Tuoms. Syst. Cerambyc. p
Mûles : Tète verticale, médiocrement saillantez convexe sur le vertex, peu rétrécie en arrière, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, front transversal; joues courtes. — Antennes finement pubescentes, plus ou moins ciliées en dessous, dépassant les élytres du tiers au moins de leur longueur, à articles 4 robuste, 3
(1) Et Mélang. entom. IL, p. 37.
(2) Syn. Cenausyx Oliv.
deux fois 1/2 à 3 fois plus long que 4, celui-ci et 3-14 subégaux, 11 appendiculé. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, cylindrique, un peu rétréci en avant et à sa base, celle-ci bisinuée ; renfé et fortement tuberculé sur les côtés. — Ecusson en triangle eurviligne. — Elytres allongées, peu convexes dans leurs 2/3 antérieurs, déclives et vbliquement tronquées en arrière. — Pattes médiocres, les antérieures légèrement allongées ; cuisses antérieures robustes, fusiformes, les autres peu à peu en massue, les postérieures notablement plus courtes que l’abdomen ; tarses courts, déprimés. — 5° segment abdomisal transversal, un peu rétréci, subtronqué en arrière. — Mésosternum tronqué en avant, horizontal, triangulaire et caréné en arrière. — Saillie prosternale arquée, verticale postérieurement, avec un tubercule obtus, parfois peu distinct. — Corps allongé, robuste, finement pubescent.
Femelles : Pareilles aux mâles, avec les antennes un peu plus courtes et les pattes plus égales.
Insectes d'assez grande taille, mais n'ayant rien de remarquable sous le rapport de leur livrée qui, du reste, est assez variée. Tous sont plus ou moins densément ponciués en dessus avec des aspérités ou des granulations peu apparentes. Rarement (Linnæi) leurs élytres sont longitudinalement et faiblement sillonnées. Il y en a en ce moment quatre espèces (1) de détrites, dont une anciennement par Olivier.
ANAPAUSA.
J. Tuoms. Syst. Cerambyc. p. 494.
Mâle : Tête plus grosse que celle des MuzciBer, du reste pareille. — 3° article des antennes à peine du double plus long que le 4, — Pattes robustes ; cuisses comprimées, les antérieures très-larges, elliptico-ovales, munies sur leur bord supérieur d’une forte épine, les autres sublinéaires. — Saillie mésosternale inerme en avant; la prosternale fléchie postérieurement. — Le surplus comme cliez les Muz- CIBER.
Femelle : Mandibules et antennes un peu plus courtes. — Cuisses antérieures beaucoup moins fortes, inermes en dessus.
Genre voisin, mais suffisamment distinct, des MucciBer, surtout par ses saillies sternales, Il ne comprend qu'une espèce (armata Thoms.) ayant le facies de ces derniers, mais plus grande que la plupart d'entre eux. Sa sculpture est la même et sa livrée d’un gris uniforme, avec une assez large bande blanchâtre, transversale, irrégulière, vers les deux tiers de la longueur des élytres, bande parfois à peine distincte. Cet insecte habite l'archipel de la Nouvelle-Guinée.
(1) Cer, scabrosus, Oliv. Eutom. IV, 67, p. 8, pi. 10, £. 70; Moluques. — Mulc. Linnœi, d.'Thoms. loc. cit.; Nouvelle-Guinée, Amboine; type du genre.— M. bigWiatus, Singapore; pullatus, Batchian; Pascoe, Longic. Malayan. p. 453.
HOMONÉIDES. 473
SORMEA (1).
Mâle : Tête penchée, assez saillante, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères ; front transversal; joues courtes. — Antennes assez robustes, pubescentes, ciliées en dessous, de 1/3 au moins plus longues que le corps, de dix articles : 4 robuste, 3 du double plus long que 4, 5-10 plus courts que ce dernier, subégaux. — Prothorax transversal, peu convexe, peu à peu rétréci en avant et à sa base, avec son bord antérieur largement échancré en demi-cercle, anguleux ét prolongé en un tuhercule conique de chaque côté. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, peu convexes, cunéiformes, à peine déclives et tronquées en arrière, avec leurs angles externes dentiformes. — Pattes des ANAPAuUSA Q. — 5° segment abdominal transversal, rétréci et largement tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale tronqnées sur leurs faces opposées, munies chacune d’un petit tubercule obtus. — Corps cunéiforme, robuste, finement pubescent.
Genre intermédiaire entre les deux précédents et les Homonxa qui suivent, réunissant aux pattes de ceux-là le prothorax et les élytres de ces dernières, avec une forme générale plus courte et beaucoup plus robuste. Ses antennes de dix articles lui sont propres dans le groupo actuel.
Il a pour type la LamiaOrbignyi de M. Guérin-Méneville (2), grande espèce de la Nouveile-frlande, d’un bronzé obscar en dessus, avec une très-fine pubescence verdâtre, et ornée sur les élytres d’une grande tache commune grise : ces organes, qui sont densément pointillés, ont en outre chacun une petite tache d’un blanc jaunâire à
leur base; l’écusson est de la mème couleur sur ses bords, glabre et brillant dans son milieu.
