TRIBU XIII
CYLINDRORHINIDES.
Sous-menton muni d’un court et large pédoncule. — Mandibules Wès-courtes, en tenailles. — Rostre au moins aussi long que la tête, des robuste, plus ou moins élargi et entier au bout, presque toujours arrondi aux angles ; ses scrobes complètes en avant, peu profondes et superficielles ou évanescentes en arrière. — Antennes assez longues, peu robustes ; leur funicule de sept articles ; leur massue allongée ou au moins oblongo-ovale. — Yeux transversaux. — Prothorax muni de lobes oculaires. — Jambes inermes ou très-brièvement
Mucronées au bout; tarses médiocrement larges, spongieux en dessous.
Les Cylindrorhinides sont essentiellement caractérisés parmi les espèces de la Section actuelle, dont les jambes sont inermes, ou peu s’en faut, à leur extrémité, par leur rostre arrondi aux angles, sa dilatation terminale qui, parfois (Perpenus, Panrorœus), ressemble complète-
(ln tristis, Ménétr., Caucase; squamosus, Turcoménie; Schœnh. Cureul.
5 851, — Àj,: H, lutosus, Hochhuth, Bull. Mosc. 1847, I, p. 467; Arnie,
ment à celle du rostre des Otiorhynchides, et l'imperfection de ses scrobes dans leur partie postérieure. La plupart des Listropenxs s’'écartent seuls de cette forme; mais ce geure, comme on le verra plus loin, contient, en ce moment, des éléments étrangers et devra subir une épuration.
Les genres qui suivent sont empruntés aux Cyclomides, Cléonides et Molytides de Schœnhers. Aucun d’entre eux n’est représenté en Europe. Sauf un seul (Macrorarsus), qui est propre à l'Asie orientale, ils sont partagés entre FAmérique et l'Australie. Ceux particuliers à cette dernière partie du globe présentent deux caractères qui rendent convenable de les isoler, d’où suit que la Tribu se divise en deux
groupes.
1. Art. 7 du funicule antennaire contigu àlamassue. CYLINDRORHINIDES VRAIS, Il. — — libre, PANTOPÉIDES.
Groupe I. Cylindrorhinides vrais.
Article 7 du funicule antennaire plus où moins contigu à la massue. — Corbeilles des jambes postérieures ouvertes.
Les plus grandes et les plus intéressantes des espèces de ce groupe sont confinées dans les parties méridionales de l'Amérique du Sud; Schœnherr n’en a connu qu’une seule (Scofæborus murinus) qu'il à placée parmi ses Cyclomides (1). Elles constituent un type particulier que reproduisent, en Asie, les Macrorarsus, avec une modification très-rare dans la structure des tarses. Un dernier genre (LISTRODBRES) est répandu dans toute l'étendue du continent américain .
L Tous les tarses d’égale largeur et spongieux en dessous. a Corps pubescent, sans aucun vestige d’écailles, parfois glabr 0: b Prothorax transversalement rhomboïdal : Cylindrorhinus. bb — arrondi sur les côtés ou anguleux en arrière. Rostre arrondi, dilaié au bout : Adioristus.
— parallèle, plan en dessus, arrondi aux angles : S00fœ* borus.
aa Gorps plus où moins écailleux.
Prothorax transversalement rhomboïdal : Otidoderes. — plan, carré ou rétréci en arrière : Listroderes: If. Tarses postér. bispides et plus étroits que les autrés; ceux-ci spongieux en dessous : Macrolarsus.
(1) Il à mentionné (Cureul. VI, 2, p: 336) le genre CYLINDRORHINUS; mais
d’après M. Guérin-Méneville, et en le plaçant parmi les Molytides.
CYLINDRORHINIDES VRAIS. 341
CYLINDRORHINUS.
Guénin-Méxev. Voy. d. 1. Cog.; Entom., p. 119 (1).
