RHYNCHITES
Henssr, Die Kæfer, NII, p. 123 (1). ‘
Tôte plus ou moins allongée, subcylindrique, très-rarement (betuteæ) rétrécie en arrière des yeux; rostre tantôt long et filiforme, tantôt médiocre ou court et assez robuste, plus ou moins arqué; ses scrobes submédianes, consistant en une fossette allongée, assez souvent sulciformes et prolongées jusqu'à sa base. — Antennes de longueur vaziable; funicule de 7 articles obconiques : 4 plus gros que les suivants, 2-7 subégaux ou décroissant peu à peu; massue allongée, à articles médiocrement distants. — Yeux assez gros, arrondis, plus où moins saillants. — Prothorax transversal, assez convexe, arrondi sur les côtés, fortement rétréci en avant, muni d’un sillon transversal à sa base, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson assez grand, en carré transversal, plus rarement équilatéral.—Elytres de longueur variable, en général courtes, médiocrement convexes, arrondies en axrière, laissant presque toujours le pygidium à découvert, notablement plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules calleuses ou obtuses.— Pattes médiocres; hanches intermédiaires séparées ; cuisses légèrement en massue, inevmes; jambes droites; tarses médiocres, assez larges, surtout leur 3° article; crochets appendiculés ou dentés: — 5° segment abdominal rarement aussi long que le 4°. — Corps pus bescent ou glabre.
Ces insectes, trop connus pour exiger de longs détails, ont déjà donné lieu à l'établissement de cinq genres qui se répartissent dans deux sections, d’après un caractère dont la découverte est due à M. G. Thomson.
Dans la première, les hanches postérieures sont ovales et restent à une distance notable des épisternums du métathorax.
Elle ne comprend que le genre Byeniscus de M. G. Thomson, qui a pour types les R. populi et betuleti. Au caractère en question, ses espèces réunissent des épisternums métathoraciques aussi larges que ceux des Attélabides, un prothorax fortement arrondi sur les côtés, et des téguments glabres. Leurs mâles se reconnaissent à deux épines latérales et dirigées en avant dont leur prothorax est armé et qui manquent chez les femelles. Ce genre me paraît bon et pourra être adopté.
Dans la seconde section, les hanches postérieures sont fortement transversales et se prolongent plus ou moins le long du bord postérieur des épisternums métathoraciques dont la largeur varie, mais
(1) Syn. Devoraus (Beach), Steph. NI. of Brit. Entom. IV, p. 197. — Coë- NortiNus, Byemscus, G. Thoms. Skandia. Col. I, p. 130. — LasioRHYNCHITES, Jeket, Ins. Saunders.; Col. p. 227, note. — Arvecagus Fab. — RuINOMACER, Clairv., Laichart.
RHYNCHITIDES. Bhh]
reste au moins moyenne; les téguments sont plus ou moins pubescents. M. G. Thomson assigne les caractères suivants aux trois genres qu'il y admet.
Celui que Stephens à fondé depuis longtemps sous le nom de Deporaus, et qui ne comprend que le R. betulæ, se reconnait à son rostre court, déprimé en avant, sa tète munie d’un sillon circulaire en arrière des yeux, ses jambes denticulées au côté interne, enfin, la grosseur des cuisses postérieures chez les mäles (1).
Les Cæxonnmnus Thomson (type : R. megacephalus) ont la tête et le rostre faits de même, mais leurs jambes sont inermes en dedans, et les cuisses postérieures simples dans les deux sexes.
Les RayNcuires proprement dits (R. œquatus, auratus, Bacchus, ele.), avec des cuisses postérieures semblables, ont les jambes denticulées en dedans, la tête sans sillon circulaire, enfin le rostre plus ou moins long et non déprimé au bout. C’est le genre le plus nombreux.
Dans tous ces genres, les élytres laissent plus ou moins à découvert le pygidium. Quelques espèces (cæruleocephalus, pubescens,rufiventris) chez qui elles le recouvrent complètement et qui sont en outre remarquables par les longs poils redressés dont le corps est revètu, com- . posent le genre Lasionayncmites de M. Jekel. Pour le surplus, elles . ressemblent aux RHyNCHirES proprement dits.
Ces quatre derniers genres ne me paraissent pas avoir une valeur supérieure à celle de ces groupes qu'on à vus plus haut chez les APODERUS et les ATTELABUS.
