‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 35 sur 93 · Tuows. Archiv. entom. IN, p · texte numérisé non relu

Tuows. Archiv. entom. IN, p

Mêmes caractères que les Hiwparmesis, sauf les importantes différences qui suivent :

Joues de la tête allongées. — Antennes plus grêles, non ciliées en dessous, un peu plus courtes, à articles 4 allongé, en cône renversé, égal à 3, celui-ci plus long que #, ce dernier et 5-41 décroissant à peine.— Prothorax transversal, brusquement, forternent et assez longuement resserré à sa base, moins et plus brièvement en avant, transversalement et fortement convexe entre ces deux rétrécissements. — Mésosternum vertical en avant, brièvement horizontal en arrière et recevant une assez large saillie du métasternum.

Le surplus, y compris le facies et la taille, ne diffère pas de ce qui existe chez l'Hippaphesis punctala; mais la livrée et la sculpture des tégaments sont différentes. Les deux espèces (rubidus, femoralis)

(1) Syn. Mesosa ? Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 285,

APOMÉCYNIDES. 589

décrites par M. Chevrolat, qui les a placées avec doute dans les MesosA, Sont d'un rouge de brique mat, plus foncé en dessous qu'en dessus, avec les antennes et les pattes noires; leur ponctuation sur les élytres est très-fine, assez serrée, presque nulle sur le prothorax. Elles sont de taille médiocre et propres à la côte occidentale d'Afrique (Vieux-Calabar, Gabon).

En dernier lieu, M. J. Thomson (1) a classé ces insectes dans les Saperdides, mais ils n’ont ni les caractères ni Je facies de ces dernières.

ENARETTA.

J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 325.

Femelle : Tête subrétractile, à peine concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci presque nuls; front transversal ; joues médiocres. — Antennes assez robustes, dépassant un peu le milieu des “élytres, à articles 4 plus court que 3, subeylindrique, 3 un peu plus long que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux fortement granulés; leurs lobes inférieurs fortement transversaux. — Prothorax assez court, cylindrique, légèrement et régulièrement arrondi sur lés côtés. — Ecusson tn triangle curviligne, — Elytres médiocrement convexes, parallélogrammiques, atténuées sur uve faible étendue et tronquées en arrière, déhordant médioerement le prothorax à leur base. — Pattes courtes, très-robustes ; cuisses peu à peu en massue ; Jambes compritnées et tranchantes sur leur bord externe ; tarses courts. — 5° segment de l'abdomen assez grand, en triangle curviligne transversal, — Saillie mésosternale tronquée, horizontale et fortement transversale en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, élargie ot fléchie postérieurement. — Corps large, parallèle, revêtu d'une pubescence lanugineuse.

Ce genre à pour type une espèce (Castenaudi 3. Thoms.) de taille médiocre, à livrée grise variée de brun, avec les élytres ornées d'assez nombreuses petites touffes de poils d’un jaune d'ocre vif et qui, pour la plupart, sont disposées en rangées régulières; ces organes sont à peine ponctués, mais présentent quelques faibles côtes peu apparentes. Cet insecte est originaire de l'Afrique centrale aux environs du lac N'Gami (2).

(1) Syst. Cerambye, p. 117.

(2) IL existe dans: la collection-de M. 1e comte Mniszech une seconde espèce du genre qui diffère de celle mentionnée dans levtexte, en ce que les articles 5-11 des antennes sont notablement plus courts, mais qui est, du reste, parfailement conforme à la formule générique.

£E. brevicornis. E. Castelnaudi valde minor ac brevior, rufo-ochracea, ubique nigro-varias elytris haud fasciènlatis, Sat regulariter punctalo-striatis, interstitiis costatis, Long, vix 7 mill. Hab. Promontor Bonæ-Spei.

ROPICA.

Pascos, Trans. of the entom, Soc. Ser. 2, IV, p. 247.

Genre assez riche en espèces, toutes de petite taille et, pour la plupart, de l'aspect le plus insignifiant. Je n’en ai vu qu'un petit nombre et ne garantis pas que la formule qui suit, en partie rédigée d’après celles de M. Pascoe (1), s'applique rigoureusement à toutes.

