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324 ï CURCULIONIDES.
CYCLOMUS.
Scnoenu. Curcul. Disp. meth., p. 198 (1).
Rostre pas plus long que la tête, très-robuste, subparallèle, subanguleux, presque plan et rugueux en dessus, un peu renflé et oblique= ment tronqué au bout; le renflement parfois bilobé, à peine échaneré à son extrémité ; serobes obliques ou arquées, évasées et atteignant les yeux, parfois superficielles en arrière. — Antennes terminales, longues, grèles; scape en massue au bout, dépassant fortement ler bord postérieur des yeux; funieule à articles obconiques : 1 très-al= longé, 2 plus court, 3-7 décroissant graduellement; massuë allongée, acuminée et articulée. — Yeux arrondis ou brièvement ovales, plus où moins convexes, parfois (boops) subpédonculés. — Prothorax at moins aussi long que large, subeylindrique, avec un sillon transvers sal très-marqué à quelque distance de son bord antérieur, un peu arrondi sur les côtés , tronqué à sa base et en avant , très-largement échancré en arc inférieurement. — Elytres assez convexes, régulière= ment ovales ou oblongo ovales, atténuées en arrière, à peine plus larges que le prothorax et subéchancrées à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes longues, peu robustes ; cuisses grèles à leur base; en massue au bout; jambes droites; tarses longs, étroits, linéaires, villeux ou spongieux en dessous, à 4° article long, ainsi que ses CrO= chets. — 2° segrnent abdominal pas plus long que les deux suivants réunis, séparé du 1°* par une sulure arquée ; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Corps oblongo-ovale, tuberculeux ou âpre, pubescent ou villeux.
Ce genre ne comprend que les espèces de la première des deux divisions qu'y à établies Schænherr, c’est-à-dire celles dont le protho= rax ne présente aucune trace de lobes oculaires. À en juger par celles que j'ai sous les yeux, elles peuvent se diviser en deux sections, principalement d’après la structure des tarses.
Dans la première, qui se réduit à l’espèce typique du genre (Cure. simus Wiedem.), ces organes sont grèles, filiformes, avec leur 3° article non bilobé; les yeux sont en même temps assez grands et pen conyexes.
Dans la seconde, les tarses sont plus ou moins larges, avec leur 9e article bilobé, et les yeux sont plus petits et saillants (2).
(1) Syn. Hypuaxrus, Germar. Ins. Spec. nov. p. 334.
(2) ©. languidus, boops, lanugipes (Hyph. dasypus Germar), eminulus, Schœnh. Gureul. VI, 1, p. 95: Parmi les espèces inédites qui existent dans 168 collections, il y er à une de grande taille, remarquable par son prothorax trapéziforme, très-plan en dessus, et ses élytres munies chacune de trois côtes. granchantes, dont les intervalles sont très-larges et presque lisses” Je ne lui trouve rien, du reste, qui autoriserait à en faire un genre à part.
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HIPPORHINIDES. 325
Les CxcLomus sont de taille moyenne, noirs ou ferrugineux, et chez Ja plupart, la pubescence couchée qui les revêt voile à peine les téguments. Leur prothorax est plus où moins rugueux, et leurs élytres présentent constamment des côtes peu saillantes, couvertes d’aspérités ou de petits tubercules, et entre lesquelles sont ordinairement alignés d’autres tubercules plus petits.
LPICHTHONIUS, Scuognu. Curcul. Disp. meth., p. 200.
Les caractères sont les mêmes que ceux des CycLomus qui précèdent, sauf les différences suivantes :
Antennes plus courtes ; leur scape atteignant seulement le bord antérieur des yeux. — Ceux-ci assez grands, oblongo-ovales, médiocrement convexes et transversaux. — Prothorax muni de lobes oculaires saillants, anguleux et recouvrant en partie les yeux.
Schœnherr n’a constamment fait de ce genre qu’un sous-genre des Cycronus, en quoi il n’a pas apprécié l'importance des particularités qui précèdent. L’unique espèce décrite (1) est complètement semblable aux Cycromus par tout le reste de son organisation. Je connais trois espèces inédites qui devront lui être associées. ;
HIPPORHINUS.