Les Raynenires sont nombreux (2) et paraissent répandus sur tout le globe, sauf la Polynésie; mais la plupart d’entre eux habitent l’hémisphère boréal dans l’ancien continent. Ils fréquentent de préférence
(1) M. Debey (loc. cit. p. M note) a démontré que ces grosses cuisses ne sont pas l'apanage exclusif des mâles et qu'elles peuvent exister dans les deux sexes, selon le développement des individus.
(2) Aux 49 esp. décrites eæ visu p. Schœnherr (Cureul. V. p. 320 et VIIE, 2, p. 362), aj. : Esp. européennes : R. splendidulus, Kiesenwet. Ann. d. 1. Soc, entom. 1851, p. 626; Catalogne. — ruber, L, Fairm. ibid. 1859, Ball. p. CIV ; Constantinople. — longirostris, Bach, Kæferfaun. d. Nord. u-Mittel deutsch. Il, p. 175; Prusse rhénane, — multipunctatus, Bach, Berlin. entom, Zeitschr. IL, p. 372: Thuringe, — Esp. d'Algérie : R. cuprinus, Chevrol. Rev. et Mag, d. Zool. 1860, p. 128. — Esp. de Chine : R. congener, lacunipennis, Jekel, Ins. Saunders.; Col. p. 224, Shanghaï. — Esp. des iles Philippines : R, philippensis (cœlestinus Schh.), Ghevrol, Rev, Zool. 1841, p. 221. — grandis (cœ@lestinus Schh.), Imhoff, Gener. Cureul. fase. 40, —Esp. d. l’'Amér. du Nord : ï gelastinus, 3. L. Le Conte, Rep. on a railr. to the Pucif. Oc. IX; Append.
?. 92; Californie, — humeralis, Bohem. Voy. d. l'Eugénie; Entom. p, 117; ue pays. — rufiventris, Jekel, Ins. Saunders.; Col. p. 226; Mexique. — Esp. d. l’Amér, du Sud : R. fulvescens, Blanch. in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 308 ; Chili. — violaceus, Lucas in Casteln. Voy. d, l'Amér. d. Sud; Entom. p. 150: Brésil.
Det.
les fleurs et les feuilles des arbustes. Leur livrée est toujours uniforme et varie du cuivreux doré au vert, au bleu, etc.
EUGNAMPTUS.
Senognn. Curcul., V, p. 339 (1).
Tète assez allongée, subeylindrique, munie près de sa base d’un sillon circulaire ; rostre au plus aussi long qu’elle, cylindrique à sa base, peu à peu élargi et déprimé au bout; ses scrobes commençant au milieu de sa longueur, linéaires, superficielles et atteignant sa base, — Antennes assez longues, grèles; scape court, renflé au bout; funicule de sept articles : les deux ou trois derniers plus courts que les autres; massue grèle, allongée, formée de trois articles allongés. — Yeux grands, saillants, brièvement ovales, longitudinaux. — Protliarax plus long que large, subeylindrique, brièvement rétréci en avant, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson petit, en triangle curviligue, largement arrondi en arrière. — Elytres oblongues, peu convexes, 10couvrant le pygidium et arrondies en arrière, un peu plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues; hanches intermédiaires légèrement séparées ; cuisses graduellement en massue, inermes; jambes grôles, droites ; tarses longs, à articles 4 très-long, 3 médiocrement large, 4 assez court; ses crochets dentés. — 5° segment abdominal aussi long que le 4°. — Métasternum assez allongé; ses épisternums médiocrement larges. — Corps oblong, res vêtu de poils fins,redressés.
Genre établi sur quelques espèces de l'Amérique du Nord (2) et une de la presqu'île indienne (3). Les premières ont le fucies et la livrée modeste des Rainoma“Er d'Europe, la seconde est d’un rouge sanguin, avec la tête, le prothorax et les élytres d’un beau vert métallique; au premier coup-d’œil, on la prendrait pour un Cléride.
MINURUS. Warenn. Trans. of the entom. Soc., IV, p. 69 (4).
Tèté médiocrement aïlongte, subeylindrique, convexe ; rostre du
(1) Syn. Anrmmous Fab, — Ruynemres Herbst, Oliv., Germar, etc. = SaLpneus Illig. — Rinosiius Latr.
