I. Tôte complétement rétractile
ce ‘ce
bb
ee
dd
Elytres plus ou moins granuleuses ou âpres à leur base. Lobes inférieurs des yeux très-allongés.
Antennes normales dans les deux sexes : Oncideres. — anormales chez les ©.
Leurs trois 1675 art. épaissis et hirsutes : Periergates. — 3e art. renflé, ohlongo-ovalaire, glabre : Psyllotozus.
Lobes infér. des yeux subtransversaux ; antennes des og” à art. 3 épaissi dans toute sa longueur, glabre : Taricanus.
Elytres sans granulations, sauf parfois aux épaules. Lobes inférieurs des yeux allongés.
Tubereules antennif. largement séparés ; art. 3 des autennes renflé, globoso-ovalaire chez les @’ : Eudesmus.
Tubercules antennif. très-rapprochés, contigus à leur base; art, 3 des antennes normal dans les deux sexes.
Front parallèle; scape en cône renversé : Peritroæ. — resserré en haut; scape en massue au bout : Cylicasta. Lobes infér. des yeux courts, parfois subtransversaux. Elytres arrondies en arrière.
Antennes normales dans les deux sexes.
Elytres lisses; prothorax tuberculé latéralement : Lachœrus. -— rugueuses; — inerme — : Cydros.
Antennes à art, 3 épaissi et fraugé en dessous : Xylomimus.
ff Elytres quadridentées en arrière : Ecthæa. I Tête imparfaitement rétractile.
h Elytres sans granulations à leur base; jambes postér. normales.
hh
Joues assez allongées.
Scape des antennes régulier, faiblement en massue au bout : Apocoploma.
— triquètre à sa base, fortement en massue au bout : Treslonia.
Joues courtes; scape subeylindrique : Cacostola. Elytres granuleuses à leur base; jambes poslér. comprimées, très-larges : Helvina.
ONCIDÉRIDES. 669
HYPSELOMUS.
Perry, Del. anim. art. Brasil. p. 95 (1).
Mâle : Mandibules assez minces. — Tubercules antennifères courts, tonqués au bout, faiblement séparés, verticaux ; front beaucoup plus haut que large, parallèle; joues très-allongées. — Antennes assez robustes, densément pubescentes, ciliées à distance en dessous, de la longueur du corps, à articles 4 suboylindrique, atteignant le milieu du prothozax, 3 à peine aussi long que lui, arqué, plus long que les suivants, ceux-ci décroissant à peine. — Lobes inférieurs des yeux très-allongés. — Prothorax transversal, obconique, fortement plissé en dessus, avec une carène discoïdale abrégée en avant. — Ecusson en carré arrondi aux angles. — Elytres convexes, peu à peu atténuées etarrondies en arrière, très-larges en avant, avec les épaules saillantes et obliquement tronquées, munies chacune d’une assez longue et très-forte crête basilaire tuberculée sur sa tranche. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses peu à peu épaissies ; tarses courts. — 3e segment abdominal en triangle curviligne transversal.— Saillie mésosternale assez large, faiblement déclive.— Saillie prosternale plus étroite, élargie et fléchie en arrière.— Corps très-massif, oblongo-triangulaire, densément et brièvement pubescent.
Femelle : Antennes de la longueur des 2/3 des élytres. — 5° segment abdominal un peu plus long.
On n’en connaît qu’une grande espèce (2) du Brésil, d’un jaune fauve clair et mat avec deux bandes obliques, légèrement rembrunies, sur la moitié postérieure des élytres; sur ce fond se voient quelques petits points brunâtres superficiels, distants et disposés sans ordre ; les tubercules des crêtes basilaires des élytres sont arrondis et luisants. Cet insecte, originaire du Brésil, est commun dans la province de Rio-Janeiro.
JAMESIA.
H. Jexer, The Journ. of Entom. I, p. 259 (3).
Très-voisin des HyrseLomus, avec les différences suivantes :
Front beaucoup plus étroit et, par suite, plus allongé. — Antennes plus grêles, beaucoup plus longues que le corps chez les @, dépassant moins les élytres chez les 9, à articles 4 et 3 presque tout à fait droits.
(1) Syn. Ceyrewnesrra, J. Thoms. Essai, etc. p. 113; olim.—Hypstoma Dej. — Tracuysomus Casteln.
(2) H. cristatus, Perty, loc. cit. p. 96, pl. 19, £. 8; médiocre figure (Clyt. lumulosa, Dej., . Thoms. loc. cit.)
(3) Syn, Lamia Fab. — Hypseconus Pascoe. — Hyrsioma Dej.
— Elytres moins convexes, sans crêtes à leur base; leurs épaules moins saillantes, obliques et terminées par un tubercule.
Les deux espèces connues (1) sont beaucoup plus petites que l’Hypselomus cristatus et ont une livrée analogue, mais plus foncée et avec les mêmes points bruns épars signalés plus haut; toutes deux ont des tubercules granuleux et luisants à leur base, mais leur prothorax diffère, étant fortement granuleux chez l’une d'elles (globifera) et rugosoridé chez l’autre (papulenta). Elles habitent la Colombie ou la Guyane.
TYBALMIA.
J. Tuous. Physis, II, p. 44 (2).
L'espèce typique (3) a complétement la physionomie et la livrée des James dont ne l'ont pas séparée MM. Jekel et Bates. Elle en diffère cependant par des caractères aussi importants que ceux qui distinguent les JamEs1A des Hyrsecomus. Ce sont les suivants :
Tubercules antennifères prolongés à leur sommet interne chez les ©" en deux saillies aiguës dirigées en avant, courtes chez les ®; antennes beaucoup plus longues dans les deux sexes, à article 4 renflé en massue à son extrémité et de moitié environ plus court que 4. — Prothorax cylindrique, très-rugueux, muni d'un petit tuhercule de chaque côté. — Elytres non granuleuses, munies chacune d'une faible élévation obtuse voisine de la base.
Get insecte est de la taille de la Jamesia papulenta et habite le Haut-Amazone. Outre les points bruns dont ses élytres sont parsemées, chacune d’elles présente, immédiatementaprès son milieu, une petite tache arrondie de même couleur et surmontée d’un trait blanc.
PLERODIA. J. Tuows. Physis, IT, p. 60 (4).
Mûles : Tôte étroitement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci médiocres, contigus à leur base, prolongés à leur sommet interne en une courte saillie; front du double aussi haut que large ; joues médiocres. — Antennes grêles, pubescentes, ciliées en dessous,
(1) Lam. globifera, Fab. Syst. EL. IT, p. 284 (Hypselom. variolosus, Pascoe, Trans, of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 35; Hypsiom. tuberosa Dej.); Amazone, Cayenne. — J. papulenta, 3. Thoms. Physis, Il, p. 43; Colombie (Hypsiom. tuberosa var. et porosa Reiche, de quelques collections).
(2) Syn. Hyrsecomus Pascoe, — Jawesia, Jekel, The Journ. of Entom. I, p.260; H, W. Bates, Contribut. ete. p. 183.
(3) Hypsel. pupillatus, Pascoe, Trans. of he entom. Soc. Ser. 2, V, p. 35 {Jam. bipunctata, Jekel, loc. cit}. — M. J. Thomson rapporte également au genre la Hesycha jaspidea, Bates, loc. cit. p. 184; Amazone, Cayenne.
(4) Syn. HvpseLomus Bates. — Hesyona Dej.
ONCIDÉRIDES. 671
de 1/5 plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu en massue, 3 un peu flexueux, plus long que lui et beaucoup plus que 4, 5-11 décroissant. — Yeux très-rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs grands, très-allongés. — Prothorax médiocrement transversal, conique, un peu inégal en dessus. — Elytres de longueur médiocre, assez convexes, un peu atténuées en arrière, carénées latéralement dans leur tiers antérieur ; leurs épaules obliques et anguleuses. — Pattes au plus médiocres, robustes; cuisses assez longuement subpédonculées à leur base, puis fortement en massue; tarses courts. — Le surplus comme chez les précédents.
