Rostre grêle, cyliudrique; ses scrobes très-incomplètes
en avant. AMALACTIDES VRAIS.
IL. Rostre subquadrangulaire; ses scrobes complètes en avant. EMPHIASTIDES.
GROUPE I. Amalactides vrais.
Rostre allougé, plus ou moins grêle, cylindrique; sesserobescommenant vers son milieu ou son tiers antérieur. — Yeux grands, fortement
(1) Ainsi qu’on le verra par la suite, ce groupe des Cossonides s’est considérablement accru dans ces dernières années, grâces aux découvertes de M. Wullaston, et contient actuellement des formes aberrantes très-singulières. Le Senre Aonus, que Schœnherr a placé immédiatement à la suite des Tnanes et chez lequel les corbeïlles des jambes postérieures sont ouvertes, me paraît de- Voir y rentrer. Les rapports des Amalactides avec ces insectes n'avaient pas échappé à Schœuherr; il a comparé les AmaLacrus aux Cossonus.
transversaux. — Un écusson. — Corbeïlles de toutes les jamhes cnverneuses; tarses plus où moins larges, à article 3 Milobé. — Méfnsternum au moins de longueur moyenne.
Les trois genres qui suivent étaient des Evirhinides pour Schœnberr. D’après leur facies, leurs espèces vivent probablement sur les troncs d'arbres. Ils sont disséminés au loin sur le globe.
I. Art. 4 des tarses de forme et de grandeur normales, ainsi que ses crochets; serobes rostrales séparées en arrière.
Yeux contigus en dessous : Tranes.
— non —— Iphipus, JL. Art. 4 des tarses court, cylindrique ; ses crochets très-petits, grêles, parallèles; scrobes rostrales subconniventes en arrière : Amalactus.
TRANES.
Scnoenx, Cureul. VIT, 2, p. 129.
Rostre allongé, assez robuste, arqué, cylindrique, ses scrobes commencant un peu au-delà de son milieu, subrectilignes, atteignant les yeux. — Antennes submédianes, médiocres, assez robustes; scapeen massue au bout; funicule à articles obconiques : 1 allongé, 2 de moitié moins long, 3-6 plus courts, subégaux, 7 plus long et plus épais, annexé à la massue; celle-ci cblongo-ovale, subacuminte. — Yeux très-sgrands, allongés, contigus en dessous. — Prothorax plan, aussi long que large, quadrangulaire, légèrement arrondi et très-obtusé= ment caréné sur les côtés, brièvement et fortement tubuleux et tron= qué en avant, légèrement bisinué à sa base, avec ses angles postévieurs arrondis. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres très: peu convexes, allongées, parallèles, obliquement rétrécies et obtuses en arrière, pas plus larges que le prothorax et très-fxiblement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres et ro= bustes; hanches antérieures très-légèrement séparées; cuisses fortes ment en massue; jambes comprimées, graduellement élargies, les antérieures hérissées de longs poils en dedans, toutes brièvement mucronées au bout; tarses médiocres, assez larges, spongieux en Gess sous, à 4° article épaissi au bout, long, ainsi que ses crochets. — 21 segment abdominal plus long que les deux suivants réunis, séparé du 1% par une suture arquée; saillie intercoxale large, ogivale. = Métasternum allongé. — Corps allongé, pubescent.
Des deux espèces que Schænherr a décrites, l’une (sparsus) m'est inconnue. L'autre (Vigorsü) est un assez grand insecte d’un jaune fers rugineux, pointillé sur le prothorax, assez fortement strié sur les élys tres et revètu de poils couleur d’ocre, médiocrement abondants, et qui, étantcaduques, variaient presque dans tous les exemplaires assez
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nombreux que j'ai vus; ordinairement ils forment des mouchetures, Ces deux espèces sont propres à l'Australie.
IPHIPUS. Souoenu. Curcut, III, p. 248.
Rostre allongé, peu robuste, médiocrement arqué, cylindrique et un peu déprimé au bout; ses scrobes commencant entre son milieu et son extrémité, obliques, atteignant les yeux. — Antennes médiovres, assez robustes; scape légèrement en massue au bout; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là le plus long, 4-7 très-courts, serrés, grossissant peu à peu, 7 contigu à la massue; celle-ci assez grosse, ovale. — Yeux grands, oblongo-ovales, transversaux. — Prothorax subtransversal, peu convexe, rectiligne sur les côtés dans sa moitié postérieure, puis s’arrondissant et rétréci en avant, légèrement bisinué à sa base, tronqué et sinué en avant, entier en dessous. — Ecusson très-petit.—Elytres régulièrement oblongues, parallèles, peu convexes, largement arrondies en arrière, à peine plus larges que le prothorax, et chacune légèrement saillante à sa base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres; hanches antérieures à peine séparées; cuisses fortement en massue, inermes; jambes droites, médiocrement mucronées au bout; tarses médiocres, assez étroits, ciliés et spongieux en dessous, à articles 1-2 étroits, 4 grand, ainsi que ses crochets, — 2° segment abdominal aussi long que 3-4 réunis, séparé du 12° par une suture arquée; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum allongé. — Corps oblong, médiocrement pubescent.
