‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 36 sur 93 · Tnows. Archiv. entom. I, p · texte numérisé non relu

Tnows. Archiv. entom. I, p

Mandibules très-courtes, robustes. — Tête appuyée au repos sur les hanches antérieures; front équilatéral ; joues allongées.— Antennes grèles, revêtues d'une sorte d’enduit, à peine ciliées en dessous, à articles 4 en cône renversé, 3 beaucoup plus long que lui et que 4, 5-11 décroissant peu à peu.— Yeux petits, leurs lobes inférieurs transversaux, — Prothorax plus long que large, régulièrement cylindrique. — Eeusson transversal, curviligne. — Elytres médiocres, cylindriques, s'arrondissant pour former leur déclivité postérieure. — Cuisses peu à peu et fortement en massue; les postérieures dépassant un peu le 2 segment de l'abdomen.— Le 5° de celui-ci assez grand, en triangle eurviligne. — Mésosternum vertical en avant, horizontal'en arrière. — Saillie prosternale médiocrement large, fléchie postérieurement, — Corps cylindrique, en général assez robuste, finement pubescent.

(1) Cest parmi les Apomécynides que M. 3. Thomson (SysL. Cerambyc. p. 44) a placé le genre Acennorsis, qui en constitue le type et qu'il a divisé plus tard (Physis II, p. 155).

(2) Syn. Tarosrona, Dej. Cat. éd. 3, p. 374; L. Fairm, Ann. d. 1. Soc. entom. 1859, p. 521; nom déjà employé par Hiübuer pour des Lépigoptères.

M. J. Le Conte m'informe que ce genre est identique avec son genre ADETUS. Ce nom doit donc prévaloir (Dr Candèse).

Genre répandu depuis le Mexique au Chili, et composé en ce moment de six espèces (1) dont la plus grande (mulica) qui en forme le type, est de taille médiocre, mais assez robuste; les autres sont à la fois plus petites et plus grêles; la fine pubescence qui voile à peine leurs téguments varie du gris au jaune flavescent, avec de très-petits points blancs plus ou moins nombreux, auxquels s'ajoute parfois (mutica, prœusla) au sommet des élytres une tache commune d’un noir velouté.

TAUTOCLINES.

J. Tuoms. Physis, II, p. 155.

Mèmes caractères que les AGexnorsis, avec les différences suivantes :

Tête ne s'appuyant pas au repos sur les hanches antérieures.— Antennes n’atteignant pas le milieu des élytres, du reste pareilles. — Elytres non cylindriques, médiocrement convexes, peu à peu rétré- *cies dans leur tiers postérieur, obtusément acuminées et tronquées au bout, — Saillie mésosternale lamelliforme, recourbée en arrière.

Sans ce dernier caractère, le genre mériterait à peine d’être séparé des AcenNorsis. Ses espèces (2) sont noires ou d’un bronzé obscur et revètues d'une pubescence jaune ou blanche qui, en,se condensant, forme des bandes longitudinales sur le prothorax, obliques sur les élytres.

PTERICTHYA. ,

J. Tuous. Physis, IL, p.156.

Genre, à son tour, ne différant des TaurocLINES qu'en ce que les antennes sont légèrement épaissies à leur extrémité, les yeux complétement divisés, enfin les élytres sans déclivité postérieure, et isolément prolongées en une pointe aiguë qui se dirige un peu en dehors.

Il ne comprend qu'une espèce (pisciformis J. Thoms.) de Guatimala qui reproduit exactement la taille et la livrée des TAUTOCLINES.

STYGNESIS.

Pasco, Trans. of the entom. Soc. Ser. 3, V, p. 286.

