‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 21 sur 93 · IL. — — Contiguës : Crinotarsus · texte numérisé non relu

IL. — — Contiguës : Crinotarsus

HETEROCLYTOMORPHA.

Banc. Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 277.

M. Blanchard a fondé ce genre, très-peu connu des entomologistes (2), sur la femelle d’un insecte (3) des îles Salomon (Polynésie) ; j'ai sous les yeux le mâle d’une espèce voisine. Leurs caractères génériques et leur facies sont absolument pareils à ceux de la Sormea Orbignyi Guér-Ménev. du groupe précédent, mais leurs crochets des tarses divariqués obligent de les comprendre dans le groupe actuel. En les comparant aux CriNorarsus qui suivent, ils n’en diffèrent que par les points suivants :

Mûles : Tête beaucoup moins saillante, largement et médiocrement

(1) U. longimana, Westw. loc. cit. pl. 15, £. 3 o ®, avec des détails. (2) Dans le petit nombre de collections où il est censé exister, on trouve ordinairement étiquetés sous ce nom des MuLcIBER ou dos ANAPAUSA.

(3) H. quadrinotata, Blanch. loc. cit. pl. 17, f. 10. Coléoptères. Tome X. ÿ

concave entre ses tubercules antennifères. — Prothorax transversal, du reste pareil, — Elytres cunéiformes, légèrement déprimées le long de la suture, chacune obliquement tronquée à son extrémité. — Pattes plus courtes, tout en conservant les mêmes proportions. — Saillie mésosternale lamelliforme, recourbée en arrière, déclive et obtusément tuberculeuse en avant, non contiguë à la saillie prosternale. — Celle-ci convexe, déclive en avant, tronquée en arrière. — Corps plus court et plus massif.

Comme celles des Crinorarsus, les femelles ont des antennes dépassant beaucoup moins le corps et des pattes plus égales entre elles, avec les tarses antérieurs simples.

Le genre rattache de la manière la plus intime le groupe actuel aux Homonéides. L'espèce nouvelle (1) que j'ai à ma disposition est de la mème grandeur que celle décrite par M. Blanchard et très-distincte par ses élytres sans taches. Elle habite les îles Philippines.

CRINOTARSUS.

Brancu. Voy. au Pôle sud; Entom. p. 275.

Mâle : Tête très-saillante, peu à peu rétrécie en arrière, sillonnée sur le vertex, plane entre les antennes; front transyersal. — Antennes deux fois et demie plus longaes que le corps, très-grèles, finement pubescentes et ciliées en dessous, à articles 1 assez long, renflé au bout en une massue ovalaire, 3 beaucoup plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu.— Prothorax plus long que large, un peu rétréci dans sa moitié antérieure, sinué en avant, muni de chaque côté d’un petit tubercule médian. — Elytres médiocrement allongées, peu convexes, peu à peu atténuées et isolément acuminées au bout.— Pattes longues, peu robustes; cuisses sublinéaires, les postérieures un peu plus courtes que l abdomet; jainbes antérieures légèrement arquées, leurs tarses allongés, déprimés, longuement frangés sur leurs bords. — Dernier segment abdominal allongé, un peu rétréci et tronqué au bout, — Mésosternum plus long que large, tronqué en avant, le prosternum en arrière, tous deux contigus et horizontaux. — Corps allongé, oblongo-elliptique, pubescent.

Femelle : Tète moins saillante. — Antennes de 1/3 environ plus longues que les élytres. — Prothorax plus court. — Pattes antérieures à peine plus longues que les autres; leurs tarses simples.

Ce genre ne comprend qu'une assez grande et belle espèce (2) des

(1) H. simplez. Nigra opaca, subtus fusco-supra griseo-tenuiter pubescens; prothorace utrinque vilta laterali ochracea subinterrupta ornato; elytris non— nihil nebulosis, dense punctulatis, basi subasperatis. Long. 20 mill. Coll. de M. le comte Mniszeth.

(2) C. plagiatus, Blanch, loc. cit. p.276, pl. 16, f: 10.

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îles Fidji (Polynésie), d’un bronzé très-foncé et brillant, uniformément revôtue d’une fine pubescence grise, laissant au-dessous de l’écusson un assez grand espace dénudé ; le prothorax présente trois lignes longitudinales glabres, également très-brillantes, et les élytres sont munies chacune de quatre lignes saillantes très-distinctes.

GROUPE XXII. Bumétopides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Un sillon ou un sinus aux jambes intermédiaires.

Tète non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures ; front rectangulaire. — Antennes grèles, sétacées, au maximurn un peu plus longues que le corps; leur scape peu à peu épaissi en une massue Ovalaire. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Prothorax inerme ou faiblement tuberculé sur les côtés. — Elytres le dépassant très-peu à leur base.— Pattes médiocres, subégales; hanches antérieures peu saillantes, globuleuses, anguleuses en dehors; tarses médiocres, les postérieurs à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Saillies sternales non lamelliformes, tronquées sur leurs faces opposées ; la mésosternale souvent concave en avant. — Corps oblong.

Des trois genres qui composent ce groupe, le premier est emprunté aux Apomécynides de M. J. Thomson (1), les deux autres aux Tmésisternides de M. Pascoe (2). Tous trois me paraissent voisins des deux groupes qui précèdent et en particulier des Homonéides dont ils ont les crochets des tarses divergents. Ils en diffèrent par leurs antennes

plus courtes et dont le scape est autrement fait, leurs élytres débordant à peine le prothorax, leurs pattes subégales, enfin leur taille beaucoup plus petite. [ls habitent les mêmes parties du globe et, de plus, la Chine et le Japon.

I. Prothorax tuberculé latéralement : Bumetopia. IL. — inerme —

Mésosternum recevant le prosternum : Hestima. — et prosternum séparés : Orinœme.

BUMETOPIA.

Pascog, Trans, of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 252 G).

âles : Mandibules très-minces, assez longues, obliques au repos.— Tête penchée, rétrécie en arrière, largement plane entre ses tuber-

(1) Syst. Cerambye. p. 44.

(2) Longic. Malayan, p. 445.

(3) Syn. YorosryLa, J. Thoms. Physis, LL, p. 151.

cules antennifères (4); ceux-ci presque nuls; front transversal ; joues courtes. — Antennes un peu plus longues que le corps, faiblement ciliées en dessous, à articles 4 de moitié plus court que 3, 4 un peu moins long que celui-ci, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux subéquilatéraux. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de chaque côté d'un petit tubereule médian. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, parallèles dans presque leurs 2/3 antérieurs, peu à peu atténuées, déclives et arrondies en arrière. — Pattes médiocres, assez robustes ; cuisses en Massue subfusiforme, les postérieures égales aux quatre 1‘ segments abdominaux. —- Mésosternum concave en avant, ne recevant pas la saillie prosternale; celle-ci obtusément sailjante en arrière. — Corps obloug; pubescent.