Tète régulièrement convexe; rostre un peu plus long et sensiblement plus étroit qu’elle, robuste, légèrement arqué, élargi au bout, plus ou moins arrondi aux angles, un peu convexe, et tantôt caréné (parex. tessellatus), tantôt lisse (par ex. angulatus) en dessus, trisinué à son extrémité; scrobes flexueuses, évanescentes et n’atteignant pas, à beaucoup près, les yeux en arrière. — Antennes terminales, médio= cres, peu robustes; scape renflé au bout, atteignant le bord antérieur des yeux; funicule à articles 4 obconique, très-allongé, 2-3 beaucoup moins longs, de même forme, 4-7 courts, obconiques aussi, graduellement plus épais, 7 subcontigu à la massue; celle-ci grêle, allongée, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, ovales, peu convexes. — Prothorax imparfaitement contigu aux élytres, transversal, dilaté et obtusément anguleux sur les côtés, tronqué à sa base ; ses lobes oculaires assez saillants, largement arrondis et ciliés. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne. — Elytres plus ou moins convexes, iès-régulièrement ovales, pas plus larges que le prothorax et non ou à peine échancrées à leur base, avec les épaules arrondies ou tronquées obliquement. — Pattes assez longues; jambes droites, évasées et brièvement mucronées au bout; tarses assez longs et assez larges, spongieux en dessous , à article 4 grand, ainsi que ses crochets. — 2e segment abdominal plus grand que chacun des deux suivants, séparé du 1®° par une suture légèrement arquée; saillie intercoxale assez large, subarrondie en avant. — Mésosternum plan, tronqué en arrière. — Corps ovale, revêtu de poils couchés ou glabre.
Genre composé de quelques espèces du détroit de Magellan et de la Patagonie, d'assez grande taille et d’une physionomie particulière, Il est rare (par ex. angulatus) qu'ils soient glabres; les poils dont ils sont ordinairement revêtus ont un aspect soyeux, et forment, par la différence de leur couleur, un dessin peu compliqué, mais assez élégant (2).
(1) M. Guérin-Méneville a écrit Cyrpnonmnus; j'adopte l'orthographe du 20m établie par Erichson dans Agass. Nomenel. Zool.; Col. p. 50.
(2) Cure. lemniscatus, Quoy et Gaym. Voy. d. l'Uran.; Zool. p. 549, pl. 82, £ 4; lype du genre. — Cy1. tessellatus, Guérin-Mén. Rev. zool. 1839, p. 303; igulatus, ibid, 1841, p. 217. — lineatus, clathratus, Blanch. in Gay, Hist, d. Chile, Zool. V, p. 355.
ADIORISTUS.
Warenu. Proceed. of the Zool. Soc. 1841, p. 124 (1).
Genre très-voisin des CyLINpRORHINUS et que je n’adopte qu’en hé6sitant. Les seules différences que je puisse découvrir entre lui et ces derniers sont les suivantes :
Scape des antennes de longueur variable (2). — Prothorax jamais angulairement dilaté sur les côtés. — Elytres en général très-allongées, rarement oblongo-ovales; leurs épaules toujours arrondies. — Eperons terminaux des jambes rudimentaires, manquant à quelquesunes de ces dernières, parfois à toutes.
11 suit de là que c’est uniquement par la forme du prothorax ef celle des élytres que le genre se distingue du précédent. Ses espèces peuvent se répartir dans deux sections.
Dans la première, le prothorax est régulièrement arrondi sur les côtés, ou un peu rétréci en arrière (3).
Dans la seconde, il est plus ou moins déprimé en dessus, graduellement rétréci en avant, et échancré aux angles postérieurs, de sorte que ses côtés se terminent en arrière par un angle plus ou moins saillant (4).
Les plus grands de ces insectes l’emportent, à cet égard, sur les CyziNprornus; les plus petits leur sont notablement inférieurs. ls sont répandus depuis le détroit de Magellan jusqu’au Chili et à Buenos-Ayres.
SCOTOEBORUS.