Schœnberr a fondé primitivement ce genre sur un assez grand insecte du Brésil (rudis Schh.), d’un noir presque mat, criblé de points enfoncés sur la tête et le prothorax, finement strié sur les élytres, avec les intervalles entre les stries plans et ridés transversalement, enfin revêtu d’une pubescence grisâtre, couchée, uniforme et peu abondante en dessus. Depuis, il à associé à cet insecte une autre espèce de l’Australie qui en diffère à quelques égards et qui forme au moins une section particulière dans le genre (1).
(1) Z. Roei, Schænh. Cureul, VII, 2, p. 127. Cet insecte diffère du rudis par son rostre un peu renflé au niveau de l’ioserlion des antennes et plus grèle dans sa moitié terminale qu’à sa base ; ses yeux complètement contigus en dessous; ses jambes plus robustes, élargies au bout et dont les antérieures sont concaves à leur extrémité sur leur face interne ; les éperous terminaux de toutes sont placés dans leur axe et non dirigés en dedans. Le corps est comblèlement glabre et les élytres sont fortement striées, avec les intervalles entre ls stries costiformes. Ces différences, corroborées par un habitat tout autre, mé paraissent avoir une valeur générique.
AMALACTUS.
Scuoeny, Curcul. II, p. 251.
Rostre allongé, médiocrement robuste, arqué, cylindrique ; scrobes commençant vers son tiers antérieur, obliques, évasées en arrière et confluentes en dessous. — Antennes médiocres, peu robustes; scape graduellement épaissi; funicule à articles 1 court, obconique, 2 allongé, 3-7 très-courts, serrés, grossissant peu à peu, 7 contigu à la massue. — Yeux grands, fortement granulés, oblongo-ovales, transversaux. — Prothorax subéquilatéral, presque plan en dessus, un peu élargi et légèrement arrondi sur les côtés antérieurs, brusquement et brièvement tubuleux et tronqué en avant, faiblement bisinué à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres peu convexes, al longées, parallèles, pas plus larges que le prothorax et faiblement échancrées à leur base. — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes un peu comprimées, droites, assez fortement mucronées au bout: les postérieures ciliées en dehors à leur extrémité, avec leurs corbeïlles fortement caverneuses; tarses médiocres, assez larges, spongieux en dessous, à articles 1 très-grêle à sa base, 3 cordiforme, à moitié fendu seulement, 4 court, grêle, cylindrique; ses crochets très-petits, grèles, parallèles. — 2° segment abdominal beaucoup plus long que 3-4réunis, séparé du 1° par une suture arquée; saillie intercoxale large, subarrondie en avant. — Métasternum allongé. — Corps allongé, linéaire, glabre.
L'espèce typique (nigritus Schh.) est d’assez grande tailie, et, comme le dit Schœnherr, ressemble un peu, au premier coup-d'œil, àun Cossonus. Elle est d’un noir profond assez brillant, ponctuée sur le pr'othorax, sauf dans son milieu, et fortement striées sur les élytres, avec les intervalles entre les stries costiformes. J'en possède une espèce inédite, du Mexique, plus grande et relativement plus large.
Le genre est voisin des Ipaipus, mais en diffère abondamment pat ses scrobes rostrales confluentes en arrière, l'allongement du 2° article du funicule antennaire et la structure des 3° et 4° articles des tarses.
GROUPE II. Emphiastices,
Rostre médiocre, robuste, subquadrangulaire; ses serobes atteignant la commissure de la bouche. — Yeux médiocres, arrondis. = Point d'écusson. — Corbeilles des jambes postérieures seules caverneuses; tarses linéaires, à article 3 entier. — Métasternum très-court
Le genre Euprrastes, de Mannerheim, est un des plus anormaux qui existent parmi les Gurculionides. L’unique espèce qui le compose
EMPHIASTIDES, 511
ressemble en effet, au premier coup-d’œil, à une Pnarera et vit} comme les espèces de ce genre, dans le sable des bords de la mer. Aussi, Mannerheim n’a-t-il su où le mettre et s’est-il contenté de dire que peut-être il devait être classé à côté des TrACHODES et des StyraLus. La structure des corbeïlles de ses jambes postérieures, qui sont caverneuses au plus haut degré, pouvait seule faire soupçonner ses rapports avec les Amalactides vrais. Soit qu’on le considère comme une forme très-aberrante de ces derniers, ainsi que je le fais ici, soit qu'on le place dans une tribu distincte, je ne crois pas qu'il puisse ètre beaucoup éloigné de ces insectes; partout ailleurs il serait encore plus déplacé.