M. Pascoe a signalé les rapports de ce genre avec les Apomécynides, et M. 3. Thomson l'a compris dans ces dernières, ainsi que je viens de le dire. Mais sa tête qui se rapproche de celle des Crinotarsides et des Homonéides montre que sa place est dans Le voisinage de ces derniers. D'un autre côté, le scape de ses antennes et la structure de ses saillies sternales indiquent son analogie avec les deux genres qui suivent. ,

Son espèce typique (2) est originaire de Hong-Kong, de taille médiocre, d’un brun verdâtre, avec de petites taches d’un jaune ocracé pâle et peu distinctes sur la moitié terminale des élytres; ces organes sont finement et densément pointillés.

Le genre YOKOSTYLA de M. J. Thomson a été fondé sur une espèce (japonica) du Japon, qui, sauf ses mandibules épaisses, droites, et son prothorax aussi long que large, ne diffère en rien, génériquement parlant, de la précédente. Elle est seulement un peu plus grande et a une livrée légèrement différente.

HESTIMA.

Pascor, Longic. Malayan. p. 445.

Mandibules assez robustes, courtes. — Tète médiocrement sail- Jante, plane entre ses tubercules antennifères; front transversal; joues courtes. — Antennes grêles, finement pubescentes, ciliées en dessous, de la longueur des élytres, à articles 1 assez robuste, 3 un peu plus grand que 4, celui-ci et 8-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux tl'ansversaux. — Prothorax subtransversal, médiocrement convexe, un peu atténué en avant, inerme sur les côtés. — Ecusson

‘ (1) Sauf moins de longueur, elle est construite sur le mème plan que celle des Homonwæa et des CRINOTARSUS.

(2) B. oscitans, Pascoe, loc. cit, pl. 26, £. 7; figure faite d’après un très-petit exemplaire; kes deux que j'ai sous les yeux sont beaucoup plus grands.

ARSYSIIDES. 479

en triangle curviligne. — Elytres assez convexes, oblongues ou légèrement oblongo-ovalaires, tronquées à leur extrémité. — Pattes assez courtes; cuisses robustes, en massue fusiforme, les postérieures beaucoup plus courtes que le corps. — Saillie mésosternele évasée et fortement échancrée en avant, recevant la saillie prosternale. — Corps plus ou moins allongé, finement pubescent.

Le seul genre du groupe actuel dont le mésosternum reçoive la saillie prosternale, est, par suite, aisé à reconnaître. Ses espèces sont de taille moyenne et ont une livrée modeste. Toutes sont d'un brun rufescent plus ou moins foncé, et, parfois, ont pour tout ornement quelques petites touffes de poils jaunâtres sur les élytres (floccosa), ou (bisignifera) une grande tache blanche sur chacun de ces organes; sauf à leur base, ces derniers sont ponctués en stries. M. Pascoe en décrit cinq (1).

ORINŒME.

Pascor, Longic. Malayan. p. 448.

Genre voisin des Hesrima, dont il se distingue uniquement par le caractère suivant :

Mésosternum étroit, tronqué en avant, distant de la saillie prosternale qui est aussi étroite que lui, et tronquée immédiatement au niveau des hanches antérieures.

Chez l’unique espèce (chalybeata) que j'ai sous les yeux, le front est en carré un peu plus haut que large et les articles 3-4 des antennes subégaux, mais ces caractères ne sont peut-être pas constants et, en tout cas, ne sont pas génériques.

Ces insectes sont de la taille des Hesrima, mais leur livrée est plus variée, les uns (chalybeala, acutipennis, rufitarsis) étant d'un noir brillant, avec les élytres bleués ou cuivreuses et quelquefois ornées de petits points blancs; les autres d’un brun de poix ou rougéâtre, avec ou sans lignes grises; deux seulement (puncticollis, lineigera) sont pubescents. Les espèces décrites par M. Pascoe s'élèvent également à cinq.

PUR XXIII. Arsysiides.

Cavités cotyloïdes ittertnddiafecs fermées. — Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires.

(1) H. floccosa, Nouvelle-Guinée, Batchian, etc.; sybroides, Dorey; stellata, Ceram, Bourou; frigeminata, Waigiou, Arou; bisignifera, Batchian ; Paseoe, loc. cit. p. 446; la première est figurée pl. 18, f. 7.

(2) O. chalybeata, Ternate, Saylie; acutipennis, Batchian, Gilolo; ruftarsis, Dorcy; puncticollis, Ceram; lineigera, Nouvelle-Guinée; Pascoe, loc. cit.; le premier se trouve également à Woodlark et est connu dans quelques collec tions françaises sous le nom de Tmesisternus punclatus que lui aurait imposé Montrouzier. :

Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures; front rectangulaire. — Anteunes grêles, sétacées, au maxinrum un peu plus longues que le corps; leur scape en cône renversé. — Yeux échancrés, leur granulation variable. — Prothorax tuberculé latéralement. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes assez longues, subégales; hanches antérieures de niveau avec le prosternum, globuleuses, non anguleuses en dehors; tarses courts, les postérieurs à artiele 4 moins long que 2-3 réunis. — Mésosternum et prosternum sur le même niveau, tronqués sur leurs faces opposées; le premier parfois concave en avant et, dans ce cas, recevant le second. — Corps médiocrement allongé.

Groupe voisin des Bumétopides qui précèdent par la structure des saillies sternales, mais en différant fortement par la fermeture des cavités cotyloïdes intermédiaires, la forme des crochets des tarses, etc. Les quatre genres qui le composent sont tous dus à M. Pascoe, qui a placé deux d’entre eux dans les Tmésisternides, et les deux autres dans ses Hypselonimæ; mais, sauf une légère différence dans la forme de la tête, ces insectes ont tous la même organisation. Ils habitent les Archipels indiens et la Nouvelle-Guinée.

1. Tubercules antennifères distants; front rectangulaire, Mésosteraum recevant le prosternum : Arsysia. — et prosternum séparés : Amblymor a.

I, Tubercules antennifères contigus à leur base; front un peu élargi en bas.

Tubercules du prothorax épineux, arqués : Ofhelais. — — petits, coniques : Ofræa.

ARSYSIA.

Pascoe, Longic. Malayan. p.441 (1).

Mâles : Tète presque plane entre ses tubercules antennifères, sillonnée ou canaliculée sur le vertex, ce canal limité au haut du front par deux carènes s’écartant pour enclore un espace ovalaire au bas duquel elles se réunissent et se continuent en une carène unique ; front subéquilatéral; joues médiocres. — Antennes finement pubescentes et cilibes en dessous, à peine plus longues que les élytres, à articles 4 allongé, en cône renversé, sinué à sa base en dessous, 3 arqué, plus long que 4, celui-ci que 5, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax for-

(1) Syn. Taiconorrera, B. Perroud, Ann. d. 1. Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2, Il, p. 336; il y avait déjà un genre Tryconortera établi par Müller et Henle sur des Poissons Sélaciens; bien que son étymologie soit différente, celui de M. Perroud en est trop voisin, et je crois que M. Pascoe a eu raison de changer son nom.