Scnoenx. Curcul., VII, 1, p. 97.
Genre à son tour extrêmement voisin des ApiorisTus , à prothorax régulièrement arrondi sur les côtés, et n’en différant que par la forme du rostre et de ses scrobes.
(1) Syn. Cyzpronmnus (pars) Blanch.
(2) Chez une espèce seulement, connue dans quelques collections de Paris sous le nom d’Eremnus monlanus, et que je crois nouvelle, le scape atteint le bord postérieur des yeux. Dans toutes les autres que j'ai à ma disposition, il empiète légèrement sur ces organes ou touche simplement leur bord an térieur.
(3) À. angustatus, conspersus, simpleæ, Chili; subdenudatus, Mendoza; Waterh. loc. cit. p.125. — Cyl. oblongus ; Blanch. in Gay, Hist, d. Chile; Zool: V, p. 357. M. Blanchard semble n’avoir connu que la femelle de cette espèces elle a presque la forme du Cyl. angulatus; le mâle est beaucoup plus étroit et ressemble aux autres Aprorisrus. — À. sifonioides, Blanch, ibid. p. 353: = magellanicus, Blanch. Voy. au Pôle sud; entom. p. 209, pl. 14, f. 10; Ports Famine.
(4) À. punctulatus, Waterh. loc. cit, p. 124, Chili. — punctulatus (mec Waterb.), Chili; costatus, détroit de Magellan ; Blanch. loc. cit. p. 351.
édit EE . Se RP DNS SR
CYLINDRORHINIDES VRAIS. 343
Rostre pas plus long que la tête, séparé du front par un fin sillon transversal, parfaitement parallèle, obtus aux angles, plan en dessus, tronqué au bout; ses scrobes distinctes dans toute leur étendue, rectilignes et atteignant les yeux.
Schœnherr avait placé le genre parmi ses Cyclomides. L'unique espèce (murinus) de Buenos-Ayres qu’il décrit ressemble complètement à l'Ad. angustatus , sous le rapport de la forme et de la livrée; mais elle est de moitié plus petite. On découvrira très-probablement des espèces qui feront le passage entre elle et le genre précédent.
OTIDODERES. Des. Cat. éd. 3, p. 283.
Rostre presque du double plus long que la tète et sensiblement plus étroit, assez robuste, légèrement arqué, peu à peu et sensiblement élargi au bout, arrondi aux angles, un peu convexe en dessus, trisinué au bout ; scrobes assez profondes, rectilignes et atteignant presque les yeux. — Antennes des précédents; leur scape empiétant à peine sur les yeux. — Prothorax transversal, fortement dilaté et anguleux sur les côtés, peu convexe, tronqué à sa base ; ses lobes oculaires assez saillants, largement arrondis. — Ecusson petit, triangulaire. — Elytres peu convexes dans leurs deux tiers antérieurs, régulièrement oblongo-ovales, déhiscentes et obtusément mucronées au bout, pas plus larges que le prothorax et rectilignes à leur base, avec les épaules arrondies. — Jambes très-brièvement mucronées au bout. — Corps densément écailleux. — Le surplus comine chez les Ap1oRISTus.
Je donne, par exception, les caractères de ce genre inédit, fondé sur une espèce (énquinatus Dej.) découverte autrefois par moi dans les Andes du Chili. Cet insecte, de la taille des espèces moyennes du genre Aniorisrus, est une forme ambiguë qui tient des CYLINDRORBINUS par sa forme générale, mais s’en éloigne beaucoup par sa vestiture écailleuse et la sculpture de ses téguments, qui se rapproche de celle de certains LisrRODERES. Il est rugueux en dessus; ses élytres sont en outre granuleuses et présentent des côtes alternativement plus élevées; leur bord latéral est muni, en avant du mucro qui les termine, d’un tubereule assez saillant. Sa livrée, tant en dessus qu’en dessous, con- Siste en marbrures blanchâtres sur un fond d’un brun sale (1).
