords, un peu redressée et plus saillante chez le mâle que chez la femelle. A part ce caractère, qui n’est que spécifique et qui rappelle ce qui existe chez l'Elytrurus alatus, elle présente tous les caractères essentiels du genre. — L'Of. incisus du même auteur (ibid. p.50) et du mème pays ne m'est pas connu; il y à quelques probabilités qu’il doit également étre placé ici.
(8) T. dispar, Saund. et Jekel, Ann, 4. 1. Soc. entom. 1855, p. 295, pl. 15, f. 4 Q; fles Tonga (Vavau):
CÉLEUTHÉTIDES. 451
Les yeux de ces insectes ressemblent tout-à-fait à ceux des Pyncops qu'on trouvera plus loin et des Srrornosomus. Mais ils ne constituent pas un caractère aussi important que la forme du mésosternum, et je crois qu'on peut admettre dans le genre quelques petites espèces qui ont été placées à tort parmi les Ceceurueres et les SPHÆRORHINUS (4).
PIEZONOTUS.
Scuoenu. Curcul., II, p. 477.
Tête assez allongée, convexe sur le vertex, déprimée sur le front; rostre aussi long qu'elle, séparé du front par un fin sillon arqué, terminé par une gibbosité triangulaire, à sommet dirigé en arrière, plane et déclive en avant ; scrobes très-profondes, caverneuses, astendantes. — Antennes antérieures, longues, médiocrement robustes ; scape en mossue allongée au bout, un peu arqué, empiétant sur le prothorax ; funieule à articles allongés, noueux au bout : 2 plus long que les autres; massue allongée, acuminée, articulée. — Yeux grands, peu convexes, ovales, longitudinaux.— Prothorax transversal, déprimé en dessus, rétréei en avant, arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Elytres très-planes, régulièrement oblongoovales, verticales, rétuses et acuminées en arrière, pas plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base. — Pattes des précédents. — Mésosternum large, carré et horizontal. — Corps oblong, déprimé, partiellement écailleux.
Schœænherr, après avoir fondé ce genre, a fini (2) par le réunir aux Corronaycaus (ses Isoweriwraus), dont il diffère essentiellement par son mésosternum. Il est plus voisin de ces espèces de Triconops à yeux non saillants dont je viens de parler, mais son rostre et sa tête notablement plus longs, ainsi que ses antennes tout autrement faites, ne permettent pas de le réunir à ces derniers.
Il a pour type un bel insecte (suturatis Schh.) d’un noir profond et orné, sur les élytres, d’une bande suturale assez large et très-régulière, d'un beau blanc. Ces organes sont rugueux, striés, tuberculés
(1) Sphær. rotundipennis, Vavac ; spongicolli$, carinicollis, Taïly ; setiger, Tonga-Tabou; Celeuthet. griseus, Taïty; L. Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1849, p. 505. ai toutes ces espèces sous les yeux; la première, la troisième et la cinquième reproduisent la forme courte et déprimée du 7. rugosus, les deux autres sont plus oblongues et plus convexes; mais elles sont plus que probablement établies sur des femelles. Toutes ont les articles 3-7 ou: 4-7 du funicule antennaire globuleux et serrés. Si ces inscctes ne sont pas admis dans le genre actuel, ils devront en former un à part,
L'Otiorhynchus oœygaster de M. Montrouzier (Fauue de l'ile Woodl. p. 49), lès:grunde et belle espèce de l'ile Woodlark, robuste dans toutes ses parties, doil former un genre distinct immédiatement à la suite de celui-ci,
(2) Cureul. VIL, 1, p. 249.
entre les stries, et se terminent par une saillie qui surplombe leur déclivité. Cette saillie est simple chez le mâle, bilobée chez la femelle, et la déclivité elle-même est rétuse chez celle-ci, tandis qu’elle est plane chez celui-là. Schænhers assigne l’île de Java pour patrie à cet insecte , mais tous les exemplaires que J'en ai vus provenaient d’Amboine et de Banda. Il en décrit une seconde espèce (1) soi-disant
aussi de Java, très-différente par sa forme générale, et qui m'est inconnue.
SPHÆRORHINUS. Guérin-MéNEv. Rev. 3001., 1841, p. 127.
Ce genre ne diffère des Corrornynenus qui suivent que par son mésosternum qui est large et carré comme dans les genres précédents, sans être toutefois aussi complètement horizontal.
L'espèce unique (villosulus Guér.-Ménev.) qui le compose, est seulement plus svelte et plus allongée que tous les CoroRayNCHUS qui me sont connus, et revêtue uniformément de petites écailles médiocrement abondantes, d’un gris verdâtre, avec une tache d’un jaune soufre de chaque côté du métasternum ; dans quelques exemplaires, cette livrée à un reflet d’un vert doré. Cet insecte est originaire de VNayao, l’une des îles Tonga.