ARSYSIIDES. 481

tement transversal, cylindrique, un peu rétréci en avant, muni d’un petit tubereule médian de chaque côté. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez convexes, peu à peu et fortement rétrécies en arrière, tronquées à leur extrémité, avec leur angle externe plus ou moins Saillaut, impressionnées en dedans des épaules, celles-ci obtuses. — Pattes médiocres; cuisses assez robustes, en massue fusiforme, les postérieures plus courtes que l'abdomen. — Saillie mésosternale très-large, légèrement échancrée en arc, recevant la saillie prosternale; celle-ci plus étroite. — Corps cunéiforme, pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres, pour le surplus pareilles aux mâles.

Le genre est très-distinct de suivant par la sculpture de Ja tête et la réception du prosternum dans le métasternum.

Ses espèces (1) sont peu nombreuses, de taille moyenne, ét leur livrée consiste en des lignes et des tachos blanches ou fauves formant sur le dessus entier du corps un dessin compliaué; les élytres et le prothorax sont pointillés, mais peu densément.

AMBLYMORA.

Pascos, Longic. Malayan, p. 454.

Mâles : Tète à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, distants; front un peu plus haut que large ; joues trèscourtes. — Antennes finement pubesceutes et ciliées, un peu plus longues que les élytres, à articles 4 en cône renversé, plus ou moins allongé, 3 notablement plus court que 4, 3-41 décroissant peu à peu. — Yeux assez fortement granulés, un peu rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement renflé et muni d'un petit tubercule de chaque côté. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocres, ur peu convexes, légèrement atténuées et isolément arrondies en arrière, — Pattes des Ar- SYsrA. — Mésosternum et saillie prosternale de largeur égale, tronqués sur leurs faces opposées, non contigus. — Corps peu allongé, oblongo-elliptique, finement et densément pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytrés. — Corps plus massif et plus parallèle,

Les espèces (2) sont toutes d'un gris clair et uniforme en dessous,

() Trigon. maculata, Perroud, loc, oit, p, 338; Arou, Mysol. — T. bimaculala (maculata var.?), 3, Thoms. Syst. Cerambyc. p. 546; Nouvelle-Guinée. — A. nervosa, Timor; flavipicta, Betchian; sordida, Mysol; tessellata, Ceram; Pascoe, loc. cit. p, 443.

(2) 4, instabilis, Arou, Batchian; fumosa, Morty, Gilolo; consputa, Dorey; marmorea, Kavia, Batchian; conferta, Tondano; Pascoe, loc, cit, p. 465; la pre mière est figurée pl. 18, f. 3.

plus foncé et parfois tacheté de brunâtre en dessus; la tête, le prothorax et les élytres sont assez densément ponctués; ces dernières, dans leur moitié postérieure et près de la suture, sont en général striées-ponetuées, avec les intervalles entre les stries légèrement costiformes.

OTHELAIS.

Pascor, Longic. Malayan. p. 241 (1).

Femelles ? : Tète fortement ef triangulairement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci gros, assez saillants, contigus à leur base; front plus haut que large, un peu élargi en, bas; joues allongées. — Antennes assez longuement ciliées en dessous, dépassant un peu les élytres, à articles 4 atteignant le milieu du prothorax, égal à 3, 2 assez allongé, 3-4 subégaux, 5-41 plus courts, Gécroissant peu à peu. — Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs médiocres, équilatéraux. — Prothorax transversal, subcylindrique, un peu resserré près de sa base et de son bord antérieur, arrondi et muni de chaque côté d'un tubercule épineux dirigé en arrière. — Ecusson en triangle rectiligne aigu. — Elytres oblongues, peu convexes, légèrement déprimées le long de la suture, parallèles, trenquées et bi-épineuses (istrio), ou bidentées en arrière.— Pattes assez longues; cuisses fortement en massue fusiforme ; les postérieures égales aux trois 4°" segments abdominaux ; tarses étroits. — Mésosternum et saillie prosternale tronqués sur leurs faces opposées, non contigus. — Corps médiocrement allongé, pubescent.

M. Pascoe a compris ce genre et le suivant (2) dans son groupe des Hypselominæ (Agniides de cet ouvrage), dont ils se rapprochent, en effet, un peu par la forme de leur tête; mais l'absence de cicatrice au scape de leurs antennes ne permet pas de les y introduire. Celui-ci a des rapports réels avec beaucoup d'Exocentrides par son facies et la forme des épines latérales de son prothorax; ses saillies sternales et ses autres caractères essentiels montrent qu'il appartient au groupe actuel. Il se compose de deux espèces (3) de taille médiocre dont la livrée se compose, sur les élytres, d’un grand nombre de taches irrégulières d’un blanc plus où moins pur, sur un fond d'un noir foncé , et mat; des bandes longitudinales de mème couleur décorent le prothorax.

(1) Syn. Cerxopsius Pascoe (olim).

(2) Entre eux il intercale un genre du nom de Drarrus, dont le scape des antennes est cicatrisé et qui appartient aux Agniides. On le trouvera dans le Supplément qui (ermine ce volume.

(3) Cereops. histrio, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 43, ct Longie. Malayan. pl. 12, f. 3; Arou; mentionné, par mégarde, plus haut(p. 333, note 2) parmi lés Cereorsius. — O. virescens, Pascoe, Longie, Mlayan. p. 241; Saylie, Dorey.

LEPTONOTIDES, 483

OTRŒA.

Pascor, Longic. Malayan. p. 243.

Mâles : Tète des OreLais. — Antennes assez robustes, finement ciliées en dessous, à peine aussi longues que le corps, à articles 4 un peu arqué, plus court que 3, celui-ci plus long que 4, 5-41 plus courts, décroissant graduellement. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, équilatéraux — Prothorax subtransversal, cylindrique, légèrement surbaissé en dessus, muni de chaque côté d’un petit tubereule conique etsubmédian, — Ecusson en carré long, arrondi en arrière, — Elytres peu convexes, oblongues, plus ou moins fortement striées-ponctuées, avec les intervalles entre les stries carénés, isolément échanerées à leur extrémité. — Pattes des Oruerais, avec les tarses très-courts; les antérieurs fortement élargis, à articles 1-3 transversaux; les autres graduellement plus étroits. — 5° segment abdominal assez allongé, en triangle curviligne, fissile en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale non contiguës : la 4'e sublamelliforme, verticale et concave en avant, la 2° tronquée en arrière..— Corps oblong, finement pubescent, parfois (semiflava) glabre.

Ces insectes sont de la taille des OrneLats, mais ont un facies différent, par suite de l'armature de leur prothorax et surtout de la sculpture de leurs élytres. Ces organes sont fortement ponctués à leur base, puis striés-ponctués dans le reste de leur étendue; ordinairement les carènes entre les stries sont, très-saillantes; parfois (essellata) elles s'oblitèrent en partie. M. Pascoe en décrit trois espèces (4) dont la livrée varie. .

Groupe XXIV. Leptonotides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses divariqués. — Un sillon ou un sinus aux jambes intermédiaires.

