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HYPSONOTIDES, 269
très-différentes. Je crois qu’il doit s’accroître encore d’autres espèces sur lesquelles M. Jekel a établi plusieurs genres dont les caractères ne sont que des modifications en plus ou en moins de ceux qui prédent, et ne me paraissent pas avoir une valeur générique sufisante. Ces genres me semblent également devoir être classés dans un ordre autre que celui qu’il leur à assigné.
Cinq d’entre eux ont, comme les espèces typiques, le rostre à peine échancré, et les cuisses postérieures plus courtes que l’abdomen.
Dans trois de ceux-ci, le scape des antennes ne dépasse pas le hord antérieur des yeux, et ils ne se distinguent des espèces typiques que par les caractères suivants :
Les Eurayreus ont l’écusson un peu plus grand que de coutume, et leurs élytres, de forme naviculaire, se terminent conjointement par une épine aiguë (1).
Les Tomomeropus ne présentent pour tout caractère différentiel qu'une assez légère dépression transversale en arrière des yeux (2).
Celui des Deroconus se réduit à ce que leur prothorax, au lieu d'être subeylindrique, est en cône déprimé (3).
Dans les deux genres suivants, les antennes sont devenues plus grèles que de coutume, et leur scape empiète plus ou moins sur les yeux.
Chez les SreNORHINES, il arrive à la moitié de ces organes, et le rostre est en même temps, toute proportion de taille gardée, un peu plus grêle que dans les autres espèces, tout en restant très-distinctement tricaréné (4).
losus (nec Schœnh.), niger, melancholicus, du Brésil; vestitus, ramosus, lœævicollis, acutipennis, punctum, bipunctatus, compressipennis, nitidulus, de Golombie; viridipupillatus, du Brésil; apocyrtoides, de Colombie. Ce dernier s'éloigne sensiblement des autres, et M. Jekel ne le laisse que provisoirement üvec eux, en le considérant comme le type d’un sous-genre qu'il nomme Oui GOCYRTUS.
J'ignore si les deux espèces suivantes, publiées depuis son travaii, apparliennent au genre actuel : H. languidus, Buhem. Voy. d. l'Eugénie; Col. p. 123; Pérou (île Puna). — albopunctatus, Lucas in Gasteln, Voy. dans l'Amér, d. Sud ; Entom. p. 161; Brésil.
(1) Une grande espèce inédite (candidatus Jek.), du Brésil, d’un blanc ver-
dâtre uniforme, et voisine, sous le rapport du facies, de l'Hypson. nubilosus Schh., avec les épaules des élytres moins saillantes et tronquées obliquement, (2) Une espèce également inédite (Lordopioides Jek.), de Bolivia, eb ressemblant assez à l'Hypson. chrysendetis Schh. et espèces voisines. 4 (3) Le type (ruyipes Jek.) attend aussi sa description. C’est un insecte de Colombie, privé d'évailles, noir, avec les paltes rouges, et qui, au premier as- Hect, ressemble singulièrement à un Diarnerss de la Guadeloupe, conuu dans les collecticns sous le nom de D. affinis Chevrol.
(4) Hypson, viridimarginatus et leucostictus, Schænb. Gureul. VI, 2, p. 162
270 CURCULAONIDES.
Le scape antennaire des Euscarus atteint le bord postérieur des yeux, mais leur rostre a conservé sa grosseur normale (1).
Avec un rostre presque entier au bout, comme celui de ces cinq genres, les LAStOGNEmUS ont un prothorax fortement arrondi sur les côtés, des cuisses postérieures atteignant l'extrémité des élytres et très-fortement en massue; les jambes de la mème paire sont en même temps munies au côté interne d’une frange de longs poils fins (2).
Restent enfin deux genres, dont un seul, TomorHINUS, m'est connu en nature ; à tous les caractères des Hypsonorus proprement dits, il réunit un rostre fortement et triangulairement échancré au bout, avec cette échancrure ciliée (3).
Tous ces genres seraient à la rigueur acceptables si les Hypsonorus typiques étaieut homogènes sous le rapport de la forme générale ; mais comme ils varient beaucoup à cet égard, la question est de savoir si les faibles particularités qui viennent d’être signalées suffisent pour en séparer les genres qui précèdent. Ce ne sont, à mon sens, que de bonnes sections et rien de plus.