(2) Schænberr (loc. cit. p. 341) en décrit {rois qui doivent êlre réduites à deux, l’Anthribus collaris de Fabricius n'étant qu’une variété du Rhynchiles angustatus de Herbst, type du genre. Telle est du moins l'opinion de M. Mels= heimer, Cat. of the descr. Col, of the Unit. Stat. p. 98 ; il admet la troisième espèce de Schænherr, l'Z,. sulcifrons.
(3) £. flavinasus, Schœuh. loc. cit. VI, 2, p. 365; plateau des Nielgherries.
(4) Schœnherr a établi un genre Minyrus qu'on trouvera plus loin et qui à
RHINOMACÉRIDES VRAIS. 507
double plus long qu’elle, presque droit, grèle, cylindrique, graduellement et légèrement élargi au bout; ses serobes commençant au milieu de sa longueur, superficielles. — Antennes longues, très-grèles; leur scape et le 42 article du funicule un peu plus long et plus gros que les suivants de ce dernier; ceux-ci subégaux ; massue peu robuste, allongée, formée de trois articles assez serrés. — Yeux petits, subarrondis. — Prothorax plus long que large, arrondi sur les côtés, coupé carrément à sa base et en avant. — Ecusson petit, carré. — Elytres assez allongées, presque planes en dessus, parallèles dans leurs deux tiers antérieurs, recouvrant le pygidium. — Pattes longues; hanches intermédiaires contiguës; cuisses médiocrement en massue ; jambes longues, très-grèles, droites; tarses beaucoup plus courts qu'elles, grèles, à article 4 assez allongé; crochets appendiculés. — 52 segment abdominal aussi long que le 4°, — Métasternum allongé ; ses épisternums de largeur moyenne. — Corps oblong, finement pubescent.
M. Waterhouse a fondé ce genre peu connu, dont il a exposé un peu trop sommairement les caractères, sur un petit insecte (1) de l’île Chiloé, qui est d’un jaune testacé assez foncé, avec la tête brunâtre et la massue antennaire noire. 11 est voisin des Euexamprus, maïs en diffève par sa tête plus courte, sans sillon en arrière des yeux, la massue de ses antennes beaucoup plus serrée, ses hanches intermédiaires contiguës et la brièveté de ses tarses.
Groupe II. Rhinomacérides vrais.
Tôte transversale, rarement aussi longue que large. — Elytres recouvrant le pygidium. — 5° segment abdominal au moins aussi grand que le 4°. — Crochets des tarses tantôt bifides, tantôt simples. — Episternums métathoraciques étroits.
Sur les quatre genres qui composent ce groupe, il y en a un (Auzeres) qui ne donne lieu à aucune difficulté. Quant aux trois autres (Dionvravncaus, Rainomacer, Nemowyx), les auteurs les plus récents présentent à leur égard la plus grande divergence d'opinions (2); on
la mème étymologie que celui-ci qui devra, par conséquent, recevoir un autre nom.
(1) M. testaceus, Waterb. loc. cit. p. 70, pl. 5, fig. 2.
(2) Schœnherr, après avoir d’abord (Gureul, I, p, 240) placé les deux premiers dans sa division des Rhinomacérides, a fini, dans un nouvel arrangement de la Famille qu’il a proposé plus tard (Cureul, V; préface, p. VIN), par ve plus laisser dans ceite division que les RmiNomacer. Quant aux Dionyrmyncuus, il les a fait entrer dans une nouvelle division, placée très-loin de là, celle des Bélides, comprenant les Auzeres, Beuus, Rnorra, ete. — M. L. Redtenbacher (Faun. Austr. éd. 2, p. 677) les à compris tous trois, en même temps que les Brucuus, dans la Famille des Anthribides. — Plus récemment, M. G. Thomson (Skaudinav. Col, I, p. 127), qui n'avait à s'occuper que du geure
ads - | |
a même été jusqu’à les retrancher de la Famille des Curculionides pour les reporter dans celle des Anthribides. Cette opinion est basée principalement sur la présence du labre chez l’un d’entre eux (1), et sur la forme des palpes maxillaires chez le même et un autre (Neironyx), lesquels palpes , au lieu d’être courts et rigidules , comme de coutume, sont grêles, filiformes, flexibles et dépassent un peu les mandibules, Le premier de ces caractères a une importance réelle ; c’est la seule exception de ce genre connue dans la Famille ; le second ne me paraît pas avoir la même valeur. Tous deux suffisent pour établir une certaine analogie entre ces insectes et les Anthribides, mais nullement pour prouver qu’ils ne sont pas des Cureulionides.
