TRIBU XXXI
BÉLIDES.
Sous-menton muni d’un pédoncule assez long.—Mandibules courtes, en tenailles, dentées. — Tète plus ou moins, en général médiocrement prolongée en arrière des yeux; rostre cylindrique, arqué; ses serobes submédianes ou basilaires, très-courtes.—Antennes droites, grossissant peu à peu, sans former de massue proprement dite (1). — Yeux plus ou moins gros, saillants. — Prothorax sans lobes oculaires, bisinué à sa base. — Un écusson. — Elytres embrassant au plus médiocrement le corps; leurs épipleures parfois nulles. — Hanches antérieures cylindriques, saillantes; cuisses postérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen ; jambes inermes au bout, leurs corbeïlles petites, terminales, ouvertes ; crochets libres. — Les trois segments intermédiaires de l'abdomen subégaux ou décroissant peu à peu, séparés du 1% par une suture droite ; saillie intercoxale petite, en triangle aigu. —Métasternum allongé; ses épisternums larges. — Epimères mésothoraciques assez grandes. — Corps ailé.
Il est nécessaire de retirer des Rhinomacérides de Schœænherx les trois genres BeLus, Ruuinoria et Homazocerus qu'il y a compris; ils ne peuvent rester associés aux RRINOMACER et aux DIODYRHYNCHUS, ceux-ci appartenant à la phalange suivante.
Ainsi constitué, ce groupe est très-naturel et très-distinct des trois suivants par un grand nombre de caractères, dont les plus importants sont : l'absence complète de massue antennaire, la grandeur relative des segments intermédiaires de l’abdomen et la forme de la saillie intercoxale. L’étroitesse des épipleures des élytres est moins constante: Nulles, de telle sorte que les élytres ne recouvrent que le dos de l’arrière-corps chez les Bezus et les Rnivoma, elles se développent assez à leur base chez les Hoxarocerus et dans toute leur étendue chez les DrcorpyLus, mais en restant toujours médiocrement larges.
Ce dernier genre et les HowALoGERuS sont propres à l'Amérique du Sud , les deux autres sont australiens.