‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 86 sur 121 · BELUS · texte numérisé non relu

BELUS

Schoenu. Curcul, Disp. meth., p. 73 (2).

Rostre notablement plus long que la tête, peu robuste, cylindrique, légèrement arqué ou droit; ses scrobes submédianes, consistant en un court sillon oblique. — Antennes grèles, de onze articles : 1-10 obconiques, { assez long, 2 plus court que lui et que les suivants, 411 oblong, acuminé au bout. — Yeux grands, saillants, brièvement ovales et obliques. — Prothorax transversal, peu convexe, muni d’un sillun longitudinal en dessus, plus ou moins rétréci et tubuleux en ayant, avec son bord antéro-inférieur assez fortement échancré , arrondi sur ses côtés postérieurs, rarement subeylindrique, fortement bisinué à sa base. — Ecusson assez grand, transversal. — Elytres allongées, de forme variable, à peine plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, celle-ci recouvrant plus ou moios celle du prothorax. — Pattes au moins médiocres; cuisses antérieures robustes, fusiformes, dentées ou non, les autres légèrement en massue, presque toujours inermes; jambes droites; tarses de longueur et largeur variables, à articles 3 pas beaucoup plus large que 2, 4 assez long et assez robuste, ainsi que ses crochets. — Corps allongé, pubescent.

Genre assez riche en espèces, mais dont je crois qu'il faudra retrancher quelques-unes qui y sont comprises en ce moment (3). Les

(1) D. heilipioides. Præcedenti angustior, ater, subtus pube ochracea mali dense vestitus; prothorace subconico, leviter rugoso, quiuque-vittato; elytris sal crebre irregulariter punctatis, maculis ochraceis numerosis partim con= fluentibus, medio apiceque condensatis, ornatis. Lorg. (rustr. exclus.) 13 mil:

Ces deux insectes font partie de la collection de M. A. Deyrolle, à Paris:

(2) Syn. Isacanrua, Hope, Trans. of the Zool. Soc. I, p. 102. — Pacuxura, Hope, ibid. uote; Schœnherr a, par erreur ou par mégarde, écrit à torb Pacuyra. — Lixus Fab., Oliv., Donov. — Brenrus Fab., Donov. — ORTHORHYNE cuus Mäc-Leay.

(3) Une seule est décrite, à ma connaissance : la Pachyra cinerea de M. Blanchard, Voy. au Pôle Sud, p. 200, pl. 13, £. 7 (Belus cinereus), mais il y en à plusieurs inédites dans les collections. Ces insectes, qui ont la forme des Pacuyura de Hope, diffèrent du genre actuel par les caractères suivanls à « Rostre à peine plus long que la tête, robuste, arrondi et caréné en dessus À sa base, un peu déprimé et subquudrangulaire en avant; ses serobes fovéi= formes, oblongo-ovales. — Prothorax subeylindrique, non tubuleux en avant, sans aucun vestige d’échancrure sur son bord antéro-inférieur, médiocrement bisinué en arrière. — Elytres beaucoup plus larges à leur base que le protho= rax, avec les épaules cafleuses. » Beaucoup de genres de la Famille reposent sur des caractères moins saillants que ceux-ci,

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autres peuvent rester associées ensemble, les deux genres que Hope en a extraits ne me paraissant, pas plus qu'à Schœnherr, suffisamment distincts. Dans cet état, elles forment deux sections.

Les BeLuS proprement dits ont le corps allongé, linéaire, avec les élytres le plus souvent atténuées et prolongées (1), rarement arrondies (2) en arrière. Ces organes ne sont jamais granuleux ni tuberculeux, mais criblés de points enfoncés , parfois disposés partiellement en rangées régulières, et il est rare (par ex. semipunctatus) que les cuisses antérieures soient dentées. La plupart de ces insectes rappellent, par leur forme générale, le Liœus paraplecticus.

Les Pacuvura Hope se reconnaissent à leurs élytres graduellement élargios et largement arrondies en arrière, granuleuses, et à leurs cuisses antérieures inermes (3). Le genre IsACANTHA du même auteur n’en diffère qu’en ce que ces cuisses sont dentées (4).

Les Berus sont au moins de taille moyenne, sans devenir jamais très-grands, et sauf une espèce (eyanipennis), leur livrée consiste supérieurement en petites taches ou mouchetures d’un gris cendré sur un fond noir, rougeâtre, ou d’un bronzé obscur; quelques-uns sont marbrés de noir et de blanc. Certains individus, qui sont probablement des mâles, ont le dernier segment abdominal plus ou moins échancré et quelquefois; en même temps, un vestige de sixième segment. Le genre est propre à l'Australie.

RHINOTIA. King, Trans. of the Linn. Soc. XII, p. 426.

