Tuoms. Syst. Cerambyc. p
Tubercules antennifères assez saillants, contigus à leur base, divergents; front plus haut que large; joues très-allongées. — Antennes subfiliformes, finement pubescentes, no ciliées en dessous, dépassant
(1) Elles le sont très-peu chez les APATELARTHRON; cependant, dans tous les exemplaires que j'ai sous les yeux, je vois que les épimères mésothoraciques entrent en contact avec les hanches intermédiaires.
un peu le milieu des élytres, à articles 4 gros, court, subeylindrique, 3 beaucoup plus long que 4, tous deux réunis un peu plus grands que les suivants pris ensemble. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs plus hauts que larges. — Prothorax transversal, bituberculé en dessus. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, convexes, aplanies sur le disque. — Pattes assez robustes; hanches antéricures saillantes; cuisses sublinéaires, les postérieures beaucoup moins longues que l'abdomen. — 5° segment abdominal transversal, rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale de largeur médiocre, déclive. — Saillie prosternale très-étroite, eufouie, arquée en arrière. — Corps inégal, pubescent.
La seule espèce (favosa J. Thoms.) du genre est originaire du Cap et remarquable par la sculpture de ses élytres qui sont couvertes en entier d’un réseau saillant de mailles irrégulières, avec deux tubercules obtus, l’un voisin de leur base, l’autre placé au sommet de leur déclivité postérieure ; le noir brunâtre et le gris confusément mêlés
* forment la livrée, le premier dominant en dessus, le second en dessous ; les anténnes sont annelées de noir et de blenc.
APATELARTHRON.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 89.
Tubercules antennifères assez saillants, verticaux, parallèles, séparés par une très-troite fissure ; front allongé ; joues longues. — Antennes robustes, âpres, ne dépassant pas le tiers postérieur des élytres, de 7 articles (1) : 1 empiétant un peu sur le prothorax, 3 beaucoup plus long que lui, subégal à 4, tous deux réunis six fois aussi grands que 5-7, 7 conique. — Lobes supérieurs des yeux très-grèles, les inférieurs étroits, obliques. — Prothorax aussi long que large, cylindrico-ovalaire. — Ecusson très-petit, ponctiforme. — Elytres courtes, convexes, renflées dans leurs 2/3 postérieurs, fortement déclives et isolément tronquées en arrière, débordant faiblement le prothorax en avant, munies chacune d’un fort tubercule tout à fait basilaire et d’une crête tranchante au sommet de leur déclivité postérieure. — Pattes assez longues, les postérieures un peu plus que les autres; hanches antérieures non saillantes, globuleuses; cuisses peu à peu en massue, les postérieures de la longueur de l'abdomen. — Saillie mésosternale parallèle, subhorizontale. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie et fortement élargie en arrière. — Corps convexe, pubescent, inégal. — Sexes inconnus.
L'unique espèce (heteroclitum J. Thoms.) de ce genre singulier est (1) M. J. Thomson ne leur en attribue que 6, En effet, l’un des deux exem-
plaires qu’il a bien voulu me communiquer n’en possède pas davantage; l’autre en a distinctement 7. Peut-être y a-t-il là un caractère sexuel,
CROSSOTIDES. 505
petite (6-8 mili.), revêtue de téguments très-solides, rugueuse partout en dessus, avec les élytres fortement ponctuées en stries sur'le disque, sans ordro sur les côtés; les intervalles entre les stries sont costiformes ; sa livrée est variée de blanc sur un fond noir. M. J. Thomson l'indique comme originaire de la Malaisie; j'ai lieu de croire qu'elle est plutôt de Siam.
GRouPE XXXIII, Crossotides. j
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières (4).
Tête rétractile; ses tubercules antennifères déprimés, très-distants; front rectangulaire. — Antennes en général grôles, sétacées, au maximum de la longueur du corps; leur scape en cône renversé ou eylindrique. — Yeux finement (assez fortement chez Crossorus) granulés, échancrés. — Prothorax tuberculé latéralement. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes médiocres ou courtes, subégales; hanches antérieures globuleuses, anguleuses en dehors, dépassant rarement et peu le niveau de la saillie prosternale; tarses médiocres, à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Saillies sternales variables. — Corps court, souvent cunéiforme, rarement oblong.
