TRIBU XXX
OXYCORYNIDES.
Sous-menton muni d’un pédoncule grêle, aussi long que l’échancrure buccale. — Mandibules très-courtes, en tenailles. — Rostre grêle, cylindrique, presque droit, subhorizontal; ses scrobes très courtes, inférieures, subbasilaires. — Antennes droites; leur scape court; funicule de 8 articles; massue petite, de 3 articles dont le 4er seul bien développé; les autres spongieux, distincts, formant un cône aigu. — Yeux brièvement ovales. — Prothorax sans lobes oculaires, échancré sur son bord antéro-inférieur; son pronotum séparé de ses flancs par une arête vive. — Un écusson, — Jambes inermes au bout; corbeilles ouvertes, petites, terminales. — 4° article des tarses aussi long que 1-3 réunis, muni à sa base d’un nœud très-distinct, enfoui entre les lobes du 3°. — Métasternum allongé. — Epimères mésothoraciques médiocres. — Corps glabre, ailé.
Cette Tribu, de même que les quatre suivantes, est empruntée aux Orthocères de Schœænherr, et ne comprend que le seul genre Oxyco- RYNUS de M. Chevrolat. Les nombreuses particularités qui lui sont propres, sont exposées en détail dans la formule qui précède, et l'on peut voir qu’il constitue l’un des types les plus tranchés de la Famille. L'un des plus remarquables est la présence d’un nœud très-distinct à la base du 4° article des tarses, nœud qui n'existe aussi apparent parmi tous les Curculionides que chez les Drvopuronus. La longueur
(1) A. variabilis, mutabilis, œgrotus, parcus, Schœnbh. loc. cit. et NII, 2, p. 333. — J'en connais une cinquième espèce du même pays, beaucoup plus grande, plus allongée et plus parallèle que les précédentes; son prothorax est très-voisin de celuidu Pefalochilus gemelius, mais plus court et fortement tran= chant sur les côtés; enfin son métasternum présente une grande dépression concave dont les bords latéraux sont carénés et ses deux premiors segments abdominaux sont aplanis sur lu ligne médiane. Je lai vue étiquetée comme étant un Oxyconmus, mais elle ne peut être distraite. du genre actuel, où elle x doit tout au plus former uno section à part,
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du pédoncule du sous-menton mérite également d’être signalée, car c'est un caractère de Calandrides. Quant à la place que doit occuper ce genre, elle est nettement indiquée par la forme du prothorax qui ne se retrouve dans la sectiôn actuelle que chez les Pétalochilides qui précèdent. Ses espèces ont même une ressemblance prononcée avec les ANCHYLORHYNCHUS.
OXYCORYNUS.
Cuevroz. Ann. d. L. Soc. entom. I, p. 581.
Tête obconique; rostre du double plus long qu’elle. — Antennes à peine aussi longues que lui, assez robustes, à articles subcylindriques; scape un peu plus long que chacun des 1°" articles du funicule; ceux-ci plus grands que les suivants, qui sont subégaux. — Yeux assez grands, transversaux, un peu saillants. — Prothorax transversal, légèrement et régulièrement convexe, finement rebordé et arrondi sur les côtés, tronqué à sa base, avec un lobe médian large et court, largement échancré en arc sur son bord antérieur. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres médiocrement convexes, ovales, parallèles, largement arrondies en arrière, aussi larges que le prothorax et échancrées à leur base. — Pattes médiocres; cuisses robustes, comprimées, sublinéaires; jambes droites, comprimées, peu à peu élargies à leur extrémité; tarses spongieux en dessous, à articles { médiocre, triangulaire , 2 beaucoup plus court, 3 large, fortement bilobé; crochets grands et robustes. — 2° segment abdominal un peu plus grand que chacun des doux suivants, séparé du 4 par une suture rectiligne; saillie intercoxale étroite, en triangle aigu. — Corps glabre.
M. Chevrolat en décrit deux espèces (1) du Brésil, qui pourraient bien être, comme il le soupçonne, les deux sexes d’une seule; l’un d'eux (melanocerus) qui serait, dans ce cas, la femelle, m'est seul connu. (e sont des insectes de taille moyenne, d’un rouge de brique, avec le rostre, les antennes, les genoux et les tarses sujets à devenir noirs. Leur prothorax est assez finement pointillé, et leurs élytres sont régulièrement striées. Deux autres espèces sont connues (2). Toutes sont rares dans les collections.
(1) O. melanocerus, melanops, Chevrol, loc, cit. p. 214, pl. 5, £. 4, 5; Schœnh. Cureul, V, p. 582.
(2) O. cribricollis, Blanch.än Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 311; Col. pl. 22, f. 5, Chili. — armatus, Buquüet in Guérin-Ménev. Icon. Ins. texte p. 138; Brésil, Cet insecte doit son nom à deux épiues dout son prothorax est armé en avant,