Femelles : Tubercules antennifères à peine anguleux à leur sommet interne. — Antennes plus courtes que le corps.
Les quatre espèces (1) décrites sont de taille au plus médiocre et revêtues d'une pubescence grise uniforme ou variée de jaune, avec les élytres pointillées plus ou moins densément, sauf à leur extrémité où les points disparaissent.
HYPOMIA.
J, Tuows. Physis, IL, p. 51.
Mâle ? : Tuborcules antennifères assez saillants, divergents, contigus à leur base; front plus haut que large, parallèle; joues allongées. —Antennes grêles, pubescentes, longuement ciliées en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu et légèrement en massue, un peu plus court que 3, celui-ci que 4, 5-11 décroissant, — Yeux médiocres, subcontigus en dessus; leurs lobes inférieurs un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de quatre tubercules obtus disposés en arc de cercle, dont les deux médians plus gros. — Elytres assez courtes, convexes, naviculaires, comprimées et carénées sur les côtés, munies sous chaque épaule d’un tubercule, et chacune à leur base d'une courte crête. — Pattes médiucres ; cuisses subpédonculées, puis peu à peu en massue Ovalaire ; tarses médiocres. — 5° segment abdominal subégal à 2-4 réunis, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale très-large, transversale. — Saillie prosternale un peu plus étroite, fléchie en arrière, — Corps pubescent, densément hérissé en dessous et sur les paites de longs poils fins.
A ces caractères, l'espèce typique (meæicana 3. Thoms.) réunit une Sculpture des élytres qui lui est propre. Outre sa carène latérale, chacune d'elles présente trois fines côtes relevées à leur base et renfermant entre elles une ou deux rangées de points enfoncés très-régulières; la crête basilaire est formée par celle du milieu; la livrée est
(1) Hypsel. syrinæ, H. W. Bates, Contribut. etc. p. 182; Brésil. — P. sin- Jularis, Cayenne; spuria, pygmæa, Brésil; J, Thoms. loc. cit, p. 61.
blanche en dessous, teintée de jaune en dessus, avec une grande tache commune, basilaire, un peu plus foncée et limitée en arrière par une ligne brune en arc de cercle. Le tout donne à cet insecte un facies à, part dans le groupe actuel.
LYDIPTA.
J. Tuows, Physis, I, p. 52.
Tubereules antennifères courts, tronqués, médiocrement séparés et un peu divergents; front allongé, peu à peu et sensiblement évasé en bas; joues très-longues.— Antennes (1) grêles, pubescentes, ciliées en dessous, à articles 4 en cône renversé et arqué, 3 un peu plus grand que lui, flexueux. — Yeux petits, très-rapprochés en dessus ; leurs lobes inférieurs assez allongés. — Prothorax fortement transversal, cylindrique, à peine renflé suy les côtés, presque uni en dessus, — Ecusson subtransversal, arrondi en arrière. — Elytres assez courtes, naviculaires, carénées latéralement dans leurs 2/3 antérieurs, avec leurs épipleures verticales, débordant médiocrement le prothorax; leurs épaules anguleuses, peu saillantes. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue; tarses courts, à article 4 grêle et médiocre ainsi que ses crochets. — 5° segment abdominal fortement transversal, largement arrondi en arrière. —Corps subnaviculaire, pubescent.
L'un des genres les plus distincts du groupe actuel par suite de la forme des élytres. [1ne comprend que l’Hesycha pumilio de Dejean (2), assez petit insecte du Brésil, noir et revêtu d’une fine pubescence d’un gris blanchâtre, avec les antennes noires ét annelées de jaune à la base de leurs articles ; ses élytres sont couvertes à leur base d’aspérités la plupart confluentes.
HESYCHOTYPA.
J. Tuows. Physis, IL, p. 53.
Mâle : Tête assez largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci distants, prolongés à leur sommet interne en une corne obtuse recourbée en dedans; front ample, un peu plus haut que large; joues très-longues. — Antennes finement pubescentes, à peine ciliées en dessous, de 4/4 plus longues que le corps, à articles 4 robuste, reuflé au bout en une massue ovalaire, 3 beaucoup plus grand que lui et que 4, 8-41 plus courts, subégaux. — Yeux subdivisés, leurs lobes inférieurs obliques. — Prothorax transversal, cylindrique, déprimé et un peu inégal en dessus, tuberculé latérale-
(1) Elles sont mutilées chez l’exemplaire que M. J. Thomson a bien voulu mettre à ma disposition et qui paraît être un mi.
(2) Cat. éd. 3, p. 370.
ONCIDÉRIDES, 673
ment entre sa base et son milieu. — Elytres assez allongées, cunéiformes, obtusément saillantes et un peu relevées aux épaules. — Pattes assez longues, robustes; hanches antérieures munies en dedans d'un tubercule obtus; cuisses subpédonculées et comprimées à leur base, puis peu à peu en massue; tarses médiocres, assez larges. — Corps cunéiforme, densément pubescent.
Femelle : Tubercules antennifères prolongés à leur sommet interne en une courte saillie obtuse et verticale. — Antennes à peine plus longues que le corps. ñ
Genre établi sur l'Hesycha miniata de Dejean (1), assez grand insecte du Brésil d'un noir bronzé, à livrée d’un brun verdâtre plus ou moins teintée de rouge rosé, surtout en dessous, chez les exemplaires bien conservés. Ses élytres sont finement ponctuées, et présentent un grand nombre de larges sillons irréguliers qui les rendent très-inégales.
GLYPTHAGA.
JT. Tuows. Physis, I, p. 54.
Mâle : Tubercules antennifères saillants, fortement séparés, subverticaux, prolongés à leur sommet interne en une petite corne recourbée en arrière. — Lobes inférieurs des yeux très-allongés. — Prothorax court, cylindrique, inerme latéralement .— Elytres légèrement convexes, cunéiformes, débordant médiocrement le prothorax, avec les épaules anguleuses et terminées par un petit tubercule. — Pattes courtes, très-robustes; hanches antérieures armées d’un crochet; cuisses subpédonculées à leur base, terminées par une forte massue ovalaire; jambes antérieures assez fortement élargies dans leur moitié terminale interne. — Le surplus comme chez les Hesy- CHOTYPA.
Femelle : Tubercules antennifères plus petits, à peine saillants à leur sommet interne. — Antennes des Hesycaorvra ©. — Jambes antérieures de forme normale, leurs hanches inermes.
M. J. Thomson n’en décrit qu’une espèce (lignosa) du Brésil, un peu plus petite et plus étroite que l'Hesychotypa miniata, d'un jaunâtre clair avec le disque du prothorax et la suture des élytres dans les 3/4 de sa longueur, brunâtres; cette bande suturale à la forme d'un triangle allongé; les élytres sont imponctuées et leur sculpture se réduit à quelques faibles sillons longitudinaux.
* ISCHIOCENTRA.
J. Tuows. Essai, etc. p. 382 (2).
Mûles : Tubercules antennifères des GzyprnaGa; front relativement
(1) Cat. 64, 3, p. 370.
(2) Sun. Hesycna Pascoe, Bates, Dej. — Tresronia Buquet.
