‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 68 sur 121 · IL. Rostre en général cylindrique et filiforme, peu robuste · texte numérisé non relu

IL. Rostre en général cylindrique et filiforme, peu robuste

chez la plupart; ses serobes commerçant plus où moins

loin de son extrémité. Lrupes,

Groupe I. Cléonides vrais.

Rostre plus long que la tête, au moins médiocrement robuste, ans tôt anguleux, et alors inégal ou caréné en dessus, tantôt arrondi, sans devenir régulièrement cylindrique et filiforme; ses scrobes jamais très-incomplètes en avant.

A ces caractères on peut ajouter les suivants, qui souffrent des ex» ceptions plus ou moins nombreuses, mais qui, pour la plupart, n@ s’observent jamais dans les deux groupes suivants.

Ainsi il n’est pas rare que le front soit déprimé, déclive et envoie une courte orbite au-dessus des yeux. Très-souvent il existe sous le rostre deux sillons ou deux lignes glabres et lisses qui, partant des sinus où sont logées les mâchoires, se dirigent en convergeant Vers sa base. La géniculation incomplète des antennes est en général plus prononcée que chez les Lixides, ce qui, dans l’origine, avait engagé Schænherr (1) à placer plusieurs genres du groupe (Mecasris, PACHYcerus) parmi les Cureulionides orthocères, mesure qu'il aurait pu étendre beaucoup plus loin. Les deux sinus qui entament le prothorax à sa base sont quelquefois (par ex. Clconus imperialis, ophéhal-

notes par M. Godart (ibid. 1851, Bullet. p. XI) et M. Rojas (ibid. 1857, p 330). — Voyez aussi les idées neuves émises à ce sujet par M. H: Jekel, dans un Mémoire intitulé : « Remarks on the pollinosity of the Genera Lixus and Larnos. » The Journ. of Entom. I, p. 12. — Pour ce qui me concerne, j'ai NL très-souvent, chez les Lixus et plusieurs Buprestis que j'ai observés en Amérique, cette substance se reproduire en plus ou moins grande quantité, pen dant la vie de ces insectes,

(1) Curcul. Disp. meth. p. 56.

CLÉONIDES VRAIS. 419

micus)remplacés par une troncature en ligne droite ou une échancrure. Il est très-rare que ses lobes oculaires disparaissent complètement (par ex. C. morbillosus), et jamais ils ne sont accompagnés de vibrisses proprement dites (4).

Ces tarses grêles et non spongieux en dessous, qu’on a vus précédemment dans quelques genres de Brachydérides (Prorenomus, Di- GLossorrox) et de Leptopsides (OpHnyasres, DERACANTHUS), se rencontent fréquemment ici. C’est également le seul groupe dans lequel s’observent un petit nombre d’exceptions à la soudure des crochets de ces organes. Enfin, le métathorax est assez rarement allongé et souvent aussi Court que dans les espèces de la section précédente ; mais ses épisternums restent de largeur normale et sont même quelquefois (Leucochromus imperialis) très-larges. Les épimères mésothoraciques sont de grandeur moyenne.

La livrée de ces insectes est plus variée que celle des Lixides et forme ordinairement un dessin nuageux ou consiste en linéoles, taches ou marbrures sur un fond variable ; l’efflorescence qui la voile est faible et même assez souvent nulle. Quant à leurs habitudes, ce sont des insectes épigés, qui grimpent tout au plus sur les plantes basses et ne se trouvent jamais sur les fleurs. Enfin, pour ce qui conterme leur habitat, sauf deux ou trois espèces propres à l'Amérique du Nord, ils sont étrangers au nouveau continent et peu nombreux dans les régions intertropicates de l’ancien. C’est principalement dans la Russie asiatique et autour de la Méditerranée qu'ils abondent. 11 y On à aussi quelques-uns dans l'Afrique australe, aux Indes orientales, à Java, et en Chine. On ne sait encore rien de leurs premiers états (2).

Sauf deux genres (Errmayncuus, Eumecors), le groupe est entièrement constitué par les CLEONUS des auteurs, qui ne me paraissent pas pouvoir rester dans l’état où Schœænherr les a laissés en dernier lieu. Non-seulement j'ai adopté les trois genres (Mecasris, BorayNopgnes, PAcuYCERUS) qu'il en avait détachés dans l’origine et dont il n’a, plus lard, conservé que le dernier, mais encore quelques-uns de ceux que M. de Motschoulsky a proposés récemment dans un travail sous forme de tableau synoptique (3).

(1) Ce dernier caractère serait très-bon pour distiaguer ces insectes des Lixides qui possèdent souvent de ces vibrisses ; mais un grand nombre de ces derniers en sont également dépourvus, de sorte qué ce caractère n’est pas plus ligoureux que les autres,

(2) Paykul (Faun. suce. III, p. 299) à connu la larve du Cleon. nubilosus, Mais ilso borne à dire qu’elle vit sur les feuilles des saules. C'est le seul ren “Stement de ce genre que je trouve dans les auteurs. M. Ratzeburg (Die Forstins. I, p, 138) parle des habitudes du £. glaucus qu'il dit avoir été ubservé en Stand nombre sur les pins, mais il se tait sur sa larve.

(8) Ge tableau a paru dans le Bullet. d. l’Académ. d. St-Pétersb, IL, 1860, p.

: Ine Comprend guère que les espèces asiatiques et européennes, qui y sont

I. Elytros débordant lo prothorax, calleuses aux épaules; crochets des tarscs libres : Rhytidoderes.

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