Yeux échancrés : Hecyrida
= subdivisés ; leurs lobes réunis par un mince filet : Mæchotypa.
HECYRIDA.
J. Taoms. Essai, etc. p. 39 (1).
Mâles : Tubercules antennifères distants; front un peu plus haut que large; joues assez allongées. — Antennes des MxcnoryrA, seulement ne dépassant que peu le sommet des élytres. — Yeux échancrés en fer à cheval, leurs lobes inférieurs aussi hauts que larges. — Prothorax transversal, convexe, brièvement resserré en avant et à sa base, très-inégal en dessus; ses tubercules latéraux coniques, robustes. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, régulièrement convexes, parallèles, déclives et arrondies en arrière. — Pattes courtes ; cuisses faiblement en massue fusiforme, les postérieures ne dépassant pas le 3° segment abdominal. — 5° segment abdominal fortement transversal, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale bituberculée en avant. — Corps assez allongé, pubescent, inégal en dessus.
Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres. — 3° segment abdominal plus convexe et moins transversal.
Les espèces sont très-voisines par leur livrée des Nrpnowa et genres voisins du groupe des Niphonides. Outre des points enfoncés plus ou moins denses, leurs élytres sont un peu rugueuses et présentent un grand nombre d'aspérités et de petits tubercules qui, en se confondant, forment à la base de ces organes une ou deux lignes saillantes. Le genre est propre à l'Afrique (2).
MÆCHOTYPA.
JT. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 55 (3).
“Mâles : Tôte sillonnée du vertex au bas du front, ses tubercules antennifères robustes, assez saïllants; front subéquilatéral ; joues allongées. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, de 4/3 environ plus longues que le corps, à articles 4 court, peu à peu en massue où suhcylindrique, 3 un peu plus long que 4, celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. — Yeux subdivisés, leurs lobes inférieurs équilatéraux
(1) Syn. Hecyra, J. Thoms. Archiv. entom. p. 180 (olim); nom changé comme étant trop voisin du genre Ecvrus qu’on trouvera plus loin. — Omop= sipes, Chevrol. Rev. Zool. 1858, p. 307; genre non earactérisé, — CnossuTus Bertoloni. — Lawra Fab. — Nienona A. White.
(2) Lam. obscurator, Fab. Syst. EL. II, p. 291; Guinée. — Omops. Blanchardi, Chevrol. loc. cit. (obscurator ?); Vieux-Calabar. — Crossot. terrens, Bertol. Il. rer. Mozambic. LL, p. 53, pl. 3, f. 5; mauvaise figure (Hec. imyroba, J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 181); Mozambique, Natal. — Niphon. asperata, A. White, Ann. à. Mag. of nat. Hist, Ser. 3, IL, p. 270; Natal, — AH. frontalis, Pascoe, The Journ. of Entom, II, p. 272; Afrique mér,
(3) Syn. Nipnona Pascoe (olim), A. White,
NIPHONIDES, 519
ou transversaux. — Prothorax transversal, convexe et plus ou moins inégal en de us, transversalement et flexueusement sillonné avant sa base et so bord antérieur, arrondi sur les côtés, ses tubereules latéraux robustes. — Ecusson carré, arrondi en arrière. — Elytres oblongues, parallèles, convexes, déclives en arrière, arrondies à leur extrémité, munies chacune d'une.courte crête à leur base. — Pattes antérieures beaucoup plus longues que les autres, leurs jambes arquées, leurs tarses larges, frangés sur leurs bords; cuisses peu à peu en massue, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — 3° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Mésosternum et saillie prosternale médiocrement larges. — Corps oblong, massif, pubescent.
Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps. — Pattes antérieures plus courtes, leurs jambes droites, leurs tarses moins larges et non frangés sur leurs bords. — 5° segment abdominal plus long.
Ces insectes sont grands et ressemblent beaucoup aux Ax10rHEA (Niphonides). Les crêtes basilaires de leurs élytres sont tantôt simples, tantôt fasciculées ; ces organes sont privés de granules et leur ponctuation est à peine visible sous la pubescence qui la recouvre. Quant à la livrée, elle ne se prête pas à une description générale et parfois (par ex. suffusa) est remarquable.
Le genre paraît être plus particulièrement propre à l'Inde transgangétique et à Bornéo. Il y en a quatre espèces décrites en ce moment (1).
Groure XXXVI. Niphonides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Jambes intermédiaires entières.
Tète rétractile ou subrétractile chez la plupart (2); ses tubercules
(1) M. arida, 3. Thoms. loc. cit. (suffusa Var.?); Laos, Camboge. — Niph. suffusa, Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 336; Camboge. — Niph. thoracica, A, White, Ann, a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, 2, p. 266; Sylhet, Camboge. — M. marmorea, Pascoe, Longic. Malayan. p. 85; Borneo. — La fhoracica présente peut-être des caractères suffisants pour former un genre à part : ses élytres étant sans aucune trace de déclivité postérieure, ses yeux fortement granulés et son prothorax beaucoup plus inégal que chez les autres espèces, — La suivante est nouvelle et bien distincte.
