ALIBORON
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 98.
Femelle : Tête forte, peu allongée, débordant le prothorax, renflée sur le vertex; ses tubercules antennifères villeux, très-courts, trèsrobustes, séparés par un simple sillon; front vertical, ample, un peu plus haut que large, faiblement évasé en bas; joues allongées. — Antennes un peu plus longues que le corps, à articles 1 déprimé, lamelliforme, atteignant presque la base du prothorax, densément tomenteux en dessous et sur ses bords, 3 pas plus long que lui, un peu plus gros que les suivants, hérissé en dessous de très-longs poils fins, ainsi que les deux suivants ; ces poils formant une touffe au sommet de 5; celui-ci et 6-11 beaucoup plus courts que 3, grèles, décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs petits, transversaux. — Prothorax un peu redressé, plus long que large, cylindrique, légèrement atténué et transversalement sillonné en arrière, couvert de plis fins transversaux. — Elytres assez allongées, cylindriques, tronquées en arrière. — Pattes très-courtes; cuisses en massue subovalaire, les postérieures pas plus longues que le 4% segment de l'abdomen ; tarses médiocres. — 5° segment de l'abdomen subtronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps allongé, partiellement pubescent.
Le mâle, que je n'ai pas vu, a, selon M. J. Thomson, les antennes beaucoup plus longues que le corps. Sa tête doit ètre en même temps moins forte que celle de la femelle.
La forme et la vestiture singulière du scape, celle des articles basilaires des antennès sont caractéristiques de ce genre remarquable. Il ne comprend qu'une grande et belle espèce (antennatum 3. Thoms.) de la Malaisie, glabre en dessus, d’un brun rougeûtre très-foncé, S'éclaircissant sur les élytres, avec les antennes ferrugineuses et leurs poils d’un roux vif; de nombreuses petites taches, irrégulières et d’un beau jaune de chrôme, ornent les élytres, quelques-unes la base du Prothorax; l'abdomen en a de chaque côté deux rangées longitudinales, et les épisternums métathoraciques sont de la même couleur; les élytres sont densément pointillées.
SMERMUS.
“Mâle : Tête médiocrement saillante ; ses tubercules antennifères assez saillants, divergents; front légèrement oblique, un peu plus haut que large, resserré entre les yeux, élargi en bas; joues allongées. — Antennes presque glabres, lâchement ciliées en dessous à leur base, cinq fois au moins aussi longues que le corps, à articles 4 assez robuste, en cône renversé, atteignant la base du prothorax, plus long que 3, celui-ci et 5-10 croissant et devenant peu à peu capillaires, 11 égal à 9-10 réunis. — Yeux subfortement granulés ; leurs lobes inférieurs subarrondis. — Prothorax plus long que large, régulièrement cylindrique. — Elytres allongées, subeylindriques, un peu déprimées en dessus, rétrécies et obliquement tronquées au bout, — Pattes courtes, les antérieures un peu allongées; cuisses peu à peu en massue, les postérieures de la longueur des deux 1°* segments abdominaux; tarses médiocres. — 5° segment de l’abdomen sinué au bout. — Saillie mésosternale médiocrement large; la prosternale plus étroite. — Corps allongé, robuste, partiellement pubescent.
Femelle : Antennes trois fois 1/2 aussi longues que le corps, à article 1 moins robuste, du reste pareilles. — Pattes égales. — 5° segment abdominal plus long, à peine sinué au bout.
L'unique espèce (1) de ce genre nouveau, est un bel insecte du Sylhet, voisin de l’Aliboron antennatum par sa taille et sa livrée.
HYLLISIA.
Pascor, The Journ. of Entom. IL, p. 285.