COPTORHYNCHUS.
Guénin-Ménev. Rev. 3001., 1841, p. 191 (2).
Rostre à peine plus long et un peu plus étroit que la tête, robuste, anguleux, sans gibbosité terminale, mais un peu élargi et obliquement tronqué au bout, la troncature plane ; scrobes profondes, larges, subrectilignes, souvent un peu ascendantes. — Antennes subterminales ou antérieures, longues, grêles; scape grossissant peu à peu (3), parfois un peu arqué, empiétant sur le prothorax; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, subégaux, 3-7 plus couris; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, peu ou médiocrement convexes, subarrondis ou ovales. — Prothorax en général plus long que large, ovalaire et tronqué à ses deux extrémités. — Elytres convexes, ovales ou globoso-ovales, atté-
(1) som. gibbus, Cureul. VIL, 1, p. 249.
(2Syn. Srnænorrenus, Guérin-Ménev. Voy. d. 1. Coq.; Entom. p.122, — Isowennmaus, Schœnh. Cureul. VII, 1, p. 242; nom postérieur de treize ans à celui qui précède, et de deux ans à celui de Coproruyncuus, —OrtonHYNenus Boisduv. — PsomeLes pars, Dej.
(83) Je ne comprends pas Schœnherr lorsqu'il assigne à l’albolineatus men tionné dans la note suivante, un scape « linéaire, large et comprimé. » Il est absolument pareil à celui des autres espèces.
CÉLEUTHÉTIDES. à 153
nuées et parfois un peu prolongées en arrière, pas plus larges que le prothorax, et échancrées à leur base. — Pattes des précédents. — Mésosternum plus ou moins étroit, rétréci en arrière et déclive. — Corps ovalaire, en général médiocrement écailleux.
M. Guérin-Méneville a fondé deux fois ce genre : d’abord sous le nom de SPHÆROPTERUS, sur une espèce (1) de la Nouvelle-Guinée, puis sous celui de CopronnyNCeus, que je crois devoir adopter, quoi-
e postérieur en date, attendu qu'il exprime un caractère général. Schœænherr a eu le tort de changer le premier de ces noms qu'il connaissait, en celui d’IsomenNraus, que les auteurs les plus récents ont adopté ; il ne paraît pas avoir connu celui de CoPrORHYN- CUS.
Le genre est assez riche en espèces (2), et répandu dans l'Australie, les Moluques et ja Polynésie. Elles sont généralement saupoudrées plutôt que revêtues d’écailles grisâtres ou d’un vert doré qui se condensent sur quelques points, sans former de dessin. Quelques-unes seulement (par ex. Wattoni) sont ornées de bandes longitudinales sx le prothorax, transversales sur les élytres. Aucune de celles qui ré. sont connues n’est de taille au-dessus de la moyenne.
PYRGOPS.
Senognn. Curcul., NII, 1, p.240.
Mêmes caractères que les Coproraynenus, sauf les différences suivantes :
Yeux très-saillants, coniques et dirigés en arrière. — Antennes et pattes notablement plus robustes, du reste semblables ; les corbeilles des jämbes postérieures seulement plus fortement caverneuses.
La forme générale et la sculpture des téguments sont absolument pareilles à celles des Coproraynenus. On n’en connaît qu'une assez grande espèce (änops Schh.) des iles Philippines, tantôt toule noire, tantôt saupoudrée d’écailles d’un cuivreux doré éclatant ; en se con-
(1) S. albolineatus, Guérin-Ménev. Voy. d. L Coq.; Evtom.p. 123 (Of. luctuosus, Boisduv, Faun. d, l'Océan, II, p. 396).
(2) A l’albolineatus, aj. : C. ternatensis, elegans, Ternate ; bombylius, caudatus, Nouvelle-Guinée; Guérin-Ménev. loc. cit. — Jsom. scabratus, Fab., Nouyelle-Bretagne; dives, opulentus, Célèbes; Waltoni, granosus, Philippines; Schœnh. loc. cit, p. 245. — 1som. barbipes, Saund. et Jekel, Ann. d, I. Soc. entom. 1855, p. 293, pl. 15, £. 3; iles Tonga (an huj. gener.?) — Je crois, sans en avoir la certitude, que les Ofior. lateralis, mutilatus, melan- Cholicus, lepidus, de M. Boisduval (loc. cit.), appartiennent au genre. Un assez grand nombre d'espèces inédites, principalement des Moluques et des Philippines, existent dans les collections.
