I. Crochets des tarses soudés à leur base
Jambes antérieures mucronées au bont : Rhigus. —— inermes — Cydianerus.
IE. Crochets des tarses libres.
a Lobes oculaires du prothorax très-faibles, parfois nuls : Polyleles.
aa —— saillants.
Antennes vobustes, atteignant la base du prothorax : Entimus: — grèles — le milieu — Phœdropus, RHIGUS.
(Dazw.) Geeman, Ins. Spec. nov., p. 438.
Rostre un peu plus long et de moitié plus étroit à sa base que la tête, très-fortement élargi et renflé en dessous, à son extrémité, sub= arrondi aux angles, parcouru en dessus par un sillon généralement fin et remontant sur le front; ses sillons latéraux remplacés pardes dépressions plus où moins grandes; serobes linéaires, très-profondés, brusquement arquées, s’arrêtant loin des yeux et presque sous le rostre. — Antennes médiares, médiocres, assez robustes, écailleuses chez presque tous; scape graduellerneni épaissi, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles 4-2 et 7 un peu plus longs que les autres; massue oblongo-ovale, acuminée et articulée. — Yeux grands, déprimés, oblongs et aeuminés inférieurement. — Prothorax trans versal ou non, cylindrique, un peu arrondi dans son milieu sur les côtés, bisinué à sa base, plus où moins inégal en dessus; ses lobes oculaires très-saillants. — Ecusson le plus souvent subquadrangulaire: = Elytres oblongues, médiocrement convexes, subparallèles dans les deux tiers de leur longueur, brusquement déclives en arrière; parfois brièvement épineuses au bout, débordant fortement le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules plus ou moins saile lantes et souvent épineuses ou tuberculeuses, — Pattes assez longue, robustes; cuisses en massue ; jambes antérieures arquées et fortement mucronées au bout; corbeilles non caverneuses, simplement cons
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caves (1); tarsés assez larges, spongieux en dessous, à article 4 médiocre; crochets soudés à leur base. — 2° segment abdominal presque: toujours beaucoup plus grand que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture fortement arquée dans son milieu; saillie ins tercoxale assez large, arrondie en avant. — Corps oblong, densément écailleux.
Ce genre se distinguerait essentiellement de tous ceux qui suivent par la structure des corbeïlles de ses jambes postérieures si, tel qu'il est composé en ce moment, il ne souffrait pas deux exceptions à cet égard. A défaut de ce caractère, on peut invoquer le mucro dont ses espèces ont les jamhes antérieures armées, mucro dont il n’existe un vestige que chez les Paæororus. C’est le seul également, avec les CYDIANERUS, qui ait les crochets des tarses soudés à leur base.
Schœnherr en a écrit onze espèces qui doivent être réduites à dix, l’une d’elles (atrox Germ.) étant un vrai Cyp1ANERUS ; depuis, on n'en a décrit aucune. Il les a divisées assez naturellement en deux sections, selon que les élytres sont tuberculeuses et ont les épaules prolongées extérieurement en une saillie aiguë (2), ou que ces organes sout simplement calleux aux’angles huméraux et privés de tubercules, ou n’en ont que de peu apparents (3). Celles de la première section figurent parmi les plus grands et les plus beaux Curculionides connus, Toutes, sauf une (speciosus) originaire de Cayenne, sont propres au Brésil.
CYDIANERUS.
Scnoeng. Curcul., V, p. 737.
Mèmes caractères que les Raiçus, avec les différences suivantes :
Antennes en général plus longues et moins robustes, avéc leur mässue plus allongée. — Ecusson en triangle curviligne plus ou moins oblong. — Elytres beaucoup plus courtes, plus ou moins convexes et naviculaires, avec leurs épaules tantôt fortement (Bohemanni, Wahlbermi, ete), tantôt peu (Fischeri, argenteus, etc.) saillantes en dehors, — Jambes antérieures presque droites, non mucronées au bout ; cor=
(4) Deux espèces seulement (irsoratus, Faldermanni) ont ces corbeilles ed» Yérueuses, et je remarque en même temps que l’une d'elles (érroratus) a son 2 sogment abdominal sensiblement moius long que dans les autres cspèces, et séparé du 1er par une suture moins arquée; chez le Faldermanni, il est à l'état normal. Quoique ces deux espèces aient en même temps une physiono- Mic particulière, je n'ose proposer d’en former un genre nouveau, attendu Il y a un passage entre elles et les autres, par le mudtipunctatus.
(2) R. Schuppeli Germar, horridus Schh,, tribuloides Pallas, Dejeanit, Gyllenhatii, agricola, SchϾnb, Cureul. V, p. 731.
