II. Ecusson nul
b Lobes oculaires du prothorax nuls où à peine distincts. e Article 3 des tarses bilobé.
Funieule antennaire de 7 articles : Styphlus.
— — 6 — Orthochætes.
ce Article 3 des larses entier et excavé en dessus : Dichotrachelus, bb Lobes oculaires du prothorax distincts.
Serobes rostrales non confluentes en arrière : Trachodema.
—— confluentes — Erepsimus.
STENOTARSUS.
Seuoenu. Curcul., II, p. 794.
Rostre notablement plus long que la tête, assez robuste, médiocres ment arqué, anguleux, trisiilonné en dessus, le sillon médian prolongé sur le front, déclive et tronqué au bout ; serobes profondes, arquées, obliques, aboutissant au bord inférieur des yeux. — Antennes antés
RHYPAROSOMIDES VRAIS. 331
rieures ; scape renflé au bout ; funicule de six articles: 1 très-allongé, obconique, 3-6 très-courts, serrés (1) ; massue ovale, acuminée, articulée. — Yeux oblongs, déprimés, acuminés inférieurement. — Prothorax transversal (signatus) où non (affaber), convexe et multifovéolé en dessus, réfréei et trongué en arrière, transvérsalement sillonné près de son bord antérieur, celui-ci coupé carrément ; lobes oculaires saillants et arrondis. — Ecusson petit, triangulaire. — Elytres régulièrement ovales, convexes, arrondies aux épaules, pas plus larges que le prothorax, déclives et tronquées à leur base. — Pattes médiocres ; cuisses graduellement en massue ; jambes droites ; tarses courts, grêlos, à 3° article pas plus large que 1-2, échancré, 4 long ; crochets médiocres. — 2° segment abdominal à peine ou pas plus long que les deux suivants réunis, séparé du 4 par une suture droite; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Mésosternum | plan, assez large et quadrangulaire (siynatus), ou étroit (affaber). — Corps oblong, densément écailleux et hérissé de quelques longs poils fins.
Deux jolies espèces du Cap, nommées dans cette formule et que Schænherr a, le premier, décrites, composent ce genre. Elles sont de taille au-dessous de la moyenne, et ont une ressemblance assez prononcée avec les SrypaLus, sous le rapport de la forme générale, mais non de la sculpture des téguments. Toutes deux ont le prothorax largement canaliculé sur la ligne médiane, outre les fossettes dont il est couvert, et présentent sur chaque élytre deux côtes minces et saillantes, dont les intervalles sont aréolés chez l’affaber et lisses chez le signatus. Leur livrée consiste en un mélange de gris jaunâtre, de brun, de noir et de blanc.
PARACÆRIUS.
Scnornn. Mantis. sec. Curcul., p. 39 (2).
Rostre un peu plus long et plus étroit que la tête, assez robuste, patallèle, légèrement arqué, anguleux et sillonné latéralement, plan et largement canaliculé en dessus, entier au bout; serobes larges, profondes en avant, moins en arrière, flexueuses, atteignant les yeux. — Antennes antérieures, assez longues, grêles ; scape renflé au bout, dépassant à peine le bord postérieur des yeux; funicule à articles dbtoniques : 4-2 allongés, celui-là beaucoup plus grand, 3-6 courts,
(1) Le 7e article fait réellement partie de la massue chez l’affaber, dont les anlenncs ressemblent presque complètement à ceiles des CLeonus; il en est Un peu plus distinet chez le signatus; chez tous deux il se distingue de la Massue qui est brunâtre, par sa couleur blanche.
L (2 Contrairement aux règles de l’étymologie, Schœnherr a éèrit Panacar- 1US,
LE
décroissant peu à peu, 7 plus long et plus épais ; massue ovale, a ticulée. — Yeux assez grands, déprimés, oblongo-ovales. — Prothp: rax transversal, plan en dessus, arrondi sur les côtés en avant, gras duellement rétréci en arrière, brièvement et fortement fétréci en avant, tronqué à sa base, avec ses angles postérieurs saillants en gr rière et obtus ; ses lobes oculaires très-faibles, presque nuls ; prostér aum profondément échancré. — Ecusson ponctiforme. — Elylres presque planes en dessus, médiocrement allongées, parallèles, cale leuses au sommet de leur déclivité postérieure, un peu plus larges que le prothorax et quadrisinuées à leur hase, avec leurs épaules un peu saillantes. — Pattes médiocres, assez robustes; les quatre jambes antérieures légèrement arquées et très-brièvement mucronées au bout; tarses courts, étroits, spongieux en dessous, à article 3 bilohé, 4 long ; crochets médiocres. — 2° segment abdominai à peine aus grand que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture ars quée ; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Corps déprimé, parallèle, inégal, presque glabre en dessus, aptère.