CTP
étroit, beaucoup plus haut que large; joues très-allongées. —! Antennes finement pubescentes, assez densément ciliées en dessous à leur base, beaucoup plus longues que le corps, à articles 4 peu à peu en massue dès sa base, 3 beaucoup plus long que lui et que 4, 5-11 sub. égaux. — Yeux des GLYPTHAGA. — Prothorax des mêmes, muni de chaque côté, entre son milieu et sa base, d’un petit tubercule obtus parfois peu distinct. — Elytres plus ou moins allongées, cylindriques (par ex. clavata), ou un peu déprimées en dessus (par ex. armillata), peu à peu atténuées en arrière, débordant assez fortement ie prothorax, ayec les épaules anguleuses. — Pattes courtes, robustes; les antérieures un peu plus longues que les autres; leurs hanches armées d'une saillie; cuisses peu à peu et fortement en massue presque dès leur base; jambes antérieures parfois (cluvata) élargies au côté interne à leur extrémité. Le surplus comme chez les précédents. Femelles : Tubercules antennifères anguleux à leur sommet interne. — Antennes un peu plus longues que le corps. — Pattes plus faibles; jambes antérieures normales; leurs hanches sans saillie,
Genre assez nombreux (1), composé presque exclusivement d’espèces placées par les auteurs récents parmi les Hesycna. Il tient à la fois de Hesycnoropa par l’armature des hanches antérieures chez les mâles, et des GLyprnAGA par la forme des tubercules antennifères
. dans le même sexe. Ses espèces varient beaucoup sous le rapport du facies et de la livrée; cette dernière n’a en général rien de remarquable; toutes celles que j’ai sousles yeux sont assez densément pointillées sur les élytres.
APAMANTA.
JT. Tuows. Physis, Il, p. 58.
Mâles : Tubercules antennifères médiocres, distants, brièvement anguleux à leur sommet interne. — 1° article des antennes presque en cône renversé et médiocrement robuste. — Elytres peu convexes, allongées, peu à peu atténuées en arrière, anguleuses aux épaules. — Pattes médiocrernent robustes; hanches antérieures inermes au côté interne; cuisses assez longuement subpédonculées à leur base.
Les autres caractères ne diffèrent pas de ceux des ISCHIOCENTRA. Sauf une espèce (hebes) d'assez grande taille, ces insectes sont de
(1) Z. clavata, 3. Thoms. loc. cit. ; Brésil, type du genre. — Trest. signifera, Buquet in J. Thoms. Arcan. nat, p. 49; Guadeloupe. — Hes. nyphonoïdes, albilatera, Pascoe, Trans. of the entom, Soc, Ser. 2, V, p. 36; Para; supposés, ainsi que les suivantes de M. Bates, appartenir au genre. — Hes. jaspidea, liturata, Cayenne; æylina, Rio-Janeiro; maculosa, cretacea, Haut-Amazone ; H. W. Bates, Contribut. etc. p. 184. — nobilitata, Brésil; fulvo-irrorala, Guyane; quadrisignata, Brésil; humilis, Cayenne; armillata, Brésil; J. Thoms. Physis, IL, p, 55,
ONCIDÉRIDES. 675
grandeur médiocre, et leur livrée n’a rien de constant. Les trois (hebes, pubescens, lineolata) que décrit M. J. Thomson habitent le Brésil.
HESYCHA.
(Des) L. Fairm. Ann. d. 1. Soc. entom. 1859, p. 523.
Femelles : Tubercules antennifères courts, tronqués au bout, trèsdistants; front ample, un peu plus haut que large; joues très-allongées. — Antennes un peu plus longues que le corps. — Yeux petits ; leurs lobes inférieurs très-allongés. — Prothorax fortement transversal, très-régulièrement cylindrique.— Elytres assez courtes, aplanies à leur base, légèrement atténuées en arrière; leurs épaules obtusément anguleuses, non saillantes. — Pattes courtes, robustes; cuisses brièvement subpédonculées à leur base, puis renflées en une très-forte massue ovalaire, — Saillies sternales étroites, arquées sur leurs faces opposées. — Corps médiocrement allongé.
Je n’ai pas vu de mâles. Suivant M. Thomson (1), qui a décrit celui de la consimilis, leurs tubercules antennifères sont prolongés en une saillie courte et robuste, leurs antennes de 1/3 plus longues que le corps, et leurs tarses antérieurs dilatés.
On a vu par les genres précédents combien le genre Hesycna de Dejean était peu homogène. M. L. Fairmaire, en le définissant d'après une petite espèce du Chili qu'il a nommée cribripennis, en a fixé les caractères qui ne s'appliquent à aucune de celles que Dejean a connues. Récemment, M. J. Thomson en a décrit quatre autres (2) de taille plus grande. Ces insectes ont la livrée la plus insignifiante.
HYPSIOMA.
A. Senv. Ann. d. l, Soc. entom. 1835, p. 38 (3).
Mâles : Tubercules antennifères médiocrement séparés, parallèles, rarement un peu divergents, prolongés à leur sommet interne en une épine aiguë; front beaucoup plus haut que large, parallèle ou subparallèle; joues en général très-longues.— Antennos peu robustes, pubescentes, ciliées en dessous, de 1/4 au moins plus longues que le corps, à articles À mince à sa base, brusquement renflé à son extrémité, surtout au côté interne, 3 un peu plus long que lui, flexueux, 440 décroissant, 41 très-souvent crochu au bout. — Lobes infériours des yeux de grandeur variable, plus ou moins allongés. — Prothorax
(1} Physis, IL, p. 62.
(2) H. paupercula, consimilis, maculicornis, Brésil; lateralis, Cayenne; J. Thoms. loc. cit.
(3) Syn. Hypsezomus Erichs., Bates, Pascoe. — Tracuysomus Casteln. — Laura Fab., Germar. — Hesycna Jekel.
transversal, obconique, inerme latéralement, médiocrement inégal en dessus. — Elytres convexes, courtes et naviculaires chez la plupart, leurs épaules au moins anguleuses, parfois très-saillautes ou (par ex. axillaris) surmontées d’une crête oblique. — Pattes assez longues; hanches antérieures munies au côté interne d’un tubercule ou d’un crochet parfois obsolète. — Corps massif.
Femelles : Tubercules antennifères non ou à peine épineux. — Antennes de longueur variable, plus courtes que le corps. — Hanches antérieures inermes.
Genre répandu dans la plus grande partie de l'Amérique du Sud, mais peu homogène dans sa composition actuelle. Si l’on s’en tient rigoureusement à la formule qui précède, plusieurs de ses espèces devront en être exclues (1).
La livrée de ces insectes varie non moins que leur forme générale, mais est rarement distribuée par grandes masses, et se compose en général d’un mélange plus ou moins nuageux de couleurs. Il est trèsrare qu’il existe quelques petits tubercules à la base de leurs élytres; ces organes sont simplement et souvent à peine pointillés (2).
(1) Je citerai entre autres les suivantes : H. omoplata, Dej. Cat. éd. 38, p- 369 (inédite; n’est pas la Lamia bicuspis de Germar, Ins. Spec. nov. p. 475, comme le dit M. J. Thomson, Physis, II, p. 45; cette dernière est un Acanthodéride); a les lobes inférieurs des yeux très-petits, transversaux, et le 3e article des antennes droit. — H. gilvicornis (Dej.), 3. Thoms. loc. cit. p, 46; le scâpe de ses antennes est en cône renversé et leur 3° article droit. — Trachys. adspersus (Dej.), De Casteln. Hist. nat. d. Col. IE, p. 482; antennes comme dans la précédente ; prothorax tuberculé latéralement ; élytres presque pareilles, sous le rapport de la forme, à ceiles des JamEsrA.
Ces espèces et celles qui leur ressemblent prouvent que les nombreux genres admis par M.J. Thomson ne sont pas encore sutfisants, ou qu’il faut en revenir au genre Hypsioma de Dejean et des collections.