Groupe établi par M. J. Thomson, mais auquel il me parait avoir donné un peu trop d'extension. Il est beaucoup plus homogène dans les limites que je lui assigne, ses saillies mésosternale et prosternale présentant seules quelques différences du genre de celles signalées dans les groupes précédents. Mais, même dans cet état, on y reconnaît sans peine deux types secondaires dont l'un, représenté par les Frea, se rattache aux Pœ@menesperus (Tragocéphalides), tandis que l’autre (Grossorus, DicaosratEs, GETEUMA) a une tendance vers les Hébésécides qui suivent. 11 ne contient que des espèces africaines qui forment les huit genres suivants :
I. Saillie prosternale arrivant, ou peu s’en faut, au niveau des hanches antérieures; mésosternuim vertical en avant. a Elytres sans touffes de poils.
b Corps rétréci en arrière, Tubercules latéraux du prothorax robustes : Ærea. —— très-pelits : ÆEwumij meles.
bb Corps parallète,
Saillie prosternale tronquée en avant et en arrière: Pterotragus.
— arquée : Solymus.
(1) Il en existe un vestige chez les Sosxmus.
- aa Elytres munies de petites touffes de poils. Prothorax cylindrique, ses tubereules coniques : Crossotus.
rétréci en avant; — arqués ; Dichostates.
Il. Saillie prosternale enfouie, très-large, ainsi que la saillie mésosternale : Gefeuma.
FREA.
J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 174 (1).
Mâles : Tète presque plane entre ses tubercules antennifères; front plus haut que large; joues longues. — Antennes finement pubescentes, de très-peu plus longues que le corps, à articles À en cône renversé, 3 beaucoup plus long que lui, un peu plus que 4, 5-41 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, transversaux. — Prothorax transversal, régulièrement convexe, rétréci en avant, brièvement resserré à sa base, muni de chaque côté en deçà de son milieu d’un fort tubercule un peu arqué en arrière. — Écusson en triangle curviligne. — Elytres assez courtes, régulièrement convexes, peu à peu atténuées et arrondies en arrière; leurs épaules un peu saillantes, très-obtuses. — Pattes assez longues; cuisses robustes, fusiformes. — 5° segment abdominal en triangle curviligne transversal. — Mésosternum assez large, vertical et légèrement prolongé en avant. — Saillie prosternale arrivant au niveau des hanches antérieures, tronquée en avant, hrusquement et paraboliquement arquée en arrière. — Corps elliptico-ovale, densément pubescent. ,
Femelles : Très-voisines des mâles, dont elles ne diffèrent que par leurs antennes un peu plus courtes que le corps et léur 5e segment plus allongé.
Les espèces (2) sont propres à la côte occidentale d'Afrique, de taille moyenne et très-semblables sous le rapport de la livrée. Chez toutes, elle est d’un gris clair avec une foule de petites taches noires en partie confluentes; les élytres et le prothorax sont plus ou moins ponctués.
EUMIMETES.
Genre absolument semblable au précédent, même sous le rapport de la taille et de la livrée, mais en différant par les deux caractères qui suivent :
(1) Syn. PaymasTenna Chevrol.
(2) Phym. quadripunctata, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool, 1855, p. 523;
Vieux-Calabar., — F. maculicornis, lævepunctata, vaidepunctata , J. Thoms” loc. cit. pl. 8, f. 1-3; Gabon.
CROSSOTIDES. 307
Frothorax à peine tuberculé latéralement. — Ecusson en carré fortement transversal.
Il a pour type la Lamia sparsa de Klug (1), insecte originaire de Madagascar. M. J. Thomson l’a comprise parmi les FrrA, mais les caractères qui précèdent me paraissent plus que spécifiques, surtout le premier.
PTEROTRAGUS.
Cuevroz. Rev. et Mag. d. Zool. 1856, p. 488.
Mâle : Tête presque plane entre ses tubercules antennifères ; front transversal; joues longues. — Antennes finement pubescentes, ciliées en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci un peu plus grand que 4, peu à peu épaissi et brièvement fasciculé dans sa moitié terminale, 5-11 décroissant peu à peu; une fossette oblongue au sommet de 4, un sillon complet sur 5-10. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, fortement transversaux.—Prothorax transversal, cylindrique, arrondi latéralement et muni de chaque côté d'un assez gros tubercule conique. — Ecusson largement arrondi en arrière. — Elytres médiocrement convexes, oblongues, parallèles, arrondies en arrière, rectilignes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres, les antérieures un peu plus longues que les autres, leurs
‘tarses assez dilatés; cuisses sublinéaires; tarses courts. — 3° segment abdominal en triangle curviligne fortement transversal, sinué dans son milieu. — Mésosternum et saillie prosternale comme chez les FREA. — Corps oblong, finement pubescent.