Tôte non rétractile, assez fortement ou fortement distante des hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes grêles, sétacées, de longueur variable; leur scape peu à peu en massue, sinué en dessous à sa base. — Yeux finement granulés, échancrés (divisés chez ENicopes @). — Prothorax inerme sur les côtés. — Elytres le débor= dant plus ou moius en avant. — Pattes médiocres, ayant de la tendance à s'allonger d'avant en arrière ; hanches antérieures ne dépassant pas le niveau de la saillie prosternale, globuleuses, non anguleuses en dehors; tarses au plus médiocres ; les postérieurs Warticie 1 plus court que 2-3 réunis; le 4° de tous souvent dépassant peu les lobes du 3%, — Saillies sternales larges, déprimées, planes, horizon-

(1) O. semiflava, Batchian; cinerascens, Amboine; tessellata, Ceram; Pascoe, loc, cit, p. 244; la 1re est figurée pl. 12,1. 2

tales; la prosternale toujours sur le même niveau que le prosternum. — Corps allongé.

La structure particulière des saillies sternales (4) est le principal caractère qui distingue ce groupe du précédent avec lequel il a d'intimes rapports par ses caractères essentiels; à quoi s'ajoute une forme générale beaucoup plus allongée et plus svelte. Les trois genres qui le composent sont propres à la Nouvelle-Calédonie et généralement regardés comme étant des Tmésisternides (2). Ils sont si voisins qu'il est difficile, en tenant compte des deux sexes, d’en dressé un tableau synoptique.

I. Front au moins trois fois plus large que haut : Enicodes. I. — au plus du double — Antennes plus longues que le corps : Lep{onota. — au plus aussi longues que le corps : Nemaschema.

ENICODES.

. GR. Gray in Gnier. Anim. Kingd.; Ins. II, p. 117 (3).

Mûles : Mandibuies minces, assez longues, obliques au repos. — Tête débordant fortement le prothorax, très-rétrécie en arrière, largement plane entre les antennes; front quatre fois au moins plus large que haut, vertical.— Antennes à peine pubescentes, lâchement ciliées en dessous, atteignant les 3/4 ou le sommet des élytres, à articles 1 médiocre, 3-4 de longueur variable, celui-là le plus grand, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux divisés ; l'intervalle entre les lobes occupé par un tubercule pubesceut. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, déprimé sur lé disque.— Ecusson en triangle curviligne. — Elÿtres allongées, déprimées sur la suture, la dépression limitée de chaque côté par une carène obtuse, peu à peu atténuées en arrière et conjointement prolongées en une longue saillie canaliculée en des-

(1) Elle persiste dans les deux groupes suivants en s’exagérant chez les Tapéinides. Pendant quelque temps il m’a paru que tous trois pouvaient être réunis dans une division particulière à laquelle le nom de Lamiides platysternides aurait très-bien convenu ; mais j'ai bientôt reconnu qu'il n’y avait pas là de quoi fonder un groupe d’un rang aussi élevé.

(2) Voyez J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 35. Les trois genres en question sont pour ce savant entomologiste les types d'autant de groupes distincts, Celui des Enicodites paraît assez naturel si l’on n’a égard qu'à la tête singulière des màles des Emcones. Mais ce caractère disparait chez leurs femelles, qui sont si voisines des Lepronora, qu'une espèce de ces dernières a été prise pour un Enicones, comme on je verra plus bas.

(3) Genre simplement indiqué; les caractères n’en ont été exposés que récemment par M. Pascoe (Longic. Malayan, p. 485, note), qui à changé son nom en celui de Henicones. — Syn, CErammyx Schreib,

LEPTONOTIDES. 485

sous, coupées carrément et à peine plus larges que le prothorax à leur base.— Pattes médiocres; cuisses antérieures grosses, en massue ovalaire, les autres peu à peu épaissies et un peu arquées, les postérieures un peu plus courtes que l’abdomen; tarses de la même paire assez lungs, étroits. — Abdomen beaucoup plus court que les élytres; son 5° segment allongé, conique, tronqué ou échancré au bout. — Saillie mésosternale très-large ; la prosternale un peu moins.— Corps allongé, partiellement pubescent.

Femelles : Beaucoup plus courtes, plus massives. — Tête débordant médiocrement le prothorax, faiblement rétrécie en arrière. — Antennes un peu plus longues que les élytres. — Yeux non divisés, leur échancrure tomenteuse, sans tubercule.— Elytres subparallèles, sillonnées, déclives et isolément acuminées en arrière.— Cuisses postérieures beducoup plus courtes que l'abdomen. — 5° segment de celui-ci pas plus long que large, un peu rétréci et échancré en demicercle.

L'un des genres les plus singuliers qui existent parmi les Lamiides, en ce qui concerne les mâles. Ils diffèrent tellement de leurs femelles que l'observation seule, faite sur le vivant, a pu révéler les rapports qui les unissent.

Ces insectes sont d'assez grande taille, d’un bronzé obscur sujet à être remplacé en dessus par du ferrugineux, et saupoudrés de poils fauves ou blancs qui en se condensant, forment des bandes ou des taches sur le prothorax et les élytres; livrée variable selon les sexes et les espèces. Ces dernières s'élèvent en ce moment à quatre (1).

LEPTONOTA.

JT. Tuoms. Essai, etc., p. 353 (2).

Mâles : Mandibules minces, courtes. — Tète débordant à peine le prothorax, plus ou moins, parfois (sristis) à peine concave entre les tubercules antennifères, ceux-ci très-courts; front subéquilatéral ou non; joues médiocres. — Antennes glabres, finement ciliées en dessous, de 1/3 au moins plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, 3-4 subégaux ou 3 plus grand, 5-11 décroissant, maïs peu. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, transversaux. — Prothorax plus long que large, cylindrique, transversalement sillonné en avant et à sa base. — Elytres plus ou moins planes sur le disque, peu à

(1) Cer. Fichtelii, Schreib. Trans. of the Lion. Soc. VI, p. 200, pl. 21, f.8o; Westw, Arcan. entom. J, pl. 15, £. 4 Q ; indiqué à tort comme étant ce l’Australie par ces auteurs ainsi que par MM. G. R. Gray (loc. cit.) et A. White (Longic. of the Brit. Mus. p. 345). — E. Montrouxieri, Montrouz. Ann: d. 1. Soc. entom., 1861, p. 286. — En. Tapenioides, Schreibersii, 1. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 546. ,

(2) Syn. Eniconxs A. White, Montroug.

peu et fortement rétrécies en arrière, avec leur sommet uni- ou biépinéux. — Pattes assez longues ; cuisses en massue, de forme variable; les postérieures de la longueur des élytres ou les dépassant un peu. — % segment abdominal allongé, conique, échancré (sepium) où non au bout. — Saillies mésosternale et prosternale larges. — Corps allongé, cunéiforme, partiellement pubescent.

Femelles : Antennes seulement un peu plus longues que les élytres. — Cuisses postérieures un peu plus courtes que l’abdomen, ou de mème longueur, quand chez les mâles elles dépassent ce dernier. — 8e segment abdominal moins long, plus parallèle, arrondi en arrière.