LASIOPUS, ScHoenu. Curoul. Disp. melh., p.153.
Rostre de moitié environ plus étroit que la tête, assez long, robuste, parallèle, légèrement élargi au hout; arrondi aux angles, sans aucun vestige de sillons latéraux, finement unicaréné en dessus, la carène trifide en avant, entier au bout. — Antennes longues et grèles, leur
et 165; plus deux espèces nouvelles (femoralis, subsellatus) que M. Jekel (loc. cit. I, 249) indique sans les décrire. Ces insectes, d'assez petite taille, se font remarquer par leur forme svelte et leurs élytres à la fois naviculaires et fortement comprimées; ils sont du Brésil.
(1) Deux espèces seulement du Brésil : Hypson. squamosus et rotundicollis, Schæœnh, loc. cit. p. 149 et 157.
(2) Type : A. seulpturatus, Schœnh. loc. cit. p. 156; du Brésil, Parmi les Hyrsoworus proprement dits, il en est plusieurs (par ex. chrysendetis) dont les mâles possèdent une touffe de longs poils au sommet interne des jambes postérieures, ce quime paraît Ôter une grande partie de son importance à la frange qui existe ici,
(3) Type : A. designatus, Schœnh. loc. cit. p. 164; Brésil. M. Jekel m'en a communiqué une autre espèce inédite (pic{us Jek.), de Cayenne, qui s'en éloigne considérablement sous le rapport de la forme générale, et ressemble de près à l’Orthocnemus Lebasii.
D'après ce que dit M. Jekel, dans son Tablean synoptique, du genre qui m'est inconnu (Parasronpus), il différerait des Tomonminus par la brièveté du scape des antennes, qui n’atteint pas les yeux, et la forme courte et triangulaire du 1er article du funicule antennaire. Ces deux caractères étant étrangers à tous les autres Hypsonotides, il est probable que le genre est très-distinct.
Éd
HYPSONOTIDES. 271
soupe empiétant un peu sur les yeux. — Ceux-ci oblongo-ovales, atténués inférieurement. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement et régulièrement arrondi sur les côtés, faiblement bisinué et rebordé à sa base. — Elytres presque planes en dessus, allongées, graduellement rétrécies d'avant en arrière, comprimées et verticalement déclives en arrière, notablement plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules rectangulaires et obtuses. — Pattes assez longues, surtout les antérieures, et robustes; cuisses fortement en massue ; jambes antérieures arquées au bout, avec leur angle interne dentiforme chez les mâles ; les postérieures garnies intérieurement, dans les deux sexes, d’une frange de longs poils fins. — Corps allongé, glabre.
Schænherr n’a pas cru devoir conserver ce genre qu’il avait établi dans l’origine sur une grande et belle espèce (1) du Brésil qui est, avec les Hypoprus qui suivent, le seul Hypsonotide dont le rostre est complètement privé de sillons latéraux. Ce caractère, que corroborent un certain nombre d’autres particularités exposées plus haut, et un f'acies particulier, me paraît, comme à M. Jokel, exiger le rétablissement de cette coupe générique.
Cet insocte, assez rare dans les collections, est d’un noir uniforme, avec les cuisses d’un rouge ferrugineux ; son écusson et $es épisterpnums mésothoraciques sont seuls revètus d’écailles dont la couleur varie du blanc au vert doré; la sculpture de ses élytres est absolument semblable à celle de l'Hypson. sculpturatus.
HYPOPTUS.
JekeL, Fabric. entom.; Tabl. d. Genr.
Rostre de moitié plus étroit que la tête, assez long, médiocrement robuste, parallèle, légèrement dilaté au bout, arrondi aux angles, complètement privé de sillons latéraux, finement caréné sur la ligne médiane en dessus, presque entier au bout. — Antennes assez longues, grêles ; leur scape ne dépassant pas le bord antérieur des yeux. — Ceux-ci oblongo-ovales, atténués inférieurement. — Prothorax transversal où non, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés avant son milieu, puis un peu rétréci en avant, faiblement bisinué à sa base, tronqué sur son bord antérieur. — Elytres ovales, parallèles dans les deux tiers de leur longueur, verticalement déclives en arrière, sensiblement plus larges que le prothorax et faiblement Échancrées à leur base, avec les épaules obliques et obtusément calleuses, — Pattes médiocres; cuisses en massue assez faible ; jambes
antérieures légèrement arquées au bout. — Corps ovale, densément écailleux.
