‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 50 sur 93 · D RE · texte numérisé non relu

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décroissant peu à pou. — Yeux très-échancrés; leurs lobes supérieurs courts et grèles, les inférieurs médiocres, en triangle curviligne transversal. — Prothorax un peu plus long que la tôte. — Elytres pas plus larges ou de très-peu plus larges que lui, plus ou moins allongées, planes sur le disque, parallèles, atténuées et tronquées en arrière, en général striées-ponctuées, avec les intervalles légèrement costiformes, tronquées au bout, avec leurs angles externes dentiformes. — Pattes et saillies sternales des Aprosopus. — Corps svelte, pubescent, souvent hérissé de cils courts.

Ces insectes sont notablement plus petits que les TeTRAGLENES et les Sparacopsis dont ils se distinguent immédiatement par la forme de leurs yeux. Leur livrée est également plus sombre, mais est généralement ornée de bandes longitudinales blanches ou jaunâtres. Ils sont originaires de l'Amérique du Sud (1).

Note.

Les quatre genres suivants me sont restés inconnus en nature. Le premier appartient sans aucun doute au groupe actuel, et il est probable qu'il en est de même des deux derniers. Quant au second, son front paraissant être vertical, ses analogies sont incertaines.

ÆGILOPSIS.

G. H. Horn, Proceed. of the Acad. of Philad. XII, p. 571.

Tête fléchie en dessous; front allongé. — Antennes rapprochées, un peu plus longues que le corps, densément villeuses en dessous, à article 4 cylindrique, égal à 3 ou à 4. — Yeux latéraux, légèrement anguleux en arrière. — Prothorax de la largeur de la tête, beaucoup plus long que large, cylindrique. — Elytres débordant faiblement le prothorax à leur base, isolément acuminées et aiguës à leur extrémité,

M. Horn ajoute que le genre appartient au même groupe que les Hwpopsis et les Sparacopsis. On ne voit pas bien, en effet, par la formule qui précède, en quoi il diffère de ces dernières; cependant la figure qui est donnée de son unique espèce (2) représente un insecte de forme plus robuste. Elle est petite, originaire du Texas et ornée en dessous de bandes longitudinales noires sur un fond gris.

(1) Hippops. dasycera, Erichs. in Schomb. Guyana, II, p. 574; Guyane anglaise. — D. oryx, Para; crassicornis, Brésil ; Pascoe, loc, cit; la seconde est figurée pl. 26, f. 5.— Jignea, occulta, cœnosa, H. W,. Bates, Contribut. etc, p.205; Amazone (Santarem).

(2) Æ. cinerea, Horn, loc. cit. pl. 8, f. 7.

SPALACOPSIDES. = 707

EUCOMATOCERA.

A. Wuire, Ann. a. Mag. of nat. Hist. XVIII, p. 49.

La formule que donne de ce genre M. A. White est très-courte, mais il a publié de l'unique espèce (4) qui le constitue une figure qui permet d'en compléter les caractères.

Tôte cylindrique, saïllante, pas plus large que le prothorax; front subvertical. — Antennes grêles, plus courtes que le corps, à articles 4 en cône renversé, empiétant assez fortement sur le prothorax, 3-7 assez longuement ciliés en dessous, 8-10 plus courts, munis de chaque côté de touffes de longs poils. — Yeux éloignés des antennes, petits, arrondis. — Prothorax cylindrique, plus long que large. — Elytres pas plus larges que lui, très-allongées, atténuées, isolément acuminées et divariquées en arrière. — Pattes très-courtes. — Corps très-allongé et svelte.

D'après la figure en question, cet insecte a le facies des TRTRAGLE- NES; ses yeux sont ceux des SpALACOPSIS et ses antennes lui sont propres, mais sa tête est très-différente de celle de ses deux genres. Il est noir avec des bandes longitudinales blanchâtres sur le prothorax et les élytres ; ces dernières sont fortement ponctuées en stries.

AMPHICNEÏA.