Scnoënx. Curcul. Disp. meth., p. 85 (2).
Rostre de grandeur variable , mais toujours plus long que la tête, robuste, arqué, plus ou moins élargi à son extrémité, anguleux, sillonné où non en dessus, tronqué au bout, muni au devant des yeux de sillons latéraux allongés, en général très-marqués; scrobes linéaires, nettement limitées, obliques et atteignant très-souvent les yeux. — Antennes antérieures, assez longues, médiocrement robustes ; scape grossissant peu à peu, de longueur variable, le plus souvent n'atteignant que le bord antérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, égaux, 3-7 plus courts, égaux ou décroissant successivement ; maseue oblongo-ovale, acuminée, articulée; son {7 article allongé, rétréci et tubuleux à sa base. — Yeux grands, déprimés, allongés, transversaux , rarement acuminés inférieurement. — Prothorax transversal, peu convexe ou plan en dessus, arrondi ou anguleux, parfois épineux sur les côtés, tronqué à sa base et en avant; ses lobes oculaires au plus médiocres, largement arrondis, parfois presque nuls. — Ecusson nul ou très-petit. — Elytres convexes, oblongoovales, s’arrondissant pour former leur déclivité postérieure, à peine
(1) Cyct. coronatus, Schœnh. Curcul. II, p. 550, (2) Syn, Broncuus, Germar, Magaz. I, p. 340; genre non caractérisé.
326 CURCGULIONIDES,
plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules arrondies ou obtuses, — Pattes assez longues; cuisses en massue; jambes antérieures légèrement arquées au bout, dentieulées en dedans; leur angle apicel interne , ainsi que celui des intermédiaires, souvent dentiforme ; tarses assez longs, plus ou moins larges, spongieux en dessous, à articles 1-2 plus étroïts que 3,4 médiocre, ainsi que ses crochets, — 2° segment abdominal plus court que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture faiblement arquée ; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Corps oblong ou ovale, inégal, souvent tuberculeux, écailleux ou non.
Ce genre est le plus riche en espèces de tous ceux de la Famille que possède l'Afrique australe, et l’un des plus caractéristiques de cette partie du globe. Il ne pourra guère rester tel qu’il est constitué en ce moment, ses espèces, outre des différences considérables dans là taille, la seulpture des téguments et la forme générale, en présentant d’autres plus importantes dans la longueur du scape des antennes, les lobes oculaires du prothorax et le rostre. Ce dernier surtout varie extraordinairement sous le rapport de la longueur et de sa sculpture en dessus. Schœnherr l’a pris pour point de départ des deux sets tions qu’il a établies dans le genre, selon qu'il est continu avec le front (1) ou séparé de lui par un sillon très-profond (2).
Les plus grands de ces insectes (pilularius, nivosus, verrucosus; ete.) égalent, sous ce rapport, les Bracayc£Rus de seconde grandeur; les plus petits (pygmœus, rugifrons, ete.) sont à peine de taille moyenne: La plupart ont le prothorax couvert de granulations , et les élytres munies de tubercules régulièrement alignés en rangées longitudinales, ou de côtes plus ou moins entières. Quant à leur livrée, elle offre une diversité trop grande pour être décrite en peu de mots (4):
(1) Cette continuité n'existe qu'en dessus; sur les côtés, au-devant de chaque œil, il existe un sillon transversal, arqué et plus ou moins distinct. C'est à cette section qu’appartiennent les espèces qui ont le prothorax épineux OU les lobes oculaires absents, ou enfin le scape des antennes prolongé au-delà du bord postérieur des yeux.
(2) Ce silion entoure le rostre presque en entier et il n’est pas rare que ce dernier soit brusquement relevé à sa base, en dessus. A part cela, cettessection est plus homogène que la précédente.
(3) Schœuherr (Cureul. V, p. 746) mentionne 76 espèces dont il faut re= trancher le éribulus de l'Australie, qui, ainsi que je J'ai dit précédemment (p. 254, note &), est un Læeprors, Depuis, on n’en a publié aucune, à ma connais sance, mais il y en a boaucoup de nouvelles dans les collections.
RHYPAROSOMIDES. 327