‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 33 sur 93 · HYAGNIS · texte numérisé non relu

HYAGNIS

Pascos, The Journ. of Entom. Il, p. 280.

Femelle ? : Mandibules très-courtes, épaisses à leur base, puis trèsminces. — Tète très-fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, distants à leur base; front assez convexe, subéquilatéral ; joues allongées. — Antennes grêles, pubescentes, non ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, gros, subeylindrique, obliquement tronqué en dessous à sa base, 3 beaucoup plus long que lui ot un peu plus que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux subfinement granulés, petits; leurs lobes inférieurs obliques. — Prothorax allongé, régulièrement cylindrique. — Ecusson carré, arrondi aux angles. — Elytres allongées, déprimées sur la suture, parallèles, déclives et isolément anguleuses en arrière. — Pattes courtes, assez robustes ; cuisses peu à pou en massue, les postérieures ne dépassant pas le 3° segment de l'abdomen; jambes de la même paire pas plus longues que leurs tarsos. — 3° segment abdominal transversal, curviligne, tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale étroites, faiblement arquécs sur leurs facés opposées. — Corps allongé, assez svelte, revêtu d'une sorte d'enduit.

M. Pascoe n’en mentionne qu'une espèce (fistularius) de Natal, de taille médiocre, d'un gris foncé tiqueté de brunâtre, avec une tacle d’un jaune pâle, post-médiane et latérale sur chaque élytre; ces ofganes, ainsi que le prothorax, sont densément pointillés.

APOMÉCYNIDES. 585

EPOPEA, J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 51.

Mâle : Mandibules courtes, assez robustes. — Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez saillants, contigus à leur base; front équilatéral; joues longues. — Antennes peu robustes, finement pubescentes, ciliées en dessous, de la longueur des 3/4 des élytres, à articles 1 en cône renversé, égal à 3, celui-ci plus court que 4, 5-11 beaucoup moins grands que ce dernier, subégaux. — Yeux fortement granulés; leurs lobes inférieurs très-transversaux. — Prothorax notablement plus long que large, resserré en avant et à sa base, arrondi sur les côtés dans son milieu. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres médiocrement convexes, allongées, peu à peu atténuées et isolément acuminées au bout, débordant assez faiblement le prothorax à leur base. — Pattes courtes, assez robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux deux 1% segments abdominaux; jambes de la même paire moins longues que leurs tarses. — 5° segment abdominal allongé, peu à peu rétréci et tronqué en arrière, — Saillie mésosternale de largeur mé-

* diocre, déclive; la prosternale très-étroite, fléchie en arrière. — Corps

allongé, svelte, pubescent.

Femelle : Pareille au mâle, avec les antennes dépassant un peu le milieu des élytres.

Une assez jolie espèce (acuta J. Thoms.) du Sénégal est le type de ce genro. Sa livrée est d’un gris foncé s’éclaircissant par places, avec une sorte de réseau blanc sur les côtés du prothorax et un grand nombre de petits points de la même couleur sur les élytres; ces dernières sont finement et densément pointillées.

EUNIDIA.

Encus. Archiv, 1843, I, p. 261 (1).

Mandibules très-courtes, robustes. — Tête fortement contave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci saillants, gros, rapprochés à leur base ; front subconvexé, équilatéral ; joues courtes. — Antennes médiocrement robustes, pubescentes, non ciliées en dessous, de 1/4 à 15° plus longues que le corps, à articles 4 épaissi, en cône renversé, plus long que 4, 2 très-court, 3 du double plus long que lui, épineux à son sommet interne, 4-6 égaux, 7-11 plus courts, décroissant peu à Peu. — Yeux subfinement granulés, très-allongés. — Prothorax aussi long que large, régulièrement cylindrique, plus étroit que la tète et

. (1) Syn. Frixus, J. Thoms. Archiv. entom, I, p. 313; olim, — ANOMOESIA, Pascoo, Trans. ofthe entom. Soc, Ser, 2, IV, p.255.— Everms, Dej. Cat. éd, 3, P. 976. — Spnenuna Coquer,

surtout que les élytres. — Celles-ci allongées, subeylindriques, déclives et isolément tronquées en arrière. — Pattes courtes; cuisses robustes, peu à peu en massue, ne dépassant pas le 3° segment de l'abdomen. — Le 5° de celui-ci assez long, un peu rétréci et tronqué au bout. — Saillie mésosternale assez large ; la prosternale étroite, — Corps allongé, svelte, pubescent. — Sexes inconnus.