Le type du genre est un insecte (costatus Schh.) de Natal, encore inédit et qui, sous le rapport de la taille et du facies, ressemble beaucoup, au premier aspect, à un Oparrum. Il est d’un noir sale, très-àpre sur le prothorax, et ses élytres présentent chacune trois côtes très-saillantes, dont l’interne atteint leur extrémité et l’externe est la plus courte ; l'intermédiaire se termine par un tuberculo assez saillant, qui forme la callosité dont il est question plus haut: Ces côtes sont reliées entre elles par des fosseltes transversales médiocres ment profondes. Cette sculpture et la forme générale de cet insecte lui donnent un facies fort différent de celui des RuyparosOMuS qui suivent, mais il en est très-voisin, au point de vue générique.
RHYPAROSOMUS.
Sonoenu. Curcul., VI, 2, p.200.
Rostre un peu plus long et plus étroit que la tête, assez robuste, à peine arqué, parallèle, anguleux, plan et plus ou moins distinetement trisillonné en dessus, entier au bout ; scrobes profondes, linéaires; ais quées et atteignant ou non les yeux. — Antennes antérieures, médio= cres, grèles ; scape grossissant peu à peu, dépassant le bord postérieur des yeux ; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là de beaucoup le plus long, 3-7 obconiques, grossissant graduellement, mais peu; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux oblongo-ovales, déprimés. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, fortement arrondi sur les côtés, brièvement rétréci en avant, tronqué à ses deux extrémités, parfois arrondi à sa base ; ses lobes oculaires très-faibles, largement arrondis ; prosternum largement échancré. — Ecusson pêr tit, suborbiculaire, ou en triangle curviligne. — Elytres oblongo®
RHYPAROSOMIDES VRAIS. 333
ovales, peu convexes, parallèles dans leurs deux tiers antérieurs, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à jeur base, avec les épaules subrectangulaires. — Pattes médiocres ; cuisses en massue ; jambes droites; tarses assez courts, étroits, faiblement spongieux en dessous, à articles 3 bilobé, 4 long ; crochets médioures. —2° segment abdomina! tantôt plus, tantôt pas plus long que les deux suivants réunis, séparé du {°° par une suture droite ou arquée; suillie intercoxale médiocrement large, arrondie en avant. — Corps oblongo-ovale, peu convexe, couvert de poils rigides, plus raresent écailleux.
Insectes de taille au plus médiocre, ressemblant assez, sous le rapport du facies, à des Lisrroperes qui seraient privés de callosités sur les élytres. Leur livrée est d’un brun sale uniforme, que relève parfois une courte bande blanchâtre et transversale, placée au sommet de la décivité des élytres. Ces dernières sont légèrement sillonnées, et les intervalles entre les sillons sont couverts de poils rigides, couchés et disposés sur plusieurs rangées. Les trois espèces connues (1) sont propres à l'Afrique australe.
STYPHLUS.
Senogna. Curcul. Disp. meth., p. 258.
Rostre sensiblement plus long et plus étroit que la tête, sabanguleux, arqué ; serobes arquées et évasées en arrière, atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, médiocres ; scape en massue a bout, atteignant les yeux ; funicule de sept articles : 4 allongé, assez gros, en massue au bout, 2 de longueur variable, 3-7 très-courts, obconiques ou arrondis ; Massue assez forte, ovale, obtuse;, articulée. — Yeux assez petits, ovales. — Prothorax plus long que large, subeylindrique ou un peu arrondi sur les côtés, plus où moins rétréci en avant et à sa base, tronqué à ses deux extrémités, — Ecusson nul. — Elytres oblongues, parallèles ou légèrement ovales, à peine plus larges que le prothorax et presque droites à leur base, avec leurs épaules calleuses. — Pattes médiocres, assez robustes; cuisses en massue; jambes comprimées, bisinuées en dedans, trèsbrièvement mucronées ou inermes au bout; tarses courts, étroits, Spongieux en dessous, à articles 3 bilobé, 4 médiocre, ainsi que ses crochets, — 2e segment abdominal plus court que 3-4 réunis, séparé du 19 par une suture à peine arquée ; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Corps oblong, inégal, hérissé de soies rigides.