H. W. Bares, Contribut. elc., p. 202.

Tête très-courte verticalement (2); ses tubercules antennifères trèscourts, obliques, inerines; front convexe. — Antennes filiformes, robustes, revètues de poils courts, frangées en dessous de poils longs et fins, à articles 1 médiocrement court, épaissi presque depuis sa base, 3 droit. — Portion supérieure des yeux entourant la base des antennes, très-large et non atténuée comme dans le genre Dorcasra ; leurs lobes inférieurs convexes, proéminents. — Prothorax cylindrique, inerme. — Elytres linéaires, arrondies en arrière. — Pattes médiocres; cuisses en massue ; 4 article des tarses presque aussi long que les trois autres réunis. — Suillies sternales étroites, simples. — Corps linéaire. |

Les espèces sont de très-petite taille, les plus grandes ayant à

(1) E. vittata, A. White, loc. cit. pl. 1, f, 3 et 3a la tête; c’est par cette figure de la tête qu’on voit que le front, dont il n’est pas question dans le texte, &st vertical, IL est possible que le genre soit voisin des Ecratosia, type du Sroupe des Ectatosiides, Cet insecte habite les Indes orientales.

(2) Ces expressions n’indiquent pas la direction du front; mais comme M. Bates dit que le genre appartient au même groupe que les Doncasra, les AProsopus, êtes SpaLacopsis, il est possible que les termes en question lui aient paru suffisants, Dans ce cas le genre serait voisin des Doncasra. La même observation “applique au genre suivant.

peine 5 ou 6 millimètres de longueur; leur livrée paraît être pareille à celle des Doncasra. M. Bates en décrit trois (1).

ALETRETIA.

H. W. Bates, Contribut. etc., p. 204.

Tête courte dans le sens vertical; ses tubercules antennifères courts, inermes. — Antennes robustes, un peu plus longues que le corps, atténuées à leur extrémité, munies en dessous de poils longs et fins, à article À médiocrement court et épaissi presque dès sa base, — Yeux non saillants; leurs lobes supérieurs médiocrement larges, atteignant le centre du vertex, de sorte que les yeux ne sont plus séparés que par la ligne médiane de ce dernier. — Prothorax cylindrique, muni de très-petits tubercules latéraux. — Elytres atténuées en arrière, obliquement et brièvemeut tronquées à leur extrémité. — Pattes médiocrement allongées ; tarses étroits; leur 4° article robuste et égal aux trois précédents réunis. — Corps en ellipse allongée.

M. Bates n’en décrit qu’une espèce (inscripta) de la taille des plus grandes Dorcasra et ayant une livrée aualogue. Elle habite l’Amazone dans toute son étendue.

Groupre LVI. Ectatosiides.

Cavités’ cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Un faible sillon aux jambes intermédiaires.

Mandibules assez saillantes, épaisses. — Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures; front trapéziforme, vertical ; tubercules antennifères séparés par une étroite fissure. — Antennes courtes, robustes ; leur scape court, subeylindrique. — Yeux finement granulés, largement subdivisés. — Prothorax cylindrique, inerme. — Pattes croissant d'avant en arrière; hanches antérieures peu saillantes, globuleuses, anguleuses en dehors ; tarses médiocres, à article 4 égal, aux postérieurs, à 2-3 réunis, 4 dépassant peu les lobes du 3°.— Saillies sternales lamelliformes, déprimées, subhorizontales. — Corps allongé.

En créant son genre Ecrarosra, M. Pascoe l’a regardé comme allié de très-près aux TerrAGLenEs (Spalacopsides) avec lesquelles son unique espèce a, en effet, des rapports de facies. Mais il suffit de com parer la formule qui précède avec celle des Spalacopsides pour vor combien elle en diffère. Le genre en question est un type tout-à-lait à part dont les analogies se portent vers les Zobme et les TANYLECTA du groupe des Saperdides.'Il est propre aux Indes orientales.

(4) A. lineata, qusilla, Amazone; lyctoides, Rio-Janeiro; H. W. Bates, 10. cit, p. 203. À

1SCHIYOLONCHIDES. 709

ECTATOSIA.

Pascor, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, I, p. 109 (1).

rubercules antennifères très-gros, courts, échancrés au bout; front pas plus haut que large; joues médiocres. — Antennes densément pubescentes, munies en dessous d'une frange épaisse de longs poils dans leurs 2/3 basilaires, dépassant un peu le milieu des élytres, à articles 4 à peine aussi long que la tête, 3-4 subégaux (celui-là plus épais), aussi longs à eux seuls que 5-11 réunis, ceux-ci décroissant rapidement. — Lobes supérieurs des ÿeux étroits, obliques, les inférieurs fortement transversaux. — Prothorax du double plus long que large. — Ecusson allongé, arrondi en arrière. — Elytres *rès-longues, planes sur le disque, peu à peu atténuées et isolément prolongées en une pointe aiguë ; leurs épaules obliquement arrondies. — Cuisses sublinéaires, les postérieures plus longues que les trois 4°'° segments abdominaux; tarses antérieurs un peu dilatés, — 5° segment de l'abdomen allongé, sinué au bout. — Saillie mésosternale médiocrement large, bilobée en arrière. — Saillie prosternale étroite et très-élargie en arrière. — Corps cunéiforme, densément pubescent. — Sexes inconnus.