154 | GURCULIONIDES.
densant chez quelques individus, ces écailles forment des taches | plus rarement des bandes transversales très-irrégulières (4). : | Ù ; +
Note.
Le genre suivant appartient, selon toutes les probabilités, au groupe actuel. La formule qui suit est extraite de celle que lui assigne M. Guérin-Méneville, et de sa description de l'espèce.
PSOMELES.
Guinn-Mévev. Voy. d. 1. Cog.; Entom., p. 120.
Rostre très-court, épais, droit, un peu élargi au bout, plan en dessus, — Antennes terminales, presque de la longueur du corps ; scape renflé au bout, atteignant le milieu du prothorax ; funicule à | articles allongés, obconiques, les 1° plus grands ; massue longue, grêle, peu distincte du fanicule. — Veux arrondis, assez saillants. — ; Prothorax plus long que large, cylindrique, un peu arrondi sur les |
tés. — Elytres assez convexes, allongées, élargies dans leur milieu, | étrégies et terminées en queue postérieurement, débordant un peu le prothorax à leur base. — Pattes grandes, cuisses renflées ; tarses déprimés, à 4° article plus grand que les précédents.
D'après la forme du rostre, le genre doit être voisin des ELyrrunus et des Ceceurneres : mais l'absence de détails sur ses scrobes rostrales et son mésosternum ne permet pas d'arriver à une conclusion plus précise. Il ne comprend qu’une petite espèce (lucéuosus) de Taïty, noire et varice de blanc sous le prothorax et sur l'abdomen, | ainsi que sur les côtés des élytres; ces dernières sont ornées de quelques taches de même couleur.
GRouPE AI. Otiorhynchides vrais.
Antennes plus on moins longues, peu robustes. — Ecusson nul ou très-petit. — Elytres pas plus larges que le prothorax à leur base; leurs épaules arrondies. — Corbeilles des jambes postérieures ouvertes (2); crochets des tarses libres. — 2 segment abdomina]l de longueur variable ; saillie intercoxale très-large, tronquée en avant. — Corps aptère.
(1) Cette variété, à bandes plus ou moins distinctes, porte dans quelques collections de Paris le nom de 2. awrocinetus Cheyrolat, Note. A toutes les espèces précédentes d’Otiorbynchides polynésiens, il faut encore rapporter les suivantes, décrites par M. Montrouzier, et que je n’aipas vues : Otiorhynchus antensis, Sphærorhinus Mac-Leayi, le d'Art ; Elytrodon Labrami, Nouvelle-Calédonie; Ofiorhynchus platypennis, île d'Art; Sinophosomus hibisci; ile Lifu; Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p.879.
(2) Chez un petit nombre d’Orronnyneuus elles sont légèrement caverneuses.
OTIORHYNCHIDES VRAIS. 155
Toutes les espèces de la Tribu dont l’organisation, dans ses points essentiels, est pareille à celle des OrronuyNcnus, constituent ce groupe. Trois genres cependant (Cauyprors, SCIOBIUS, PHLYCTINUS) s’en éloignent par la structure de leurs segments abdominaux, et un quatrième (Hypæanrus), en ce que son prothorax est pourvu de vihrisses, seul exemple de ce genre qui existe dans la Tribu entière. Mais comme pour tout le reste ils sont à l’état normal, c’eût été attnihuer une valeur exagérée à ces deux caractères, que de s’en autoriser pour diviser le groupe actuel en trois. Les trois genres nommés en premier lieu rattachent seulement les Otiorhynchides vrais aux Oosomides qui suivent,
En outre des Orronnyncnus, deux (TYLODERES, TROGLORHYNCHUS), des huit genres qui suivent, existent en Europe.
L 2e segment abdominal notablement plus lorg que chacun des deux suivants,
séparé du 1er par une suture anguleuse.
a Funicule antennaire de 7 articles.
b Prothurax-sans vibrisses,
c Des yeux.
Scrobes rostrales subrectilignes : Otiorhynchus. —— à bord inférieur dirigé en bas : Tyloderes.
ce Yeux nuls: Troglorhynchus.
bb Prothorax pourvu de vibrisses : Hyphantus.
aa Funicule antennaire de 6 articles : Agraphus. I, 2e segment abdominal à peiue où pas plus grand que chacun des deux sui-
vants, séparé du {er par une suture droite.
d Rostre caréné en dessus; yeux peu convexes,
Yeux surmontés d’une crête : Calyplops. — sans crête en dessus : Soiobius.
dd Rostre sans carène en dessus; yeux saillants, en cône obtus : Phlyclinus.