(2) En outre des espèces citées dans la note précédente, les suivantes existent daus les auteurs : Lam. obliquator, Fab. Syst. El. Il, p. 303; Cayenne. — Lam. albisparsa, Germ. Ins. spec. nov. p. 477 (H. bonariensis, J. Thoms. Essai, etc. p. 115); Montevideo. — H. gibbera, A. Serv. loc. cit. p. 39; Brésil. — Hypsel. crudus (H. subfasciata 3. Thoms.), egens, Evichs. Archiv, 1847, I, p. 148; Pérou. — H. gemmata, Blanch. in d’Orb. Voy.; Entom. p- 210, pl. 22, f. 7; Bolivia. — Hypsel. paganus, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 35; Para. — H. axillaris, basalis, affinis, fasciata, Brésil, amazonica, Amazone, J. Thoms. Essai, etc. p. 116.— Hes. Bari, Jekel, The Journ. of Entom. I, p. 261; Cayenne. — Hypsel. picticornis, dimidiatus, rodens, Semour lus, crassipes, simplex, lignicolor (an huj. gen.?), obscurellus (an huj. gen.?), H. W. Bates, Contribut. etc. p. 177 ; Amazone.—H. prodigiosa, Dejeanii, Brésil; sordida, Cayenne ; signaticornis, constellata, Brésil; tigrinata, Gayenne; inornata, Doris, Brésil; J. Thoms, Physis, El, p. 45.
ONCIDÉRIDES. 677
TRACHYSOMUS.
A. Senv. Ann. d. L. Soc. entom. 1835, p. 40 (1).
Mandibules assez saillantes et assez épaisses à leur base. — Tête transversalement convexe sur le vertex, largement et plus ou moins concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts ; front plan, ample, subéquilatéral; joues allongées. — Antennes grêles, pubescentes, faiblement ciliées en dessous à leur base, au maximum de la longueur du corps (d'?), à articles 1 mince à sa base, brusquement renflé au bout, 3 un peu arqué, à peine plus grand que lui, les suivants plus courts, décroissant peu à peu.— Lobes inférieurs des yeux plus ou moins allongés. — Prothorax court, cylindrique, grossièrement ridé en dessus et sur les côtés. — Ecusson assez grand, faiblement rétréci et largement arrondi en arrière, — Elytres médiocrement allongées, convexes, subparallèles, arrondies en arrière, un peu saillantes et tuberculeuses aux épaules, munies chacune de deux à quatre fortes élévations granuleuses; la postérieure rarement (e/ephas) unie et fasciculée. — Pattes courtes, robustes; cuisses pédonculées ou subpédonculées à leur base, puis renflées en une forte massue; tarses médiocres, assez larges. — 5° segment de l’abdomen fortement transversal, en triangle curviligne. — Corps très-massif, pubescent.
Quoique j'aie vu un assez grand nombre de ces insectes, leurs sexes ne me sont pas bien connus (2).
Ils constituent une des formes les plus remarquables du groupe actuel, tous ayant au repos la couleur et l'aspect de ces nodosités qui croissent sur les végétaux. On en connaît sept espèces (3), la plupart fort rares dans les collections et toutes de plus ou moins grande taille.
ONCIDERES.
A. Serv. Ann. d. L. Soc. entom. 1835, p. 67 (4).
Une définition rigoureuse de ce genre, dans son état actuel, est im-
(1) Syn. Lara Kirby.
(2): Les exemplaires à antennes de la longueur du corps, ont la tôte plus petite que ceux qui ont ces organes plus courts, ce qui me porte à croire que les premiers sont mâles. Non toujours, mais très-souvent dans la section actuelle, les femelles ont cette partie du corps plus forte que les mâles.
(3) Lam. fragifera, Kirby, Trans. of the Linn. Soc. XII, p.440 (T. monstrosus, Dej. Cat. éd. 3, p. 869; Var. T. santarensis, H. W. Bates, Contribut. etc. p. 186). — T. elephas, camelus, dromedarius, gibbosus, Buquet, Ana. à. 1. Soc. entom. 1859, p. 351, pl. 7, f. 1-4. — Buquetii, peregrinus, J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 386. Tous du Brésil,
(4) Syn. Lama Fab,, Dalm., Germ., Say. — Cerammyx Oliv., Voet. — Sa- PERDA Forsstroem.
possible. Sauf la forme du front, celle des lobes inférieurs des yeux et la brièveté du prothorax, qui constituent ses caractères essentiels, tous les autres sont sujets à varier, sans que néanmoins il paraisse convenable de le diviser en plusieurs.
Mâles : Tête convexe sur le vertex, plus ou moins largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci souvent prolongés à leur sommet interne et dirigés en avant; front ample, plan, plus haut que large; joues allongées (1). — Antennes pubescentes, ciliées ou non en dessous, à leur base, 1/3 à deux fois plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé ou peu à peu en massue (2), 3 beaucoup plus long que lui et que les suivants, droit (8), 4-10 décroissant peu à peu, 41 plus grand que 40. — Lobes inférieurs des yeux très-allongés, étroits, parallèles (4). — Prothorax court, souvent atténué en.arrière, et traversé par deux sillons en avant et à sa base, transversalement éonvexe entre eux, plus rarement ridé ou (cervinus) couvert de plis réguliers, muni de chaque côté en deçà de son milieu d’un tubercule conique (5). — Elytres assez allongées, cylindriques, parallèles ou peu à peu atténuées en arrière, presque toujours granuleuses à leur base; leurs épaules obtuses, plus ou moins saillantes en avant. — Pattes médiocres (6); cuisses atténuées à leur base, les antérieures parfois sublinéaires (par ex. ulcerosa); 4° article des tarses au moins égal à 1-3 réunis. — Corps massif chez la plupart, pubescent.
Femelles : Tête plus forte que celle des mâles, plane ou faiblement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, très-écartés. — Antennes de longueur variable, plus courtes; leur 3° article jamais épaissi.
La taille ne varie pas moins que le reste et descend (minuta) jusqu'à 9 millim., mais ce cas est très-exceptionnel, et la plupart des
(1) Il est presque constant qu’elles soient complétement glabres dans toute leur longueur et sur une largeur correspondant à celle des yeux.
(2) Cette dernière forme est la plus commune; en général cet article est de grosseur médiocre; lacrassicornis est à ma connaissance la seule espèce qui l'ait très-robuste,
(3) Chez deux espèces (ulcerosus, crassicornis, peut-être heterocera qui m'est inconnue) cet article s’épaissit beaucoup dans toute sa longueur et ressemble complétement à celui des Tartcanus mâles.
(4) Je ne connais qu’une espèce (fasciatus) chez laquelle cos lobes soient seulement un peu plus hauts que larges, assez grands et atténués en bas.
(5) Ces tubercules, bien développés chez la plupart des espèces, s’affaiblisseal beancoup chez quelques-unes (par ex, émpluviatus) ct finissent par disparaître (par ex. Cervinus, cingulatus).
(6) Les hanches antérieures sont plus où moins difformes et ohtusément saillantes au côté interne; chez plusieurs espèces (par ex. congener, tessellalus, callidrya, amputator) ces saillies deviennent de véritables dents.
ONCIDÉRIDES« 679
espèces figurent parmi les plus grandes du groupe actuel. Quant à leur livrée, elle consiste presque uniquement en gouttelettes ou en marbrures confluentes de couleur fauve ou blanche sur un fond dont la nuance varie également. Il y a de ces insectes dans les deux Amériques, mais infiniment plus dans celle du Sud que dans celle du Nord (1).
PERIERGATES.
