‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 51 sur 93 · L. Fatrm. Ann. d. L. Soc. entom. 1859, p · texte numérisé non relu

L. Fatrm. Ann. d. L. Soc. entom. 1859, p

Mâle: Tète assez forte, assez distante deshanches antérieures, plane, ou peu s’en faut, entre ses tubercules antennifères; ceux-ci presque nuls, distants, front subconvexe, subtransversal; joues allongées. — Antennes grêles, pubescentes, lächement et longuement ciliées en dessous, un peu moins de deux fois aussi longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, atteignant le 1/3 ou le 1/4 postérieur du prothorax, égal à 4, celui-ci beaucoup plus long que 3, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux pelits, leurs lobes inférieurs suhéquilatéraux. — Prothorax cylindrique, au moins aussi long que large, légèrement atténué en arrière. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, parallèles, planes sur le disque, brièvement déclives et tronquées en arrière, débordant fortement le prothorax. — Pattes médiocres, peu robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 1°" segments abdominaux; tarses médiocres, étroits. — 5° segment abdominal allongé, arrondi et sinué au bout. — Saillie mésosternale triangulaire ; la prosternale étroite, fléchie en arrière. — Corps linéaire, en partie finement pubescent, en partie revêtu d'une sorte d’efflorescence.

(1) À. apicalis, J. Thoms. Essai, p. 44 (Aph. erythrodera Dei.) ; assez répandu dans les collections sous le nom de Saperda apicalis Guér.-Méney.

(2) Syn. Acapanrmia ct Sarenpa Blanch.

EMPHYTOECIIDES. 715

Femelles : Tète moins forte. — Antennes un peu plus longues que le corps. — 5 segment abdominal plus court, fortement transversal.

Assez petits insectes propres au Chili, ayant un facies trompeur des Saperdides. Aussi tous les auteurs qui en ont parlé, les ont-ils placés parmi ces dernières dont ils ne possèdent en réalité aucun des caracières essentiels (1).

On en connaît cinq espèces (2), toutes pourvues d’une livrée assez élégante, mais variable ; celles que j'ai sous les yeux ont le prothoyax iès-finement alutacé et les élytres à peine distinctement pointillées.

ITHEUM.

Pascor, The Journ. of Entom. UE, p. 230.

Tète assez distante des hanches antérieures, faiblement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, contigus à leur base; front subconvexe, transversal; joues médiocres. — Antennes grèles, pubescentes, hérissées de poils fins, longs en dessous, de 1/3 plus courtes que le corps (9 ?), à articles 1 oblongo-ovalaire, égal à 3 et à 4, ceux-ci égaux, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres ; leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax du double plus long que large, cylindrique. — Ecusson carré.— Elytres très-allongées, parallèles, déprimées sur le disque, à peine déclives et plus ou moins trouquées en arrière, débordant faiblement le prothorax à leur base. — Pattes médiocres, peu robustes; cuisses en massue fusiforme, les postérieures dépassant un peu le 4% segment de l'abdomen; tarses courts, étroits. — 3° segment abdominal allongé, parallèle, tronqué au bout. — Saillie mésosternale subhoriz0ntale, triangulaire ; la prosternale étroite, fléchie en arrière. — Corps très-allongé, très-grèle, pubescent, hérissé partout de poils fins,

Genre propre à l'Australie et remarquable par la’gracilité des deux espèces (3) qui le composent. Leur livrée, plus ou moins grisâtre, est relevée chez l’une d'elles (vittigerum) par une étroite ligne blanche qui longe chaque côté du prothorax. La longueur de ces insectes varie de 7 à 9 millimètres,

(1) Les vraies Saperdides ont les cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes, les crochets des tarses divariqués, etc., ainsi qu’on le verra plus loin.

(2) Agap. suturella, lineolata; Sap. alboliturata, dimidiata, Blanch, in Gay, Hist. d. Chile; Zool. Y, p. 518; la 1r0 est figurée avec des détails, Col. pl. 30, f. 11, et la 3e pl. 30, f. 12. — E. sutura-alba, L. Fairm. et Germ. loc. cit, p. 531.

(3) L. vittigerum, lineare, Pascoe, loc. cit.; avec une figure du 1er, pl. 11, {19

Coléoptères. Tome IX (?). 20 À

GrouPE LIX. Anisocérides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires largement ouvertes en dehors. — Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires.

Mandibules minces, médiocres. — Tête non rétractile, peu distante des hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes au maximum un peu plus longues que le corps, souvent munies d’épines, de lamelles ou de toutfes de poils; leur scape en massue ou pyriforme, parfois très-aminei à sa base. — Yeux finement granulés. — Prothorax tuberculé latéralement. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes médiocres, les antérieures ayant une légère tendance à s’allonger; hanches antérieures plus ou moins grosses et saillantes, anguleuses en dehors; tarses courts, à article 1 moins long que 2-3 réunis; les antérieurs assez souvent dilatés chez les mâles. — Métasternum en général court. — Saillies sternales lamelliformes, — Corps toujours large, presque toujours court et massif.

Avec ce groupe commence une longue série d'espèces presque exclusivement propres à l’Amérique, d’une physionomie particulière, et que les auteurs les plus récents s'accordent à désigner sous le nom d’Acanthodérides ou son équivalent. Maïs ces insectes ne sont pas aussi homogènes qu’on le croit généralement. Les deux seuls caractères essentiels qu'ils ont en commun, sont d'avoir un sillon aux jambes intermédiaires et les crochets des tarses divariqués. Ils varient sous deux autres points de vue non moins importants, à savoir la forme des hanches antérieures et la structure des cavités cotyloïdes intermé- | diaires. Le groupe actuel comprend une partie de ceux chez qui les premières sont anguleuses en dehors et les secondes ouvertes. IL correspond, à quelques différences près, aux Onychocérites et aux Anisocérites de M. J. Thomson (1). k

Ses espèces, presque toutes d'assez grande taille, sont remarquables soit par leur forme générale, soit par la sculpture de leurs téguments ou leur livrée. Quoique médiocrement nombreuses, elles ne forment pas moins de 13 genres propres à l'Amérique du Sud intertropicale, sauf un seul (TaryaLLis) qui est particulier au Mexique.

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