‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 32 sur 93 · I. Tête rétractile ou subrétractile · texte numérisé non relu

I. Tête rétractile ou subrétractile

Saillie mésostern. tronquée en avant; corps large : Enarettu.

—— déclive — 3; — étroit: Ropica.

APOMECYNA. :

A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 77 (1).

Mandibules Courtes, robustes. — Tête largementiet assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts ; front transversal; joues très-courtes. — Antennes plus ou moïns robustes, finement pubescentes, n’atteignant pas tout à fait le milieu des élytres,à articles 4 médiocre, en cône renversé, 3-4 réunis plus longs que les suivants pris ensemble, celui-là le plus grand, 3-41 distincts, sauf les deux derniers qui sont presque confondus. — Yeux gssez fortement granulés; leurs lobes inférieurs presque aussi hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés.— Ecusson en triangle curviligne. —Elytres allongées, cylindriques, avec

(1) Syn. Mecvnarus, J. Thoms. Archiv. entom. II, p. 187, note; genre non caractérisé et proposé pour l’Apomecyna? parumpunctata de M. Chevrolat (Rev. et Mag. d. Zool. 1856, p. 534), insecte du Vieux-Calabar, qui n'appartient probablement pas au genre actuel.

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jeur déclivité postérieure arrondie, débordant médiocrement le prothorax à leur base. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures no dépassant pas le 3° segment abdominal; tarses assez larges ; leurs crochets petits. — 5° segment de l'abdomen grand, en triangle curviligne sinué au bout. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges. — Corps allongé, cylindrique, assez robuste, — Sexes inconnus. ;

Le type de ce genre est la Lamia histrio de Fabricius (1), insecte très-répandu aux Indes orientales et qui étend son habitat jusqu’en Australie. Sa taille est moyenne et sa livrée d’un roux uniforme avec un grand nombre de gouttelettes arrondies d’un blanc crétacé; ses organes sont fortement ponetués en stries; le prothorax l’est beaucoup plus finement, mais les points sont très-serrés et en partie confluents. Je n'ai vu aucune des espèces assez nombreuses des Indes orientales, de l'Australie et d'Afrique qu’on lui associe en ce moment (2), mais je doute que toutes lui soient réellement congénères.

DYMASCUS. , Pascor, Longic. Malayan. p. 155.

Mâle ? : Mandibules courtes, assez robustes. — Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci médiocres, contigus à leur base ; front équilatéral ; joues longues. — Antennes robustes, pubescentes, densément et brièvement ciliées en dessous, atteignant environ les 2/3 des élytres, à articles 4 médiocre, en cône renversé, 3-4 pris ensemble plus grands que 3-11 réunis, ceux-ci distincts, 3 beaucoup plüs long que 4. — Yeux grèles, finement granulés; leurs lobes inférieurs obliques. — Prothorax transversal, régulièrement cy-

(t) Syst. EL. IL, p. 302; voyez sur cet insecte les observations de M. Pascoe, Longic. Malayan. p. 152. Comme le dit ce savant entomologiste, il est probable que, sous ce nom, se trouvent confondues plusieurs espèces lrès-voisines, parmi lesquelles il est difficile de reconnaitre celle qu'a connue Fabricius. Déjà Serville (loc. cit.) avait eu des doutes à cet égard'et, dans l'incertitude où il était, avait avec Dejean, imposé le nom de alhoguttata à l'espèce dont il a fait mention. M. Pascoe donne celui de neglecta à des exemplaires provenant de Dacca et de Ceylan. |

(2) Esp. des Indes or. : A. figrina, 3. Thoms. Archiv. entom. 1, p. 343; Java. — Perrotetii, Nilgherries; quadrifasciata, îles Philippines, Laos (?); Perligera, Assam; J, Thoms. Physis, Il, p. 159. — Esp. de l'Australie : À nigrita, Pascoe, Traus. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 49; Australie bor.—Esp. des îles Maurice et de la Réunion : À. aspersa, J. Thoms. Physis, II, p. 160. — Lip. africaines : A. Séalaris, À. Serv. loc. cit. p. 78 (humilis, Klug in Erman, Reise, p. 45); Sénégambie. — leucoloma, Gasteln. Hist, nat. d. Col. I, D: 192; Sénégal. — Vinubila, atomaria, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser.

su p. 253; Natal. — cavifrons, Klugii, 3. Thoms. Physis, I, p. 161; Ségal,

lindrique. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, planes en dessus et parallèles dans leurs 3/4 antérieurs, déclives et tronquées en arrière, débordant fortement le prothorax. — Pattes assez longues, égales ; cuisses subeylindriques, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — 5° segment de celui-ci assez long, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale triangulaire, large à sa base; la prosternale plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps médiocrement allongé, revêtu d'une sorte d'enduit. |

Genre composé d’une seule espèce (1) des environs de Singapore, de taille médiocre et criblée de points enfoncés très-serrés en dessus; ses téguments sont d'un brun noirâtre mat, légèrement marbrés de blanc sur les élytres avec la basa de leur suture et une raie longitudinale sur le milieu du prothorax, de même couleur.