Mâle ? : Tubercules antennifères presque nuls, médiocrement séparés; front deux fois aussi long que large, parallèle; joues très-allongées. — Antennes de la longueur des 3/4 du corps, à articles 1-3 épaissis, aussi longs réunis que les suivants pris ensemble, densément hérissés de cils courts et rigides, 4 plan en dessous, égal à 3, celui-ci cylindrique, 4 de moitié plus court que lui, moins épais, cilié en dessous, 3-11 grêles, décroissant peu à peu.— Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs allongés, les supérieurs très-grêles, — Prothorax un peu moins long que large, légèrement atténué en arrière, finement plissé en travers; ses tubercules latéraux très-petits, presque indistincts. — Elytres courtes, cylindriques ; leurs épaules obtuses, trèspeu saillantes. — Pattes courtes ; cuisses peu à peu et assez fortement en massue ; tarses courts. — Corps cylindrique, assez robuste, pubescent.
Genre très-distinct, réunissant à un facies et une livrée d'Oxcineres des antennes d’une forme particulière. Il est établi sur un insecte (2)
(1) Esp. de l’Amér. du Sud : Lam. amputator (maculosus Dej.), Brésil; repandator (morbillosus Dej.), Cayenne; Fab. Syst. EL. II, p. 383 et 384. — Cer. diana, Oliv. Entom. IV, 67, p. 107, pl. 22, f. 168; Guyane. — Cer. miliaris, Voet, Col. II, p. 11, pl. 9, f. 32; Cayenne. — Sap. Lherminieri, Forsstr. Act. Holmiens. 1817, p. 329; Guadeloupe, — Lam. Saga (vomicosa Germ.), Dalm. Anal. entom. p. 69; Brésil. — Lam. albisparsa, Germ. Ius. Spec. nov. p. 477; Brésil. — Lam. ulcerosa, impluviata (0. lepidus Dej,), Germ, ibid. p. 482 ; Brésil. — O. frontalis, Erichs. Archiv, 1847, I, p. 148; Pérou (An. TRESTONIA ?). — fasciatus , mydas, Lucas in Casteln. Voy. d. l'Amér, du Sud; Entom. p. 189, pl. 13, f. 1-2; Brésil intér. — O. callidryas, satyrus, fulvus, crassicornis, pulchellus, cephalotes, Amazone; limpidus, Brésil (Bahia); Bouchardii, Colombie (Ste-Marthe); H. W. Bates, Contribut. etc. p.187. — 0. Dalmani, Chevrolatii, Fabricii, helerocerus, Guyane; Germari, Parana; œgrotus, Brésil, Cayenne ; albomarginatus, Cayenne; gibbosus, ocularis, pec— loralis, Brésil; guttulatus, Montevideo; Voelii, tuberculatus, minutus, Cayenne; humeralis, cervinus, macer, pustulatus, minialus, congener, Brésil; tessellalus, Nouvelle-Grenade; attenuatus, vermiculutus, Brésil; J. Thoms. Physis, IT, p. 76,
Esp. de l’Amér. du Nord : Lam. cingulata, Say , Journ. of the Acad. of Pbilad, V, p. 272; Etats-Unis moyens et du Sud. — O. pustulatus, J. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad, VIT, 1854, p. 82; Texas. — putator, d.Thoms. Physis, IL, p. 81; Mexique.
(2) P. Rodriguezi, Griseo-rubroque varius, antennis nigro-birsutis; elytris
très-commun à Guatimala où il fait parfois des ravages sérieux dans les plantations de caféiers, en coupant les jeunes branches de ces arbres.
PSYLLOTOXUS.
J. Tuoms. Physis, IT, p. 74.
Mûles : Tète des OncinERES ©. — Antennes do 4/3 au moins plus longues que les élytres, à articles 1 médiocre, aminci à sa base, puis en massue, 8 renflé, oblongo-ovalaire. — Yeux des ONGIDERES. — Prothorax des mêmes, ayant de chaque côté en avant de son tubercule ordinaire, deux nodosités obtuses, placées l’une au-dessus de l’autre, — Elytres assez courtes, parallèles, en forme de cylindre surbaissé, granuleuses à leur base, avec les épaules un peu saillantes et corrodéés. — Corps revêtu d’une pubescence lanugineuse assez dense, — Le surplus comme chez les Oncineres, avec le facies plus voisin de celui des Eupesuus mentionnés plus bas.
Femelle : Tète des Oncineres ©.— Antennes dépassant légèrement le sommet des élytres.
Comme le dit M. J. Thomson, ce genre est intermédiaire entre les Oncineres et les Eupesmus. Son unique espèce (griseocinctus Dej., J. Thoms.) est de taille moyenne, couleur de rouille claire, avec le prothorax et une large bande médiane, commune sur les élytres, d’un blanc grisâtre. Elle häbite le Brésil.
TARICANUS.
J. Tuows. Physis, IL, p. 73.
Mâles : Tubercules antennifères médiocres, distants, tronqués au bout; front médiocrement large. — Antennes de près de moitié plus longues que le corps, à articles À robuste, subcylindrique, 3 épaissi dans toute sa longueur, 4 moins gros que lui, mais plus que les suivants ; tous trois densément et assez longuement villeux en dessous. — Yeux finement granulés, subdivisés (4); leurs lobes inférieurs pas plus hauts que larges, arrondis en dessous. — Prothorax médiocrement tuberculé sur ses côtés. — Pattes antérieures un peu plus longues que les autres. — Le surplus, y compris le facies, comme chez les ONCIDERES. ù
Ce sont principalement la forme et la fine granulation des yeux qui distinguent le genre des Oncineres; on vient de voir qu'il y en 8 parmi ces derniers qui ont également le 3 article des antennes fait comme il est ici.
dense punctulatis, basi minute granulatis, guttulis rubris sat crebre ornatis.— Long. 12-45 mill.— Coll. de M. Candèze qui l’a reçu de M. Rodriguez de Guatimala.
(1) Non complétement divisés, comme le dit M. J. Thomson ; un filet trèsgrèle, mais distinct, réunit leurs lobes inférieurs aux supérieurs.
ONCIDÉRIDES, 681
Le type du genre est l'Oncideres gemmatus de Dejean (1), espèce inédite du Mexique. M. J. Thomson en décrit, sous le nom de Truquii, une autre du même pays, de taille moyenne, grise avec une multitude de petites taches arrondies, non confluentes, d’un fauve vif; ces organes sont couverts, surtout en avant, de pustules déprimées et luisantes.
EUDESMUS.
A. Serv. Ann. d. 1. Soc. entorn. 1835, p. 81 (2).
Mfâles : Tète largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez saillants, non contigus à leur base, divergents, un peu échancrés au bout; front ample, à peine plus haut que large ; joues allongées. — Antennes peu robustes, très-finement pübescentes, non ou à peine ciliées en dessous, de 1/3 plus longues que le corps, à articles 4 gros, peu à peu renflé en massue au bout, 3 pas plus long que lui, renflé, ovalaire, 4-10 décroissant à peine, 11 plus grand que 10, crochu au bout. — Lobes inférieurs des yeux allongés. — Prothorax court, cylindrique, fortement inégal sur le disque et sur les côtés. — Elytres assez courtes, cylindriques ou un peu déprimées en dessus, parfois légèrement atténuées en arrière ; leurs épaules obtuses et peu saillantes. — Pattes courtes; cuisses brièvement subpédonculées à leur base, puis fortement en massue ; larses médiocres. — Corps médiocrement allongé, robuste, pubescent.
Femelles : Tète plus forte, à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts. — Antennes de la longueur du corps, à articles 3 simple, 44 plus court que 10, droit.
Les mâles se reconnaissent sans peine à la forme du 3° article de leurs antennes. Quant aux femelles, la plupart d'entre elles se rapprochent beaucoup de celles de quelques Oncineres. Néanmoins, dans la très-grande majorité des cas, leur prothorax inerme latéralement suffit pour les en distinguer et, à défaut, la présence constante au sommet de leurs élytres d'une tache brunâtre, comme chez les Tres- TONIA, tache parfois cependant peu apparente.