M. A. White a, le premier, décrit une espèce de ce genre sous le nom d'Enicodes comilessa (1). Depuis, Montrouzier en a publié plusieurs autres tant sous le même nom générique que sous celui de LEPTONOTA (2).

Ce sont des insectes de taille médiocre, de forme en général assez svelte et à livrée variable, mais presque toujours ornés sur les élytres de taches ou d’un petit nombre de bandes longitudinales incomplètes grises ou jaunâtres ; ces organes sont généralement lisses avec un ou deux sillons sur chacun d'eux, abrégés en avant et dont le plus constant avoisine la suture ; la tête et le prothorax sont le plus souvent tachetés des couleurs ci-dessus.

NEMASCHEMA.

J. Tuows. Essai, etc., p. 354 (3).

Genre très-voisin des Lepronora dont il ne diffère que par les caractères suivants : =

Tôte notablement plus saillante.— Antennes dépassant à peine les élytres chez les &, plus courtes qu'elles chez les @. — Prothorax beaucoup plus allongé, du reste pareil. — Elytres assez convexes, peu à peu rétrécies, isolément échancrées et bi-épineuses à leur extrémité. — Pattes plus courtes; cuisses postérieures moins longues que l’abdomen dans les deux sexes.

L'espèce typique (4), décrite par M. Chevrolat qui l'a placée avec

(1) Longic. of the Brit. Mus. p. 343, pl. 8, £. 4 © (Lepton. picta, Montrouz. Ann. d. 1. Soc. entom. 1861, p. 288); île des Pins, en outre de la Nouvelle-Calédonie.

(2) Enic. Perroudi, Lepton. tristis, Lifuana, sepium, Baladicus, Montrauz, loc. cit. p. 287 sq. J'ai toutes ces espèces sous les yeux; Montrouzier en décrit (p. 290) ane autre (Penardi) qui m'est inconnue et qui, d’après la description, semble ètre intermédiaire entre le geure actuel et les NEMASCHEMA.

(3) Syn. Navowonpna ? Chevrol. — Lepronora Montrouz.

(4) Navom.? sanguinicollis, Chevrol. in 3. Thoms. Archiv. entom, T, p. 416

ÉNOTIDES. 487

doute dans les Navomorpxa, lesquelles sont des Cérambycides (1), est un peu plus grande que les Lepronora, d’un noir brillant à reflets violets en dessous, avec les côtés de la poitrine et de l'abdomen tachetés de blanc, d'un rouge sanguin presque mat en dessus; sauf un sillon entier qui longe de chaque côté la suture, ses téguments ne présentent aucun vestige de sculpture.

Groupe XXV. Énotides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires.

Scape des antennes pyriforme. — Prothorax non cylindrique, rétréci à sa base, cordiforme.— Elytres le débordant fortement, oblongues.— Pattes assez longues.— Saillie mésosternale déclive.— Corps oblong, massif.

Les autres caractères ne diffèrent pas de ceux des Leptonotides, mais ceux qui précèdent donnent à ces insectes un facies si différent de celui de ces dernières qu'on ne peut les considérer que comme un type spécial. Is ne forment, du reste, que le genre suivant qui est également propre à la Nouvelle-Calédonie.

Avec lui finissent ceux qui ont été placés dans les Tmésisternides (2); désormais il ne sera plus question de ces derniers.

ENOTES.

J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 34.

Mûles? : Mandibules obliques au repos. — Tète finement sillonnée jusqu’au bas du front, plane et très-large entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci très-courts ; front un peu transversal ; joues courtes. — Antennes à peine ciliées en dessous, de 1/4 environ plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, 3-4 allongés, un peu noueux au bout, celui-ci le plus grand, 3-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, transversaux. — Prothorax subtransversal, assez convexe, fortement rétréci dans son tiers basilaire; sa partie antérieure arrondie sur les côtés et munie de quelques nodosités obtuses. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement convexes, de longueur moyenne, parallèles, déclives et arrondies en arrière; leurs épaules calleuses. — Pattes robustes; cuisses antérieures très-grosses, elliptiques, les autres en massue allongée;

(Lepton. Lamberti, Montrouz. Aun. & 1. Soc. entom. 1861, p. 291). — Les Lepton. puberula, modesta, œnea que M. Montrouzier décrit à la suile, sem— blent appartenir à ce genre plutôt qu'aux Lerronora.

(1) Voyez plus haut p. 224.

(2) Voyez 3. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 34.

les postérieures de la longueur des élytres, ou les dépassant un peu. — 5° segment abdominal assez grand, transversal, rétréci et subtronqué en arrière. — Corps revêtu d’une sorte d’enduit.

Les deux espèces (4) publiées par M. J. Thomson sont de taille moyenne. L'une d’elles (Montrouxieri), sauf un espace médian, dénudé et très-lisse sur le prothorax, est d'un blanc jaunâtre avec quelques taches brunes sur les élytres; l’autre (Lacordairei) est en graude partie glabre et d’un bronzé cuivreux brillant; toutes deux sont pourvues au sommet des élytres de deux assez grandes taches blanches; ces organes présentent de nombreux sillons longitudinaux superficiels et en partie peu distincts.

Groupe XXVI, Tapéinides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses divariqués. — Un long sinus dorsal aux jambes intermédiaires.

Tète non rétractile, fortement distante des hanches antérieures, dissemblable selon les sexes; front très-fortement transversal. — Antennes médiocrement robustes, hérissées de longs poits fins, plus longues que le corps (9 ©); leur scape en cône renversé. — Yeux finement granulés, divisés (@) ou échancrés (Q).— Prothorax cordiforme, — Elytres débordant fortement sa base. — Pattes subégales ; hanches antérieures petites, au uiveau du prosternum, globuleuses, non anguleuses en dehors; tarses très-courts, à article 1 moins long que 2-3 réunis. — Saillie intercoxale de l'abdomen large (2). — Métasternum assez court, envoyant une large saillie en avant. — Saillies sternales très-larges, horizontales, planes sur le même niveau, non contiguës. — Corps court, large, déprimé.

Peu de genres de Lamiides sont aussi singuliers que ‘celui établi par Serville sous le non de TapeinA; aussi le plus grand désaccord règne-t-il entre les entomologistes sur la place qu'il doit occuper (3). Mais si l’on fait abstraction de la forme générale de ses espèces, cette

(1) £. Montrouszieri, J. Thoms. loc. cit.—Lacordairei, J. Thoms. Physis, I, p.130,

(2) Caractère non signalé jusqu'ici et intéressant comme étant le seul cas de ce genre qui existe chez les Lamiides vraies. =

(3) A. Serville (Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 23) l’a mis à côté des Srei- RASTOMA, Cn ajoutant qu’il le regarde comme très-voisin des Emcopgs. Allant plus loin, M. De Castelnau (Hist. nat. d. Col. IT, p. 487) lui à réuni ces der niers et l’a classé entre les Terraopes et les Genanta. M. J. Thomson, après l'avoir d'abord (Essai, ete., p. 74) placé entre ses Ptéropliites et ses Desmiphorites, a fini (Syst. Cerambyc. p. 129) par le rejeter à la fin de la Sous-Famille actuelle. Enfiv, en dernier ïieu, M. H. W. Bates (Contribut. ete, p, 217) l’a compris dans les Desmiphorides, on en formant un groupe à part.

ii)

TAPÉINIDES, 489

question ne présenté aucune ee ressort avec évidence de la formule qui précède que cette place est à côté des deux groupes qui précèdent (1). Les rapports qu’elles ont avec les Enicones ont déjà frappé quelques auteurs. Ces insectes sont américains.