@\R. Faldermanni , Mullipunctalus, äirroratus Schh., speciosus Linn, Sclœnh. loc. cit. p. 733.
beilles caverneuses. — 2° segment abdominal plus court que les deux suivants réunis, parfois même (Fischeri) à peine plus grand que chacun d'eux, séparé du 4% par une suture médiocrement et régulièrement arquée, rarement (Fischeri) droite.
Le seul de ces caractères qui spit constant et ne se retrouve pas chez les Raicus, est celui emprunté aux jambes antérieures. Ces insectes sont, pris dans leur ensemble, un peu plus petits que les Raiçus, et leur forme est plus ramassée. Tous, sauf l’argenteus, ont une livrée qui leur est propre et qui consiste en petites taches noïres formant une sorte de marqueterie sur un fond de couleur variable,
Le genre est moins riche en espèces que le précédent et répandu au Brésil, en Colombie et au Mexique (1).
POLYTELES.
Senoenu. Curcul., 1, p. 452 (2).
Tête munie d’un court sillon entre les yeux; rostre à peine plus long qu’elle, médiocrement robuste, graduellement élargi en avant, anguleux, plan et sillonné (Gueriri) ou non (Sfeveni) en dessus, fors tement échancré au bout; ses sillons latéraux très-courts, subobsolètes. — Antennes de longueur variable, ainsi que leur massue. = Prothorax transversal, médiocrement convexe, obtusément tranchant sur les côtés, ceux-ci droits ou un peu rétrécis en arrière, profondément bisinué à sa base, tronqué en avant; ses lobes oculaires nuls
(1) On peut répartir ses espèces de la manière suivante :
I. Antennes médiocres; leur massue oblongo-ovale, avec son {er articlenon allongé; élytres tuberculeuses; 2e segment abdominal séparé du 1er par une suture droite,
A. Elytres naviculaires, pauci-tuberculeuses ; leurs angles huméraux sails lants et aigus : Rhigus atroæ Germ., Schœnb. loc. cit. V, p.732, On necoms prend pas bien que Schænherr ait placé cet insecte parmi les Rureus. Sa forme ramassée, ses jambes antérieures droites et inermes au bout, auraient dû lui montrer qu'il appartient au genre actuel.
B. Elytres ovales, couvertes de nombreux petits tubercules; leurs épaules simplement calleuses : C. Fischeri, Schœnh. loc. cit. V, p. 741. Outre son facies particulier, cet insecte s’éloigne des autres espèces par son rostre moins robuste, sensiblement moins dilaté et nullement échancré au bout.
IL. Antennes longues; leur massue allongée; son 1er article plus ou moins tubuleux à sa base; angles huméraux des élytres saillants; 2e segment ab= dominal séparé du 1er par une suture arqnée : C. Bohemanni, araneiformis, Mannerheimii, Wahlbergii, du Brésil; argenteus, du Mexique; Schœnh: loc. cit. V, p. 738. — Aj. : C. Chevrolatii, Blanch. in d'Orb. Voy: p: 201; Bolivia.
(2) Syu, Pozynius, Schœnh. Curcul. Disp. meth, p. 82; olim. — Ruicus Perty.
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(Steveni) ou faibles, anguleux et pourvus de vibrisses (Guerini). — Ecusson en triangle rectiligne allongé et aigu. — Elytres amples, convexes, brièvement naviculaires, du double au moins plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obtusément saillantes en dehors. — Jambes antérieures faiblement arquées et inermes au bout ; corbeilles caverneuses, écailleuses, échancrées sur leur bord postérieur; crochets des tarses libres. — 2° segment abdominal plus court que les deux suivants réunis, séparé du 49° par une suture faiblement arquée. — Corps brièvement et largement naviculaire. — Le surplus comme chez les Raiçus.
Genre très-distinct des deux suivants, qui ont aussi les crochets des tarses libres, par la forme générale du corps, la faiblesse des lohes du prothorax, la forme de l’écusson et les écailles qui revêtent les corbeilles des jambes postérieures. Quoique composé seulement de deux espèces (1), il est divisible, commé les Rriçus et les CYDIANERUS, en deux sections : l’une de ces espèces (Sfeveni) ayant les antennes grandes, avec leur massue très-allongée, les élytres lisses et une livrée d'un beau vert doré, avec quelques taches noires; l’autre (Guerini) ayant les antennes médiocres, leur massue simplement oblongue, les élytres couvertes de côtes, et une livrée d’un gris blanchâtre varié de cendré. Ces deux insectes, originaires du Brésil, sont peu communs dans les collections.
ENTIMUS.
(Genmar) Scuoenn. Curcul. Disp. meth., p. 83.