Ces insectes (3) sont de la taille des Oxciberes de troisième gran-
(1) Cat. 64. 3, p. 369.
(2) Syn. Lanvica, J. Thoms. Essai, etc. p. 71; genre établi sur une Q et supprimé depuis (Physis, LI, p. 69), par M. J. Thomson, — Hesyoua pars Dj.
(3) E. grisescens, Cayenne; fascinus, Brésil; A. Serv. loc. cit. p. 82. — helerocerus, Buquet, Rev. zool. 1852, p. 344; Brésil. — posticalis, Guér.— Mén, Icon.; Ins. p. 248 (grisescens? Serv.; heteroclitus, Dej. Cat. éd. 3, p. 371); Cayenne, — Larv. ferruginea, 3. Thoms. loc. cit. p. 71 (Hes. perpleæa, Dej. lc, cit. p, 370); Guyane. — E. rubefactus, caudalis, seœvitlatus (vix huj.
,gener.), H, W. Bates, Contribut. etc.; p. 192; Haut-Amazone (ga). — metallicus, Cayenne; niveilateris, 3. Thoms. Physis, LE, p. 70. :
deur et leur livrée forme souvent un dessin, mais n'a jamais rien de commun avec celle de ces dernières.
PERITROX.
H. W. Bares, Contribul. etc., p. 199.
Mâle : Tubercules antennifères contigus à leur bäse, médiocrement écartés, échancrés au bout, avec leur sommet interne anguleux ; front beaucoup plus long que large, incliné en avant ; joues courtes, — Antennes presque glabres, brièvement ciliées en dessous, plus longues que le corps, à articles 4 allongé, en cône renversé très-r6gulier, 3 de 1/3 plus grand que lui, de 4/2 plus que 4, les suivants décroissant peu à peu. — Yeux très rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs grands, allongés. — Prothorax court, cylindrique, un peu inégal en dessus, muni latéralement, entre son milieu et sa base, de deux tubercules coniques et obtus. — Elytres médiocres, cylindriques, arrondies en arrière, obtuses aux épaules. — Pattes assez longues; cuisses atténuées, amincies à leur base, puis en massue fusiforme.— Abdomen des TRESTONIA. — Corps finement puhescent.
La petite espèce (denticollis) type de ce genre, a un facies intermédiaire entre celui des Tresronia et celui des Oxcineres. Elle est grise en dessous, brunâtre avec de nombreuses mouchetures, en partie confluentes et d'un rouge fauve, sur les élytres; ces organes sont densément pointillés dans les deux tiers antérieurs de leur longueur. Elle habite les bords de l’Amazone (Santarem).
CYLICASTA.
J. Taows. Physis, , p. 42 (1).
Mâles : Tubercules antennifères assez saillants, verticaux, tronqués au bout, à peine séparés par une étroite fissure; front du double plus haut que large, rétréci dans sa moitié supérieure; joues allongées. — Antennes très-grêles, capillaires à leur extrémité, finement pubescentes, à peine ciliées en dessous, deux fois aussi longues que le corps, à articles À peu à peu en massue ovalaire dans sa moitié terminale, 3 de très-peu plus long que lui, beaucoup plus grand que 4, celui-ci et 5-11 grandissant lentement, 41 plus long que 40. — Yeux très rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs grands, médiocrement allongés. — Prothorax aussi long que large, cylindrique. — Elytres assez courtes, cylindriques, assez fortement déclives en arrière ; leurs épaules obtuses, un peu saïllantes ou non en avant. — Pattes courtes, robustes; cuisses brièvement pédonculées à leur base, puis fortement en massue. — Corps cylindrique.
(1) Syn. TresroniA Buquet, H. W. Bates.
ONCIDÉRIDES. 683
Je n’ai pas vu de femelles ; suivant M. Bates, leurs antennes sont un peu plus longues que le éorps avec leur 44° article plus grand qu'il ne l'est ordinairement chez les Longicornes de leur sexe.
Genre établi sur la Trestonia terminala de M. Buquet (1), insecte de taille médiocre, noir, revêtu d’une pubescence blanche peu épaisse, avec une tache terminale noire au sommet des élytres. Il habite la Guyane et la région amazonienne,
LACHÆRUS. J. Tuoms. Physis, IL, p. 71 (2).
Femelle : Tète renflée sur le vertex, plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, très-écartés; front plan, légèrement inégal, subéquilatéral; joues allongées. — Antennes grêles, dépassant un peu le milieu des élytres, à articles 1 peu robuste, grêle à sa base, dilaté au bout, 3 de même forme, beaucoup plus long que lui et que les suivants; ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés, petits, subdivisés ; leurs lobes inférieurs pas plus hauts que larges: — Prothorax court, cylindrique, assez inégal en dessus, avec deux sillons transversaux, l’un en avant, l'autre près de sa base, muni de chaque côté d’un petit tubercule cis-médian.— Elytres assez courtes, cylindriques, un peu élargies en arrière, s’arrondissant pour former leur déelivité postérieure, celle-ci oblique; épaules obtusément coniques, peu saillantes. — Pattes très-courtes ; cuisses brièvement subpédonculées à leur base, puis fortement en massue; jambes comprimées, assez larges, tranchantes sur leur bord externe; tarses courts, — Corps cylindrique, revètu d'une pubescence en partie veloutée.
M. J. Thomson a regardé comme un mâle l’exemplaire que je tiens de lui; il me paraît, au contraire, d'après l’ensemble de ses caractères, que c’est une femelle. ‘
Le genre est bien distinct et forme, avec les deux suivants, une petite section particulière dans le groupe actuel. Son unique espèce, l'Eudesmus seminivosus de M. Buquet, est de taille médiocre et à le facies d'un Bosrricuus. Le fond de sa livrée est couleur de rouille, avec la poitrine, le milieu de l’abdomen et plus de la moitié antérieure des élytres, blancs; une sorte de réseau formé par des lignes élevées, noires, rousses et blanches, couvre la déclivité de ces or- $anes qui ne présentent, du reste, aucune sculpture. Cet insecte habite Cayenne.
(1) In J. Thoms. Arcan. nat. p. 47, pl, 5, £. 3 (T. coarctacta ? H. W. Bates,
Contribut. etc. p. 198).
(2) Syn. Eupesmus (pars), Buquet, Rev. zool. 1852, p. 345.
CYDROS.
Pascoe,! Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 285 (1).
Ce genre, dont je ne connais également que des femelles, est trèsvoisin du précédent et n’en difière que par les caräctères quisuivent :
Antennes finement pubescentes, non ciliées en dessous, à.article 4 plus long, terminé par une massue ovalaire. — Yeux très-fortement échancrés, mais non subdivisés: — Prothorax aussi long que large, parfaitement cylindrique, rugueux, inerme latéralement. — Elytres plus courtes, munies chacune de deux tubercules à leur base; leur déclivité postérieure verticale.
M. Pascoe a fondé ce genre sur un insecte (2) de Colombie (Sainte- Marthe) d’un tiers plus courtquele Lachærus seminivosus et de forme très-robuste. Sa livrée est d’un blanc jaunâtre en dessous, sur les côtés de la tête, ceux du prothorax et la déclivité postérieure des élytres; le réste du corps est brunâtre et varié de jaune obscur; sur chaque élytre, immédiatement au-dessus de sa déclivité, se voient deux courtes crêtes allongées et de même couleur.
Cette description convient rigoureusement à une autre de Cayenne décrite par M. J. Thomson sous le nom de Trachytoæus scabrosus ; mais elle est plus étroite que la précédente, plus cylindrique et ne peut lui être réunie.
Outre ces deux espèces, j'en connais une troisième, du Brésil, plus grande et très-voisine du Lachærus seminivosus sous le rapport de la formesgénérale.
