‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 26 sur 93 · Tuows. Syst. Cerambyc. p · texte numérisé non relu

Tuows. Syst. Cerambyc. p

M. Pascoe n’a pas admis ce genre établi sur une espèce (2) de l'Australie décrite par lui, et l’a réuni (3) aux Hesesecis qui suivent. Mais cet insecte a un facies si différent de celui de toutes celles de ces dernières qui me sont connues, que je crois devoir exposer les caractères -qui l'en distinguent.

Tête largement et assez fortement concave entre ses tubercules antennifères. — Scape des antennes atténué à sa base, puis peu à peu en massue. — Prothorax muni sur le disque de deux renflements entre lesquels se trouve une carène longitudinale. —- Elytres plus allongées, déprimées dans leur moitié antérieure et munies chacune d'une élévation oblique en arc de cercle, à concavité interne et surmontée d’un petit faisceau de poils. — Corps plus massif. .

La taille est de beaucoup supérieure à celle des Heprsecis que j'ai sous les yeux ; la livrée partout d'un jaune d'ocre pâle avec le milieu des élytres d’un gris obsour; ces organes sont deusément pointillés et munis chacun de deux côtes fines au sommet de leur déclivité postérieure. Cet insecte habite le nord de l'Australie.

(1) P. bufonium, Batchian; scorpioides, Arou; ignarum, Mysol; Pascoe, loc. cit. p. 22; avec une figure du premier, pl. 2, f. 3.

(2) Hebecerus sordidus, Pascoe, Trans. of the entom. Sor Ser. 3, I, p. 527 (Vel. australis, 3. Thoms. loc. cit.).

(3) Journ. of the Linn, Soc; Zool. IX, p. 107.

HEBESECIS.

Pascor, The Journ. of Entom. U, p. 353 (1).

Mûles : Tète à peine concave entre ses tubercules antennifères ; front plan, équilatéral ou légèrement transversal ; joues assez longues. — Antennes plus ou moins (en général densément et longuement) frangées en dessous, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, notablement plus court que 3, celui-ci plus long que 4, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés; leurs lobes inférieurs médiocres, en triangle curviligne. — Prothorax transversal, tantôt (par ex. marginicollis) régulièrement cylindrique, tantôt (par ex. crocogaster) impressionné sur le disque, muni latéralement de deux petits tubereules coniques le plus souvent situés un peu eu deçà de son milieu. — Ecusson variable, — Elytres au plus médicrement allongées, parallèles ou atténuées en arrière, médiocrement convexes, peu à peu déclives et arrondies en arrière. — Pattes assez courtes, subégales; cuisses fortement en massue, pédonculées à leur base, les postérieures atteignant au maximum le sommet Goes élytres; tarses médiocres. — Se segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillies mésosternale et prosternale de largeur variable; la re déclive, la 2e horizontale ou fléchie en arrière. — Corps elliptique ou parallèle, plus ou moins large, en général finement pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus courtes, dépassant toujours les élytres. — 5° segment abdominal beaucoup plus long, ogival ou largement arrondi en arrière,

Genre assez riche en espèces (2), mais, comme l'a dit M. Pascoe, l’un de ceux de l'Australie dont l'étude est la plus difficile, par suite de la variabilité de ses espèces et des formes intermédiaires qui interviennent entre elles.

Ce sont des insectes de taille au plus médiocre et d'aspect insignifiant, leur livrée étant habituellement grise et parfois relevée sur les

(1) Syn. Henecenus, (Dej.) J. Thoms. Essai, etc, p. 342; nom déjà employé par M. Kolenati (Meletem. entom. II, p. 65) pour des Hémiptères hétéroptères. —Acanruocmus Newm., Boisd.—Cnossorus Germar.— ACGANTHODERES Germar, Newm,

