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AMBATES.
Scnoexu. Curcul., III, p. 278 (1).
Rostre long, peu ou assez robuste, subcylindrique, un peu épaissi, comprimé et caréné en dessus à sa base ; scrobes commençant presque dans son milieu, rectilignes et atteignant les yeux. — Antennes submédianes, assez longues, grèles ; scape en massue au bout; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-là plus court et plus gros, 3-1 décroissant graduellement; massue assez forte, oblongo-ovale, articulée. — Yeux grands, brièvement ovales, transversaux. — Prothorax peu convexe, au moins aussi long que large, graduellement rétréci et en général brièvement tubuleux en avant, légèrement bisinué à sa base, tronqué en avant, avec son bord antéro-inférieur plus ou moins échancré dans son milieu. — Ecusson petit, en triangle curviligne ou carré. — Elytres presque planes en dessus, rhomboïdales ou oblongues, brièvement rétrécies en arrière , à peine plus larges que le prothorax et faiblement échancrées ou subtronquées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues, médiocrement robustes; cuisses sublinéaires ou en massue, munies d’une petite dent en dessous; jambes comprimées, droites ou légèrement arquées, brièvement mucronées au bout; tarses assez longs, spongieux en dessous, à articles 1-2 étroits, 4 long ; ses crochets variables (2). — 2° segment abdominal plus long que 3-4 réunis, séparé du 1° par une suture anguleuse ; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Métasternum assez long. — Corps rhomhoïdal ou oblong, finement écailleux en dessous, en général revêtu d’un enduit velouté en dessus.
Les Ampares sont d’élégants et assez petits insectes qui, en général, ressemblent, les uns, à certains Heizipus, les autres, à des Crozus (3). La plupart ont pour livrée trois bandes longitudinales sur le prothorax, dont les deux externes se continuent sur les élytres et se réunissent à l’extrémité de ces dernières. Ces bandes sont tantôt d'un jaune soufre pâle, tantôt d’un rouge de brique; le dessous du corps est de l’une ou de l’autre de ces couleurs. Le genre est médiocrement riche en espèces (4) et, sauf une (cœæsus) propre au Mexique, confiné dans l'Amérique du Sud intertropicale.
(1) Syn. Emvares, Chevrol. Col. d, Mexiq. cent. I, fase. 1.
(2) Sur les quatre espèces que j'ai sous les yeux, une seule (apricuns Herbst), les a soudés; ils sont parfaitement libres chez les trois autres ; chez toutes ils sont petits.
() Schœnherr en avait primitivemeut (Cureul. JIL, p. 188) placé une espèce (Pusio) parmi les Heuwwus, et, ainsi qu’on l'a vu plus haut (p. 459, note), il est probable que l’Heilipus aurantiacocinctus de M. Lucas (in Casteln. Voy. d. l'Amér, du Sud; Entom, p. 167, pl. 10, f. 6), doit être rapporté ici.
(4) Aux huit espèces (protus, quadrilineatus, Mærkeli, etc.) mentionnées par
Coléoptéres. Tome VI. 33
PTERACANTHUS.
Souoena. Curcul., VIL, 2, p. 156.
Rostre allongé, assez robuste, cylindrique, appliqué au repos contre le corps; ses scrobes commencant dans son milieu, obliques et suhconniventes en arrière. — Antennes médiocres, assez grêles ; scape en massue au bout; funicule à articles obconiques : 4 gros et plus long que les suivants, 2-7 décroissant et grossissant peu à pou; massue assez forte, ovale, articulée, subobtuse au bout. — Yeux très-grands, légèrement convexes, brièvement ovales, transversaux, assez largement séparés en dessus. — Prothorax transversal, gibbeux, sauf à sa base, caréné dans sa moitié antérieure, brièvement tubuleux, avec un sillon circulaire en avant, profondément bisinué à sa base; son bord antérieur assez saillant dans son milieu. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres peu convexes, assez courtes, graduellement rétrécies en arrière et munies chacune d’une épine aiguë et horizontale près de leur extrémité, beaucoup plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules prolongées en une longue épine. — Pattes lon= gues et grêles; cuisses linéaires, armées d’une petite dent aiguë; jambes droites, inermes au bout; tarses assez longs, à articles 4-2 étroits, celui-là long, 3 beaucoup plus large, 4 cout; ses crochets petits, soudés à leur base.— 2° segment abdominal presque aussi long que 2-3 réunis, séparé du 1° par une suture arquée dans son milieu; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Métastermum court; ses épisternums très-larges. — Saillie mésosternale lamelliforme, trèslarge etverticale.— Corps court, épais, finement écailleux et pubescent:
De même que le genre suivant représente ici les Barroius, celui-ci est l’'analogue des Cenrmnus. L’unique espèce (Smidlii Kab:), de Cayenne, qui le compose, est un joli insecte d’un noir grisâtre en des= sus, varié de blanc pur en dessous, avec la tête et la moitié antérieur? du prothorax d’un beau rouge clair. Ainsi qu’on le verra plus loin, on lui a associé dans les collections un insecte du Brésil, qui appars tient aux Pmonomerus, genre qui fait partie de la Phalange suivante
GROUPE II. Synophthalmides.
Yeux très-grands, contigus ou faiblement séparés en dessus, = Massue antennaire plus grande que le funicule, compacte et velous tée. — Segments intermédiaires de l'abdomen coupés carrément en arrière. — Crochets des tarses libres.
Les deux genres qui suivent sont encore plus anormaux dans lt section actuelle que les Ambatides, et beaucoup plus rares dans les
Schœnherr (Cureul. VIE, 2, p. 150), aj. : A. eumerus, griseolus, immunduss Erichs, Archiv, 1847, E, p. 131; Pérou.
SYNOPHTHALMILES. #15
collections. L'un d’entre eux est propre à l'Afrique australe, l'autre aux iles Philippines.
I. Saillie mésosternale lamelliforme, verticale, fortement transversale : Phacemaslyz.