HOMONÆA.
New. The Entomol. p. 319.
Mâle : Tête penchée, saillante, canaliculée et sillonnée du vertex au haut du front, faiblement concave entre ses tubercules antennifères; front transversal ; joues très-courtes. — Antennes grêles, pubescentes, ciliées en dessous, de 1/4 à peine plus longues que le corps, du reste pareilles à celles des SormEA. — Prothorax transversal, atténué dans sa moitié antérieure avec son bord du même nom largemeut échancré, arrondi sur les côtés en arrière; muni sur chacun d'eux d’un petit tubereule médian. — Ecusson transversal, arrondi
(1) Syn. Lama Guér.-Ménev.
(2) Voy. d. 1. Coq.; Entom. p. 134, pl. 7, f. 6; l’exemplaire original fait maintenant partie de le collection de M. le comte Mniszech.
en arrière, — Elytres très-allongées, peu convexes, cunéiformes, sans déclivité et largement tronquées en arrière. — Pattes grêles, les antérieures extrêmement longues ; leurs tarses plus longs que les autres, peu dilatés et frangés sur leurs bords, à article 1 allongé, égal à 2-3 réunis ; cuisses linéaires, les postérieures ne dépassant pas le 3° segment de l'abdomen. — 5° segment de celui-ci allongé, rétréei et sinué en arrière.— Saillie mésosternale non lamelliforme, verticale et un peu concave en avant.— Saillie prosternale plus étroite, tronquée en arrière. — Corps très-allongé, cunéiforme, pubescent,.
Femelle : Antennes dépassant légèrement le sommet des élytres. — Pattes antérieures beaucoup moins longues; leurs tarses presque aussi larges, mais non frangés sur leurs bords. — 5° segment abdominal moins long.
M. Newman a compris sept espèces dans ce genre, toutes des îles Philippines; mais il n'y a que la première (1) qui paraisse devoir y rester. C'est un grand insecte en entier revêtu d’une pabescence d’un fauve ocracé qui s’éclaircit par place sur les élytres; sur le dessous du corps et les pattes elle est interrompue par une foule de petits espaces dénudés qui lui donnent un aspect réticulé, les élytres présentent chacune six à sept lignes saillantes dont les intervalles sont ponc-
tués.
Note.
Je n’ai pas pu me procurer le genre suivant. Son unique espèce ayant le prothorax tuberculé latéralement et des pattes absolument pareilles à celles des HomowxA, appartient probablement au groupe actuel. J'ajoute à la formule de M. Westwood quelques particularités empruntées aux figures qu'il donne des deux sexes, notamment la forme des yeux.
UROCALYMMA.
Wesrw, Arcan. entom. 1, p. 58.
Mâle : Tète verticale en avant.— Antennes très-grèles, à articles 4 en massue, 3 très-allongé, 4 beaucoup plus court.— Yeux échancrés. — Prothorax transversal, rebordé en avant et à sa base. — Elytres
(1) 4. patrona ; figurée par M. A. White, Longic. of the Brit. Mus. pl. 7, f. 8 ®; cette figure est exactement conforme aux exemplaires que j'ai sous les yeux; elle me parait s’accorder moins bien avec la description de M. Newmal.
Des autres espèces décrites par cet auteur, trois (bilinea, fornicala, aliena) sont indiquées comme ayant la saillie prosternale reçue daus une échancrure du mésosternum et, dès lors, ne peuvent pas rentrer dans le genre actuel. — Une quatrième est PUrocalymma longimana de M. Westwood. — Les saillies sternales des deux dernières (prœcisa, pannosa) ne sont pas décrites, ce qui rend probable qu’elles ne sont pas contiguës; peut-être ces deux insectes sontils réellement congénères de la patrona.
CRINOTARSIDES. 475
altongées, déprimées, parallèles, prolongées postérieurement en deux saillies grêles, très-longues et un peu divergentes. — Pattes grêles, les antérieures extrêmement longues; cuisses linéaires ; tarses courts,
Femelle : Elytres isolément acuminées et assez saillantes en arrière. — Pattes antérieures plus longues que les autres, mais beaucoup moins que celles du mâle.
Par suite de la forme de ses élytrès le mäle, comme le dit M. Westwood, à une analogie manifeste avec les Enrconrs (Leptonotides).
Cet insecte (1), bien inférieur aux précédents sous le rapport de la taille, est d'un brun noirâtre, revêtu d’une fine pubescence d'un jaune soyeux, et strié-ponctué sur les élytres; chacune de ces dernières présente une dizaine de gouttelettes blanches. IL habite les îles Philippines.
GROUPE XXI. Crinotarsides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes antérieures.
A part les crochets de leurs tarses et leurs yeux échancrés, ces insectes ne diffèrent en rien d’essentie] des Homonéides, mais n'ont pas un habitat aussi étendu. Des deux genres suivants qu'ils forment, le premier est répandu dans les îles Philippines et la Polynésie, le second est propre à cette dernière.
. L Saillies mésostern, et prostern. séparées; la re lamelliforme : Heteroclytamorpha.