SECTION B
Métasternam en général au moins de longueur moyenne, ses épi- Sternums de largeur variable; mais quand ils sont très-étroits, associés à un métasternum plus ou moins allongé ou à des épimères mésothotaciques assez développées. — Ces dernières parfois, mais rarement, tès-grandes et ascendantes. — Crochets des tarses tantôt libres, tantôt soudés, — Corps ailé ou aptère.
Cette section est plus riche en espèces que la précédente, et de tous les groupes de la Famille, c’est celui dont l’arrangement systématique présente le plus de difficultés. IL est même impossible de donner une définition rigoureusement exacte de leur ensemble. Celle qui précède, traduite en d’autres termes, signifie que , à la différence des espèces de la section qui précède, celles-ci ne présentent que très-exception-
(1) N. squamosus, Wollast. loc, cit. pe 212, pl. 14, £, 3,
nellement la réunion de ces trois particularités : un métathorax trèscourt, des épisternums métathoraciques très-étroits, et des épimères mésothoraciques très-petites. L'une ou l’autre leur font presque toujours défaut.
Deux caractères communs dans la Phalange suivante et chez les Apostasimérides font ici, pour la première fois, leur apparition, à sa voir : des segments abdominaux intermédiaires arqués ou anguleux à leurs extrémités, et des épimères mésothoraciques ascendantes (1). Le premier s’observe chez quelques Erirhinides et les Ambatides, le second dans ce dernier groupe seulement. L'absence d’un pédoncule au sous-menton est tellement rare, qu’elle n’existe que dans un seul groupe, celui des Promécopides, qui est en mème temps le seul dans lequel le rostre soit triangulairement échancré. La règle, très-générale également, est que les corbeilles des jambes postérieures suient ouvertes. La vestiture de ces insectes mérite aussi d’être signalée. Dans l'immense majorité des cas, elle consiste uniquement en poils, ou, s’il existe des écailles, ce n’est qu’à la face inférieure du corps (2). Il existe également ici quelques genres qui font exception à la contiguité des hanches antérieures; mais ils ne contiennent qu'un trèspetit nombre d'espèces et même souvent une seule. Enfin, pour ce qui concerne leurs habitudes, les neuf dixièmes environ de ces insectes vivent sur les végétaux.
La Section comprend tout le reste des Brachyrhynques de Sthœnherr, les deux tiers à peu près de ses Erirhinides, et une partie de ses Orthocères. Par conséquent, elle ne continue pas directement la précédente, mais lui est parallèle. Comme celle-ci, elle débute par des espèces brévirostres et se termine par des longirostres ; seulement, ces dernières sont en majorité. Il y a dans les deux sections, lorsqu'on les met, par la pensée, en regard l’une de l’autre, quelques groupes qui sè représentent réciproquement. Quant aux Orthocères en question, si la plupart d’entre eux sont placés immédiatement à la suite les uns des autres, cela a lieu non parce que leurs antennes sont droites, mais parce que leurs analogies exigeaient qu'il en fût ainsi (3).
(1) C'est-à-dire remontant assez entre le prothorax etles élytres pour être plus ou moins visibles d'en haut.
(2) Cela est surtout remarquable chez les Erirhinides de Schœnherr, qui composent une bonne partie de la séction et la presque totalité de la phalange suivante; près des dix-neuf vingtièmes d’entre eux sont privés d'écailless Schœnherr, et tous les auteurs en général, sont remplis d’iudications fautives au sujet de la vesliture de ces insectes.
(3) Sans parier des Emsus et des Micnocenus, qu'on à vus précédemment en tête de la Familie, les autres Orthocères appartiennent à d’autres groupes que celui-ci, La séparation et Ja dispersion de ces insectes cesseront do paraitre choquantes lorsqu'on aura secoué le joug d’une longue habitude, Déjà M. Im= hoff (Vers. ein, Einführ. in d, Stud, d, Coleopt. p. 210 sq.) a reporté, à titre
SYNAPTONYCIDES. 379
Je me suis efforcé de répartir ces insectes dans des groupes aussi naturels que possible; mais ces groupes, qui s'élèvent à dix-huit, sont, pour la plupart, aussi difficiles à définir rigoureusement, que la section elle-même. Le tableau synoptique suivant ne doit donc être considéré que comme s'appliquant seulement à la très-grande majorité des espèces.
1. Antennes coudées, rarement arquées; scrobes rostrales linéaires.
A Epimères mésothoraciques de grandeur variable, non ascendantes.
a Sous-menton saus pédoncule; rostre échancré
au bout. 2. PRoMÉCOPIDES.
aa — pédoneulé; rostre enlierau bout.
b Pronotum confondu avec les flancs du prothorax.
e Mandibules saillantes, écailleuses (1). 1. SCYTHROPIDES. cc — glabres, très-rarement saillantes.
d cart. des tarses très-grand, en forme de pa= lette, faiblement fissile ou entier; le
4e très-court ou nul. 6. DIAPATHRARIDES.
dd — de grandeur variable, bilobé ou non,
jamais en forme de palette.
e Rostre très-robuste, difforme. 7. ATERPIDES. ee — de grosseur variable, non difforme (2).
Jambes plus ou moins arrondies et non si-
nues en dedans.
g Rostre très-court et très-robuste, en général
anguleux. 3. GoniPTÉRIDEs.
gg Rostre plus ou moins long, le plus souvent cy-
lindrique ou arrondi aux angles.
h Crochets des tarses presque toujours soudés;
antennes imparfaitement coudées; jambes
raucronées au bout. 8, Créonipes,
d'exceptions, parmi les Gonatocères, les genres OxYnuyncnus, PLATYMERUS, AN- Tuanminus et Iruycgnus, en les disséminant à côté de genres à an‘ennes coudées, Plus récemment, M. Jekel (Ins. Saunders.; Col., part. 2, p. 156) a proposé dérapprocher les Camarorus des Mécorhynques à rostre court, les OxvnayNcaus des Calandrides, Les Ramenus des Oncuesres et les TacHYconus des CEUTHORHYNcuus, Seulement je ne suis pas d'accord avec lui lorsqu'il réunit les Attélabilles, Rhinomacérides, Apionides, Tanuonides, Oxycoryaides et Antliarhinides de Schœnberr dans un groupe commun auquel il conserve le nom d'Attélabides ; à mon sens, ces insectes ne peuvent rester associés ensemble, Mais c'est là une question de détail. La démolition des Orthocères de Sthœnherr est, comme on le voit, déjà bien ayxancée, et je ne suis pas le premier qui ÿ ait mis la main.
(1) Sauf chez les Seyrnnopus.
(2) Les Srevnanonuynenus seuls font exception à cet égard.
hh Crochets libres; antennes coudées.
î Rostre assez robuste, arrondi aux angles, 4. Hyrénines. fi — plusou moins grêle, cylindrique.
Corbeilles des jarabes postérieures ouvertes, 10, Erinminires. — — caverneuses. 11. AMALAGTIDES, [f Jamhescomprimées, bisinnéesau côté interne, fortementonguiculées, plusrarement mu-
cronées au bout. 9. Hyronnues.
db Pronotum séparé des flancs du prothorax
par des arètes latérales. 13. PesrocmiLipEs, B Epimères mésothoraciques grandes, ascen-
dantes 12. ANBATIDES.