Femelle ? : Tête médiocrement saillante ; ses tubercules antennifères séparés par un faible intervalle, subparallèles; front assez oblique, allongé, resserré entre les yeux, élargi en bas; joues allongées, — Antennes grèles, pubescentes, non ciliées en dessous, deux fois aussi longues que le corps, à articles 4 cylindrique, atteignant presque la base du prothorax, égal à 3, celui-ci plus long que les suivants, ces derniers décroissant à peine. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, aussi hauts que larges. — Prothorax allongé, régulièrement cylindrique. — Elytres allongées, subeylindriques, rétrécies et subtronquées à leur extrémité. — Pattes assez longues ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures presque égales aux deux 1° segments abdominaux; tarses médiocres. — 5° segment de l'abdomen
(1) S. Mniszechüi. Rufo-brunneus, opacus, elytris obscurioribus subnilidis ; lineola genarum, seutello, elytri singuli maculis circiter 15, metasterni episters nis abdominisque linea utrinque maculari, aureo vel flavo-pubescentibus; pro= thorace sparsim minuteque elytris basi grosse ac dense punctatis. Long. 20-24 mill. De lo collection de M. le comte Mniszech et de la mienne,
HIPPOPSIDES, 697
un pêu rétréci et sinué au bout, — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps allongé, médiocrement/robuste, pubescent.
M. Pascoe n’en décrit qu'une espèce (stenoideoides) de Natal, de taille moyenne, d'un brun noirâtre sale et revêtue d’une courte pubescence jaunâtre voilant à peine ses téguments; quelques bandes jaunes, longitudinales et peu apparentes se voient sur son prothorax; ses élytres sont densément pointillées.
Au premier aspect, cet insecte paraît congérère de l'Hippopsicon lacteolum du Gabon; il en diffère par son front plus oblique, ses yeux non allongés, le scape de ses antennes et ses pattes plus longs.
AMPHION, Reicue, Ann. d. L. Soc. entom. 1839, p. 564.
Femelle ? : Tète saïllante, cylindrique ; ses tubercules antennifères médiocres, échancrés au bout, très-rapprochés, subverticaux; front peu oblique, allongé, élargi en bas; joues longues. — Antennes glabres, lächement ciliées en dessous, du double environ plus longues que le corps, à articles 1 atteignant la base du prothorax, 3 plus court que lui, plus long que les suivants, ceux-ci subégaux. — Lobes inférieurs des yeux transversaux, — Prothorax presque du double plus long que large, cylindrique, un peu atténué en avant, plissé en travers. — Elytres planes, allongées, peu à peu rétrécies et subéchancrées en arrière. — Pattes médiocres; cuisses sublinéaires, les postérieures égales aux deux 1€" segments abdominaux; tarses assez longs. — 5° segment de l'abdomen parallèle, tronqué au bout. — Saillie mésosternale assez large ; la prosternale étroite. — Corps allongé, assez svelte, partiellement pubescent.
L'espèce unique (4) de ce genre est originaire de Colombie, de taille moyenne et d’un noir bronzé assez brillant; sa tête et son prothorax sont parcourus par quatre raies blanches très-régulières dont les latérales se prolongent sur les côtés du corps jusqu'à l'extrémité de l'abdomen; les élytres en ont chacune trois pareilles dont l'interne n'atteint pas tout à fait l'extrémité; entre eux ces organes sont densément ponctués, surtout à leur base.
MEGACERA, ”
A. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 42.
Mûles : Tête plus ou moins saillante, débordant le prothorax, brusquement rétrécie en arrière des orbites des yeux; tubereules anten-
nifères assez saillants, divergents; front subvertical, étroit, allongé, Subparallèle ; joues très-courtes. — Antennes très-grêles, lächement
(1) 4. vittatum, Reiche, loc. cit. p. 566, pl: 19, & 7-9.
ciliées en dessous, trois fois au moins aussi longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, atteignant presque la base du prothorax, 3 plus grand que lui et que 4, celui-ci et 5-11 graduellement plus longs. — Yeux subfortement granulés; leurs lobes inférieurs trèsgrands, assez convexes, transversaux. — Prothorax plus long que large, transversalement sillonné en avant et près de sa base. — Elytres allongées, planes sur le disque, parallèles ou peu à peu rétrécies en arrière, tronquées au bout, avec leurs angles externes seuls ou tous dentiformes.— Pattes très-courtes; cuisses peu à peu en masiue, les postérieures dépassant à peine le 42° segment abdominal; tarses assez longs. — Saïllies mésosternale et prosternale médiocrement ot également larges.— Corps très-allongé, plus ou moins svelte, pubescent.
Ces insectes sont, pour la plupart, notablement moins étroits que les Hrppopsis qui suivent et dont ils sont bien distincts par la forme de leur tête; ils ont une livrée analogue. A l'espèce (vitlatum) du Brésil décrite par Serville, M. Bates a ajouté trois autres (1).
HIPPOPSIS.