Petits insectes que Schænherr, ainsi que je l'ai dit plus haut, a placés parmi ses Erirhinides, à côté des Tracuones, auxquels ils ressemblent
(1) R, inœqualis, horridus, surdus, Sohœnh. loe. cit.
en effet beaucoup par leur forme générale, leur sculpture et leur livrée, mais dont ils diffèrent du tout au tout par leur rostre et Line sertion de leurs antennes. On en connaît en ce moment six espèces (1) propres, sauf une, à l’Europe moyenne ou méridionale, et qui habitent principalement les pays de montagnes.
ORTHOCHÆTES.
GEnmar, Ins. Spec. nov., p. 302 (2).
Ce sont des Srypuzus dont le funicule antennaire est réduit à six articles, et qui ont les scrobes rostrales rectilignes et non dirigées vers le dessous du rostre.
Schœnherr n’a pas admis ce genre et a fait du petit nombre deses espèces deux sections des SryPaLus, en donnanf le nom de STRENES'à celles qui ont les deux premiers articles du funicule antennaire allongés (3), et réservant celui d'Orrocazxres à celles chez qui le second dé ces articles est arrondi comme les suivants (4). En ce momentlé genre ne comprend que trois espèces européennes.
DICHOTRACHELUS.
STIERLIN, Séeftin. entom. Zeit, 1853, p. 171 (5).
Tête parfois (Rudeni, Stierlini) munie de deux tubercules entreles yeux ; rostre au moins aussi long et plus étroit qu’elle, assez robuste, un peu arqué, anguleux, plan en dessus, tronqué au bout; scrobes linéaires, obliques ou subrectilignes, atteignant les yeux.— Antennes antérieures, au plus médiocres, peu robustes ; scape grossissant peu à peu, empiétant plus ou moins sur les yeux; funicule de sept arti cles : 1-2 obconiques, allongés, celui-là le plus long, 3-7 plus ou moins courts, obconiques ou submoniliformes; massue ovale, articulée. — Yeux oblongo-ovales. — Prothorax transversal ou non, de forme variable, arrondi ou faiblement bisinué ou tronqué à sa base, coupé carrément en avant, échancré sur son bord antéro-inférieur; ses
(1) S. penicillus, Schœnh. Cureul. IT, p. 510; France mér. — wrguioularis, France centrale; ulcerosus, Batonm (Iméritie) ; cuneipennis, Alpes du Piémont; Aubé, Ann. d. 1, Soc, entom. 1850, p. 340. — verrucosus, Kiesonwet. ibid: 1851, p. 646; Pyrénées or. — rubricatus, L. Fairm. ibid. 1861, p. 286; Hautes-Pyrénées. — Ji est probable que quelques-unes de ces espèces sont des DichornacneLus.
(2) Syo. Comasinus (Meg.), Dej. Cat. ed. 1, p. 85.
(3) O. setulosus, Schœnh. Cureul. HE, p. 514.
(4) O. seliger, Beck, Germar; Schœnh. loc, cit. p. 512.
J'ignore à laquelle de ces deux sections appartient l'O. erinaceus, Jacquele= Duv. Gener. d. Col. d'Eur.; Cureul. p. 53; France.
(5) Syn. Ravormnus Bremi, L. Fairm. — Srypucus L, Fairm.