CAMIRA.

J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 325.

Mandibules très-courtes, robustes. — Tête légèrement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci courts; front transversal ; joues médiocres. — Antennes assez robustes, finement pubescentes, légèrement ciliées en dessous, atteignant le milieu des élytres, à articles 4 assez long, en cône renversé, 3-4 égaux, un peu plus courts, pris ensemble, que les suivants réunis, ceux-ci bien distincts. — Yeux presque divisés; leurs lobes inférieurs assez petits, subarrondis, — Prothorax subtransversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés. — Ecusson semi-circulaire. — Elytres assez allongées, subeylindriques, un peu déprimées en dessus, largement tronquées au bout, avec leur angle externe brièvement épineux, débordant assez le prothorax en avant. — Pattes courtes, robustes; cuisses sublinéaires. — Episternums métathoraciques larges, parallèles, tronqués en arrière. — Saillie mésosternale large, fissile au bout; la prosternale plus étroite, fortement arquée, verticale en arrière. — Corps allongé, finement pubescent.

Genre très-distinct par la forme des yeux, la largeur de ses épisternums métathoraciques et le facies de CLvrus qu'a son unique espèce (6-maculata Thoms.). Cet insecte, originaire de la Malaisie, est de taille médiocre, d'un noir brunâtre que voile plus qu moins une fine pubescence grise, avec les élytres d'un roux de cannelle et ornées de quatre bandes transversales communes (une basilaire étroite, une anté-médiane grande, prolongée en avantesur la suture, unë aussi large, post-médiane, rhomboïdale, une terminale, anguleuse en avant) d'un roux pâle, livrée qui ressemble à celle d'un grand

(1) D. porosus, Pascoe, loc. cit, p. 156, pl. 8, £. 7.

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nombre de Clytides; les élytres ne présentent aucun vestige de sculpture, Je prothorax est finement rugueux.

MYCERINOPSIS.

J. Taows. Syst, Cerambyc. p. 50 (1).

Mâle : Mandibules courtes, robustes. — Tôte médiocrement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, rapprochés à leur base; front transversal; joues médiocres. — Antennes médiocrement robustes, finement pubescentes? ciliées en dessous, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles À peu à peu en massue, échancré à sa base en dessous, plus court que 3, celui-ci moins long que 4, 5-11 plus courts, décroissant à peine. — Yeux assez fortement granulés; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres allongées, médiocrement convexes, peu à peu rétrécies dans leur tiers postérieur, isolément atténuées et obliquement tronquées en arrière, débordant médiocrement le prothorax à leur base. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant pas le 3° segment abdominal. — Le 5° segment de celui-ci assez long, en triangie curviligne. — Saillie mésosternale assez large; la prosternale plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps allongé, finement pubescent.

Comme on le voit par la synonymie, l’unique espèce (2) de ce genre a été placée successivement dans les MyceriNus et les Ha- THLIODES; mais ainsi que je l’ai dit plus haut, les premiers sont des Saperdides et les seconds des Niphonides, tandis qu’elle appartient au groupe actuel.

Cet insecte, originaire de l'Australie, est d’un gris blanchâtre uniforme et ne présente nulle part aucune trace de ponctuation.

EREMON.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 51.

Mâle : Mandibules médiocres, peu robustes. — Tète faiblement toncave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts; front trans- Yersal; joues courtes. — Antennes médiocrement robustes, à peine Pubescentes, densément ciliées en dessous, un peu plus longues que Les élytros, à articles peu à peu en massue,plus long que 3, celui-ci plus court que 4, 4-6 subégaux, 7-11 décroissant peu à peu. — Yeux

(1) Syn. Mvceminus Pascoe; olim. — Harusroes Pascoe. (2) Mycer. aridus, Ann. a, Mag. of nat. Hist, Ser. 3, IX, p. 466 (Hathl. id. isc0e, Journ. of the Linn. Soc.; Zool. IX, p. 116).

subfinement granulés; leurs lobes inférieurs transversaux. — Pro. thorax, écusson et élytres des MycenNorsis.— Pattes courtes; cuisses robustes, graduellement en massue, les postérieures égales aux trois 4e segments abdominaux; les quatre jambes postérieures échancrées à leur base interne, toutes carénées sur leur bord dorsal. — Be sog. ment abdominal eu triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale large, surtout à sa base, faiblement déclive; la prosternalo étroite, élargie et à peine fléchie en arrière. — Corps assez allongé, pubescent.

Le facies est très-voisin de celui du Mycerinopsis aridus, mais les “caractères génériques sont différents. L’unique espèce (r”ycerinoides J. Thoms.) habite la côte de Guinée; sa livrée est d’un noir brunätre avec des bandes longitudinales d’un gris jaunâtre sur le prothorax et les élytres, entières sur le premier, fortement interrompues sur les secondes ; ces dernières sont densément et très-finement pointillées.

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