À. Serv. Encycl. méth.; Ins. X, p. 336 (2).
Mâles : Tête très-saillante ; ses tubercules antennifères médiocres, divergents ; front assez oblique, beaucoup plus haut que large, fortement élargi en bas; joues assez allongées. — Antennes très-grêles, brièvement et làächement ciliées en dessous, de deux fois 1/2 à trois fois aussi longues que le corps, à articles 4 subcylindrique, atteignant la base du prothorax, 3 plus long que lui et que les suivants, 4-10 croissant un peu, 41 plus grand que 10. — Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax allongé, rarement (fractilinea) un yeu atténué en avant. — Elytres allongées, aplanies sur le disque, parallèles, peu à peu atténuées à leur extrémité, celle-ci tantôt tronquée obliquement, tantôt isolément acuminée. — Pattes médiocres; cuisses légèrement fusiformes, les postérieures plus courtes que les deux 1°"° segments abdominaux; tarses médiocres, étroits. — 5° segment abdominal un peu atténué et tronqué au bout. — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps très-allongé, svelte, finement pubescent.
Genre propre aux deux Amériques et dont les espèces (3) varient
(4) M. prœlata, apicalis, rigidula, H. W. Bates, Contribut. etc. p. 207; Amazone. à
(2) Et Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 41. — Sarerpa Fab.
(3) Æ lineolatus, À. Serv. loc. cit.; Brésil. — Pradieri, Guér.-Méney. Icon:; Ins. p. 246 (lineolatus var.?); Brésil. —truncatella, griseola, clavigera, pronds fractilinea, H. W. Bates, Contribut. etc. p. 209; Amazone. — Sap. lemnis= cata, Fab. Syst. Ei. p. 330; Etats-Unis moyens et du Sud.
HIPPOPSIDES. 699
beaucoup sous le rapport de la taille, les plus grandes atteignant jusqu'à près de 15 mill. et les plus petites descendant jusqu'à 5. Leur livrée plus homogène, consiste presque toujours en bandes longitudinales blanchâtres sur un fond en général gris ou brunâtre, bandes qui s'étendent de la tête au sommet des élytres et le long des côtés du corps en dessous.
CALAMOBIUS.
Guérin-MÉNEv. Ann. d. L. Soc. entom. 1847; Bull. p. XVIII de
iâle : Tête médiocrement saillante, ses tubercules antennifères courts, divergents; front subvertical, guère plus haut que large, res: serré entre les yeux, élargi en bas; joues assez longues. — Antennes très-grêles, non ciliées en dessous, deux fois aussi longues que le corps, de #2 articles : 4 subeylindrique, un peu plus court que le prothorax, 3 à peine plus grand que lui, mais plus que les suivants, ceux-ci cylindracés, peu distincts, décroissant à peine, 11-12 égaux. — Yeux finement granulés, rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs médiocres, en triangle curviligne. — Prothorax un peu plus long que large. — Elytres très-allongées, subparallèles, rétrécies et isolément acuminées en arrière. — Pattes très-courtes, assez peu robustes; cuisses subfusiformes, les postérieures de la longueur du 4° segment abdominal ; tarses courts, étroits, à article 4 médiocre, grêle. — 5° segment de l'abdomen transversal, subparallèle, subtronqué au bout. — Saillie mésosternale très-étroite, en triangle aigu. — Saillie prosternale subhorizontale, très-étroite entre les hanches antérieures. — Corps très-allongé, svelte, finement pubescent.
Femelle : Antennes de 1/3 environ plus longues que le corps. — 5e segment abdominal pas plus long que celui du o, largement et faiblement impressionné.
Au premier aspect, l’unique espèce (2) du genre a les plus intimes rapporis avec les Hrrporsis parmi lesquels MM. J. Thomson (3) et L. Fairmaire (4) l'ont récemment comprise. Mais, ainsi que l’a déjà fait observer M. Pascoc (3), les deux genres sont très-distincts.
Cet insecte, de taille médiocre, est revêtu d’une fine pubescence grise en dessous, d’un gris verdâtre en dessus, avec la tête ornée d’une raie
(1) Syn. Sarenpa Fab., Creutz. — Acaranrura Muls. (olim), Küster. — Hip- Popsis J. Thoms., L, Fairm.