CC NN ee s Le dé
RHYPAROSOMIDES VRAIS. 335
lobes oculaires à peine distincts ou nuls. —Point d’écusson. — Elytres oblongo-ovales, peu convexes, à peine ou sensiblement plus larges quele prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres ; cuisses en massue; jambes droites; tarses étroits, villeux en dessous, à articles 3 à peine plus large que 1-2, entier et excavé en dessus, 4 assez long ; crochets médiocres — 2° segment abdominal plus court que les deux suivants réunis, séparé du je par une suture arquée ; le 4° muni d’une dépression oblongue chez Jes mâles (1); Saillie intercoxale très-large, tronquée en avant. — Corps oblongo-ovale, inégal, écailleux et, en général, muni de cils squammiformes,
M. Sterlin, en créant ce genre, l'avait placé parmi les Otiorhynchides ; depuis (2), il a émis l'opinion qu’il devait l’être à côté des Srvruzus, dont il est en effet extrèmement voisin, et ne devrait peutêtre pas Ôtre séparé, comme l’a dit M. L. l'airmaire (3). Les seuls cuactères qui autorisent à l'en séparer sont : le rostre plus anguleux et surtout la forme du 3° article des tarses, qui n’est pas bilobé.
Ses espèces, dont on connaît déjà huit (4), sont propres aux montagnes de l'Europe tempéyée ou méridionale, et de petite taille. Toutes ont le prothorax sillonné sur la ligne médiane, et les élytres munies de côtes plus ou moins saillantes, présentant des rangées de cils squammiformes. La livrée de la plupart d’entre elles est d’un gris terreux uniforme.
TRACHODEMA.
Brancu. in Gay, Hist. d. Chile; Zoo!. V; p, 374.
Rostre sensiblement plus long que la tête, médiccrement robuste, arqué, parallèle, anguleux, très-inégal en dessus et tronqué au bout; surobes assez profondes, flexueuses, obliques et atteignant le bord
(1) Le D. bigorrensis a six segments abdominaux, selon M. de Bonyouloir. de n’en trouve que cinq chez les exemplaires des trois espèces que j'ai sous les yeux, Il reste à savoir si ce caractère est spécifique on sexuel.
(2) Berlin. entom. Zeitschr, IL, p. 259.
(3) Voyez la Notice qu'il a publiée sur le genre dans les Ann. d. 1. Soc. entom. 1861, p. 584.
(4) D. sulcipennis, Rudeni, Stierlin, Stettin. entom. Zeit, 1853, p. 171 et 183; Tyrol (mont Rosa). Le Rhylirhinus alpinus de M. Bremi (ibid. 1855, D 197) est identique avec le second.—D. Stierlini, Gredler, Zeitschr, d. Ferdin. £ Tyrol u. Vorarlb, Ser. 3, Heft. 6, p. 131; Dyrol. — Imhoffii, Stierlin, Stettin. entom, Zeit. 1857, p. 61; Suisse (Grisons). — Styphl. muscorum, L. Fairm. Ann. d. 1, Soc. entom. 1848, p. 170; Hautes-Pyrénées. — Rhylirh. Linderi, L. Fairm, ibid. 1852, p. 87; Pyrénées or. — D, bigorrensis, De Bouvoul,. ibid, 1861, p. 569, pl. 16, £. 33 Hautes-Pyrénées. — D. sabaudus, L. Fairm. ibid, 1861, p. 586; Savoie.
inférieur des yeux (4). — Antennes subterminales, assez longues, grêles ; scape grossissant peu à peu, atteignant le bord postérieur des yeux; funicule de sept articles obconiques : 4 allongé, 2 dé moitié plus court, 3-7 courts, subégaux; massue faible, ablongo-ovale, axe ticulée. — Yeux transversaux, allongés, atténués inférieurement. = Prothorax transversal, plan ettrès-inégal en dessus, droit sur les côtés, brièvement rétréci en avant, tronqué à sa base, prolongé au miliey de son bord antérieur en une saillie bifide, profondément échancré et plan en dessous; ses lobes oculaires assez saillants et anguleux., = Ecusson nul. — Elytres médiocrement allongées, parallèles dans les deux tiers de leur longueur, planes sur le disque, brusquement déclives en arrière, coupées obliquement aux épaules, pas plus larges que le prothorax et un peu échancrées en arc à leur base. — Paltes assez longues et assez robustes ; cuisses en massue ; jambes droites, comprimées; tarses très-courts, étroits, non spongieux en dessous, à 3° article un peu plus large que 1-2 et bilobé; crochets petits. —Les trois segments intermédiaires de l'abdomen subégaux, séparés due par une suture arquée; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Corps oblong, très-inégal, recouvert d’un enduit écailleux,
M. Blanchard s'étant trompé sur la forme des scrobes rostrales, qu'il a&cru pareilles à celles des Cyclomides de Schœænherr, a placé ce gene parmi ces derniers. Il est irès-voisin des DicHorRacHELUS d'Europe ét ne s’en distingue guère que par la structure du prothorax et des tarses. L’unique espèce (2) du Chili qui le compose, est de la taille de ces derniers, d'un noir brunâtre, avec quelques taches plus claires, et couverte en dessus d’aspérités, de crêtes et de tubereules, qui rendent ses téguments très-rugueux.