Tête subtransversale, avec le front fortement déclive; rustre plus long qu’elle , médiocrement robuste, cylindrique, arqué ; ses scrobes médianes, consistant en une fossette allongée et oblique. — Antennes longues, assez robustes, de onze articles : À gros, subpyriforme, mé-

(1) Aux trois espèces (semipunctatus Fab., bidentatus Mac-Leay, suturalis Boisduv.) mentionnées par Schœnherr (Guroul. V, p. 348), aj.: B. hemistictus, scalaris, sparsus, angustulus, filiformis, phœnicopterus, Germar, Linnæa entom, JU p. 204. — cyaneipennis, grucilis, Bohem. Voy. d. l'Eugénie; Col. p. 118. — bispinosus, Perroud, Mélang. entom. IL, p. 26. — amplicollis, subparallelus, pica, filum, irroratus, Jekel, Ins. Saunders. Col. part. 2, p. 328.

(2) B. melanocephatus (brunneus? Boisduv.; Var. affinis, Perroud, loc. cit. p. 30), Schb. loc, cit. p.351.

(3) B. australis (Hope), Schœnh. loe. cit. p. 352.

(4 L. rhinotioides, Hope, Trans, of the Zool. Soc. I, p. 102, pl, 14, f. 6, Dans cette espèce, les cuisses antérieures sont munies de deux dents rapprochées; chez une autre, décrite par Germar (loc. cit. p. 208) sous le nom de Bel. fumigatus, il y en a, à ces inèmes cuisses, deux disposées transversalement el suivies de six à sept autres, deux aux intermédiaires el une aux postérieures ; il paraît en être de mème chez l'J. Grayi, Jekel, loc. cit. p. 234.

diocre, 2 court, de mème forme, 3 beaucoup plus long , obconique, 4-10 déprimés, devenant peu à peu subquadrangulaires, 41 plus long, cylindrique, atténué et acuminé au bout. — Yeux très-grands, saillants et arrondis. — Prothorax et écusson des BeLUS. — Elytres allongées, linéaires, subparallèles, pas plus larges que le prothorax, isolément et fortement saillantes à leur base; ces saillies recouvrant un peu le prothorax. — Pattes assez longues ; cuisses presque graduellement en massue, inermes, les postérieures ne dépassant pas le 2 segment abdominal ; jambes droites ; tarses longs et assez larges, à articles 1 allongé, 3° guère plus large que le 2°, # grand, ainsi que ses crochets. — Dernier segment abdominal légèrement échancré. — Corps linéaire, pubescent.

Genre très-voisin des BeLus et en différant principalement par la structure des antennes, la sculpture des élytres qui sont finement rugueuses, avec quelques lignes faiblement saillantes et l'aspect velouté de leurs téguments en dessus. Dans la plupart des espèces, les élytres sont en totalité ou en partie d’un beau jaune orangé, et deux bandes latérales de même couleur se voient sur le prothorax ; mais quelquefois (dermestiventris, pectoralis) la livrée ressemble à celle de certains BELus. Comme ces derniers , ces insectes sont particuliers à l’Austra lie (1).

sql HOMALOCERUS.

ScuoEns. Curcul., V, p. 358 (2).

Les caractères de ce genre sont rigoureusement les mêmes que ceux des Raworra, sauf les particularités suivantes :

Antennes insérées à la base du rostre ; leurs articles 2-10 obconiques, — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres pourvues d’épipleures verticales, assez larges, dans environ leur moitié antérieure.

Le genre est,en outre, propre à l'Amérique du Sud ; Où il représente les Rainoria. Ses espèces, de grande taille pour la plupart, ont la livrée, les unes (/yciformis) des Lcus, les autres (nigripennis, miltomerus) des Lampyrides du genre Luciora. Les téguments des premières ont un aspect soyeux et velouté qui est absent chez les autres. Les trois espèces qui viennent d’être citées sont les seules connues (4).

(1) R. hœmoptera Kirby, dermestiventris Boisduv., marginella, Kirbyi, Schænh. Curcul. V, p. 355; la seconde, imparfaitement décrite par M. Boisduyal et par Schœnberr, la été depuis, avec les détails nécessaires, pat M. Blanchard, Voy. au Pole Sud, p. 198, pl. 13, f. 6 (Belus fascicularis). — Aj.: R:pectoralis, Erichs. Archiv, 1842, I, p. 185.

Il y a dans les collections de Paris, sous le nom de R. Spinipennis, une espèce voisine de l’hæmoptera, sous le rapport de la livrée, qui a les élytres tronquées et denticulées à leur extrémité, avec la suture épineuse.

(2) Syn. Ruorrs, Schœ@nh. ibid. I, p. 244; olim.

(3) H. lyciformis, nigripemis, Schænh, loc, cit, LI et V ; Brésil. Je possède

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