Les trois genres dont il s’agit ont, comme je l'ai dit plus haut, un facies de Dasytides ; ils sont jusqu'ici exclusivement propres à l'Europe. Les Auzeres, dont la majeure partie des espèces habitent éga-, lement cette partie du globe, ressemblent complètement aux Raww- CHITES.
L Palpes maxillaires normaux.
Crochets des tarses bifides : Auletes.
—— simpies : Diodyrhynchus.
HL. Palpes maxillaires filiformes et flexibles. Crochets des tarses simples : Rhinomacer.
—— bifides : Nemonyæ.
Genre incertæ sedis : Dicranognathus.
Rnnowacer, l’a introduit dans sa Famille des Salpingides, en en faisant une Tribu à part, celle des Rhinomacérines.
On peut objecter à la première de ces opinions qu'il est absolument impos=
sible d’éloigner les Dronyraynenus des RuiNomacer, qui sont tellement voisiis
que les deux espèces dont ils se composent ont été, ainsi qu'on le verra plus bas, regardées comme n’en faisant qu’une seule; à la seconde, qui n’est que celle professée par Latreille dans tous ses ouvrages, que les organes buccaux des Anthribides, leurs banches antérieures séparées, leur mésosternum trèslarge, etc., ne permettent pas de leur adjoindre ces insectes ; enfin, à la troisième, que les tarses hétéromères des Salpingides et leurs larves (voyez lome V, p. 923), qui n’ont absolument rien de commun avec ceiles des Cureulionides, montrent que leur rostre n'élablit entre eux et ces derniers qu'une sim= ple anaiogie.
(1) Selon M. L. Redtenbacher, qui a décrit en détail les organes buccaux de ces insectes, ce serait le Nemonyx lepturoides qui serait pourvu d’un labre « demi-cireulaire et cilié en avant. » Il m’est impossible de le découvrir chez cet insecte; j’aperçois seulement un fin sillon transversal qui sépare de lépistome une courte partie de ce dernier; ce n’est certainement pas là un labre. d'en trouve un, au contraire, qu’on ne peut pas mévennaître pour tel, chez le Rhi= nomacer attelaboides auquel ce savant entomologiste n’en assigne pas.
RHINOMACÉRIDES VRAIS. 559
AULETES.
Sconognn, Curcul, Disp. meth., p. 46 (1).
Palpes maxillaires normaux. — Rostre plus long que la tôte, peu robuste,subeylindrique, non ou à peine et peu à peu élargi au bout. — Antennes submédianes ou insérées entre le milieu du rostre etsa base, assez courtes, terminées par une massue de trois articles médiocrement allongée, assez robuste et assez serrée. — Prothorax transversal ou non, subcylindrique ou plus ou moins arrondi sur les côtés, tronqué à sa base et en avant. — Elytres peu allongées. — Crochets des tarses bifides. — 5° segment abdominal à peine aussi long que le 4°(2). —Episternums métathoraciques assez étroïts.—Le surplus comme chez les RAYNCHITES.
Ces insectes sont extrêmement voisins des Rayncutres dont les élytres recouvrent le pygidium, et ne diffèrent de.ce genre que par leur tête courte et leurs antennes un peu autrement faites. Ils sont tous de petite taille et, sauf une espèce de la Tasmanie, propres à l'Europe australe, au nord de l'Afrique et à l’île de Madère (3).
Je ne trouve aucune différence essentielle entre ce genre et celui que M. Waterhouse a établi sousle nom de Meropow. Le petit insecte (4) de la Tasmanie qui en est le type, et que ce savant entomologiste a bien voulu me communiquer, ne diffère des AULETES, qui me sont connus, que par ses antennes plus grèles et son prothorax légèrement cordiforme.
(1) Syn. Tomcenus, Latr. Diction. class. d'Hist. nat. XIV, p. 591. — Mero- 0x, Waterh. Trans. of the entom. Soc, IV, p. 69. — Ruynourres Géné.
(2) Jacquelin-Duval (Gener. d. Col. d'Europ.; Cureul. p. 8) signale, comme une particularité remarquable, que les segments abdominaux de ces insectes sont plus où moins soudés ensemble. Je ne trouve pas cette assertion exacte pour ce qui concerne les espèces que j'ai sous les yeux.