Rostre un peu plus long que la tête, à peine (par ex. imperialis) ou légèrement élargi à son extrémité, subarrondi aux angles, sillonné dans toute sa longueur en dessus; son échancrure terminale profonde ; ses sillons latéraux allongés et faibles; scrobes profondes, obliques. — Antennes médiocres; scape atteignant les yeux; funicule à articles obconiques : 4-2 un peu allongés, 3-7 subégaux, grossissant graduellement; massue allongéo et acuminée au bout. — Yeux subdéprimés, ovales et acuminés inférieurement. — Prothorax plus long que large, subeylindrique, bisinué à sa base, canaliculé dans toute son étendue en dessus; ses lobes oculaires saillants, anguleux et pourvus de vibrisses. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — Elytres amples, très-convexes, naviculaires, comprimées latéralement, avec leur déclivité postérieure largement arrondie et leur extrémité plus ou moins bi-épineuse ; du double plus larges que le prothorax à leur base, avec leurs épaules fortement (granulatus excepté) saillantes En dehors. — Pattes allongées, hérissées de longs poils fins ; jambes
(1) P. Sleveni (Rhig. cœlestinus Perty; ce nom a la priorité); du Brésil intérieur; Guerini, au Brésil mér. ; Schœænh. loc. cit.
282 CURCULIONIDÉS.
antérieures subarrondies, sans mucro à leur extrémité interne (1); corbeilles caverneuses ; tarses larges, leurs crochets libres. — 29 sog ment abdominal un peu plus long que chacun des deux suivants, séparé du 1% par une suture faiblement arquée. — Métasternum renflé en un bourrelet assez saïllant en avant des hanches postérieures, — Corps naviculaire, écailleux.
. Quatre magnifiques espèces (2), connues depuis longtemps et plus ou moins communes dans les collections, constituent ce genre. A l’exception d’une seule (splendidus) qui est ornée de taches, en partie confluentes, d’un vert cuivreux éclatant, toutes sont revêtues unifors mément d’écailles d’un beau vert doré. Elles sont, comme les précédentes, propres à l'Amérique du Sud et se trouvent ordinairement réunies en sociétés plus ou moins nombreuses. J'ai vu plusieurs fois, au Brésil, des Mimosas chargés d'exemplaires de l’imperialis, au point que leurs branches pliaïent sous le faix.
PHÆDROPUS.
Scuoenx. Curcul. Disp. meth., p.112.
Rosire un peu plus long que la tête, assez dilaté et fortement échancré au bout, anguleux, plan et finement sillonné en dessusÿ ses sillons latéraux remplacés par de grandes dépressions triangulaires ; scvobes brusquement arquées. — Antennes courtes, grêies; scape atteignant les yeux; funieule à articles 4 gros, obconique; 2 allongé, subcylindrique, 3-7 courts, obconiques, subégaux; massuë oblongo-ovale. — Yeux grands, ovales, déprimés, acuminés inférièus rement. — Prothorax transversal où non, cylindrique, tronqué en avant, bisinué à sa base ; ses lobes oculaires saillants, anguleux et ciliés. — Ecusson petit, eu triangle curviligne allongé. — Elytres ras viculaires, comprimées latéralement, verticalement déclives en ars rière, avec leurs angles apicaux externes prolongés en une courté saillie ; du double plus larges que le prothorax et chacune très-saile Jante à leur base ; leurs épaules prolongées en dehors, aiguës. = Pattes médiocres; jambes antérieurés un peu flexueuses ou légères ment arquées au bout, granuleuses au côté interne, terminées pat un court mucro ; corbeïlles caverneuses ; tarses assez larges, leurs
(t) y en a un très-court et que Sthænherr n’a pas vu, chez le nobiliset le granulatus; il dépasse à peiné le hord interne de la troncature des jambes: Le splendidus et V'imperialis eu sont dépourvus.
(2) 2: splendidus Fab., imperialis Fab., nobilis Oliv., du Brésil; gran latus Linn., de Cayenne ; Schœnh. Cureul. V, p. 744. — Le C. dives d'Olivier,
que Schænberr rapporte, avec doute, au genre, est un PLaryomus, comme il le soupçonnait,
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crochets libres. — 2° segment abdominal presque aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture arquée. — Métasternum muni, en avant des hanches postérieures, d’une forte saillie en triangle curviligne. — Corps naviculaire, écailleux.
Genre voisin des ENrimus, mais bien distinct par ses antennes sensiblement plus courtes et plus grèles, ses élytres autrement faites et la forte seillie de ses bourrelets métathoratiques. Il ne comprend. que deux jolies espèces (1) : l’une assez grande, du Brésil, l'autre petite, de Cayenne où elle est commune. Toutes deux sont d’un blanc pur, avec un dessin variable, et présentent quelques tubercules sur les élytres, tubercules surmontés, pour la plupart, d’une touffe de poils écailleux chez l'espèce de Cayenne.