Ce genre appartient aux Céroplésides par ses antennes sillonnées, mais il ressemble de si près au suivant, chez lequel ces organés sont à l'état normal, que je crois devoir le laisser dans le groupe actuel où l'a placé M. J. Thomson (2).
Il se borne à une espèce (lugens Chevrol.) du Vieux-Calabar, de taille médiocre, d’un bronzé obscur, revètue d’une pubescence verdâtre et portant sur chaque élytre, en arrière de son milieu, une assez grande tache marginale d’un noir velouté.
SOLYMUS.
Mâle? : Antennes glabres, de la longueur du corps, à articles 1 atlignant le milieu du prothorax, 3 deux fois aussi long que lui, 4 notablement plus court, mais plus grand que les suivants, ceux-ci subégaux, non sillonnés. — Lobes inférieurs des yeux en carré équilatéral. — Un léger sillon oblique aux jambes intermédiaires.
(1) Ins. v. Madag. p. 449, pl. 5, f. 5.
(2) Syst. Cerambye. p. 65.
Coléoptères. Tome X. il
— Saillie prosternale un peu enfouie, arquée en avant et en arrière. J Tout le reste, y compris la taille et le fucies, reproduit identiquement ce qui existe chez les PTEROTRAGUS.
-Le genre est propre à Madagascar et son unique espèce est inscrite dans le catalogue de Dejean (4), sous le nom dè Phymasterna pic- Lor (2).
| CROSSOTUS.
A. Senv. Ann. dl. Soc. entom. 1835, p. 52.
Mâle : Tête un peu concave entre ses tubercules antennifères ; front équilatéral ; joues allongées. — Antennes densément pubescentes, munies d’une épaisse et courte frange de poils en dessous, dépassant à peine les élytres, à articles 1 cylindrique, 3 un peu plus long que lui, 4-44 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux subfortement granulés, leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu inégal en dessus, traversé par deux sillons, l'un basilaire, assez marqué, l’autre antérieur, faible, muni de chaque côté, un peu en deçà de son milieu, de deux petits tubercules. — Ecusson quadrangulaire. — Elytres médiocrement allongées, r6gulièrement convexes, peu à peu atténuées, déclives et arrondies en arrière, obtuses aux épaules, munies chacune de deux petits tubercules fasciculés à leur base. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue ; tarses assez longs. — 5° segment abdominal transversal, largement arrondi et frangé en arrière. — Saillie mésosternale assez
large, verticale en avant, horizontale en arrière. — Saillie prosternale
très-convexe, subyerticale en avant, verticale en arrière, — Corps assez large, densément pubescent.
Femelle : Anteunes un tant soit peu plus courtes que le corps. — 5° segment abdominal plus long et plus convexe.
L'espèce (plumicornis Serv.) décrite par Serville est de taille médiocre et a un peu le facies d'une Nrpmowa. Sur un fond d’un gris clair, tantôt assez pur, tantôt jaunâtre, elle est ornée d’une multitude de mouchetures couleur de rouille pâle; dans leur moitié postérieure, surtout à leur extrémité, les élytres présentent de petits fascicules et des linéoles élevées de cette couleur. Cet insecte est commun au Sénégal et est resté sans congénère.
(1) Ed. 3, p. 368.
(2) S. pictor. Nigrovelutinus, subtus cum pedibus capiteque albo-variegatus, prothorace elytrisque a basi ultra medium utrinque vitta laterali cretacea (ferrugineo interdum tincta) ornatis; his apice maculis concoloribus. Long: 12 mill,
CROSSOTIDES. 509
DICHOSTATES.
