‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 46 sur 93 · PERMA · texte numérisé non relu

PERMA

Mêmes caractères que los Onocepnara, sauf les deux points suivants:

Tête légèrement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci fortement séparés, très-courts, tronqués au bout; front rectangulaire, un peu plus haut que large, tricaréné. — Tarses antérieurs des mâles à peine dilatés.

Tout le reste est absolument pareil, mais le premier des caractères qui précèdent a évidemment une valeur générique. Le genre a pour type l’Onocephala aulica de Dejean (2); je n'en connais que le mäle.

Grovrz LIV. Hippopsides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Un sillon aux jambes intermédiaires.

Tête non rétractile, plus ou moins distante des hanches antérieures; front allongé, trapéziforme (3), souvent oblique ; ses tubereules antennifères contigus à leur base, divergents. — Antennes sétacées, en gé= néral très-grèles, assez souvent capillaires, très-longues, surtout chez

(1) Del. anim. art Brasil. p. 98, pl. 19, f. 15 Q ?; l'Onoc. rugicollis de M.J, Thomson (loc. cit.) ne m’en paraît pas distincte, quoique sa couleur générale soit indiquée comme étant d’un brun clair, M. 3, Thomson cite à tort ce nom spécifique comme se trouvant dans le Catalogue de Dejean. En voici une seconde espèce très-distincte.

O. obliquata. d' 0. diophthalma minor, læte olivacea, prothorace vittis tri= bus, pectoris lateribus elytroqué singulo imacula marginali ante medium, obliqua posticeque valde attenuata, albido-luteis; elytris apice conjunctim acu= minatis, striato-punetatis, striis basi flexnosis, tarsis anticis vix dilatatis, Long. 45 mill. Hab. Brasilià. — Coll. de M. Candèze.

(2) Cat. éd, 3, p. 376.— P. aulica. Olivaceo-viridis, griseo-pubescens an= tennis (scapo excepto) livide testaceis, abdomine rufo; elytris basi dense punctalis, vix asperatis, griseo-lineatis. Long. 45 mill. Habit. Brasilià. Cet insecte a la plus grande ressemblance, sous le rapport de la forme générale, avec quelques IscuiocenrrA, notamment l'armillata.

(3) Sauf chez les Mecacera où il est parallèle, mais allongé et accompagné de tubercules antennifères pareils à ceux des autres espèces.

HIPPOPSIDES. 691

les J'; leur scape cylindrique ou en cône renversé. — Yeux finement ou subfinement granulés chez presque tous, échancrés. — Prothorax cylindrique, inerme. — Elytres le débordant médiocrement à leur base. — Pattes courtes, rarement médiocres; hanches antérieures globuleuses ou globoso-coniques, plus ou moins saillantes, légèrement anguleuses en dehors; tarses au plus médiocres, à articles 1 rarement égal à 2-3 réunis, 4 très-grand. — Saiïllies sternales lamelliformes, inermes, déclives ou arquées sur leurs faces opposées. — Corps trèsallongé, souvent très-svelte.

Comme le précédent, ce groupe se rattache de très-près aux Oncidérides (1), surtout à ceux de forme étroite et cylindrique, mais la structure différente de la tête suffit pour l'en distinguer sans peine. Ses espèces sont toutes d'assez grande taille, sous le rapport de la longueur, mais rarement de forme robuste. On voit apparaître chez la plupart d’entre elles cette obliquité du front qui sera portée à un degré si extraordinaire chez les Spalacopsides qui viennent à leur suite.

ll y a de ces insectes dans l’ancien et le nouveau continent; en Europe, ils sont représentés par les CALAMOBIUS.

Les 14 genres qu'ils constituent pourraient, à la rigueur, former deux groupes distincts, mais il suffit de les répartir dans deux sections.

Tête médiocrement distante des hanches antérieures. — Scape des antennes atteignant au maximum le milieu du prothorax. — Lobes inférieurs des yeux grands, allongés, — Facies plus ou moins robuste, Pacuypézines,

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