(2) Sap. gracilis, Creutz. Entom. Versuch. p. 124, pl. 3, f. 27; Fab. Syst. El. IL, p. 332 (Agap. marginella, Muls. Longic. d. France, éd. 1, p. 178; Cal. Marginellus, L. Redtenb. Faun. austr. ed. 2, p. 868).
(3) Syst. Cerambye. p. 97.
(4) Gencr, d. Col. d'Eur.; Long. p. 167.
al Proceed. of the entom. Soc. 1865, p. 126; et Longic, Malayan. p. 323, note,
jaune plus ou moins apparente, qui se continue sur le prothorax; l'écusson est de la même couleur; les deux premières de ces parties, ainsi que les élytres, sont densément pointillées. IL habite l'Europe méridionale et l'Algérie. M. Guérin-Méneville (loc? cit.) a ‘donné des détails intéressants sur les dégâts qu’à l’état de larve il commet sur les céréales dans quelques parties du centre de la France. |
ANANDRA.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p#96 (1).
Mûle : Tête assez saillante; ses tubercules antennifères assez grands, très-rapprochés, divergents; front assez oblique, allongé, resserré en haut, élargi en bas; joues assez longues. — Antennes glabres, trèsgrèles, longuement villeuses dans leur moitié basilaire, trois fois aussi longues que le corps, de 12 articles : 4 cylindrique, à peine plus court que le prothorax, plus long que 3, celui-ci et 5-12 croissant peu à peu. — Yeux subcontigus en dessus; leurs lobes inférieurs grands, assez allongés. — Prothorax du double plus long que large, finement plissé en travers.— Elytres assez allongées, subcylindriques, rétrécies dans leur 5° postérieur et chacune tronquée au bout, avec son angle externe subdentiforme, débordant à peine le prothorax.— Pattes trèscourtes, robustes ; cuisses peu à peu et fortement en massue, les postérieures de la longueur du 1 segment abdominal; tarses courts, à artiele 4 grand; les antérieurs un peu dilatés. — 5° segment abdominal égal à 4, un peu rétréci et tronqué au bout. — Saillies mésosternale et prosternale assez étroites. — Corps allongé, assez robuste, revôtu d’une très-fine pubescence pruineuse.
L’unique espèce (capriciosa J.Thoms.) du genre est de taille moyenne, grise avec les élytres ornées d’un grand nombre de petites taches d’un jaune pâle, la plupart régulièrement alignées; une autre, latérale, assez large et partant des épaules, s'étend parallèlement aux épisternums métathoraciques qui sont de la même coaleur, ainsi que quelques fines raies longitudinales qui parcourent le prothorax et la tète; les élytres sont densément ponctuées dans toute leur étendue. Cet insecte habite la Malaisie.
ÉCTINOGRAMMA.
J. Tous, Syst. Cerambyc. p. 96.
Femelle : Tète médiocrement saillante; ses tubercules antennifères courts, verticaux, parallèles, séparés par une étroite fissure; front
(1) Syn. Puestpara, Pascoe, Longic. Malayan. p. 322. M. Pascoe a bien voulu me signaler l'identité de ce genre avec celui de M. J. Thomson. L'espèce de Borneo qu’il a décrite, d’après un exemplaire en mauvais état, sous le nom dé P. marmorata, ne parait pas différer de celle mentionnée dans le texte.
SPALACOPSIDES. 701
assez oblique, allongé, élargi en bas; joues assez courtes. — Antennes glabres, lächement et brièvement ciliéesæen dessous, un peu plus longues que le corps, de 42 articles : 4 subcylindrique, atteignant presque la base du prothorax, 3 un peu plus court que lui, un peu plus long que 4, celui-ci et 5-42 graduellement plus courts. — Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs grands#assez allongés. — Prothorax du double plus long que large, traversé par un fin sillon et muni d'uu bourrelet à sa base. — Elytres extrèmement allongées, planes sur le disque, subparallèles, tronquées en arrière, avec leurs angles externes subdentiformes, pas plus larges quele prothorax à leur base; leurs épipleures étroites, verticales. — Pattes extrémement courtes, robustes; cuisses fortement en massue, surlout les antérieures; les postérieures n’atteignant que le milieu du 4er segment abdominal ; jambes de la mème paire un peu arquées ; tarses étroits. — Abdomen cylindrique, son 3° segment un peu plus court que 4, — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Ccrps très-allongé, presque en entier glabre. ‘
Le facies est au plus haut degré celui de quelques OBErrA exotiques. Le genre à pour type une grande espèce (isosceloides 3, Thoms.) de la Malaisie, d'un noir bleuâtre mat, avec le prothorax d'un rouge ferrugineux; ce dernier est presque lisse, tandis que les élytres sont, à part leur extrémité, densément ponctuées > leur suture est relevée dans toute sa longueur. M. Pascoe en a publié une seconde espèce (1) de la Malaisie dont la livrée est peu différente.