TAPEINA.

À, SERV. Enoycl. mdth.; Ins. X, p. 546 (2).

Mâles : Tète plene entre les yeux; front prolongé de chaque côté en une lame débordant fortement le prothorax et de forme variable (3). — Antennes insérées à la face postérieure de ces lames entre leur extrémité et les yeux, presque du double plus longues que le corps, à articles 4 assez long, sinué à sa base, 3-11 subégaux ou décroissant légèrement. — Yeux presque divisés. — Prothorax déprimé, très-fortement transversal, fortement dilaté et obtusément triangulaire sur les côtés, brièvement resserré à sa base. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres déprimées sur le disque, parallèles où un peu atténuées en arrière, arrondies à leur extrémité. — Pattes médiocres ; cuisses robustes, oblongo-ovalaires, les postérieures plus courtes que les élytres; tarses antérieurs un peu dilatés. — 5e segment abdominal grand, en triangle curviligne transversal. — Corps hérissé de longs poils fins. ei

lemelles : Tête normale ; front non prolongé sur les côtés. — Antennes un peu plus longues que les élytres, — Cuisses postérieures plus courtes.

Ces insectes remarquables sont de taille au plus médiocre, d’un noir profond et brillant, sujet à passer au ferrugineux sur les élytres et l'abdomen, ciblés de points enfoncés, assez gros sur les élytres, plus petits et parfois subobsolètes sur le prothorax. Leurs espèces peu nombreuses (4) sont répandues du Chiji et du Brésil méridional au Mexique inclusivement.

(1) Cest ici un de ces cas, si fréquents chez les Longicornes, où les carac= tères positifs sont en quelque sorte voilés par la forme générale. La question est donc de savoir si les premiers doivent ou non l'emporter sur Ja seconde. Pour ce qui me concerne, l’affirmative n’est pas douteuse.

(2) Et Anr. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 23. — Syn. Eunycrvmarus, G. R. Gray in Griffith, Anim, Kingd.; Ins. HI), p. 119; genre non caractérisé.

(3) De même que les cornes céphaliques ou prothoraciques des Lamellicorues, ces lames varient dans la même espèce sous le rapport du développement et, par suite, de la forme, cause d'erreurs spécifiques à laquelle il faut faire attention.

(4) Serville en a décrit quatre que M, J. Thomson, dans üne Monographie qu'ila donnée du genre (Archiv.entom. I, p.41,pl.7), réduit à deux, auxquelles il en a ajouté deux autres : T. dispar, Serv. Encycl. méth. loc. cit. (@ bicolor Serv. ibid); Brésil, — coronata, Serv. ibid, (Var. ©”, picéa Serv.); Brésil, —

Un nouvel hiatus se produit ici dans la série des genres; ceux qui suivent ne tiennent par auêun lien immédiat aux sept groupes qui précèdent.

Groure XXVII. Épicastides.

divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires (1).

Tête rétractile ou peu distante des hanches antérieures : ses tubercules antennifères saillants, contigus ou subcontigus à leur base; front rectangulaire, au moins aussi haut que large.— Antennes peu robustes, sétacées, longues chez les g' connus ; leur scape variable, — Yeux fortement granulés {sauf TroprpemA), échancrés. — Prothorax tuberculé latéralement. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes en général assez longues, subégales; hanches antérieures médiocrement saillantes, globuleuses, anguleuses en dehors; tarses au plus médiocres, les postérieurs à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Saillies sternales variables. — Corps plus ou moins allongé, en général robuste.

MM. J. Thomson et Pascoe ont établi tous deux, le premier, sous le nom de « Zygocérites, » le second, sous celui de « Hypselominæ, » un groupe déjà souvent mentionné dans les pages qui précèdent et qui est essentiellement caractérisé par le front rétréci en haut ou trapéziforme. Quoique j'en aie déjà retranché plusieurs genres, ce qui eu reste comprend des éléments peu homogènes et doit être encore épuré. Le groupe actuel ei les trois suivants sont établis dans ce but.

Les espèces de celui-ci ne sont pas des Zygocérides, leur front n'étant pas trapéziforme, mais, au contraire, parfaitement parallèle ; à quoi s'ajoute une forme générale qui n’a rien de commun avec celle du groupe en question. Elles varient, du reste, sous ce rapport, ce qui peut s'expliquer par leur distribution géographique, les quatre genres qu’elles constituent étant disséminés dans les Archipels indiens, l'Australie et à Madagascar.

I. Tuberçules latéraux du prothorax médians, point de côtes longitudinales sur les élytres. .

a Prothorax sans tubercules en dessus : Epicasta.

erectifrons, 3. Thoms. Archiv. entom. I, p. 43, pl.-7, f. 2; Cayenne, —#ransversifrons, J. Thoms. ibid. p. 44, pl. 7, f. 3; Mexique. Suivant M. Gerstæcker (Wiegin, Archiv. 1858, II, p. 329, l’erectifrons serait la vraie coronata de Serville, et la coronata de M. J. Thomson une espèce nouvelle, — Aux espèces qui précèdent, il faut ajouter : T. americana, Casteln. Ann. d. 1. Soc, entom. 1832, p.411; Chili.

(1) Sauf chez Dysruæra; mais ce genre est si voisin des Onicomis, chez qui ce sillon existe, que je ne puis me résoudre à le mettre ailleurs qu'ici.

ÉPICASTIDES. 491 a& Prothorax muni de deux forts tubereules sur le disque. Cuisses peu à peu en massue : Dysthæta.

— pédonculées à leur base : Oricopis.

I. Tuberculés latéraux du prothorax voisins de sa baso; des côtes longitudinales sur les élytres : Tropidema. L

EPICASTA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 90 (1).