(1) H, cilipes, Schœnh, Cureul. IL, p. 268.
Les espèces sont inédites (1) et originaires de la Colombie et du Mexique. Elles ressemblent plus, pour la plupart, aux ALopxus et genres voisins qu’à des Hypsonotides, et sont très-homogènes sousle rapport des couleurs, leur livrée étant d’un gris foncé ou brunâtre avec des taches de la couleur du fond, mais plus claires.
EUEIDES, Jexez, Fabric. entom.; Tabl. à. Genr.
Rostre de moitié au moins plus étroit que la tête, assez long, sub cylindrique, avec son extrémité un peu dilatée, déprimée et entière, sans trace de carène en dessus, muni de sillons latéraux allongés et très-distincts. — Antennes assez longues, grêles ; leur scape ne dépassant pas le bord antérieur des yeux. — Ceux-ci oblongo-ovales, atténués inférieurement. — Prothorax convexe, ovalaire, plus rétrécien arrière qu'en avant, tronqué à ses deux extrémités ; ses lobes oculaires très-saillants. — Ecusson très-petit. — Elytres en général trèsvonvexes, ovales ou oblongo-ovales, à peine ou pas plus larges quelle prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules arrondies ou peu distinctes. — Pattes assez longues ; cuisses assez for: tement en massue, les postérieures atteignant presque l’extrémité des élytres ; jambes antérieures légèrement arquées au bout chez les mâles, presque droites chez les femelles. — Corps oblongo-ovale, glabre, partiellement écailleux.
Genre composé de quelques petites espèces (2) du Brésil, trèshomogènes sous le rapport du facies et de la livrée. Toutes sont d’un noir profond peu brillant, et sont ornécs sur les élytres de quelques gouttelettes et linéoles formées par des écailles d’un blanc crétacé ou d’un vert doré blanchâtre ; une étroite bordure de même couleur longe le bord des mêmes organes; les pattes sont constamment d'un rouge sanguin plus ou moins foncé.
Ces insectes s’éloignent déjà sensiblement, par leur physionomie, de tous les Hypsonotides qui précèdent. Ceux des trois genres qui suivent s’en écartent encore davantage et sont, à cet égard, les plus aberrants du groupe actuel.
(1) J'en ai sous les yeux trois que M. Jekel a bien voulu me communiquer, sous les noms de: H. macularis, du Mexique; Lepyrioides et setosulus, de Colombie.
(2) Hypson. clericus, Chevrolati, Sahlbergi, Schœnhb. Curcul. VI, 2, p: 169. La variété y du clericus, mentionnée par Schœnherr, est regardée par M. Jekel; et je crois ayec raison, comme une espèce distincte à laquelle il a imposé Je nom de villosopunetatus. Une cinquième, inédite, m'a été communiquée par ce savant entomologiste, sous celui de Mellyi.
HYPSONOTIDES. 273
DIAPROSOMUS.
(Der.) Jexez, Fabric. entom.; Tabl. d. Genr.
Rostre de moitié environ plus étroit que la tête, médiocremont long, robuste, parallèle, plus ou moins dilaté à son extrémité, sans carène eu dessus, étroitement échancré au bout. — Antennes médiocres, relativement assez robustes ; leur scape atteignant le bord antérieur des yeux en empiétant rarement et très-peu sur ces derniers. — Yeux ovales, atténués inférieurement. — Prothorax transversal, tantôt assez convexe (par ex. biviftatus), tantôt subdéprimé (par ex. magnificus), fortement et régulièrement arrondi sur les côtés, légèrement bisinué à sa base, tronqué en avant ; ses lobes oculaires médioces, largement arrondis. — Elytres peu convexes, allongées, subparallèles et sinuées latéralement dans les deux tiers de leur longueur, plus ou moins rétrécies en arrière, débordant médiocrement le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules rectangulaires et obtuses. — Pattes plus ou moins longues ; cuisses fortement en massue; jambes antérieures arquées au bout (@) ou presque droites (@); tarses larges, leur 2° article trapéziforme ou
presque carré. — Corps allungé, écailleux, revêtu partout de poils fins et redressés.