La brièveté des articles 2-3 des antennes et la forme des yeux qui sont pareils à ceux des Oncidérides, constituent les deux caractères principaux de ce genre. Erichson l’a fondé sur une espèce (1) de Natal, très-variable sous le rapport de la taille et de la livrée. La première est au plus médiocre; la seconde d’un gris jaunâtre nuageux et marbré de brun sur les élytres ; parmi les taches que forme cette couleur, la plus apparente est une grande, morginale et arrondie au côté interne ; il y a des exemplaires chez lesquels ces taches sont confuses, d’autres où elles pâlissent beaucoup. M. Pascoe a fait connaitre trois autres espèces (2) du même pays ayant une livrée analogue. .

SYESSITA. %

Pascor, The Journ. of Entom. Il, p: 284 (3).

Mèmes caractères que les Eunmra, avec les différences suivantes :

Prothorax armé de chaque côté d’un petit tubercule médian, obtus et médiocrement distinct. — Elytres déprimées, munies de côtes longitudinales et obtuses. — Pattes un peu plus longues (4)

Ces différences donnent à ces insectes un facies sensiblement différent de selui des Euxinta dont ils ont la taille.et la livrée. Ils sont également de Natal, et M. Pascoe en décrit trois espèces (vestigialis, divisa, duplicatu). . 5

(1) £. nebulosa, Erichs. loc, cit, p. 262.

(2) Anom. fulvida, Pascoe, Joe. cit. p. 256, pl. 25, £. 8. —Z. fulva, timida, Pascoe, The Journ. of Entom. II, p. 283.

M. 3. Thomson en a publié plusieurs autres parmi lesquelles on en remarquera trois qui sont étrangères à l'Afrique et, par cette raison, me paraissent suspectes : Fric. variegalus, Archiv. entom. 1, p. 313; Indes or.— Z£richsonit, senilis, Natal; australica, Australie; subtergrisea, Afrique mér. (Damar); maculiventris, Sénégal; ceylanica, Ceylan; Physis, I, p. 137. — Il rapporte, en outre, au genre, dans ce dernier ouvrage (p. 140) la suivante, qu'il signale comme étant un peu anormale: Sphen. guttula, Coquer, Ann. d. 1. Soc, entom. 1852, p. 399; Madagascar. -

(3) Syn. Eumra, J. Thoms. Physis, Il, p. 138.

(4) Selon M. Pascoe, les jambes intermédiaires seraient sans échancrure ex terne, ce qui exclurait le genre des Apomécynides. J’en trouve une très-appr rente chez la vestigialis et la divisa que j'ai sous les yeux. — M. J. Thomson (loc. cit.) regarde à tort la vestigialis comme identique avec l'£unidia nebulosa d’Erichson; ce sont deux insectes très-différents.

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M. J. Thomson n'a pas admis ce genre qui est aussi distinct que tant d'autres de la famille actuelle.

VOCULA.

Mandibules courtes, épaisses. — Tète à peine concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, déprimés ; front transversal; joues très-courtes. — Antennes médiocrement ou peu robustes, trèsfinement pubescentes, non ciliées en dessous, dépassant un peu le milieu des 6lytres, à articles À en massue, échancré en dessous à sa base, égal ou subégal à 3, celui-ci moins long que #4, tous deux pris ensemble égalant 5-11 réunis, ceux-ci décroissant avec lenteur. — Yeux assez fortement granulés ; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax subtransversal ou aussi long que large, peu à peu rétréci en avant, arrondi sur les côtés, légèrement déprimé en dessus. — Ecusson tronqué ou arrondi en arrière. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, fortement ponctuées en stries, déclives et tronquées en arrière. — Pattes courtes ; cuisses robustes, surtout les antérieures, les postérieures égales aux trois 4° segrnents abdominaux; tarses antérieurs plus courts et plus larges que les autres (mâles ?). — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne, transversal. — Saillie mésosternale assez large, échancrée au bout; la prosternale beaucoup plus étroite, arquée postérieurement. — Corps oblong, finement pubescent. — Sexes inconnus.

J'établis ce genre sur deux espèces (1) du Gabon qui ressemblent beaucoup, sous le rapport de la forme générale et de la plupart de leurs caractères, aux HippaPHESIS qui suivent, mais qui en diffèrent totalement par la structure de leurs antennes et la sculpture de leurs téguments. Toutes deux m’ont été communiquées par M. le comte Mniszech.

HIPPAPHESIS.

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