Mandibules et antennes des deux genres précédents, celles-ci dépassaut à peine le milieu des élytres, filiformes. — Yeux très-petits, leur lobes inférieurs obliques, presque aussi hauts que larges. — Pro-

(1) 4. mutica, 3. Thoms. loc. cit. (T. apicalis Dej.); Brésil. — mexicana, Mexique; prœusta, Brésil; punctata, Cayenne; J. Thoms. Physis, Il, p. 193. — T. pusilla, nana, L. Fairm. loc, cit.; Chili; ces deux petites espèces, que je ne connais pas, paraissent être moins cylindriques que les autres.

(2) T. antennata, binotata, Mexique; pulchella, Brésil; J. Thoms. loc. cit.

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thorax du double plus long que large, parfaitement cylindrique. — Ecusson transversal, linéaire, — Elytres allongées, cylindriques, un peu aplanies sur la suture, déclives et légèrement tronquées en arrière. — Cuisses subfusiformes, les postérieures à peine plus longues, que le 4° segment de l'abdomen. — Le 5° de celui-ci assez grand, arrondi en arrière. — Saillie mésosternale médiocrement large, triangulaire, recourbée en arrière. — Saillie prosternale très-étroite, obliquement tronquée postérieurement. — Corps allongé, grêle, cylindrique, faiblement pubescent.

Avec des caractères voisins de ceux des deux genres précédents, l'espèce (puncliger) typique a un facies fort différent. Elle est fort petité (6 mill.), d’un noir profond, finement rugueuse sur la tête et le prothorax, criblée de points enfoncés dans les élytres; la fine pubescence qui la revêt est d'un brun roussâtre. Elle a été découverte à Sainte-Marthe, en Colombie.

Groupe XL. Ptéropliides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Jambes intermédiaires entières.

Tête non rétractile ou subrétractile; front rectangulaire, — Antennes sétacées, plus longues que le corps chez les &'; leur scape én massue. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Prothorax fortement tuberculé sur les côtés et en dessus, les tubercules latéraux médians. — Elytres le débordant fortement à leur base, allongées, acuminées ét épineuses en arrière. — Pattes plus ou moins longues; hanches antérieures saillantes, lagéniformes (1), fortement anguleuses en dehors; tarses assez longs, à articles 1 plus court que 2-3 réunis, 4 très-grand. — Saillies sternales lamelliformes, arquées sur leurs faces opposées. — Corps allongé, robuste.

Les genres Preropzius et Rnapaiprera de Serville sont les seuls qui présentent cet ensemble de caractères. Ils sont voisins de ceux des Niphonides, au point qu'il n’y en à qu'un seul, la forme des hanches antérieures, qui sépare rigoureusement ces insectes de ces dernières; mais, outre ce caractère, leur forme générale est si différente que, réunie à leur habitat qui est américain, elle autorise à les conslituer en un groupe distinct. La plupart sont fort grands et les plus petits au moins de taille moyenne.

1. Tête non rétractile; labre fortement échancré : Pteroplius. IL — subrétractile; — entier: Rhaphiptera.

(1) Cest-à-dire globuleuses à leur base, puis rétrécies en une sorte de col où de goulot.

PTEROPLIUS, A. Serv. Ann. d. d. Soc. entom. 1835, p. 65.

Mâle : Labre fortement échancré en demi-cercle. — Tête non rétractile, profondément concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci obtusément anguleux à leur sommet interne; front fortement transversal; joues#très-courtes.—Antennes pubéscentes, densément ciliées en dessous à leur base, de près de moitié plus longues que le corps, à articles 4 renflé en massue à son extrémité, 3 près de deux.fois aussi long que lui, de 4/3 plus grand que 4, 5-10 plus courts, subégaux, 41 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux transversaux, — Prothorax aussi long que large, cylindrique, resserré avant ses deux extrémités, muni de quatre petits tubercules accolés deux à deux sur le disque et d’un assez gros, conique, de chaque côté. — Ecusson carré. — Elytres convexes, peu à peu et fortement rétrécies, très-aiguës et isolément mucronées en arrière, couvertes à leur base de granulations avee une forte tubérosité sur chacune d'elles, — Pattes longues, les antérieures beaucoup plus que les autres; leurs cuisses sublinéaires, arquées ainsi que leurs jambes; celles-ci munies d'un tubereule interne au-dessus de leur sillon;, les quatre cuisses postérieures sublinéaires, les dernières plus courtes que le corps; tarses assez larges, les antérieurs un peu dilatés. — 5° segment abdominal allongé, triangulaire, tronqué et villeux au bout. — Saillie mésosternale large, parallèle. — Saillie prosternale plus étroite. — Corps pubescent.

