I. Tête non rétractile
a Cuisses peu à peu en massue; art. 3 des antennes à peine plus long que 2 : Probatodes.
aa — pédonculées ou subpédonculées à leur base; art. 3 des antennes de longueur normale.
(1) Ann. d. 1. Soc. entom. 1852, p. 398.
HÉBÉSÉCIDES, 511 b Scape des antennes en cône renversé, parfois subeylin-
drique.
€ Prothorax à peine distinctement tuberculé : Retilla. cc — très — — d Ses tuberculos voisins de sa base : Phyrium. dû — médians.
e Scape des antennes médiocre.
Prothorax tuberculé sur le disque : Velora.
— non — : Hebesecis.
ee Scape des antennes allongé : Rosacantiha.
bb — — robuste, pyriforme : Ranova.
IT. Tête rétractile; saillie prosternale tronquée en avant, paraboliquement arquée en arrière : Tetradia.
PROBATODES.
J. Tuows, Syst. Cerambyc. p. 56 (1).
Mâle : Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci contigus à leur base; front un peu plus haut que large; joues allongées. — Antennes longuement mais lächement frangées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 long, subfusiforme, 2-3 très-courts, subégaux, 4 un peu plus long que 5, celui-ei et 6 égaux, 6 muni en dessous à son sommet d’une petite touffe de poils, 7-11 décroissant graduellement. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax à peine transversal, cylindrique, muni sur le disque de cinq petits tubercules arrondis et d’une petite épine aiguë de chaque côté. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, parallèles, légèrement déprimées sur la suture, subverticalement déclives et arrondies en arrière, munies chacune d’une courte crête basilaire. — Pattes assez longues, peu robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures beaucoup plus courtes que l’abdomen.—5Sesegment de celui-ci grand, transversal, un peu rétréci et largement sinué dans son milieu; le pygidium vertical, s'adaptant à ce sinus. — Saillie mésosternale assez large, déclive. — Saillie prosternale plus étroite, arquée en arrière. — Corps subeylindrique, finement pubescent, avec des soies redressées.
Femelle : 11 faut y regarder de près pour la reconnaître ; je ne lui trouve pas d'autre caractère différentiel que ses pattes plus courtes et plus égales entre elles.
La brièveté insolite du 3° article des antennes suffit à elle seule pour reconnaître ce genre établi sur une espèce de l'Australie que M. Newman avait placée, avec doute, dans les AcaNrnocinus, en la nommant Plumula. Elle est de taille médiocre, d’un brun rougeñtre presque
(1) Syn. Acanraocinus ? Newm, The Zoolog. 1855; Append. p. CXXX.
mat et revêtue d’une pubescence grise assez dense en dessous, beaucoup moins en dessus, et formant sur les élytres des mouchetures en partie confluentes; ces organes sont alutacés, densément ponetués et, vus à la loupe, paraissent comme corrodés.
RETILLA.
Femelle? : Tête à peine concave entre ses tubereules antennifères ; ceux-ci très-courts, distants; front équilatéral. — Antennes médiocrement robustes, pubescentes, finement ciliées en dessous à leur base, de la longueur des 3/4 des élytres, à articles 1 presque de moitié plus
* court que 3, celui-ci un peu plus grand que 4, 5-11 beaucoup plus
courts, décroissant peu à peu, — Yeux médiocres, leurs lobes inférieurs un peu plus hauts que larges. — Prothorax subtransversal, cylindrique, légèrement arrondi et muni de chaque côté d’un petit tubercule submédian à peine distinct, traversé par un fin sillon près de sa base et de son bord antérieur, — Ecusson transversal, curviligne. — Elytres assez courtes, médiocrement convexes, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière. — Pattes assez longues, croissant d'avant en arrière ; cuisses fortement pédoncul(es à leur base, puis renflées en
. une forte massue; les postérieures dépassant assez longuement les
élytres; tarses médiocres. — 5° segment abdominal très-court, curviligne. — Mésosternum assez large, vertical et concave en avant.— Saillie prosternale plus étroite, fléchie en arrière. — Corps oblongoovale, finement pubescent.
Ce genre, très-distinet du précédent, est établi sur une espèce (1) de la Malaisie, sans désignation plus précise d'habitat. Son prothorax à peine tuberculé latéralement et la forme de son mésosternum le rendent très-distinct.
PHYXIUM.
Pascoe, Longic. Malayan. p. 21.
Mâles ? : Tète transversalement convexe sur le vertex, fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci distants à leur base, front transversal; joues courtes. — Antennes grêles, munies en dessous de quelques rares cils, un peu plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, de moitié plus court que 3, celui-ci plus grand que #4, 5-11 notablement plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux subéquilatéraux. — Prothorax transversal, un peu déprimé en dessus, rétréci en avant, muni sur le disque de deux no-
(1) R. indigens. Nigro-rufescens, pube subtili fusca sparsim obtecta; prothorace punetulato; elytris dense punctato-striatis, fasciis duabus angustis (alterà medià, altera ante apicem) transversis guttulisque paucis interjacentibus, albis, Long. 41 mill. Coll. de M. le comte Mniszech.
HÉBÉSÉCIDRS. 513
dosités et latéralement de deux petits tubercules coniques voisins de sa base. — Ecusson en carré transversal. — Elytres courtes, assez convexes, parallèles, largement arrondies en arrière, munies chacune d'une crête à leur base. — Pattes assez longues, robustes; cuisses pédonculées à leur base, puis fortement en massue ; les postérieures atteignant le sommet de l'abdomen. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, subhorizontale; la prosternale étroite, fléchie et élargie en arrière. — Corps court, inégal en dessus, pubescent.
M. Pascoe a placé ce genre dans les Acanthocinides d'où l’excluent ses hanches antérieures anguleuses en dehors et l'absence complète de sillon aux jambes intermédiaires. Tous ses caractères sont ceux du groupe actuel.
Ses espèces (1) sont fort petites et, comme l’a dit ce savant entomologiste, rappellent, par leur forme générale et la sculpture de leurs élytres, les Onycnocerus (Acanthodérides) de l'Amérique du Sud, avec une hivrée analogue. Elles sont propres aux parages de la Nouvelle- Guinée et aux Moluques. |
VELORA.