GROUPE LV. Spalacopsides.
Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Un sinus aux jambes intermédiaires.
Tête très-saillante, cylindrique, de la largeur du prothorax (AProsorus excepté); front trapéziforme, formant avec le vertex un angle Wès-aigu, parfois presque parallèle avec lui; tubercules antennifères lès-rapprochés. — Antennes rarement (GLepromeropus) plus longues que le corps, filiformes, presque toujours hérissées partout de poils fins; leur scape cylindrique ou en cône renversé. — Yeux variables, souvent divisés en deux ou privés de leurs lobes supérieurs. — Prothorax cylindrique, inerme.— Elytres en général pas plus ou à peine plus larges que lui. — Pattes au plus et rarement médiocres ; hanches antérieures non anguleuses en dehors (CLepromeropus excepté); tarses médiocres ou courts, à article 4 au plus égal à 2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes, inermes. — Corps svelte, en général très-allongé,
(1) E. collare, Pascoe, Procced, of the Zool. Soc. 1866, p. 266, pl. 28, £. 10; Poulo-Pinang,
L'obliquité du front, déjà assez prononcée chez quelques Hippopsides, prend ici des proportions telles que la tête en devient monstrueuse (1). Elle fait de ces insectes un des groupes les plus singuliers qui existent chez les Longicornes. La tendance ‘qu'ont leurs yeux à se diviser ou à perdre leurs lobes supérieurs est un autre caractère remarquable. Ils seraient très-homogènes sous le rapport du facies sans le genre CLepromeropus qui en à ün qui lui est propre.
Ces insectes sont pour la.plupart petits, et n’ont jusqu'ici été observés qu'en Amérique et aux Indes orientales.
I. Antennes très-grêles, très-longues, glabres : Cleptometopus. IT. — assez robustes, hérissées de poils fins, rarement de 1/3 plus longues que le corps.
a Yeux divisés : Tetraglenes.
aa — réduits à leurs lobes inférieurs, distants des antonnes : Spalacopsis.
aaa — normalement échancrés.
Tête peu à peu rétrécie en arrière : Aprosopus. — cylindrique : Dorcasta.
Genres incertæ sedis : Ægilopsis, Eucomatocera, Amphicneia, Aletretia.
+ CLEPTOMETOPUS.
J. Tuows. Syst. Ceramhyc. p. 95 (2).
Mâle : Tète très-saillante, ses tubercules antennifères dirigés en avant, médiocres, soudés dans la plus grande partie de leur longueur; front formant un angle très-aigu avec le vertes, étroit, allongé; joues assez longues.-— Antennes très-grèles, glabres, à peine ciliées en dessous, trois fois au moins aussi longues que le corps, à articles 4 subcylindrique, un peu plus court que le prothorax, plus long que 3, celui-ci et 4-41 croissant peu à peu. — Yeux fortement granulés, sans lobes supérieurs ; les inférieurs grands, presque carrés et peu eonvexes. — Prothorax deux fois 1/2 aussi long que large, cylindrique, traversé par un faible sillon à sa base. — Ecusson carré. — Elytres assez allongées, planes sur le disque, peu à peu rétrécies et tronquées carrément en arrière, avec leurs angles externes dentiformes, débordant assez fortement le prothorax en avant. — Pattes relativement assez longues, peu robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures de la longueur des deux 1°"° segments abdominaux; tarses
(1) Ainsi que le fait observer M, H. W. Bates, cette direction du front rendrait impossible la fonction des mardibules si elles étaient dans le mème plan que ce dernier; mais elles forment un angle presque droit avec lui, de sorte que, saus relever la tête, ces insectes peuvent ronger les petites branches mortes des arbres sur lesquelles ils se tiennent habituellement.