XYLOMIMUS.
H. W. Bates, Contribut. elc., p. 194.
Quoique je n’aie pas vu ce genre, je n'hésite pas à le placer à côté des deux précédents; la formule suivante que lui assigne M. Bates montrant avec évidence qu’il en est voisin. Sans en conserver mot à mot les termes, j'en donne le sens avec exactitude.
Tubercules antennifères médiocrement écartés, anguleux à leur sommet intérne; front verticul ou légèrement incliné, très-légèrement convexe; joues médiocres. — Antennes (3) à articles 1 épaissi presque dès sa base, formant une forte massue oblongue, 3 de 1/3 plus long que lui, épaissi presque dès sa base, conservant partout la même grosseur, et longuement frangé en. dessous, 4 grêle, un peu épaissi dans son milieu et environ de moitié plus court que 3, 5-7 pas plus
(1) Syn. Tnacnyroxus, J. Thoms. Physis, IL, p.72; nom postérieur d'au moins dix-huit mois à celui publié par M. Pascoe, |
(2) C. leucurus, Pascoe, loc. cit. pl. 20, f. 5. (3) Elles étaient mutilées chez l’unique exemplaire trouvé par M. Batos:
ONCIDÉRIDES. 685
longs que la moitié de 4.—Yeux petits, leurs lobes inférieurs presque circulaires. — Prothorax plus long que large, cylindrique, fortement et transversalement ridé, inerme latéralement. — Elytres linéaires, obtusément arrondies en arrière, leur surface unie, — Pattes trèscourtes ; cuisses en massue; jambes larges ; tarses à article 4 égal à 1-3 réunis. — Corps cylindrique, étroit.
La livrée de l'espèce (baculus) que décrit M. Bates, lui donne, à ce qu'il dit, une ressemblance frappante avec un fragment d'une petite branche desséchée, mais sa taille est un peu plus petite que celle des Cypros. Cet insecte a été découvert sur les bords du Tapajos, l’un des affluents de l’Amazone.
ECTHŒA.
Pascor, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 250 (1).
Mûle : Tête largement excavée du vertex au niveau des tubercules antennifères; ceux-ci saillants, triquètres, verticaux, recourhés en dedans au bout, réunis à leur base par une ligne saillante flexueuse ; front plus large que long, muni d’une carène transversale épineuse à ses extrémités ; joues assez longues. — Antennes peu robustes, revétues d’une sorte d’enduit, non eiliées en dessous, de 1/3 plus longues que le corps, pareilles, du reste, à celles des TRACHYSOMUS, avec l’article 11 plus grand que 40. — Prothorax subtransversal, cylindrique, un peu alténué en arrière, inégal sur le disque et sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres allongées, parallèles, peu convexes, obliquement déclives dans leur tiers postérieur, tronquées et chacune bilobées au bout (le lobe externe dentiforme beaucoup plus fort que l’interne, celui-ci spiniforme, munies chacune d'une petite crête basilaire et tuberculeuse. — Pattes très-courtes et trèsrobustes ; cuisses fortement en massue, brièvement subpédonculées à leur base; tarses médiocres. — Corps allongé, subeylindrique, pubescent.
Femelle : Tôte de forme normale. — Antennes de la longueur du corps, à article 11 égal à 10.
Genre singulier, ne comprenant que le Cer. quadricornis d'Olivier (2), insecte d'assez grande taille dont la livrée varie du gris verdâtre au vert-de-gris, avec une partie de la tête, les côtés du prothorax, ceux
(1) Syn. Tazasius, Buquet in J. Thoms. Arcun. nat. p. 99. — Srnenias, Dej. Cat. 6d. 3, p. 370, — Tracuysomus Erichs. — Cenampvx Oliv.
(2) Entom. IV, 67, p. 97, pl. 20, f. 158 (Sthen. signatifrons Dej.). — MM. J. Thomson (Physis, IT, p. 66) et H. W. Bates (Contribut. etc. p. 196) regardent Comme une espèce distincte le Trachys. faunus d’Erichson (Archiv, 4847, EH, D: 148), opinion que je ne puis partager. La description d’Erichson, faite d’a— Près une variété de couleur verte, est parfaitement conforme à un des exem- Plaires du guadricornis que j'ai sous les yeux et qui m'a été communiqué par M. 3. Thomson lui-même.
de la poitrine d’un blanc jaunâtre, l’excavation de la première, le disque du second et le tiers postérieur des élytres, variés de cette dernière couleur et de brun; ces dernières ont, en outre, de chaque côté de l’écusson, une tache d'un noir velouté; leur base, surtout sur ses bords latéraux, présente quelques aspérités. Cette belle espèce, rare dans les collections, est répandue depuis le Pérou dans la Guyane.
APOCOPTOMA.
J. Tuous. Archiv. entom. 1, p. 326.
Ce genre ne diffère des TResroniA qui suivent que par les trois points suivants :
Tubercules antennifères des ©’ plus écartés, médiocres; leur sommet interne simplement anguleux. — Scape des antennes un peu plus long, régulier, peu à peu renflé en une massue oblongo-ovalaire. — Prothorax fortement transversal.
Son unique espèce (1), dont je ne connais que le mâle, est un assez grand insecte du Brésil d'un gris blanchätre, avec le front jaune, les pattes et le métasternum bruns; comme chez les TRESTONIA, le sommet de ses élytres est occupé par une tache d'un noir velouté et maculée de fauve dans son milieu.
TRESTONIA.
Buquer in J. Tuows. Arcan. nat. p. 45 (2).
Mèles : Tôte imparfaitement rétractile, ses tubercules antennifères assez fortement séparés, parallèles, verticaux; leur sommet interne prolongé en une saillie plus ou moins forte et tronquée au bout; front large, mais moins que long; joues de longueur variahle, au moins médiocres. — Antennes grèles, pubescentes, peu densément ciliées en dessous, de 4/3 au moins plus longues que le corps, à articles À court, robuste, triquètre, fortement renflé au bout, 3 plus de deux fois aussi long que lui, 4-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux plus ou moins grands et allongés. — Prothorax au moins anssi long que large, cylindrique, un peu inégal en dessus. — Elytres allongées, cylindriques, parfois légèrement déprimées en dessus, parallèles ou peu à peu atténuées en arrière; leurs épaules obliques et un peu saillantes en dehors. — Pattes courtes; cuisses fortement en massue, brièvement atténuées à leur base; tarses médiocres. — Corps allongé, étroit, finement pubescent.
Femelles : Tubercules antennifères moins saillants à leur sommet interne. — Antenues un peu plus longues que le corps. — Celui-ci en général plus parallèle que celui des mâles.
(1) À. Chabrillacit, loc. cit. p. 186.
(2) Syn. SarerDa Germar. — ONGIDERES Dej. — Hesycna Pascoe.
ONCIDÉRIDES. 687
M. Buquet a décrit huit espèces de ce genre, dont trois appartiennent aux genres [sCHIOCENTRA, Arocorroma et Cyricasra. Je ne suis pas certain que les cinq autres (1) soient conformes à la formule qui précède, n'en connaissant que deux (forticornis, capreola). La même observation s'applique à celle que M. Bates a comprise dans le genre (2).
Ces insectes varient beaucoup sous le rapport de la taille et de leur livrée, qui offre en général un mélange confus de gris et de jaune avec le front de cette dernière couleur; mais constamment il existe au sommet des élytres une tache brunâtre ou noire, grise ou fauve dans son centre, et parfois divisée en deux; pour toute sculpture ces organes sont plus ou moins distinctement ponctués à leur base.
CACOSTOLA.
(Des.) L. Fainu. Ann. d. L. Soc, entom. 1859, p. 532 (3).