(1) Je croirais volontiers que le Cleonis chilensis de M. Blanchard (in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 326, Col. pl. 23, f. 9), qui provient des Andes de la province de Coquimbo, est une seconde espèce du genre. Jusqu'ici on n’a Pas trouvé de CLeonus sur aucun point de l'Amérique du Sud.
344 GURCULIONIDES,
LISTRODERES.
Scxoenu. Curcul. Disp. meth., p. 158,
Rostre plus long (en général presque du double) et notablement plus étroit que la tête, assez robuste, un peu arqué, subparallèle, parfois (par ex. bimaculatus) un peu dilaté dans son milieu, plus ou moins anguleux,uni- ou pluricaréné en dessus chez la plupart, presque entier et souvent muni, au bout, d’une petite plaque triangulaire: serobes plus où moins profondes, subrectilignes, atteignant ou non les yeux en arrière. — Antennes terminales chez la plupart, médiocres, peu robustes ; scape atteignant au plus le bord postérieur des yeux (1), en massue au bout; funicule à articles 1-2 allongés, de longueur variable (2), 3-7 subturbinés ou noueux, 7 subcontigu à lg massue; celle-ci oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, oblongs. — Prothorax transversal, plus ou moins déprimé en dessus, rétréei en arrière chez la plupart, subrectiligne ou légère ment arrondi sur les côtés chez les autres, tronqué ou arrondi à sa base ; ses lobes oculaires saillants et arrondis. — Ecusson petit, par: fois presque nul. — Elytres déprimées ou peu convexes, plus ou moins calleuses avant leur extrémité, subparallèles dans les deux tiers au moins de leur longueur, puis rétrécies en arrière, un peu plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres ; cuisses en massue ; jambes antérieures un peu arquées au hout; toutes ou quelques-unes seulement très brièvement mucronées à leur angle interne, ou inermes ;tarses normaux, — 2° segment abdominal très-rarement (par ex. costirostris) pas plus long que chaeun des suivants, séparé du 4% par une suture arquée ; saillie intercoxale assez large, tronquée en ayant. —
(1) Cela dépend de la longueur du rostre, et ce n’est que chez les espèces en petit nombre (par ex. nodifer), où il est plus court que de coutumo, quole scape atteint le bord postérieur des yeux ; la règle est qu’il ne dépasso pas leur bord antérieur,
(2) Dans l'immense majorité des cas, le er article est comme dans les trois genres précédents, beaucoup plus long que le 2; chez un petit nombre (par ex. angusticeps), les deux articles sont égaux; enfin, et cela paraît n’avoir lieu que chez les espèces de l'Amérique du Nord, telles que le squammiger et le caudatus, c’est le 2e qui est deux fois au moins plus long que le 1er. Je remarque aussi que chez ces deux dernières espèces le rostre est absolument pareil à celui des Punraus, et a, comme chez ceux-ci, ses serobes profondes, nettement limitées dans toute leur étendue, rectilignes et prolongées jusqu'au bord antérieur des yeux, tandis que dans toutes les espèces du Chili, à moi connues, le rostre et ses scrobes ont une forme toute différente. Schœnherr u’a pas Liré un parti sufisant de ces diverses modifications, qui finiront sans doute par ètre regardées comme ayant plus qu’une valeur spécifique. Pour moi, il y a au mous deux genres bien distincts confondus dans celui-ci.
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Corps cblong, peu convexe, écailleux, plus rarement hispide, ailé ou non.
Genre répandu depuis le détroit de Magellan jusque dans les régions horéales de l'Amérique du Nord. La plupart de ses espèces qu’a décrites Schænherr appartiennent à cette dernière partie du globe; mais depuis, on en a découvert davantage dans les parties australes de l'Amérique du Sud, principalement au Chili (1).
Ces insectes se rattachent de très-près aux trois genres précédents, mais ils sont généralement plus petits, les plus grands d’entre eux ne dépassant pas la taille moyenne. Leurs élytres sont presque toujours régulièrement striées, avec les intervalles entre les stries plus ou moins costiformes. Quant à leur livrée, elle n'offre rien de remarquable.