(2) Syn. Arorurena, Pascoe, Longic. Malayan. p. 324.
SPALACOPSIDES. 703
médiocres. — 5° segment abdominal plus grand que 4, un peu rétréci et tronqué en arrière, — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges. — Corps allongé, assez svelte. ù
Le seul genre du groupe actuel dont les élytres débordent le prothorax d’une manière aussi prononcée. Je n’ai entre les mains de son espèce (Lerrestris 3. Thoms.) typique qu’un exemplaire en partie défloré. Il est d'un noir brunâtre avec deux lignes latérales d'un jaune d'ocre longeant la tête et le prothorax; l’écusson est de la même couleur; quelques linéoles rougeâtres dues non à des poils, mais inhérentes aux téguments, se voient sur les élytres; ces organes sont criblés de gros points enfoncés très-serrés; le prothorax en a de moins gros, mais nombreux, avec quelques callosités lisses et allongées. La Malaisie est la patrie de cet insecte.
Le geure Apnopmena de M. Pascoe ne diffère pas de celui-ci; c’est à tort que ce savant entomologiste lui assigne des yeux fortement échancrés: il en a décrit trois espèces (1).
TETRAGLENES.
New. The Entomol, p. 300.
Tête très-saillante; ses tubercules antennifères dirigés en avant, faiblement séparés, un peu divergents; front horizontal, très-allongé. — Antennes assez robustes, subfiliformes, hérissées (sauf leurs articles 1-2), surtout en dessous, de longs poils fins au maximum de la longueur du corps, à articles 4 cylindrique, atteignant le milieu du prothorax, 3 plus court que lai et que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux éloignés des antennes, assez fortement granulés, divisés en deux lobes fortement séparés (2), petits, surtout le supérieur. — Prothorax aussi long que la tête, parcouru par trois assez larges sillons longitudinaux, muni à sa base d’un court lobe médian échancré et recevant en partie l'écusson. — Celui-ci subarrondi ou ovale, — Elytres allongées, atténuées et isolément acuminées en arrière, divergentes (insignis) ou non (fusiformis), pas plus larges en avant que le prothorax. — Pattes très-courtes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures de la longueur du 1% segment abdominal;
(1) A. flifera, Borneo; tenella, Arou; montana, Java; Pascoe, loc. cit. — M. Pascoe a bien voulu m'envoyer la première; elle est presque dé moitié plus petite que le Cleptometopus terrestris, mais, du reste, lui ressemble tellement que j'ai peine à l'en distinguer. Quant à la montana, M. Pascoe m'a fait Savoir lui-mème qu’elle appartient au genre actuel. Cela étant, il est plus que probable qu'il en est de mème de la fenella que je n’ai pas vue.
(2) M. Newman a longuement insisté sur cette particularité; mais comme le fait observer M. Pascue (Longic. Malayan. p. 326), en y regardant de près on aperçoit un très-mince filet qui unit les deux lobes. Je le vois, en effet, chez l'insignis, mais ne puis le découvrir chez le fusiformis.
tarses étroits, à article 4 médiocre. — 5° segment de l'abdomen égal à 4, tronqué au bout. — Saillie mésosternale étroite; la prosternale plus encore. — Corps très-allongé, grêle, revêtu d'une sorte d’enduit.
Les sexes de ces insectes ne me sont pas bien connus; les exemplaires: que j'ai sous les yeux sont probablement femelles.
On en connaît deux espèces (1) des Archipels indiens très-voisines sous le rapport de la livrée, de la forme générale et de la taille (12-43 mill.). Elles sont d'un gris jaunâtre mat avec des bandes brunâtres s'étendant de la partie antérieure de la tête au sommet des élytress sur celles-ci ces bandes sont plus ou moins maculaires.
SPALACOPSIS.
Neww,. The Entomol. p. 305 (2).
Mêmes caractères que les TErrAGLENsS, sauf les différences suivantes :
Antennes un peu plus longues que le corps, plus filiformes, à articles 1 atteignant presque la base du prothorax, 3 beaucoup plus court que lui, un peu moins que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux sans lobes supérieurs, l’inférieur assez grand, subarrondi. — Prothorax sans sillons longitudinaux ni lobe médian à sa base. — Ecusson triangulaire. — Elytres débordant faiblement le prothorax à leur base.