Petits insectes voisins des TresroniA dont ils ne diffèrent que par les caractères suivants :
Joues courtes, et, par suite, tête plus courte en avant. — Antennes moins longues dans les deux sexes, à peine pubescentes, au plus munies de quelques courts et rares cils en dessous, à articles À peu robuste, en cône renversé; 3-4 subégaux, 5-11 décroissant à peine. — Prothorax parfaitement cylindrique, simplement pointillé. — Elytres linéaires, cylindriques, un peu déprimées sur la suture. — Pattes plus courtes; cuisses brièvement subpédonculées à leur base, puis tès-fortement en massue. — Corps linéaire, svelte.
Ces insectes sont les plus petits et les plus étroits du groupe. Leurs téguments d’un noir brunâtre peu brillant sont revêtus d'une fine pubescence grise, bruné ou jaunâtre qui les voile à peine en dessus, et les élytres sont privées de cette tache terminale qui existe dans les deux genres précédents; comme le prothorax, elles sont plus ou moins pointillées (4).
(1) Sap. capreola, Germ. Ins. Spec. nov. p.492 (Onc. signatiferus Dej.); Brésil; assez commune dans les collections. — 7, forticornis, Cayenne; Chevrolatii, Bolivia; Mniszechit, Brésil; fulgurata, Guadeloupe; Buquet, loc. cit. p. 46.
(2) Hes. albilatera, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 36; peut-être une IscaioceNrra, ainsi qu’on l'a vu plus haut p. 674, note. — T.ramuli, H. W. Bates, Contribut, ete. p. 197. Toutes deux du Haut-Amazone.
(3) Pour une formule du genre plus complète, voyez H. W. Bates, Contribut, etc, p. 201. — Syn. Pacuyerza Pascoe.
(4) C. vagelineata, L. Faïrm. loc. cit. p. 527; Chili. — P. simpleæ, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 55; Amazone, Cayeñne. — C. flexicornis, H. W. Bates, loc. cit. p. 202; Amazone. — brasiliensis, fusca, J. Thoms. Physis, IL, p. 68; Brésil,
HELVINA.
J. Tuows. Syst. Cerambyc.p. 103.
Mâle : Tête imparfaitement rétractile, fortement et assez largement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, non contigus à leur base, divergents et tronqués au bout; front presque deux fois aussi long que large, parallèle; joues médiocres. — Antennes assez robustes, densément pubescentes, finement frangées en dessous dans leur moitié basilaire, de 1/3 plus longues que le corps, à articles 4 en cône allongé; 3 plus grand que lui et que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux grands; leurs lobes inférieurs trèsallongés, parallèles. — Prothorax notablement plus long que large, cylindrico-ovalaire, couvert de plis fins transversaux, inerme latéralement (1). — Elytres allongées, subeylindriques, subparallèles, obtuses aux épaules, vaguement granuleuses à leur base.— Pattes courtes; hanches antérieures munies d’une forte saillie dirigée en dehors; jambes de la même paire longuement pédonculées, puis brusquement en massue; celle-ci formée peu à peu aux autres pattes, comprimée, très-large et arquée en dessus aux postérieures; jambes de la même paire très-larges, lamelliformes, tranchantes en dehors; tarses courts. — Saillies prosternale et mésosternale étroites. — Corps allongé, finement pubescent. °
Genre de transition, faisant le passage du type dont les TRESTONIA sont la plus haute expression aux Pacaxpeza, dont il a les antennes, les yeux, presque le prothorax, et réunissant à cela une livrée et une sculpture pareilles à celles des Jamesra. Comme ces derniers, il est révêtu d’une fine pubescence grise en dessus, jaunâtre en dessous, avec quelques points bruns sur les élytres et un petit nombre de granulations éparses à leur base. Cet insecte, d'assez grande taille et originaire de Cayenne, a reçu de M. J. Thomson le nom de H. uncinata (2).
Groupe LIII, Onocéphalides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Un sillon aux jambes intermédiaires.
Tête rétractile; front allongé, trapéziforme ou subrectangulaire: — Antennes sétacées, beaucoup plus longues que le corps chez les o7; à articles 1-3 un peu épaissis et densément tomenteux; leur scape cy= lindrique, atteignant, ou peu s’en faut, la base du prothorax.— Yeux
(1) Tout près ot en avant de ses cavités cotyloïdes, il existe un petit tuber= eule conique placé trop bas pour être l’analogue des tubercules latéraux ordiaires.
(2) Ilest connu dans quelques collections de Paris sous le nom d’Oncideres prolongata Dupont.
ONOCÉPHALIDES. 689
finement granulés, échancrés; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax cylindrique, inerme.— Elytres cunéiformes, débordant fortement le, prothorax à leurbase.— Pattes assez longues, les antérieures parfois allougées chez les g'; leurs tarses antérieurs plus ou moins dilatés. — Le surplus comme chez les Oncidérides.
Ce groupe ne correspond qu'en partie à celui du même nom établi par M. J: Thomson (1). Il me paraît devoir être réduit aux OnocxpHALA de l’Amérique et à un genre nouveau que j'en ai séparé.
Ces insectes sont extrêmement voisins des Oncidérides, et n’en diffèrent réellement que par la structure de leurs antennes. La forme particulière du front qui les en distinguerait très-bien, si elle était constante, disparaît dans le genre nouveau auquel il vient d’être fait allusion. Leurs espèces, très-peu' nombreuses, ont cel& de commun que leur livrée est constamment d’un vert olive plus ou moins clair.
I. Front trapéziforme; tuberc. antennif. subcortigus : Onocephala. II. — rectangulaire; — très-distants : Perma.
ONOCEPHALA.
(Der.) J. Tuoms. Archiv. entom. I, p. 304 (2).
Mâle : Tubercules antennifères robustes, saillants, verticaux, parallèles, faiblement séparés, prolongés en une petite corne à leur sommet interne ; front beaucoup plus haut que large, trapéziforme, parcouru par deux fines carènes (3) longitudinales arquées; joues trèsallongées. — Antennes près d’une fois plus longues que le cotps, à articles 1 robuste, dépassant le milieu du prothorax, 3 moins gros etun peu plus long que lui, 5-11 grèles, plus courts, décroissant peu à peu. —— Prothorax transversal, couvert de plis fins transversaux. — Ecusson transversal, en trapèze renversé. — Elytres peu convexes, cunéiformes, variables à leur extrémité, munies d’aspérités à leur base; leurs épaules subaiguës. — Cuisses peu à peu en massue, les postérieures aussi longues que les trois 1% segments abdominaux; tarses médiocres, robustes, — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne allongé, sinué au bout. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, fissile eu arrière. — Saillie prosternale plus étroite, sub-
(1) Syst. Cerambyt. p. 100. Outre les Onoceræara, M. J. Thomson ne comprend dans ce groupe que les deux genres Arossa et Arrorues. Le premier, propre à l'ancien continent, est le type du groupe des Atossides exposé plus haut ; le second est une forme aberrante de Colobothéides, comme on le verra plus loin. M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 322) à également un groupe des (Onocephalinæ » établi sur des espèces de la Malaisie. 11 ne contient que le &enre PueLipara qui rentre dans les Hippopsides de cet ouvrage.
(2) Syn. Sarenpa Perty.
(3) En outre de celles qui, comme de coutume, séparent le front des yeux et des joues,
verticale en avant. — Corps cuntiforme, finement pubescent, — Fo. melles inconnues.
Le type du genre est la Saperda diophthalma de M. Perty (1), insecte du Brésil, de taille moyenne et d’un vert olive foncé, avec une assez grande tache d'un blanc jaunâtre au milieu de chaque élytre; ces dernières sont assez fortement ponctuées, surtout en avant, et superficiellement sillonnées dans leur moitié postérieure. Cet insecte est assez commun dans les collections.