Femelle : Tête plus rétractile. — Antennes de 1/5° plus courtes que Je corps, à article 11 plus court que 10. — Pattes antérieures un peu plus longues seulement que les autres; leurs tarses simples.— 3° segment abdominal pas plus long, mais plus convexe et échancré en arg au bout.

On n’en connaît qu’une grande espèce (acuminatus Serv.) du Brésil, à livrée roussâtre saupoudrée partout de blanc; cette dernière couleur domine sur la tête et le prothorax; en se condensant elle forme sur les élytres une large bande qui les traverse dans le milieu; ces organes sont vaguément pointillés.

RHAPHIPTERA.

À. Senv. Ann, d. l, Soc. entom. 1835, p. 66.

Serville ne considérait ce genre que comme une section du précédent; il en diffère par les nombreux caractères qui suivent :

Labre entier. — Tête subrétractile. — Front beaucoup moins trans versal; joues plus longues. — Antennes de 4/4 plus longues (o) ou à peine plus longues que le corps. — Prothorax moins long, muni Sur

ATAXTIDES. 597

je disque de deux mamelons coniques contigus à leur base, placé sur Ja même ligne que les tubercules latéraux; ceux-ci plus forts. — Ely-, tres peu convexes, moins atténuées en arrière, obliquement rétrécies à leur extrémité et terminées par une épine plus ou moins longue, non granuleuse, et munies chacune à leur base d'un tubercule conique en général fasciculé. — Pattes beaucoup plus courtes, subégales dans les deux sexes; cuisses peu à pou et plus ou moins en massue.

L'espèce typique (nodifera Serv.) est du Brésil, presque aussi grande que le Pteroplius acuminatus, d'un roux ferrugineux, avec les élytres occupées par une sorte de croix de Saint-André blanchâtre, dont les branches antérieures, partant des épaules, sont beaucoup plus larges que les postérieures qui aboutissent sur les bords latéraux non Join du sommet de ces organes; leur base, le prothorax et la tête sont criblés d’assez gros points enfoncés, ayant un aspect poreux. : M. J. Thomson a décrit quatre autres espèces (1) ayant une livrée plus ou moins analogue, mais parmi lesquelles deux (rixator, tor) sont beaucoup plus petites que la précédente.

Groups XLI, Ataxiides.

divergents. — Jambes intermédiaires entières.

Tête non rétractile, peu distante des hanches antérieures; front rectangulaire; joues toujours très-courtes. — Antennes grêles, sélacées, au maximum de 1/3 plus longues que le corps; leur scape peu à peu en massue ou en eône renversé. — Yeux fortement gfanulés,

*échancrés. — Prothorax tuberculé sur les côtés, parfois à peine, — Elytres le débordant plus ou moins. — Pattes médiocres, rarement (RosaLBa) assez longues; hanches antérieures ne dépassant pas où que peu le niveau de la saillie prosternale, globuleuses, faiblement anguleuses en dehors; tarses courts, à article 4 moins long que 2-3 réunis, — Saillies sternales lamelliformes, du resté variables.— Corps allongé.

Insectes également voisins des Niphonides, mais en différant par leur tête non rétractile, leur prothorax autrement tuberculé (sauf Prorcna), leur facies et leur distribution géographique. Ils sont, en elfet, propres à l'Amérique, surtout aux parties intertropicales de celle du Sud. Tous sont de taille au plus moyenne et n'ont qu'une livrée monotone. Ils constituent les cinq genres suivants :

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