L'unique espèce (2) du genre est assez grande (22 mill.) et originaire de Java. Sa livrée a la plus grande analogie avec celle des Zose et des TanyLecra du groupe des Saperdides. Elle est d’un brun noirâtre, avec un grand nombre de raies longitudinales d’un bianc juunâtre fréquemment, mais étroitement interrompues dans leur trajet; le prothorax est assez densément ponctué, les élytres le sont en stries régulières.

Groupe LVII. Ischiolonchides.

Cavités cotyleïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — Un sinus aux jambes intermédiaires (3).

Tête non rétractile, plus ou moins distante des hanches antérieures, assez allongée en arrière des yeux; front trapéziforme (sauf Isca1o- LONCHA), sensiblement oblique. — Antennes au maximum un peu plus longues que le corps ; leur scape cylindrique ou en cûne renversé. — Yeux finement granulés, échancrés. — Prothorax cylindrique, inerme (sauf SympkrGa). — Elytres le débordant assez fortement à leur base. — Pattes en général très-courtes, au plus médiocres ; hanches antérieures peu saillantes, globuleuses, faiblement anguleuses en dehors;

(1) Syn. TerracLenes, J. Thomson, Syst. Cerambyc. p. 95. (2) E. Moorei, Pascoe, loc. cit. pl. 23, f. 9. (3) Chez les Symeerca ce sinus fait défaut.

tarses courts, à article 4 à peine égal à 2-3 réunis. — Saillies sternalcs lamelliformes, arquées sur leurs faces allongées.

Parmi les Hippopsides, tels que les a conçus M. J. Thomson (1), il se trouve quelques genres qui s’éloignent de ces insectes par la brièveté de leurs antennes. Ce caractère permettrait de les introduire dans les Spalacopsides si, tout en étant trapéziforme, leur front ne différait pas autant de celui de ces derniers. A quoi il faut ajouter que leur facies n'a rien de commun avec celui des deux groupes en question.

Ces insectes sont de taille médiocre et remarquables par le poli de leurs téguments. Leurs genres, au nombre de quatre, sont dissé- * minés dans d'Amérique du Sud, à Madagascar et aux îles Philippines.

I. Pattes médiocres ; cuisses postér. égales aux trois 16rs segments

abdominaux.

Antennes à art, 3-4 simples : Epaphra.

> — épaissis et frargés en dessous : Sym

perga. Il. Pattes très-courtes ; cuisses postér, moins longues que les deux 4crs segments abdominaux.

Tubercules antennif. divergents, contigus à leur base : Ischioloncha.

—— parallèles, très-rapprochés : Nicarete.

EPAPHRA.

Newm. The Entomol. p. 301.

Mâle : Tète convexe sur le vertex; ses tubercules antennifères assez saillants, faiblement séparés, un peu divergents ; front plus haut que large, resserré supérieurement, très-élargi en bas; joues très-lungues. — Antennes finement pubescentes, faiblement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 assez robuste, en cône renversé, 3 un peu plus grand que lui et que 4, 3-11 décroissant peu à peu; une très-petite épine au sommet interne de 6-8. — Lobes inférieurs des yeux transversaux; les supérieurs courts, très-grèles. — Prothorax aussi long que large, muni d’un sillon transversal à sa base. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres presque planes, médiocrement allongées, cunéiformes, tronquées en arrière avec leur angle externe épineux. — Pattes assez longues, surtout les postérieures; cuisses peu à peu en massue, les postérieures atteignant le sommet du 3° segment abdominal; tarses médiocres, les antérieurs plus courts, un peu dilatés. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne allongé. — Saillie mésosternale subverticale et faiblement

(1) Syst. Cerambyc, p. 97.

ISCHIOLONCHIDES. 711

tuberculeuse en avant. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie en arsière. — Corps cunéiforme, glabre, partiellement pubescent.

L'unique espèce (valga Newm) du genre est de taille médiocre, d'un rouge-brun assez brillant, et élégamment ornée partout de taches ou de bandes du blané le plus pur; sauf la tète, le prothorax, et la base des élytres qui sont lâchement pointillés, ses téguments sont lisses. Elle habite les îles Philippines.