Mandibules médiocres, minces. — Tète rétractile, au plus médiocrement concave, parfois (par ex. exocentroides) presque plane entre ses tubercules antennifères ; front subéquilatéral ou transversal; joues assez allongées. — Antennes grêles, non ou à peine pubescentes, munies de cils courts, en général de la longueur des élytres, à articles 1 médiocre, en cône renversé ou subovalaire, 3 beaucoup plus long que lui et que 4, 3-11 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés; leurs lobes inférieurs aussi hauts que larges. — Prothorax plus ou moins transversal, légèrement arrondi sur les côtés, parfois un peu rétréci en avant, — Ecusson variable, — Elytres assez convexes,

" oblongo-ovales, plus rarement ovales, arrondies ou obliquement-tronquées en arrière, débordant médiocrement le prothorax en avant, — Pattes courtes, subégales; cuisses assez robustes, au maximum égales aux trois 1% segments abdominaux. — Saillie mésosternale étroite, parallèle, déclive.—Saillie prosternale encore moins large, fortement arquée en arrière. — Corps ovalaire où oblongo-elliptique, pubescent, — Sexes inconnus.

Sauf une espèce qui est australienne, ces insectes sont propres aux Archipels indiens (2).

Groupe XXXVWIII. Cloniocérides,

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Jambes intermédiaires longuement et faiblement sinuées sur leur bord externe.

(1) I en publie deux : la première loc. cit., la seconde dans ses Longic. Malayan. p. 187.

(2) Esp. indiennes : R. piperata, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. luc. cit; Borneo.—incana, sligmatica, varipennis, îles Arou; prœusla, Ceylan; Pascoe, ibid. Ser, 2, V, p. 50. — indigna, Moluques; illepida, Dorey; pluviata, Batchiau; angusticollis, Borneo; honesta, Moluques; evitata, Amboine ; analis, Morty; stoluta, Balchian; rivulosa, Dorey; fuscicollis, iles Arou; cunicularis, viduata, Moluques; lachrymosa, Batchian ; vetusta, Tondano; puncticollis, Soula; vinacen, Ternate; lentota, Waigiou;-irritata, Tondano; iliterala, Borneo; servilis, Moluques; didyma, Bourou; Pascoe, Longic. Malayan. p. 188: — Esp. de l'Australie ; R. exocentroides, Pascoe, Trans. of the entom. S00. Ser. 2, V, p. 61.

CLONIOCÉRIDES. 591

Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures;front rectangulaire. — Antennes au maxiioum un peu plus longues que le corps, élargies et pectinées à leur extrémité. — Yeux finement granulés, échancrés, — Prothorax tuberculé latéralement et sur le disque.— Elytres le débordant fortement à leur base.— Pattes des Apomécynides. — Saillies sternales variables. — Corps oblong, fasciculé.

À tous les caractères essentiels des Apomécynides, les deux genres qui composent ce groupe joignent des antennes et une vestiture si particulière, qu'il me paraît nécessaire de les considérer comme un type à part. Les faisceaux de poils dont leurs espèces sont couvertes en dessus, leur donnent, au premier aspect, des rapports intimes avec les DesmipnorA de l'Amérique; aussi est-ce dans le voisinage de ces dernières que M. Thomson (1) les a placées. Mais les DesmipnorA, ayant les crochets des tarses divariqués, appartiennent à un groupe différent. Les deux genres en question paraissent jusqu'ici propres à Natal.

I. Saillies sternales tronquées sur leurs faces opposées : Thercladodes. Il. —— arquées —— : Cloniocerus.

THERCLADODES.

J. Taons. Physis, IL, p. 114 (2).

Genre démembré des CLontocerus qui suivent et dont il se distingue par des caractères importants que voici :

Mâle : Tête plus forte; ses tubercules antennifères plus saillants et tout à fait contigus à leur base. — Antennes plus robustes, un peu plus longues que le corps, à articles 4 peu à peu en massue, 3 muni en dessous d'une grosse touffe de poils, 4-5 prolongés au côté interne, surtout celui-ci; les suivants très-larges, 6-9 fortement anguleux dans la même direction, 14 ovale. — Elytres munies à leur base d'une forte et courte crète. — 5° segment abdominal prolongé dans son milieu en un lobe arrondi et plan. — Mésosternum vertical en avant; sa partie horizontale obtusément anguleuse. — Saillie prosternale tronquée en arrière, paraboliquement arquée en avant. ,

L'unique espèce (3) du genre est plus grande que les CLONIOCERUS, d'un noir assez brillant avec les côtés du prothorax d'un jaune ocracé, et les élytres traversées sous leur milieu par une large bande blanchâtre; les crêtes basilaires de ces organes sont longuement fasciculées de noir; leur sommet et l'abdomen sont munis d'un grand nombre de touffes de poils plus petites et jaunes ou brunes.