EREPSIMUS. Scuoenn. Curcul., VII, 2, p. 408.
Rostre aussi long et un peu plus étroit que la tête, séparé d'elle par un fin sillon arqué, parallèle, anguleux, plan en dessus, faiblement échancré en triangle au bout; serobes brusquement arquées, peu profondes, réunies en arrière. — Antennes antérieures, grôles, médiocres; scape grossissant graduellement, empiétant un peu sur le prothorax ; funicule de sept articles : 4-2 allongés, ohconiques, subégaux, 3-7 très-courts, égaux ; massue assez forte, oblongo-ovale, articulée.—Yeux assez grands, ovales, déprimés, —Prothorax transversal, subeylindrique, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué à sabase,
(1) M. Blanchard les décrit comme consistant en un petit sillon obliquet situé à l'extrémité du rostre; je les vois très-distinctement telles que jé les indique. À tort également il dit que les yeux sont arrondis,
(2) T. tuberculosa, Blanch. loc. cit. p. 375; Col. pl. 24, £. 4.
BYRSOPAGIDES. 337
profondément échancré sur son bord antéro-inférieur, avec ses lobes oculaires médiocres. — Ecusson nul. — Elytres convexes, régulièrement ovalaires, pas plus larges que le prothorax et subtronquées à leur base, avec leurs épaules nulles. — Pattes assez longues; cuisses fortement on massue, grêles à leur base; jambes grèles, les quatre antérieures légèrement arquées ; tarses courts, étroits, finement spongieux, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2 et bilobé, 4 médiocre; crochets très-petits et très-grêles. — 2° segment abdominalun peu plus grand que les deux suivants réunis, séparé du 4er par une suture anguleuse ; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Corps ovalaire, aptère, écailleux, hérissé de cils rigides.
Lo très-petit insecte (sefiger) du Brésil, qui forme le type de ce genre, ressemble assez à un Scrapsicus ; sa livrée consiste en quelques taches noires et blanches, variables selon les individus, sur un fond d’un cendré obscur. I] se distingue sans peine des genres précédents par ses scrobes rostrales confluentes en arrière, J’en connais une seconde espèce du mème pays, un peu plus grande.
GROUPE III. Byrsopagides,
Mandibules variables (1). — Yeux arrondis. — Prothorax sans lobes ovulaires et parfois (HomALORHINUS) non échancré surson bord antéroiuférieur ; prosternum non excavé en avant des hanches antérieures.
— Pattes antérieures plus longues que les autres; tarses étroits, leur 8° article bilobé.
Les espèces de ce groupe s’éloignent sensiblement des précédentes par leur f'acies, mais je ne vois aucune autre Tribu où elles puissent prendre place, et je ne leur trouve pas de caractères suffisants pour en constituer une à part. Elles sont asiatiques et rentrent dans les deux genres suivants. Schœnherr avait classé le premier parmi ses Cléoaides et le second dans ses Pachyrhynchides.
L Corbeilles des jambes postér. ouvertes : Byrsopages. If. = caverneusos : Homalorhinus.
BYRSOPAGES.
ScnoEnt. Curcul., NI, 2, p. 208.
Rostre de moitié plus long que la tête, robuste, faiblement arqué,
(1) Celles des ByrsoPAGEes sont assez singulières, du moins chez l’unique tXémplaire du villosus que j'ai à ma disposition. Elles sont minces, lamelliformes, et la gauche est triangulaire et beaucoup plus saillante que la droite ; Celle-ci est largement arrondie en avant. Celles de lHomelorhinus SQUeMosus, là seule espèce du genre qui me soit connue en nature, sont en tenailles, mais peu épaisses, assez säillantes et dentées au côté interne.