SYMPERGA (1).

Mâle : Tubercules antennifères saillants, étroitement séparés, parallèles; front très-allongé, échancré au milieu de son bord inférieur; joues longues. — Antennes finement pubescentes, un peu plus longues que le corps, à articles 1 robuste, subcylindrique, empiétant uu peu sur le prothorax, 3-4 plus épais que les suivants, densément frangés en dessous, celui-là beaucoup plus long que celui-ci et que 1, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux très-rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs un peu allongés. — Prothorax deux fois 1/2 aussi long que large, finement plissé en travers, muni de chaque côté d'un très-petit tubereule médian. — Elytres assez allongées, peu convexes, parallèles, obliquement tronquées au bout. — Pattes médiocres, subégales; cuisses pédonculées à leur base, puis en massue fusiforme, les postérieures de la longueur des quatre 1° segments abdominaux ; tarses médiocres. — 5° segment abdominal assez long, subparallèle, tronqué en arrière. — Saillie mésosternale assez large, fissile en arrière. —Saillie prosternale étroite.— Corps allongé, svelte, glabre presque en entier, brillant.

Ce genre ne comprend qu'une espèce de Ceyenne, la Gryllica Balyi de M. J. Thomson, insecte d'un brun marron brillant, sans autre dessin que deux étroites raies transversales d'un jaune doré sur chaque élytre : l’une en zigzag submédiane, l'autre, maculaire, près de leur sommet; sauf la base de ces organes qui est pointillée, les téguments sont complétement lisses.

ISCHIOLONCHA.

J. Tuous. Essai, ete. p. 122 (2).

Mâle : Tuhercules antennifères courts, rapprochés, contigus à leur base, divergents; front en carré allongé; joues médiocres.— Antennes glabres, ciliées en dessous dans leur partie moyenne, de 1 [3 environ plus longues que le corps, à articles 4 un peu plus long que la tête, graduellement en massue, 3 plus long que lui, renflé dans toute sa

(1) Sy, Gnuuica (pars), 3. Thoms. Essai, etc. p. 121, les vraies GRYLLICA üjpartiennent à la tribu des Phytæciides, (2) Syn. Mascuazononra, Dej. Cat. éd. 3, p. 376.

longueur, 4 égal à 3, un peu plus robuste que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu.— Lobes inférieurs des yeux grands, plus hauts que larges. — Prothorax du double plus long que large, muni d'un sillon transversal à sa base. — Elytres assez courtes, médiocrement convexes, déprimées sur la suture, parallèles, arrondies en arrière, — Pattes très-courtes; cuisses subpédonculées à leur base, puis fortement en massue, les postérieures plus courtes que les deux 4crs segments de l'abdomen; jambes antérieures un peu arquées; tarses antérieurs assez fortement dilatés. — 5° segment de l'abdomen court, arrondi en arrière. — Saillie mésosternale médiocrement large; la prosternale très-étroite. — Corps partiellement pubescent,

On n’en connaît qu’une espèce (1) de Cayenne, de taille médiocre, d’un rouge-brun assez brillant avec un dessin d'un jaune d'ocre consistant sur chaque élytre en une bande longitudinale basilaire, fortement abrégée en arrière, trois traits longitudinaux à son extrémité et un point marginal et submédian ; une raie de même couleur louge les côtés du corps depuis le bord supérieur des yeux jusqu’à l’extrémmité de l’abdumen; les élytres sont finement rugoso-ponctuées dans les 2/3 de leur longueur.

NICARETE.

J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 328.

Mâle : Tubercules antennifères assez grands, parallèles, séparés par une étroite fissure; front subconvexe, très-allongé, resserré en haut, assez élargi en bas; joues longues.— Antennes robustes, subfiliformes, un peu plus longues que le corps, à articles cylindrique, dépassant le milieu du prothorax, 3-4 un peu plus grands que lui, égaux, densément frangés en dessous, aussi longs réunis que 3-11 pris ensemble, ceux-ci plus minces, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs assez allongés. — Prothorax du double plus long que large. — Elytres assez allongées, peu convexes, parallèles, tronquées en arrière, — Pattes très-courtes; cuisses peu à peu et fortèment en massue, les postérieures à peine plus longues que le 4# segment abdominal; tarses étroits. — B° segment de l'abdomen en carré trausversal, échancré au bout. — Saillies mésosternale et prosternale assez étroites. — Corps allongé, linéaire, partiellement pubescent.