(3) Schæpberr (Cureul. V, p. 346) en décrit trois : À. tubicen, Dalmatie; basilaris, Hongrie; politus, Crimée, — Aj.: Rhynchit. ilicis, Géné, De quibusd, Ins. Sardin. etc. fase. IL, p. 26; Sardaigne. — À. pubescens, Kiesenwet. Ann, d. 1. Soc. entom, 1851, p. 627; Catalogne. — maculipennis, Sardaigne; meridionalis, Sicile; Jacquel.-Duv. loc cit. p. 8. — cysticola, L. Fairm. Ann. d. 1. Soc, entom. 1859; Bullet, p. CLXI ; France mér. (Hyères). — subplumbeus, Chevrol. Revue et Magaz. de Zool. 1860, p. 129; Algérie, — maderensis, Wollast. Ins, Maderens. p. 416; Madère; — melanocephalus, Erichs. Archiv, 1842, I, p.185; Tasmanie. Depuis, Erichson (ibid. 1844, Il, p. 406) a émis le soupçon que cet insecte appartient peut-être au genre Meroron de M. Waterhouse.
(4) A1, suturalis, Waterh, loc. cit, pl. 5, £. 1.
DIODYRHYNCHUS.
(German) Scnoexu. Curcul., I, p. 240 (1).
Palpes maxillaires normaux. — Rostre presque du double plus long que la tête, grêle, subquadrangulaire, légèrement élargi au bout; ses serobes commençant vers son milieu, superficielles. — Antennes submédianes, assez longues ; funicule de sept articles subégaux ; massue assez forte et médiocremennt longue, de quatre articles lächement unis; le 4° très-petit, conique. — Yeux médiocres, subarrondis, assez saillants. — Prothorax transversal, rétréci en avant, arrondi sur les côtés en arrière, médiocrement convexe et déclive antérieurement en dessus, tronqué à sa base, sinué au milieu de son bord antérieur. — Ecusson petit, carré. — Elytres médiocrement allongées, peu convexes, parallèles, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues, peu robustes ; hanches intermédiaires contiguëüs ; cuisses en massue, inermes; jambes droites; tarses assez longs, leurs crochets siniples.— Les cinq segments de l'abdomen subégaux. — Métasternum assez long; ses épisternums assez étroits. — Corps oblong, pubescent.
La seule espèce cannue (2) est de petite taille et répandue dans la plus grande partie de l’Europe tempérée et méridionale, où elle vit sur les pins. Sa livrée varie du bronzé obseur au jaune testacé. Les poils fins et couchés dont elle est revètue sont grisâtres.
Erichson (3) a prétendu que cet insecte était la femelle du Rhinomacer alteluboïdes, erreur qui est aujourd’hui reconnue (4).
RHINOMACER.
Fas. Mantis Ins., 1, p. 123 (5).
Ce genre ne diffère des Diopyrayxcaus que par les caractères suivants :
Palpes maxillaires un peu saillants, grèles et flexibles. — Labre distinct, en carré transversal. — Rostre plus robuste, à peine plus long
(1) Syn. Ruvnemres Oliv.
(2) D. austriacus Oliv.; Schœnh. loc, cit, p. 241.
(3) Archiv, 1841, IT, p. 39.
(4) M. Kraatz (Stettin. entom. Zeit. 1855, p. 372) est le premier qui l'ait relevée. M. Gerstæcker (Wiegm. Archiv, 1856, 1E, p. 195) s’est ensuite assuré, par l’examen des organes génitaux, qu’il existe des mâles et des femelles dans les deux espèces. Eufiu, Jacquelin-Duval (Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p: 85), sans paraître avoir connaissance des observations précédentes, les a confirs mées par ses propres recherches.
(5) Syn. Anrunipus Oliv., Payk. — Ruynenrres Gyllenh, — Awrezasus Hg
RHINOMACÉRIDES VRAIS. 561
que la tète, assez fortement élargi au bout. — Massue antennaire plus allongée ; ses deux {14 articles obconiques. — Prothorax plus long que large, médiocrement convexe, à peine arrondi sur les côtés, tronqué à sa base et en avant. — Elytres un peu plus allongées.
Il ne comprend également qu’une espèce (attelaboides Fab.) un peu plus grande que le Diodyrhynchus austriacus, de forme plus svelte et revètue d'une pubescence plus épaisse sur un fond d’un noir bronzé. Le mâle a sur les 2° et 3° segments abdominaux deux petites touffes de poils jaunâtres qui manquent chez la femelle. Cet insecte est répandu dans toute l'Europe et vit aussi sur les Conifères.
NEMONYX.