TRIBU XXXIV
APIONIDES.
Sous-menton muni d’un pédoncule grêle et saillant (1). — Mandibules très-courtes. — Tête plus ou moins prolongée en arrière des yeux; rostre long, arqué, cylindrique, parfois subulé; ses scrobes foyéiformes, plus ou moins distantes de la bouche. — Antennes droites; leur scape court; funicule de 7 articles, le 7° libre; massue sormale, — Yeux distants du prothorax, subarrondis, latéraux. — Prothorax sans lobes oculaires. — Un écusson très-petit. — Elytres embrassant fortement le corps. — Hanches antérieures cylindriques, aillantes, les intermédiaires contiguës ; jambes inermes et tronquées au bout; 3% article des tarses plus large que 1-2; leurs crochets libres (2). — 2° segment abdominal soudé et presque confondu avec le 1%, — Métathorax assez court; ses épisternums très-étroits. — Epimères mésothoraciques petites. — Corps apière.
Cette Tribu ne correspond qu’en partie aux Apionides de Schœænher, les EurHyNCHUS et MYRMACICELUS qu'il y à introduits présentant des différences trop prononcées avec les Ap1on et les PIRZOTRACHELUS pour leur être associés.
Ces deux derniers genres restent par conséquent seuls. Ils repré- Sentent ici ces Erirhinides à tête prolongée en arrière des yeux, avec
(1) Les mâchoires sont très-robustés, Lil en est de même dans les trois Tribus suivantes. Cela est remarquable chez des insectes dont le rostre est généralement aussi menu.
(2) Jacquetin-Duval (Goner. d, Col. d'Europ.; Cureul. p. 10) les indique,
‘une manière générale, comme étant « dilatées en forme de dent à leur base.» de les louve, en effet, appendiculés chez le pomonte, la seule espèce qu'il aura Probablement examinée sous ce rapport. Chez toutes les autres espèces que j'ai sous les yeux, je les vois simples et plus ou moins élargis à leur base. Le Pomonæ formerait, par conséquent, à cet égard, une exception uuique daus la Phalange actuelle.
lesquels j'ai formé le groupe des Eugnomides dans lequel se trouve, comme on l’a vu, un genre (MERIPHUS) qui & complètement le facies des Aron. Je n’ai pas cru, néanmoins, devoir les placer à la suite des Erirhinides, afin de ne pas les éloigner des Cyzas et des EURHYNCRUS, avec lesquels ils ont des rapports incontestables. Les Apiow, du rèste, sont des insectes trop connus pour qu'il soit nécessaire &e rien ajouter à la formule qui précède. Elle contient seulement un caractère qui n’avait pas encore été signalé, à savoir la contiguité des hanches intermédiaires.
A l'état de larve, les Apron présentent une grande diversité, tant dans le choix des plantes dont ils se nourrissent (1) que dans leurs habitudes. On peut, sous ce rapport, les diviser en plusieurs catégories, comme l'ont fait MM. Chapuis et Candèze (2).
La plus nombreuse comprend les espèces qui vivent dans les graines des végétaux, principalement des Légumineuses. Elle se sous-divise selon que les nymphes se métamorphosent dans les graines ellesmêmes (3) ou entre les fleurons du capitule de ces plantes (4).
Une seconde se compose de celles dont les larves déterminent sur les tiges ou les feuilles des végétaux la formation de galles dans lesquelles elles demeurent jusqu’à leur dernière transformation (5).
Dans une troisième, figurent celles qui rongent la moelle des végé: taux et fabriquent avec les détritus des galeries qu'elles y ont pra> tiquées, une coque grossière qui protège la nymphe (6).
(1) Celles dont vivent un grand nombre d’espèces ont déjà été signalées. D'après un relevé fait, il y à quelques années, par M. Bach (Kæferfaun. d. Nord.-u.-Mitteldeutschl. II, p. 178), sur 54 espèces dont le régime était connu à cette époque, 37 vivent sur les Légumineuses, 5 sur diverses espèces de Rume, 4 sur les Malvacées, les autres sur des plantes de familles variées. Depuis lors, cette liste a été enrichie d’un assez grand nombre d'espèces, notamment par M. Dietrich (Stetlin, entom. Zeit. 1857, p. 137).
(2) Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, VIE, p. 544. Ces auteurs en admettent quatre, dont les deux premières me paraissent devoir être réunies en une seule. À l’époque où ils écrivaient, on ne connaissait pas eDCOre d'espèces vivant aux dépens des racines.
(3) A: craccæ, De Geer, Mém. V, p. 254, pl. 6, f. 35, 36 (ct non pas p. 238, pl. 7, f. 19, 20, comme le disent MM. Chapuis et Candèze) ; vit sur la Vicia cracca:
(4) A. apricans, Marsh. Markw. et Lehm. Trans. of the Linn. Soc. MI, p. 142, p. 43, pl 5, f. A-D; Guérin-Ménev. Ann. d, I. Soc. centr. d’Agricult. 1842, p. 43, pl. 5, £. 2-3, et Ann. d. ]. Soc. entom. 1843, p. 66, pl. 2, mL, f.L'a-b; surle Trifolium pratense. — tubiferum, Frauenfeld, Verbandl. d: Zool.-Botan. Ver. in Wien, V, p. 20; sur le Cystus monspeliensis.
(5) À. ulicicicola, Ed. Perris, Ann. d. ]. Soc. entom. 1840, p. 89, pl: 6, f. 2-6; sur l'Ulez nanus. — hœmatodes, Laboulb. Ann. d. 1. Soc, entom: 1862, p. 567, pl. 13, £. 23, 24; sur le Rumex acetosellu.
(6) À. radiolus, Bouché, Stettin. entom. Zeit. 1847, p. 164; sur les Malva cées, et aussi sur le houx (Westwood) et le Tanacetum vulgare (Chapuis el
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Enfin, une quatrième comprend celles qui vivent aux dépens des racines et y font naître, par suite de l’extravasation de la sève, des nodosités et des crevasses (1),
Malgré ces genres de vie si différents, ces larves sont très-homogènes et ne s'écartent en rien d’essentiel des caractères propres aux larves de la Famille en général.