Ce genre est établi sur une espèce (brunnipennis) de Madagascar, de grandeur médiocre et d’un brun rougeâtre passant au jaune ferrugineux sur les élytres; sa tête et son prothorax, finement et densément pointillés, sont parcourus par de très-fines raies blanches; quelques très-pelites taches de même couleur forment une rangée médiane et longitudinale sur chacune des élytres qui sont plus forte-

(1) Z. Wollastonii, 3. Thoms. loc. cit, (M. polygramma, Dej. loc. cit.)

EMPHYTŒCIDES. 713

ment ponctuées que le prothorax; le dessous du corps est comme saupoudré d'une fine pubescence blanche et lanugineuse.

Groupe LVIII Emphytœciides,

Cavités cot. interm. fermées. — Crochets divergents. — Jambes intermédiaires sans sillons.

Tôte non rétractile, plus ou moins distante des hanches antér. ; front rectangulaire. — Antennes grêles, de longueur variable, leur scape en cône renversé. — Yeux finement granulés,- échancrés. — Prothorax cylindrique, inerme. — Elytres allongées, tronquées en arrière. — Pattes subégales ; hanches antér. peu saillantes, anguleuses en dehors, parfois (Irmeum) très-peu; tarses au plus médiocres, — Saillies sternales lamelliformes, arquées sur leurs faces opposées. — Corps allongé, svelte.

La combinaison des trois 1°'* des caractères qui précèdent est extrèmement rare chez les Lamiides, au point qu'elle n’existe que dans les trois genres qui suivent et les rend aisés à reconnaître. Les deux Les, qui sont américains, sont regardés par tous les auteurs qui en ont parlé comme étant des Saperdides; mais ils ne peuvent rentrer dans ce groupe tel qu'il est défini plus bas. L'un d’eux est originaire du Chili, l'autre de la Colombie; tous deux ne contiennent que des espèces au-dessous de la taille moyenne, sans être très-petites. Le 3° est australien,

L. Elytres débordant fortement le prothorax; corps non linéaire. Crochets des tarses élargis à leur base : Amillarus. ne normaux : Emphytæcia.

Il, Elytres débordant à peine le prothorax; corps linéaire, trèsgrèle : Jtheum.

AMILLARUS.

J. Tuows. Archiv. entom. 1, p. 312 (1).

Mâle : Tète assez saillante, peu à peu rétrécie en arrière, fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci robustes; front subtransversal, subconvexe, anguleusement dilaté dans son milieu sur les côtés; joues allongées. — Antennes lâchement ciliées en dessous, trois fois aussi longues que le corps, à articles 1 en cône renversé, empiétant un peu sur la base des élytres, subégal à 3, celui-ci un peu plus long que les suivants, 5-10 graduellement plus courts, 1 plus long que 10. — Lobes inférieurs des yeux gros, saillants, transversaux; les supérieurs petits et grêles. — Prothorax plus long que large, obtusément renflé sur les côtés dans son milieu, — Ecusson presque carré, — Élytres médiocres, planes sur le disque, peu à peu

(1) Syn. Armes, Dej. Cat. éd, 3, p. 379.

rétrécies et tronquées en arrière, avec leurs angles externes épineux. — Pattes longues; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen; tarses longs; leurs crochets élargis à leur base, obliquement rétrécis au côté interne, très-aigus. — 5e segment abdominal allongé, ogival, échancré au bout. — Saillie mésosternale de largeur moyenne, parallèle. — Saillie prosternale presque nulle entre les hanches antérieures. — Corps revêtu d'une fine pubescence soyeuse. — Femelle inconnue.

Je n’associe qu'en hésitänt ce genre aux EmPnyTœcrA qui suivent, bien qu'il en présente les caractères essentiels. La forme des crochets de ses tarses est sans autre exemple parmi les Lamiides, et, en particulier, n’a rien de commun avec ce qui existe chez les Saperdides et les Phytæcides.

Î ne comprend qu'une espèce (1) de la Nouvelle-Grenade, beaucoup plus grande que les Empayræcra, quoique de taille médiocre, et d'un jaune ferrugineux avec les antennes et le sommet des jambes postétérieures noirs; l'extrémité des élytres est plus où moins rembrunie et parfois la totalité de ces organes qui sont densément pointillés; la pubescence soyeuse qui revêt le dessous du corps est d'un jaune doré.

EMPHYTŒCIA.

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