C’est à Dejean (1) qu’est due Ja création de ce genre, dont il a méconnu les analogies au point de le placer à une grande distance des HyesoNorus, au milieu de genres avec lesquels il n’a aucun rapport. Ï se compose d’un petit nomkwre de belles espèces (2) du Brésil, remarquables par leur livrée qui varie, du reste, presque pour chacune d'elles; au premier aspect, elles ressemblent plus à des Naupacrus qu'àdes Hypsonotides. Ce sont les seules du groupe qui aient le 2° article des tarses fait comme il est dit dans la formule qui précède, et ce caractère suflirait à lui seul pour les faire reconnaître.
TROPIRHINUS.
SCnoEny. Curcul., VI, 1, p. 360.
Rostre court (affaber) ou médiocre (costipennis), robuste, graduellement et assez fortement élargi au bout, anguleux, tricaréné en des-
(1) Cat, éd. 3, p. 279.
(2) On peut les répartir dans les deux sections suivantes : A. Rostre sans ducune trace de sillons latéraux : H. magnificus (cruciatus Dej.), Schœnh. Curcul. VI, 2, p. 167. — H. regalis, Perroud, Ann. d. 1. Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2, I, p. 508, et Mélang. entom. fase. 2, p. 124. — B. Rostre pourvu de Sillons latéraux : H. bivittatus Perroud, Ann. loc. cit. p. 512, et Mélang p. 128. Æ M: Jekel ma communiqué deux espèces nouvelles du genre appartenant, l'une (splendidus Jek.) à la première, l'autre. (collaris Jek.) à la seconde de ces sections,
Coléoptéres. Tome VI. 18
È Be
sus, fortement échancré en triangle, et cilié dans léchancrure, à son extrémité, muni de sillons latéraux. — Antennes médiocres, assez robustes; scape empiétant un peu sur les yeux.— Ceux-ci ovales, acuminésinférieurement.—Prothorax transversal, cylindrique, plus où moins déprimé en dessus, à peine arrondi sur les côtés, bisinué à Sa base; son burdantérieur saiilant et arrondi. — Eiytres ovales, variables sous le rapport de leur convexité, rétrécies dans leur tiers postérieur, légèrement déhiscentes à leur extrémité, sensiblement plus larges que le prothorax et trisinuées à leur base, avec les épaules obliquement tronquées et obtuses. — Pattes médiocres ; cuisses en massue ; jam bes antérieures arquées à leur extrémité. — Corps ovale, inégal, évailleux.
Schœnherr a établi ce genre sur une espèce du Brésil (a/faber);.ve marquable par la sculpture de ses élytres, qui consiste en côtes onduleuses entre lesquelles se trouve un double rang de fossettes assez profondes, dont un assez grand nombre sont confluentes, ce qui, plus que sa forme générale, lui à fait perdre le facies propre aux espèces du groupe actuel. Aussi Schœænherr, tout en reconnaissant ses ailinités avec ces dernières, l’a-t-il placé fort loin d'elles, dans le voisinage des Pnærones et Diaprepes ; mais c’est, à n’en pas douter, un Hypsos notide.
Je crois, avec M. Jekel, qu’il faut lui associer l'Hypsonotus c0Sbipennis de Schænherr (1), espèce moins anormale, mais qui présente les caractères du genre et une sculpture analogue, ses élytres étant munies de côtes saillantes et régulières, dans les intervalles desquelles sont une double rangée de points enfoncés.
Ces deux insectes sont d’un gris verdâtre uniforme, et cette identité dans leur livrée vient encore à l'appui de leur réunion dans un même genre.
ELYTROXYS.
Jexer, Fabrie. entom.; Tabl. d. Genr.
Rostre un peu plus étroit que la tête, robuste, médiocrement l0n8, parallèle, faiblement dilaté à son extrémité, subarrondi aux angles, finement caréné sur la ligne médiane en dessus, entier au bout, muni de sillons latéraux.— Antennes longues; leur scape atteignant, Sans le dépasser, le bord antérieur des yeux. — Ceux-ci oblongo-ovales, acus minés inférieurement. — Prothorax plus long que large, cylindrique, à peine arrondi sur les côtés antérieurs, faiblement bisinué à sa base,
tronqué en avant; ses lobes oculaires très-saillants. — Elytres gra duellement élargies et convexes jusqu'aux deux tiers de leur longueur, longuement et obliquement déclives en arrière, calleuses au sommet de leur déclivité, légèrement déhiscentes et brièvement épi-
(1) Cureul. VI, 2, p. 166.