J. Tous. Essai, etc. p. 36 (1).
Genre voisin des Crossorus dont il diffère par les points suivants :
Mâles : Tôte peu visible d'en haut, plane entre ses tubercules antennifères. — Antennes finement pubescentes, non ciliées en dessous, un peu plus longues que le Corps, à articles 4 assez robuste, triquètre, beaucoup plus court que 3, celui-ci un peu plus grand que 4, ce dernier beaucoup plus que les suivants, 5-11 décroissant rapidement, les derniers parfois peu distincts. — Lobes inférieurs des yeux petits, subéquilatéraux, — Prothorax fortement transversal, régulièrement convexe, peu à peu rétréci dans ses 3/4 antérieurs ; ses tubercules latéraux voisins de sa base, aigus, un peu arqués. — Ecusson en triangle curviligne transversal, — Elytres plus ou moins courtes, médiocrement convexes, peu à peu et fortement rétrécies en arrière. — Corps elliptico-ovale,
Femelles : Antennes de la longueur des 2/3 ou des 3/4 des élytres,
un peu épaissies au bout, à article 3 notablement plus long que 4, les derniers décroissant encore plus rapidement.
La livrée ainsi que la sculpture des élytres sont. de même nature que celles des Crossorus, mais par suite de la forme de ces dernières et de celle du prothorax, le lacies est plus massif. Ces insectes (2) sont plus ou moins petits et habitent principalement la côte occidentale d'Afrique.
GETEUMA.
J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 65.
Femelle? : Tête transversalement déprimée au niveau des yeux, à peine concave entre ses tubercules antennifères ; front transversal ; joues courtes. — Antennes grêles, presque glabres, un peu plus courtes que le corps, à articles 4 en cône allongé, grêle à sa base, aussi long que 3, celui-ci plus que 4, 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes infériours des yeux médiocres, transversaux, — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement renflé sur les côtés, muni sur le disque de deux forts tubercules comprimés, — Ecusson quadrangulaire, — Elytres courtes, médiocrement convexes, cunéiformes, débordant très-
(1) Syn. Pavmasrenna Pascoe. — Cnossorus, Chevrol., J. Thoms. (olim).
(2) Plym. concreta, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 105 (D. natalensis, J. Thoms. Essai, ete. p. 37); Natal; type du genre. — Crossot. Collaris, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool, 1856, p. 534; Vieux-Calabar ; d’après la description, il me parait étranger au genre auquel le rapporte M, J. Thomson,
et être un Crossorus. — Crossol. gabonicus, unifasciatus, S, Thoms. Archiv. entom. II, p. 177; Gabon.
fortement le prothorax en avant, munies chacune à leur base d'une courte crête très-élevée. — Pattes médiocres; cuisses subpédonculées à leur base, puis renflées en une forte massue ovalaire. — 5° segment abdominal transversal, un peu rétréci et largement sinué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale très-larges; la 1"° transversale, légèrement déclive, la 2° subhorizontale, enfouie. — Corps court, Gunéiforme, très-finement pubescent.
Je ne laisse qu’en hésitant ce genre singulier parmi les Crossotides où M. J. Thomson l'a placé; ses saillies mésosternale et prosternale sont, en effet, complétement anormales pour ce groupe; mais je ne vois pas où le placer ailleurs qu'ici.
Son unique espèce est originaire de Madagascar et a été décrite par Coquerel (4) sous le nom de Phymasterna quadridentata. Elle est assez petite, imponctuée, d'un brun rougeâtre uniforme et mat, avec les élytres ornées d’un réseau à grandes mailles formées par de fines lignes de poils blancs; quelques-unes longitudinales, de même nature, se voient sur le prothorax.
Groure XXXIV. Hébésécides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières.
Tète non rétractile (Terrapia excepté), médiocrement distante des hanches antérieures; front rectangulaire, — Antennes sétacées, médiocrement plus longues que le corps chez les '; leur scape en cûne renversé (sauf Ranova). — Yeux fortement ou subfortement granulés (sauf Prosaropes et Hesesecis), échancrés. — Prothorax tuberculé latéralement et presque toujours en dessus. — Elytres le débordant plus ou moins à leur base. — Pattes médiocres, subégales; hanches antérieures médiocrement saillantes, anguleuses en dehors; cuisses souvent pédoneulées à leur base; tarses courts, à article 4 moins long que 2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes, du reste variables. — Corps court et large chez presque tous. ‘
Ces insectes tiennent de près aux Crossotides, mais en sont séparés par leurs hanches intermédiaires fermées en dehors et leur tête non rétractile chez presque tous. Ils forment les huit genres suivants qui sont disséminés en Afrique, en Australie et dans les Archipels indiens.