(2) Acanthoc. australis (A. inglorius, Newm. The Entom. p. 361), mar gi nicollis, crocogaster, Boisduv. Faun. d. l'Océan. IN, p. 489 sq. — 4. lineola, Newm. The Zool. 1855; Append. p, CXXX (marginicollis Var.?). — 4. fuscicornis, Germ. Linn, Entom. IN, p. 227. — Crossot. varicornis, Germ. ibid. p. 229 (marginicollis Var.?). — H. niphonoïides, conferlus, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 3, I, p. 527. — HI. Germari, antennata, Pascoe, The Journ. of Entom, II, p. 352. — H. sparsa, Pascoe, Journ. of the Linn. Soc.; Zool. IX, p. 81. :

; HÉBÉSÉCIDES. : 515 élytres par de petites taches jaunes disposées en rangées régulières ; la pubescence qui la forme est peu épaisse et ne voile pas tout à fait la couleur des téguments qui varie du noir brunâtre au jaune ferrugineux; les élytres sont fortement ponctuées et munies de quelques faibles côtes dont une se relève parfois à leur base ; il est rare (crocogaster) qu'elles soient déprimées sur la suture.

ROSACANTHA. > J. Taows. Syst. Cerambyc. p. 484 (a

Mâle : Tête sillonnée du vertex au bas du front, faiblement ou à peine concave entre ses tubercules antennifères ; front légèrement transversal; joues médiocres. — Antennes peu robustes, hérissées de longues soies, surtout en dessous, de 4/3 au moins plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, long mis plus court que 3, celui-ci égal à 4, 541 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux transversaux. — Prothorax transversal, peu convexe, resserré en avant, muni sur le disque d’une callosité médiane flanquée de deux tubercules coniques, sur les côtés de deux autres plus forts, plus aigus et plus en dessous, d’un petit près du bord antérieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres peu convexes, assez allongées, parallèles, largement tronquées en arrière. — Pattes médiocres, robustes; cuisses subpédonculées à leur base, puis fortement en massue , les postérieures atteignant le sommet des élytres. — 5° segment de l'abdomen fortement transversal > arrondi aux angles, sinué dans son milieu. — Saillie mésosternale déclive, large, parallèle, échancrée au bout. — Saillie prosternale à peine plus étroite, plane, horizontale. — Corps large, parallélogrammique, pubescent, hérissé, surtout sur les pattes, de soies redressées.

Femelle ? Antennes de 14 plus longues que le corps. — Pattes moins robustes; les quatre cuisses postérieures un peu arquées. — Be segment abdominal beaucoup plus long, rétréci et échancré en arrière.

Genre propre à la Nouvelle-Calédonie (Lifu) et ne comprenant qu'une espèce’ (Fonscolombei Montrouz.) de taille moyenne et assez remarquable par sa livrée, d'un bronzé obscur uniforme, saupoudré de poils jaunâtres formant un faible dessin nuageux sur les élytres ; ces organes sont densément pointillés, avec quelques vagues et larges

sillons, les uns longitudinaux, les autres obliques, tous plus ou moins abrégés.

(1) Syn. PnosacanTua, J. Thoms. loc. cit. p. 56; nom déjà employé par M. Fauvel, avec la désinence masculine, pour un genre de la famille actuelle. — Poryacavmna, Montrouz, Ann. d, 1. Soc. ontom. 1861, p. 269; il y avait déjà deux genres du nom de Pouyacanruus : l’un de Kubl et Van Hasselt parmi les Poissons, l’autre de M, De Castelnau chez les Hémiptères.

RANOVA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 64.

Mâle : Tète subrétractile, largement et médiocrement concave entre ses tubercules antennifères; front fortement transversal; joues médiocres. — Antennes très-finement pubescentes, non ciliées, de 4/3 au moins plus longues que le corps, à articles 4 court et très-robuste, ovalaire, atténué à sa base, 3 noueux au bout, notablement plus court que 4, celui-ci un peu arqué, presque égal à 5-6 réunis, les suivants décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux assez petits, subéquilatéraux. — Prothorax transversal, assez convexe, muni sur le disque de deux grosses nodosités coniques, et de chaque côté d'un fort tubereule déprimé à sa base, assez aigu au bout. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres du double seulement plus longues que larges, médiocrement convexes, parallèles, largement arrondies en arrière, munies sous l'écusson de deux tubercules arrondis, contigus, et chacune d’une mince crôte basilaire. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses subpédonculées à leur base, puis fortement en massue ; les postérieures presque de la longueur de l'abdomen. — 5° segment de l'abdomen en triangle eurviligne transversal. — Saillie mésosternale très-large, parallèle, brièvement verticale en avant, horizontale et concave en arrière. — Saillie prosternale presque aussi large, concave, horizontale, échancrée en arrière. — Corps large, parallélogrammique, pubescent.