HYPSONOTIDES. 275
neuses à leur extrémité, un tant soit peu plus larges que le prothorax, et chacune isolément, mais légèrement, saillante à sa base, avec les épaules obliquement tronquées. — Pattes médiocres; cuisses en massue, les postérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen ; jambes antérieures légèrement arquées au bout. — Corps oblong, écailleux.
L'espèce typique et inédite (inflatus Jek.) de ce genre est la plus aberrante de tout le groupe sous le rapport du faces; on la prendrait, au premier aspect, pour un Brachydéride du genre Bracayomus. Elle est d'assez grande taille, finement striée sur les élytres, avec les intérvalles entre les stries un peu saillants, et les stries elles-mêmes occupéos par des fossettes superficielles. Sa livrée est absolument semblable à celle des deux espèces du genre précédent, c’est-à-dire d’un gris verdâtre uniforme. Cet insecte est du Brésil et pas très-commun dans les collections.
B. Prosternum largement canaliculé en dessous.
Ce canal est limité en arrière par les hanches antérieures, au-devant desquelles est accolé, sous la forme d’une languette verticale, le peu qui reste du prosternum : au repos, le rostre s'appuie sur ces hanches, sans être reçu dans le canal qui est plus court que lui. Cette structure est complètement pareille à ce qui existe chez la plupart des Byrsopsides.
Cette section correspond aux Eurvzusus de SchϾnherr et se compose des trois genres suivants (1) :
I. Prothorax plus ou moins cylindrique, subtronqué à sa base. Elytres allongées, naviculaires, comprimées latéralement : Ewryomus. — tourles, ovales : Furylobus.
IL Prothorax conique, bisinué à sa base : Conothoraæ.
EURYOMUS.
Jerez, Fabric. entom.; Tabl, d, Gepr.
Rostre de moitié au moins plus étroit que la tête, peu ou médiotement robuste, quadrangulaire, à peine élargi au bout, fortement anguleux, avec ses arêtes latérales contournant les yeux en arrière, plan et unicaréhé en dessus, entier à son extrémité, sans sillons latélUX. — Antennes assez longues et grèles; leur scape ne dépassant Pas le bord antérieur des yeux. — Ceux-ci ovales et acuminés infé- Meurement. — Prothorax cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés, tronqué à sa base’ et en avant. — Elytres allongées, convexes,
(1) Un quatrième (Omoronorus), établi par M. Jekel sur deux espèces inédites, M est inconnu.
naviculaires, graduellement rétrécies d’avant en arrière, comprimées sur les côtés, du double plus larges que le prothorax et légèrement sinuées à leur base, avec les épaules saillantes et anguleuses, — Pattes longues et assez grèles; cuisses antérieures assez fortement, les autres médiocrement en massue; jambes antérieures presque droites dans les deux sexes. — Corps allongé, écailleux, revêtu de poils fins; redressés et distants.
Ce genre comprend les espèces de la première section des Euryzogus de Schœnherr (1). Ce sont des insectes de forme plus svelte qu’aueun de ceux qui précèdent et remarquables par l'élégance de leur livrée, qui consiste tantôt (Kirbyi, Ræselü) en une espèce de marqueterie d’un vert doré sur un fond noir, tantôt (Mannerheïmii) en linéoles et en petites taches blanches ou vertes sur un fond brun et très-sujettes à varier. Jusqu'ici, le genre parait propre au Brésil.
EURYLOBUS.
Sono. Curcul. Disp. meth., p. 192.
Rostre des Eurvomus, mais en général moins quadrangulairemet ayant ses arôtes latérales effacées. — Antennes un peu plus courtes. — Yeux pareils. — Prothorax en général plus arrondi sur les côtés et un peu rétréci en avant, avec son bord antérieur un peu saillant et large= ment arrondi. — Elytres ovales, subparallèles dans leurs deux tiers antérieurs, presque du double plus larges que le prothorax et Iépèrement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses ou suboalleuses: — Pattes médiocres, — Corps ovale, densément écailleux.