MACROTARSUS.
ScnoEnx. Curcul., VI, 2, p. 337.
Rostre tantôt (Bartelsüi, Motschoulskü) un peu plus, tantôt (Faldermanni) du double plus long que la tête, dans le premier cas, robuste, dans le second, moins ; faiblement arqué, légèrement épaissi au bout, arrondi aux angles, déclive en avant; scrobes rectilignes, un peu obliques, superficielles en arrière. — Antennes subterminales, assez longues, peu robustes; scape épaissi au bout, atteignant les yeux; funicule à articles 4-2 très-allongés, noueux au bout, subégaux, 4-7 obconiques, décroissant et grossissant peu à peu, 7 contigu à la massue; celle-ci allongée, acuminée et articulée. — Yeux grands, déprimés, oblongo-ovales. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, arrondi régulièrement ou seulement en avant sur les côtés, tronqué à sa base et en avant, largement et profondément échancré en dessous; ses lobes oculaires très-faibles. — Ecusson à peine distinct. — Elytres convexes, régulièrement ovales ou oblongo-ovales, un peu plus larges que le prothorax et faiblement échancrées en are à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes longues, assez robustes; cuisses graducel-
(1) Aux 21 espèces que mentionne Schænhorr (Cureul. VI, 2, p. 187) aj. : Esp. de l'Amérique du Sud : Z, futvipes, vittatus, griseus, Guérin-Ménev. Revue 2001. 1839, p. 304; détroit de Magellan; les deux premiers pourraient bien être des Anronisrus. -— comatus, Erichs. Archiv, 1847, 1, p. 129; Pérou. — Subcostatus, pilosus, robustus (nodifer Q ? Schh.), du Chili; apicalis, de Monlevideo; Waterh, Proceed, of the Zool. Soc. 1841, p. 121. — planicollis, carinicolis, annulipes, angusticeps, fasciculiger, calceatus, tuberculifer, inæquais, fascioliger, albescens, planipennis, rugipennis, cinerastens, cinerarius, Parvulus, Blanch. in Gay, Hist. d, Chile; Zool. V, p. 338; Chili. — Esp. de l'Amérique du Nord : L. teretirostris, de Californie; oregonensis, de l’Oré- &on; J. L. Le Conte, Rep. on a rail. to the Pacif. Oc. IX, Append. I, p. 55.
lement en massue; jambes droites ou flexueuses (1); tarses longs; les antérieurs médiocrement dilatés et spongieux chez les mâles, les quatre postérieurs dans le même sexe, tous, chez les femelles, linéaires et ciliés en dessous ; leur 4° article très-grand, ainsi que ses crochets. — 2e segment abdominal séparé du 1° par une suture presque droite, plus court que les deux suivants réunis; ceux-ci arqués à leurs extrémités ; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Corps oblongo-ovale, finement squamuleux et pubescent, aptère.
Des trois espèces (2) décrites par Schœnherr, je n’en connais qu'une seule, le Bartelsii. À en juger par elle, ces insectes ont, au premier coup-d’œil, le factes des Psazioium, par suite de leur forme générale et de leur couleur d’un noir profond que voile à peine la fine pubescence dont ils sont revêtus. Ils sont asiatiques et fort rares dans les collections.
GROUPE II. Pantopéides.
Article 7 du funicule antennaire libre. — Corbeilles des jambes postérieures légèrement caverneuses; le repli de la jambe qui les rend telles, garni de cils serrés, dirigés en dedans (3).
Ce petit groupe, particulier à l’Australie, est une preuve de plus des rapports bien connus qui existent entre la Faune entomologique de ce pays et celle des parties australes de l'Amérique du Sud: La plupart de ses espèces ressemblent beaucoup aux Apiorisrus ; elles sont peu nombreuses et rentrent dans les trois genres suivants :