Coléoptéres. Tome VI. 22
tre 0 ARE
un peu élargi au bout, anguleux, plan en dessus; scrobes arquées, peu profondes, superficielles en arrière et n’atteignant pas les yeux. — Antennes antérieures, assez courtes et assez robustes; scape renflé au bout, atteignant les yeux ; funicule à articles 1-2 obconiques, allongés, celui-là le plus long, 3-7 moniliformes ; massue ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, arrondis, un peu convexes. — Prothorax imparfaitement contigu aux élytres, plus long que large, brièvement atténué en avant, légèrement arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités, largement et assez fortement échancré en dessous. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres oblongo-ovales, peu convexes, atténuées dans leur quart postérieur, rectilignes et un peu plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules effacées, — Pattes longues, les antérieures plus que les autres et plus rcbustes ; cuisses en massue ; jambes droites, un peu dilatées au bout; tarses courts, spongieux et villeux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, bilobé, 4 assez long ; crochets médiocres. — 2° segment abdominal plus court que les deux suivants réunis, séparé du 4% par une suture droite; saillie intercoxale large, tronquée en avant, = Corps aptère, oblong, revêtu de poils en partie couchés, en partie re= dressés, peu abondants et caducs.
Schænherr n’en décrit qu’une espèce (villosus) originaire de la Mon: golie et du Kamtschatka. Elle est de taille moyenne, d’un noir mat, et finement rugueuse sur toute sa surface en dessus, avec une faible carène médiane sur le prothorax. Les poils cadues qui la revêtent sont d’un jaune doré. Récemment, M. de Motschoulsky en a fait connaitre deux autres (1).
HOMALORHINUS.
(Scuoenu.) Ménérr. Cat. rais., p. 215 (2).
Rostre penché, pas plus long et presque aussi large que la tète, robuste, un peu élargi en avant, très-anguleux, plan en dessus et 16gèrement échancré au bout; scrobes profondes, brusquement arquées et arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes médianes, courtes, assez robustes ; scape en massue au bout, empiétant
(1) B.ventricosus, Motsch. in Schrenck, Reis. im Amur-Lande, IL, 2, p. 168, pl. 10, £. 21; le nom générique de Byrsopaces est inscrit sur cette planche, entre parenthèses, avec un signe de doute, et précédé de celui de StRONGYy LoPuTHALMus; le texte ne contient aucune observation à ce sujet. Getle espèce est de la Daourie et des îles Kouriles, — incanus, Motsch. ibid. ; de l'ile Kenai (Amérique russe).
(2) J'ai, par mégarde, laissé passer dans la Famille des Pythides le genre Homaunminus, fondé par M. Chevrolat en 1833 (Voyez tome V, p. 540): Il est postérieur d’un an à celui-ci, qui a été établi en 1832, et devra recevoir un nouveau nom.
CYLINDRORHINIDES. 339
un peu sur les yeux; funicule de six articles : 4 allongé, beaucoup plus gros que les suivants, obconique, 2-6 très-courts, subégaux ; massue brièvement ovale, obtuse, à peine articulée, — Yeux médiocres, distants du prothorax, arrondis, assez saillants, munis en dessus d’une orbite courte et plane. — Prothorax subtransversal, renflé et amondi dans son milieu sur les côtés, tronqué à sa base et en avant. — Ecusson petit, de forme variable, — Elytres oblongo-ovales, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules ohtuses. — Pattes médiocres, les antérieures plus longues, les intermédiaires plus courtes que les autres; jambes antérieures un peu arquées et évasées au bout: corbeilles des postérieures légèrement caverneuses; tarses médiocres, étroits, villeux en dessous, à articles 3 un peu plus large que 1-2, 4 long; ses crochets médiocres. — 2° segment abdominal] plus court que 3-4 réunis, séparé du 1% par une suture anguleuse ; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Corps allongé, densément écailleux.
Les espèces de ce genre ressemblent beaucoup aux Prazomias et aux GrornaGus de la Tribu des Brachydérides. Elles sont peu nombreuses et propres à l'Asie (1). Ce sont des insectes de taille médiocre, densément écailleux, revêtus d’une livrée uniforme grise ou jaunâtre, et finement striés sur les élytres, avec les intervalles entre les stries trèsplans.