Outre leur facies très-différent de celui des EURYOMUS, ces insectes s’en distinguent par leur système de coloration qui consiste en bandes blanches transversales, continues ou maculaires, sur un fond d'un noir uniforme ou varié de brunâtre, mais ces bandes sont très-pou stables dans la mème espèce. Il n’y a encore de décrites que les deux espèces (2) brésiliennes sur lesquelles Schœnherr avait fondé sa deuxième section des EURYLOBUS (3).
(1) E. Kirbyi, Ræselii, Mannerheimii, Schænb. Cureul. VI, 2, p: 184 Ly en a, dans es collections, au moins autant d'espèces inédites.
(2) E. cingulatus Germ., cinctellus, Schœnb. Cureul. IL, p. 274:
(3) Schœnherr a caractérisé ces deux sections uniquement d’après là forme da rostre : dans la première (Eurvomus), il serait angulenx, et dans Ja seconde, subarrondi aux angles; mais il y a un passage par le cingulatus qui à cet Organe aussi anguleux que dans la première section.
ENTIMIDES. 271
CONOTHORAX.
Je, Fabric. entom.: Tabl. d, Genr.
Rostre de moitié environ plus étroit que la tête, médiocre, robuste, parallèle, légèrement élargi au bout, arrondi aux angles, faiblement tricaréné en dessus, les carènes latérales subobsolètes, entier à son extrémité, sans sillons latéraux. — Prothorax un peu moins long que large en arrière, régulièrement conique, assez fortement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus. — Elytres convexes, brièvement naviculaires, notablement plus larges que Je prothorax et échancrées dans leur milieu à leur base, avec les épaules un peu saillantes et obtuses. — Le surplus comme chez les EuryLogus.
Le genre a pour type un insecte du Brésil intérieur et de Bolivia auquel Dejean, qui en avait eu connaissance, après l'impression de son dernier Catalogue, avait imposé le nom de /uctuosus. Il est de la taille de l'Eurylobus cingulatus, noir, avec des taches d’un blanc crétacé ou jaunâtre excessivement variables et sujettes à disparaître presque complètement, surtout chez les mäles. A leur maximum de développement, du moins dans les six exemplaires que j'ai sous les yeux, elles forment deux bandes transversales : l’une droite au tiers, l'autre arquée aux deux tiers de leur longueur.
GROUPE VI. Entimides.
Rostre robuste, anguleux, le plus souvent fortement dilaté et profondément échancré au bout, muni de sillons latéraux quelquefois remplacés par des dépressions. — 7° article du funicule antennaire 20n contigu à la massue; celle-ci au moins oblongo-oyale, souvent tès-allongée, — Lobes oculaires du prothorax saillants (POLYTELES excepté). — Elytres débordant fortement le prothorax et au moins anguleuses aux épaules. — Corbeilles des jambes postérieures plus Où moins caverneuses. — Métasternum plus ou moins allongé.
Ce Groupe comprend tous les genres propres à l'Amérique de la division des Entimides de Schænherr. Il les avait placés immédiatement à la suite les uns des autres, mais en les séparant par un intervalle immense des Hypsonotides qui figuraient dans sa division des Cléonides. Or, ils sont tellement voisins de ces insectes, que je ne touve aucun caractère fixe et facile à saisir qui les en sépare. Ils ont seulement en général le rostre plus robuste, très-dilaté et profondément échancré au bout, jamais caréné en dessus, la massue anten- Dare plus longue, et les élytres plus naviculaires, avec les épaules Souvent dentiformes en dehors, mais ces particularités subissent des “Xéplions ou ne sont que des modifications de formes qui existent
moins prononcées chez les Hypsonotides. Néanmoins, à défaut de caractères différentiels précis et constants, ces insectes ont un fucies si différent, que je ne crois pas qu’on puisse les réunir dans un même groupe.
Les Entimides sont presque tous remarquables par leur taille, la variété et la richesse de leur livrée; à ces divers titres, ils occupent un des premiers rangs dans la Famille. Sauf uu très-petit nombre qui sont propres au Mexique, ils habitent les parties intertropicales de l’Amérique du Sud. Les cinq genres qu'ils constituent sont restés, quant au nombre de leurs espèces, à peu près tels que Schænhern les a connus.