Mâles : Mandibules assez longues; tubercules antennifères saillants, anguleux à leur sommet interne ; front plus haut que large; joues assez longues. — Antennes pubescentes, non ciliées en dessous, deux fois 1/2 aussi longues que le corps, à articles 4 robuste, en cône renversé, atteignant le milieu du prothorax, les suivants noueux au bout, 3 plus long que 4 et que 4, celui-ci et 840 subégaux, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, un peu plus hauts que larges, — Prothorax transversal, cylindrique, trausversalement sillonné en avant et à sa base, fortement tuberculé, de chaque côté, dans son milieu. — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres assez allongées, légèrement arquées en dessus, peu à peu atténuées et subtronquées en arrière; leurs épaules obliques et terminées par une petite dent. — Pattes antérieures un peu plus longues que les autres ; cuisses en massue fusiforme, les postérieures un peu plus courtes que les élytres. — 3e segment abdominal allongé, rétréci et tronqué au bout. — Saillie mésosternale subverticale et munie d’une carène obtuse en avant. — Saillie prosternale plus étroite, obliquement tronquée en arrière, — Corps assez allongé et assez robuste, finement et densément pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus longues que les élytres. — Epaules de celles-ci obtuses. — Pattes plus égales. — 5° segment abdominal convexe, en cône obtus au bout,

On en connaît deux espèces (2) des Archipels indiens, d'assez grande taille, d’un brun carmélite ou virescent, avec deux ‘taches arrondies d'un noir velouté et cerclées de jaune sur le prothorax, et les élytres ornées de marbrures d’un gris blanchâtre, formant un dessin plus ou moins compliqué; partout les téguments sont privés de toute ponctuation.

Le genre Psaumis de M. Pascoe est identique avec celui-ci, et a été établi sur la femelle d’une espèce très-voisine de celle connue de M. J. Thomson; il serait même possible qu'elle n’en fût qu'une variété.

(1) Syn. Psaums, Pascoe, Longic. Malayan. p. 246; nom postérieur d’environ deux ans à celui proposé par M. J. Thomson.

(2) £. ocellata, S. Thoms. loc. cil,; dava. — Psaum. lurbidus, Pascoe, loc. cit; pl. 11, f. 6; Borneo.

Coléoptères. Tome X. 6

DYSTHÆTA.

Pascor, Trans, of the entom, Soc. Ser. 2, V, p. 31.

Femelle : Tubercules antennifères saillants, tronqués au bout; front plus haut que large; joues allongées. — Antennes pubescentes, peu densément ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu en massue, 3 plus long que lui et que 4, 5-11 graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux très-allongés. — Prothorax subtransversal, cylindrique, muni sur le disque de deux forts tubercules coniques et obtus, sur les côtés de deux plus petits, aigus et médians. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, planes sur le disque, obliquement rétrécies dans leur tiers postérieur et tronquées au bout, munies chacune à leur base d’une courte crête obtuse. — Pattes longues, égales; cuisses peu à peu en massue fusiforme, les postérieures égales aux quatre 1° segments abdominaux. — 3° segment abdominal en triangle subourviligne allongé. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, déclive. — Saillie prosternale étroite, fortement arquée en arrière. — Corps médiocrement allongé, assez large, finement et densément pubescent.

L'unique espèce (1) du genre est australienne, de grandeur moyenne, et a le facies de quelques Acanthodérides. Elle est d’un roux vineux, avec des bandes brunâtres et blanches, longitudinales sur le prothorax, obliques, flexueuses, et alternant sur les élytres; ces dernières sont pointillées, mais peu densément, dans les trois quarts de leur longueur.

ORICOPIS.

\ Pasco, Trans. of the entom. Soc. Ser.3, I, p. 543.

Femelle ? : Tubercules antennifères courts, tronqués au bout; front un peu plus haut que large. — Antennes pubescentes, faiblement ciliées en dessous, un peu plus longues que les élytres, à articles 1 peu à peu renflé en massue, subégal à 3, celui-ci notablement moins long que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, fortement transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, sans sillons transversaux en dessus, muni sur le disque de deux forts tubercules comprimés, bifides au bout, et sur les côtés de deux autres plus petits, coniques et médians. — Ecusson en triangle eurviligne. — Elytres courtes, planes sur le disque dans un peu plus de leur moitié antérieure, longuement déclives, rétrécies et tronquées en arrière, munies chacune à leur base d'une crête granuleuse et d'une autre plus faible, partant des épaules et oblique. — Pattes peu robustes; cuisses pédonculées à leur base, puis

(1) D. anomalu, Pascoe, loc. cit. pl.2, f. 6.

ÉPICASTIDES, 493

renflées en une massue ovalaire. — 5° segment abdominal transversal, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale obtusément tuberculeuse en avant; la prosternale arquée en arrière. — Corps court, large, revêtu d’une sorte d'enduit.

Genre voisin des Dysraxra dont il se distingue par une forme générale beaucoup plus courte, ainsi que des antennes, des yeux et des pattes construits sur un autre plan, Son unique espèce (1) est de taille médiocre, d’un brun rougeâtre et maculée partout de noir, avec de courts cils blancs, couchés et peu abondants sur les élytres. Elle est australienne et ressemble aussi à certains Acanthodérides.

TROPIDEMA.

J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 88 (2).

Mâle : Tubercules antennifères très-saillants; front subconvexe, plus haut que large; joues allongées. — Antennes assez densément frangées sous leurs trois 4% articles, un peu plus longues que le corps, à articles 1 conico-cylindrique, atteignant presque la base du prothorax, 3 un peu plus long que lui, graduellement épaissi dans sa moitié terminale, 4-11 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés ; leurs lobes inférieurs à peine plus hauts que larges.—Prothorax transversal, subeylindrique, obtusément subcaréné sur la ligne médiane, muni de chaque côté, près de sa base, d’une petite dent triangulaire, — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, planes sur le disque, subparallèles, tronquées en arrière, avec leur angle externe dentiforme, munies de côtes longitudinales saillantes. — Pattes médiocres, assez faibles; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 4crs segments abdominaux; tarses antérieurs très-fortement dilatés. — 3e segment abdominal allongé, parallèle, arrondi en arrière, avec une impression triangulaire terminale. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement et également larges; la 4'° recourbée en arrière, la 2 fortement arquée postérieurement, — Corps allongé, revètu d’une sorte d’enduit très-fin,

Coquerel, qui a découvert le type de ce genre à Madagascar, l’a placé, avec doute, dans les SPHENURA, sous le nom de S. chrysocephala.

Cet insecte, de taille médiocre, est d'un brun carmélite foncé et uniforme, avec le vertex et les côtés de la tête revêtus de poils fins d’un jaune doré; ses élytres ont chacune quatre côtes qui, en arrière, se réunissent en une seule; sauf la 3° à partir de la suture,

(1) O. umbrosus, Pascoe, loc. cit. pl. 23, f. 2: (2) Syn. Srnenuna, Coquer. Ann, 1. Soc. entom. 1852, p. 400,

qui est fortement abrégée en avant, ces côtes sont entières; les intervalles entre elles sont densément ponctués: ,

Ce genre est très-différent des précédents, mais ne s'accorde pas mieux, au point de vue du facies, avec aucun autre.

Groupe XXVIII, Théocrides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Jambes intermédiaires entières.

Tête rétractile; front rectangulaire ou assez fortement trapéziforme. — Antennes grêles, sétacées, rarement beaucoup plus longues que le corps; leur scape en cône allongé, atteignant presque la base du prothorax. — Yeux subfortement granulés, échancrés. — Prothorax tuberculé sur les côtés, à peu de distance de sa base ou inerme. — Elytres débordant celle-ci assez fortement. — Pattes assez longues, subégales. — Hanches antérieures globoso-coniques, faiblement anguleuses en dehors; tarses assez longs, à articles 1 moins long que 9-3 réunis, 4 très-grand. — Saillies sternales lamelliformes, inermes. — Corps cblong, assez massif.