(1) Syst. Cerambyc., p. 406 et Physis, IT; p. 114. (2) Syn. Cromocenus A. White.

(3) Clon. Kraussii, A. White, Longic. of the Brit. Mus, p. 400, pl. 10, f. 8.

Et

CLONIOCERUS.

(Der.) De Case, Hist. nat. da. Col. I, p. 468 (1).

Mâles? : Tôte fortement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci subeontigus à leur base; front un peu plus haut que large; joues très-allongées. — Antennes médiocrement robustes, -hérissées dans tous les sens de longs poils fins peu serrés, un peu plus courtes que le corps, à articles 4 en cône un peu arqué, 3 plus long que 4, tous deux noueux au bout, les suivants saillants à leur sommet interne, décroissant rapidement, 9-41 plus étroits que les autres. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, resserré à ses deux extrémités, muni sur le disque de cinq tubercules (2, 3) au niveau de ceux des côtés; ceux-ci assez forts, coniques. — Ecus-. son en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, un peu déprimées suy le disque, parallèles, arrondies en arrière, — Cuisses graduellement en massue, les postérieures ne dépassant pas le 2 segment abdominal. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne court, muni d’un lobe médian arrondi et concave.— Saillie mésosternale assez étroite, déclive.— Saillie prosternale très-étroite, arquée en arrière.

On en connaît deux espèces (2), dont une (hysirix) anciennement décrite par Fabricius et Olivier. Elle est de taille moyenne, d’un gris, blanchâtre teinté de brun et couverte sur les élytres d’une multitude de touffes de poils formant sur chacun de ces organes trois rangées longitudinales assez régulières. L'autre espèce, qui m'est inconnue, a le 3° article des antennes fasciculé de noir, comme chez les Turn- CLADODES ; peut-être appartient-elle à ce dernier genre.

GrourEz XXXIX. Agennopsides (3).

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents.— Un sinus dorsal et terminal aux jambes intermédiaires.

Tête arrondie sur le vertex, plane entre les antennes, sans tuberoules antennifères, fortement rétractée sansreposer (AGeNNorsis excepté) sur les hanches antérieures; lront rectangulaire. — Antennes beaucoup plus courtes que le corps, filiformes, cylindracées; leur scape plus ou moins en massue. — Yeux finement ou subfinement granulés, très-

(1) Syn. Lamra Fab. — Ceramyx Oliv.

(2) Lam. hystrix, Fab. Syst. El. II, p. 282 (Cer. id. Oliv. Entom. IV, 67, p. 119, pl. 15, f. 410). — C. Bohemani, A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 400.

(3) Ou plutôt Anérines. Voir la note page suivante (Dr Candèze).

AGENNOPSIDES. 593

fortement échanctés. — Prothorax cylindrique, inerme.— Elytres le débordant à peine à leur base. — Pattes très-courtes; hanches antérieures globuleuses, non anguleuses en dehors, ne dépassant pas le niveau de la saillie prosternale; tarses au plus médiocres, à article 1 plus court que 2-3 réunis. — Saillies sternales variables. — Corps allongé, en général svelte.

Petit groupe très-naturel et très-homogène; voisin des Apomécynides par ses caractères essentiels (1), mais en différant par un si grand nombre de particularités, qu'il à plus de titres qu'il n’en faut pour être isolé. Il est en outre propre à l'Amérique. Ses espèces sont toutes au-dessous de la taille moyenne, et n’ont rien de bien remarquable sous le rapport de la livrée.

J. Saillie mésost. non lamelliforme, verticale enavant: Agennopsis. JT. — lamelliforme, inclinée en arrière.

a Corps non cylindrique; saillie prosternale fléchie en arrière.

Elytres déclives et tronquées au bout : Tauloclines. — sans déclivité et épineuses — : Plericthya. aa Corps cylindrique; saillie prosternale très-étroite, obliquement tronquée en arrière : Slygnesis.

AGENNOPSIS.

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