M. Newman décrit trois espèces américaines de ce genre, dont une seulement (stellio) du Brésil me paraît lui appartenir (3). Rien n’en sépare au point de.vue générique, celle de Cuba que M. Guérin- Méneville a décrite sous le nom d'£utheia filum (4).Ces deux insectes, à peu près de la taille des TerRAGLENES, ont une livrée extrêmement voisine de la leur; leurs élytres présentent seulement quelques faibles
(4) T. insignis, Newm. loc. cit.; figuré par M. A. White, Ann. a. Mag. of nat. Hist. XVIII, 1846, pl. 14, £. 5; îles Philippines. — fusiformis, Pascoe, Longic. Malayan. p. 326; Borneo.
(2) Syn. Eurmeu, Guér.-Ménev. Icon.; Ius. texte, p. 247; nom déjà employé par Stephens pour des Scydménides; voyez tome IL, p. 188 ; les deux suivants ont été proposés pour le remplacer. — Eurnuorus, Jacquel. -Duv. in Ramon d. 1. Sagra, Hist. fisic. ete, d. Cuba; Entom. p. 276.—Sysrene, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 264.
(3) Les deux autres (s{olata, suffusa), qui ne sout probablement que des variétés l’une de l’autre, habitent la Floride et sont décrites comme ayant les antenvés à peine villeuses avec le scape un peu plus long que la tête. Il est dès lors plus que douteux qu'elles soient congénères de la stellio.
(4) Déià M. H. W. Bates (Contribut. etc. p. 203) à signalé l'identité des deux genres; MM. Pascoe (loc. cit.} et J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 95) les regardent comme distincts.
- SPALACOPSIDES, 705 côtes, et leurs saillies terminales sont divariquées et obtusés au bout; leurs antennes sont villeuses dans toutes les directions, comme celles des APROSOPUS. j
APROSOPUS.
Guér.-MénEv. Icon.; Ins. texte, p. 248.
Mâle : Tête extrêmement saillante, peu à peu rétrécie en arrière; ses tubercules antennifères redressés, assez grands, un peu divergents; front horizontal, assez allongé, parallèle, puis élargi en bas; joues très-courtès. — Antennes assez robustes, filiformes, hérissées (sauf le scape) de longs poils fins dirigés dans tous les sens, de 1/3 au moins plus longues que le corps, à articles + en cône renversé, à peine plus long que la tête, 3 un peu plus court que lui et que les suivants, ceux-ci décroissant lentement. — Yeux assez fortement granulés, subcontigus en. dessus; leurs lobes inféricurs grands, transversaux, arrondis en dessous. — Prothorax plus court et plus étroit que la tête, régulièrementcylindrique.— Elytres très-allongées, planes en dessus, parallèles, obliquement tronquées au bout, débordant légèrement le prothorax à leur base.— Pattes extrèmement courtes; cuisses fortement en massue presque dès leur base, les postérieures de la longueur du 4° segment abdominal; tarses courts,-à-article 4 grand. — Abdomen cylindrique; son 5° segment parallèle, arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale très-étroites, surtout celle-ci. — Corps très-allongé, svelte, finement pubescent.
L'un des genres les plus singuliers du groupe actuel. Son unique espèce (Buquetii G.-M.) surpasse, sous le rapport de la taille, les plus grands Hippopsis; sa livrée est jaune avec les pattes et la poitrine brunâtres; la pubescence qui la revêt n’est assez dense que sur la tête, le prothorax, les côtés de la poitrine, et d’un jaune doré; ses élytres sont finement pointillées. Elle habite le Brésil.
DORCASTA.
Pascor, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 264 (1).
Tôte assez saillante; ses tubereules antennifères dirigés en avant, courts, soudés presque dans toute leur longueur; front subhorizontal (2), fortement élargi en arrière. — Antennes robustes, filiformes, hérissées de poils fins plus longs en dessous qu’en dessus, un peu plus longues (g) ou moins longues (@) que le corps, à articles 4 en cûne renversé ou cylindrique, empiétant au plus médiocrement sur le prothorax, 3 à peine plus long que lui, égal ou subégal à 4, les suivants
(4) Syn. Hiwpopsis Erichs.
(2) Chez deux espèces (occulla, cænosa) citées dans la note suivante et que je ne connais pas, le front paraît ne pas être horizontal comme chez les autres,