EMPHIASTES.
Manvenu. Bullet. d. Mosc., 1852, I, 353.
Rostre de moitié plus long que la tête, robuste, subparallèle, anguleux, presque plan et pluri-caréné en dessus, tronqué au bout; ses scrobes larges, assez profondes, rectilignes et atteignant sa base. —Antennes antérieures, à peine plus longues que le rostre et la tête réunis, robustes; scape en massue au bout; funicule à articles 1-2 obconiques, allongés, celui-ci de beaucoup le pluslong, 3-7 très-couris, transversaux, grossissant graduellement, 7 contigu à la massue et aussi largé qu’elle; celle-ci ovale, acuminée au bout, articulée. — Yeux médiocres, brièvement ovales, déprimés. — Prothorax transversal, médiocrement et très-régulièrement convexe, fortement arrondi sur les côtés, tronqué à sa base et en avant. — Elytres médiocrement convexes, ovales, pas plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base. — Pattes courtes, robustes; cuisses comprimées, oblongo-ovales, les postérieures beaucoup plus larges que les autres; jambes âpres; les antérieures arquées en dehors, prolongées en une longue saillie, oblique et obtuse au bout; les intermédiaires biépineuses à leur extrémité ; les postérieures arquées, fortement élargies et tronquées au bout; leurs corbeilles très-fortement caverneuses; tarses courts, ciliés en dessous, à articles 1-3 obconiques, celui-ci entier, 4 assez long; ses crochets petits et grèles. — 2° segment abdominal aussi long que 3-4 réunis, soudé au 1% et séparé de lui par une fine suture superficielle; saillie intercoxale assez étroite, un peu rétrécie et anguleuse en avant. — Métasternum court; ses épisternums assez larges. — Corps oblongo-ovale, glabre, aptère.
L’unique espèce (fucicola Manh.) reproduit à la fois les couleurs et les habitudes des PaazenA de la Famille des Ténébrionides. Elle est habituellement d’un jaune testacé brillant, avec le disque du prothotax, celui des élytres et les tarses d’un brun noirâtre également tès-brillant; ces deux couleurs dominent plus ou moins et il y a des exemplaires entièrement testacés. Les élytres sont striées, avec les in-
512 CURCULIONIDES. tervalles entre les stries plus ou moins ridés. Cet insecte, de taille moyenne, vit dans le sable, sous les fucus rejetés par la mer sur ses bords, et à été trouvé abondamment par M. Frankenhæuser sur les vivages de l’île Edgecombe (Amérique russe).
TRIBU XXVIIT.
AMBATIDES.
Sous-menton muni d’un pédoncule saillant. — Mandibules trèscourtes. — Rostre plus ou moins grêle et allongé, arqué; ses scrobes commençant près de son milieu, linéaires, — Funicule antennaire de 7 articles, le 7° libre. — Yeux grands, brièvement ovales, déprimés. — Prothorax sans lobes oculaires, plus ou moins bisinué à sa base. — Un écusson parfois nul. — Jambes mucronées ou inermes au bout; les corbeilles des postérieures ouvertes; crochets des tarses le plus souvent libres. — Métathorax en général de longueur moyenne; ses épisternums larges. — Epimères mésothoraciques très-erandes, ascendantes, un peu visibles d’en haut. — Corps aïlé, pubescent ou écailleux. \
De tous ces caractères, le seul réellement essentiel est le développement des épimères mésothoraciques. Il est en même temps accompagné, comme cela est de règle, toutes les fois qu’il existe, d’une aug- « mentation dans la largeur des épisternums du métathorax. Les genres qui composent cette Tribu ont tous une physionomie particulière et représentent d’une manière frappante autant de genres appartenant à la section actuelle ou à la phalange suivante.
Ils sont tous exotiques, et, malgré leur petit nombre, constituent deux groupes très-tranchés.
I. Segments intermédiaires de l’abdomen anguleux à leurs extrémités. ANBATIDES VRAIS,
Il. Segments intermédiaires coupés carrément eu arrière. SYNOPHTIALMIDES.
GROUPE I. Ambatides vrais,
Yeux latéraux. — Massue antennaire beaucoup plus courte que le funicule, articulée. — Segments intermédiaires de l'abdomen arguleux à leurs extrémités.
Ce groupe se compose des deux genres suivants qui sont propres à l'Amérique.