La seule espèce (pictipes J. Thoms.) connue est originaire de Madagascar, d'assez grande taille, mouchetée de gris en dessous, brunâtre en dessus avec les côtés du prothorax et les élytres occupées en majeure partie par une très-grande tache irrégulière d'un blanc grisâtre et tiquetée de ferrugineux; ces organes sont assez fortement ponctués à leur base, beaucoup plus finement et moins densément sur le reste de leur surface.

TETRADIA.

JT. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 65. F

Femelle ? : Tête fortement rétractile, bituberculée entreles yeux, presque plane entre ses tubereules antennifères; front subéquilatéral, muni de deux carènes transversales; joues médiocres. — Antennes pubescentes, à peine ciliées en dessous, un peu plus courtes que les élytres, à articlesA court, en massue arquée, 3-4 égaux, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, en carré équilatéral. — Prothorax rmédiocrement convexe, caréné sur la ligne médiane, bitubereulé sur le disque en avant, muni de chaque côté de deux forts tubercules contigus à leur base : l’un antérieur, l'autre postérieur. — Ecusson en triangle subrectiligne allongé. — Elytres

HÉCYRIDIDES, 517

assez courtes, convexes, subparallèles, déclives et tronquées en arrière, munies chacune d’une courte crête basilaire et fasciculée, leurs épaules sailiantes et arrondies. — Pattes médiocres; cuisses sublinéaires, les postérieures peu à peu en massue, un peu plus courtes que l'abdomen. — 5° segment de l'abdomen transversal, largement arrondi et sinué en arrière, largement excavé dans son milieu, — Saillie mésosternale subverticale en avant, horizontale, large et parallèle en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, courte, tronquée en avant, paraboliquement arquée en arrière. — Corps court, massif, pubescent. — Mâle inconnu.

L'unique espèce (fasciatocollis J. Thoms.) est africaine (Natal, Damara), de seconde grandeur pour le groupe actuel, et se rapproche des Nipnona sous le rapport de la sculpture des téguments et de la livrée. Elle varie du cendré au gris ferrugineux, avec le centre du prothorax et la base des élÿtres, ou au moins leurs crêtes brunâtres ; ses élytres sont criblées en avant d’excavations confluentes, en arrière couvertes de petites aspérités, et sont munies chacune, sous leur milieu, d’une fine crête transversale, fasciculée et noire.

GrouPE XXXV. Héoyridides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières.

Tête rétractile, fortement concave entre ses tubercules antennifères; front rectangulaire. — Antennes sétacées, au maximum un peu plus longues que le corps; leur scape en massue. — Yeux subfortement ou fortement granulés. — Prothorax inégal en dessus, muni de chaque côté de deux tubercules : l’un submédian, l’autre antérieur. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes de longueur variable; hanches antérieures médiocrement saïllantes, anguleuses en dehors; tarses médiocres, à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Saillies mésosternale et prosternale tronquées en avant, celle-ci paraboliquement arquée en arrière. — Corps plus ou moins massif.

Parmi les Niphonides de MM. J. Thomson et Pascoe, il se trouve deux genres qui ont les crochets des tarses divariqués et qui, dès lors, L'appartiennent pas à ce groupe. Pour le surplus, ils en ont tous les Caractères, notamment cette double armature de chaque côté du prothorax dont on vient déjà de voir un exemple chez les TerraprA. C’est cette particularité et la forme générale de leurs espèces qui lés distinguent des Crossotides avec lesquels ils ont également d'intimes rapports, L'un de ces genres est indien, l’autre africain.

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