Des trois genres qui composent ce groupe, deux {THeoCRIS, PLANOpema) ont été placés par M. J. Thomson daus les Zygocérides où leurs crochets des tarses &ivergents ne permettent pas de les introduire. Le troisième (Tyrocæra), qu'ii a compris dans son groupe des Hippopsides, en diffère par la rétractilité de sa tête et l'absence d’un sillon aux jambes intermédiaires. Il appartient au même type queles précédents, malgré son prothorax inerme. Ces derniers eux-mêmes présentent entre eux une différence analogue dans la forme du front trapéziforme chez l’un, rectangulaire chez l’autre. :

Ces insectes sont de taille moyenne et propres à la côte occidentale d'Afrique, pays où font défaut les Zygocérides et les Hippopsides.

I. Prothorax inerme; front subtrapéziforme : Typocæta. HI. — tuberculé latéralement, Front trapéziforme : Theocris.

— rectangulaire : Planodema.

TYPOCÆTA.

J. Tuouws. Syst. Cerambyc. p. 99.

Femelle? : Tubercules antennifères médiocres, robustes, étroitement séparés, un peu divérgents; front ample, plus haut que large, resserré supérieurement, légèrement élargi en bas; joues allongées. — Antennes pubescentes, assez densément ciliées en dessous dans leur moitié basilaire, près de deux fois aussi longues que le corps, à arti-

THÉOCRIDES. 495

cles 1 un peu arqué, atteignant le milieu du prothorax, 3 à peine plus grand que lui, beaucoup plus que 4, celui-ci et 3-14 subégaux. — Lobes inférieurs des yeux larges, assez allongés. — Prothorax aussi long que large, traversé par un sillon près de sa base, pluri-noueux sur le disque et sur les côtés. — Elytres médiocrement allongées, peu à peu rétrécies et tronquées en arrière. — Pattes courtes; cuisses graduellement et fortement en massue; les postérieures ne dépassant pas le 2° segment abdominal; tarses médiocres, à article 4 plus grand que 1-3 réunis. — 5° segment de l'abdomen assez court, largement sinué au bout.—Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps oblong, pubescent.

On n’en connaît qu'une espèce (subfasciata 3. Thoms.) assez grande et variée de brunâtre, de ferrugineux et de gris; cette dernière couleur occupe l'extrémité des élytres et forme, en outre, une large bande qui les traverse avant leur milieu; ces organes sont densément pointillés sur toute leur surface. ÿ

THEOCRIS.

J. Tuows” Archiv. entom. Il, p. 193.

Mâle ? : Tubercules antennifères saillants, contigus, peu divergents; front plus haut que large, trapéziforme; joues médiocres. — Antennes pubescentes, munies de quelques cils fins en dessous, de 1/4 plus longues que le corps, à articles 4 un peu plus court que 3, celui-ci plus long que les suivants, 4-11 décroissant peu à peu. — Yeux rapprochés en dessus, leurs lobes inférieurs plus hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de deux sillons transversaux, l’un antérieur, l'autre basilaire, et immédiatement en avant de celui-ci, de deux tubercules latéraux médiocres et obtus. — Ecusson subquadrangulaire. — Elytres convexes, oblongues, légèrement atténuées et isolément arrondies en arrière. — Cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 1°" segments abdominaux.— 5° segment de l'abdomen subtransversal, arrondi , fortement échancré en triangle et tomenteux au bout. — Saillie mésosternale médiocrement large, parallèle. — Saillie prosternale plus étroite, fortement arquée postérieurement. — Corps pubescent.

M. J. Thomson n’en décrit qu’une espèce (1) du Gabon. Elle est de taille moyenne, brune, avec la tête en grande partie, trois lignes longitudinales sur le prothorax, cinq sur chaque élytre et les côtés de la poitrine d'un jaune sale; les élytres sont assez densément pointillées sur toute leur surface avec le bord antérieur des points légèrement relevés comme les aspérités d'une râpe.

(1) T. saga, J. Thoms. loc. cit. pl. 8, f. 4.

PLANODEMA.

J. Tuous. Essai, etc. p. 68 (1).

Mêmes caractères que les Tarocnis, avec les différences suivantes :

Tubercules antennifères séparés et divergents ; front rectangulaire, subéquilatéral. — Prothorax muni de chaque côté d’un fort tubercule conique. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres parallèles et presque planes dans un peu plus de leur rhoitié antérieure, peu à peu déclives et rétrécies en arrière. — Pattes plus longues et plus robustes, surtout chez les @'; cuisses postérieures atteignant presque le sommet de l'abdomen. — 5° segment de celui-ci plus court, tronqué au bout, muni chez la © d’une grande et profonde fossette transversale. — Corps plus massif, oblongo-naviculaire, partiellement pubescent.

Le genre ne comprend également qu'une espèce (scorta) du Gabon, que M. J. Thomson a retmée, avec raison, du genre Domitia (Monohammides) dans lequel il l'avait comprise dans l'origine, pour la mettre à sa véritable place, près des Tagocris. Elle est d’un noir mat et saupoudrée partout de très-petites taches blanches qui forment sur chaque élytre près de dix étroites lignes longitudinales; ces organes sont densément pointillés sur leur surface entière.

Groupe XXIX. Atossides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Jambes entières.

Tête rétractile; front subrectangulaire, muni de lignes longitudinales glabres. — Antennes grêles, sétacées, au maximum un peu plus longues que le corps; leur scape subcylindrique.— Prothorax inerme latéralement. — Elytres le débordant assez fortement à leur base. — Pattes assez longues, subégales ; hanches antérieures ne dépassant pas le niveau du prosternum, globuleuses, anguleuses en dehors; tarses courts, déprimés, à article 4 plus court que 2-3 réunis; les antérieurs fortement dilatés chez les @'. — Saillies sternales non lamelliformes, tronquées sur leurs faces opposées. — Corps médiocrement allongé, cunéiforme.

Ce groupe n'est pas, comme les deux précédents, extrait des Zygocérides de M. J. Thomson à qui l’on doit la création des deux genres qui le composent. Ce savant entomologiste a placé l’un d'eux (Arossa) dans ses Onocéphalites, l’autre (Grammæcnus) dans ses Mésosites. Mais ils sont extrêmement voisins et appartiennent au même

(1) Syn. Dowrma, J. Thoms. Archiv. entom. II, p. 195; olim.

ATOSSIDES. 497

type. C'est des Onocéphalides qu'ils se rapprochent le plus, mais outre que ces derniers sont américains et ont un sillon aux jambes intermédiaires, ils présentent quelques caractères qui m'ont engagé à les laisser dans le voisinage des Oncidérides. Ces insectes sont propres aux Indes orientales.

I. Mandibules minces ; écusson cordiforme: Afossa. il. — épaisses; — carré, transversal : Grammæchus.

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