‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 40 sur 121 · TRIBU XI · texte numérisé non relu

TRIBU XI

HIPPORHINIDES.

Sous-menton muni d’un court et large pédoncule, — Mandibules plus ou moins saillantes, déolives, tranchantes en avant. — Rostre au moins de la longueur de la tête, élargi en avant; ses surobes atteignant, où peu s’en faut, la commissure de la bouche, et ne descendant pas au niveau du bord inférieur des yeux. — Scape des antennes de longueur variable, leur funicule de 7 articles. — Prothorax muni ou non de lobes oculaires. — Jambes inermes à leur extrémité ; corbeilles des postérieures caverneuses ; tarses plus ou moins larges,

spongieux ou villeux en dessous; leur 3° article pas beaucoup plus large que les deux 4ers,

Avec ce Groupe commencent ceux dont le menton est pourvu d’un pédoncule qui persistera désormais jusqu’à la fin de Ja Cohorte. Il est tès-voisin du précédent, et ne s’en distingue même, outre la présence du pédoneule en question, que par la forme du rostre, qui est sensiblement moins robuste, plus long, quoique variable sous ce rapport, et plus ou moins dilaté à son extrémité, Les autres différences n’ont rien d’absolu (1).

Les genres qui le composent sont peu nombreux et propres à l'Afrique australe. Schænherr avait placé deux d’entre eux, qu'il avait réunis en un seul (Cycromus), dans sa division des Cyclomides, et l'autre (Hipporminus) parmi ses Pachyrhynchides. On croirait, d'après «la, qu'il y a une notable différence entre leurs serobes rostrales ; Mais dans la réalité il n’en est rien : elles sont construites exactement d'après le même type, et les modifications qu’elles éprouvent dépendent de la longueur du rostre (2).

L Protliorax sans lobes oculaires : Cyclomus.

IL — bourvu de lobes oculaires parfois peu distincts. Yeux brièvement ovales : Epichthonius.

allongés, acuminés inférieurement : Hipporhinus.

(1) La plus grande longueur du rostre ne l'est même pas, rigoureusement Pärlant, J'ai sous les yeux des CycLomus, que je crois inédits, dont le rostre diffère à Peine de celui des Somaropes,

(2) L'analogie entre les deux genres est si réelle que, dans les collections, il n'est pas hien rare de rencontrer des CycLomus mélangés avec les Hrrronunus, ét je ne garantirais pas que Schœnherr n’est pas tombé dans la même erreur, “Sujet de quelques-unes des petites espèces qu’il a placées dans ce dernier

Benre; mais je ne connais qu'une assez faible partie de celles qu'il a décrites.

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