M. umbrosa. Fusco-rufescens, prothoracis disco lateribusque, scutello, elytrorum plaga media laterali, abdominis centro femorumque apice, brunneo-velutinis; elytrorum cristis fasciculatis. Long. 25 mill. Hab. Laos. Ex. mus. celeb. Comilis Mniszech. — Cette espèce est la seule, avec la {horacica, qui ait les crètes des élytres fasciculées, ce qui la rend facile à reconnaître.
(2) Toutes les fois que dans les formules génériques suivantes il n'est pas question de ce caractère, la tête est rétractile ou subrétractile. Dans un seul &enre (Euarea) elle est notablement distante des hanches antérieures.
antennifères rarement distants à leur base; front rectangulaire. — Antennes at maximum (et très-rarement) de 1/3 plus longues que le corps; leur scape en massue, plus rarement en cône renversé, au plus médiocre. — Yeux diversement granulés; leurs lobes inférieurs médiocres, transversaux (1). — Prothorax tantôt inerme, tantôt uni ou bituberculé ; dans ce second cas, le tubercule , s’il est unique, situé près du bord antérieur (2); s’il est double, l’un antérieur, l’autre situé au-dessous où en arrière de lui. — Elytres débordant tantôt fortement, tantôt faiblement le prothorax. — Pattes de longueur variable, les antérieures assez souvent atlongées chez les 5; hanches de la même paire globuleuses ou globoso-coniques, rarement (par ex. IscHiopriTEs) très-saillantes, en général ne dépassant pas ou que peu le niveau de la saillie prosternale; tarses médiocres, à articles 4 plus court que 2-3 réunis, 4 grand. — Saillies sternales variables. — Corps variable, toujours plus ou moins robuste.
Groupe considérable, mais auquel il est très-difficile, ou plutôt impossible, d'assigner des limites précises, et qui se refuse en même temps à êtresous-divisé, malgré la grande diversité des formes qu'il contient (3).
Tel qu’il est conçu ici, il comprend toutes les « Niphoninæ » de M. Pascoe (4), celles de ses « Mesoninæ » dont le scape des antennes n'est pas cicatrisé, et une partie de ses « Apomecyninæ » et de ses « Exocentrinæ. » M. J. Thomson (5) a compris presque tous les genres qu'il a connus dans ses Apomécynides vraies.
La plupart de ces insectes sont assez grands; vers la fin du groupe, la taille. diminue et les derniers figurent parmi les plus petits Longicornes connus, Tous, même ceux qui sont allongés, ont un facies plus ou moins robuste. Sauf les AProPHATA et genres voisins qui sont ornés des plus brillantes couleurs métalliques, leur livrée est généralement modeste, quoique très-variée. Quant à leur distribution géographique,
(1) I ne sera fait mention de la forme de ces lobes que lorsqu'ils ne sont pas transversaux.
(2) Dans trois genres seulement (XYNENON, ATusLia, Gyarirus) ce tuberoule, très-petit, est médian, chez un quatrième (Pnesares) il est rapproché de la base du prothorax.
(3) Les groupes avec lesquels il a le plus de rapports, sont les Baséides de Pancien continent, les Ptéropliides et les Ataxiides de l'Amérique. Les Apomécynides, dans lesquelles la plupart de ses espèces sont comprises en ce moment, s’en distinguent, au contraire, sans peine par leurs jambes intermédiaires pourvues d’un sillon. Quant. à la variété des formes dont il est question dans le texte, elle est telle que œil ne distingue pas moins d’ane quinzaine de types chez ces insectes, mais passant de l’un à l’autre si insensiblement qu'on n@ saurait leur assigner (les caractères. Il est surtout regrettable que cela ne puisse avoir lieu pour les genres chez lesquels le métasternum se raccourcit.
(4) Longic. Malayan. p. 56.
(5) Syst, Cerambyc, p. 45,
NIPHONIDES. 521
sauf un seul genre (CRYProcRANIUM ) qui est américain, ils sont propres à l’ancien continent, abondent dans les Archipels indiens et l’Australie, sont plus rares dans l’Inde continentale ainsi qu’en Afrique, et ne sont représentés en Europe que par les deux genres NipHona (1) et ALBANA.
Les yeux de ces insectes affectent deux formes différentes que, pour plus de brièveté, j'ai cru devoir employer pour diviser en deux sections les 69 genres qui suivent, Si, d’un côté, ce caractère rompt quelques rapports naturels, de l'autre il est corroboré par quelques particularités qui sont beaucoup plus communes dans chacune de ces sections que dans l’autre.