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II. Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées HÉBESTOLIDES

GrRouPeE I. Phytœciides vraies.

Tôte non rétractile (4), — Yeux rarement divisés (2). — Elytres en général non carénées latéralement. — Jambes intermédiaires munies d'un sillon rarement obsolète; crochets des tarses variables. — Les quatre 4% segments de l'abdomen égaux ou décroissant peu à peu et faiblement. — Episternums métathoraciques larges, triangulaires. — Corps plus ou moins allongé et étroit.

Les premiers genres de ce groupe ayant les élytres carénées latéralement et même (Srgara, Vozumnia) les crochets dés tarses simples chez les femelles, se rattachent de très-près aux Glénéides et en particulier aux GLenea; les derniers (DYENMONUS, LINDA, éte.) ont une ressemblance prononcée avec les Tétraopides; les autres ne sont

(1) Sauf chez Vorumnia et MonæGamus qui, par là, se rapprochent de près des Amphionychides dont la rétractilité de la tête est le caractère le plus essentiel. Ils s’en distinguent par leurs crochets des tarses appendiculés, leurs épisteroums métathoraciques plus larges et l'égalité de leurs quatre premiers segments abdominaux.

(2) Deux genres (OxyLia, Opsivra) ont ces organes aussi largement divisés que les Tétraopides. La forme générale beaucoup plus svelle de leurs espèces et leur abdomen dont les quatre premiers segments sont subégaux, sont tont ce qui les en sépare.

que des modifications des deux types représentés en Europe par les Payroecra et les OBErra.

Ces insectes sont exclusivement propres à l'ancien continent; l'Australie, la Polynésie et l'Amérique du Sud ne paraissent jusqu'ici en posséder aucune espèce. Les 23 genres qu'ils constituent reposent, pour la plupart, sur des caractères si légers et si sujets à s’affaiblir qu'il est très-difficile d'en dresser un tableau synoptique. Le suivant est ce que j'ai pu faire de mieux.

I. Elytres carénées latéralement ; leurs épipleures plus ou moins larges.

a Cuisses postér. dépassant fortement le 2e segment abdominal, au moins chez les œ,

b Elytres sans côtes; crochets des tarses simples chez les &. Tête non rétractile; élytres déprimées, cunéiformes : Stibara. — rétractile; — assez convexes, naviculaires : Volumuia.

bb Elytres munies de côtes longitudinales : Nupskera. aa Cuisses postér, ne dépassant pas ou quetrès-peu le 2e segment abdominal. * Tubercules antennifères distants; front équilatéral : Dystus. —— contigus; — allongé : Scylasis.

IL. Elytres sans carènes latérales (1); leurs épipleures en général très-étroites, parfois nulles en arrière.

© Cuisses postér. dépassant (en général) fortement le 2e segment abdominal, sauf pérfois chez les ®.

d Élytres assez convexes, naviculaires, fortement ponctuées en stries sur le disque, striées-ponctuées sur leurs épipleures : Morægamus (2).

d Elytres peu convexes ou déprimées; cunéiformes ou parallèles, ponctuées sans ordre ou partiellement en stries, jamais striées-ponctuées.

e Pattes postér. ainsi que leurs tarses, très-allongées : Ossonis.

ee — de longueur uormale.

f Elytres peu à peu rétrécies dès leur base; crochets des tarses presque toujours bifides.

g Antennes subeylindracées, filiformes, en général grèles.

h Yeux largement divisés.

Tarses postér. robustes, à art. 1 moins long que 2-3 réunis : Oxylia.

Tarses postér. grèles, à art, 1 plus long que 2-3 réunis : Opsilia.

(1) Parfois (par ex, Phylœcia Wachanrui, BLerisanis) leurg épipleures for= ment un angle droit avec le disque, mais sans que leur arête supérieure soit carénée. Ce cas est très-rare.

(2) Malgré ses élytres sans carènes latérales, ce genre est très-voisin des Vo- LUMNIA et doit être mis à leur suite. :

PHYTŒCIIDES VRAIES. 851 hh Yeux échancrés, î Saillie mésosternale en triangle aigu, très-étroite.

Prothorax cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés : Phylœcia. -

— peu convexe, fortement renflé — Cardoria.

ii Saillie mésosternale large à sa base, rétrécie et parallèle ou subparallèle en arrière.

k Antennes à art. 1 plus court que 3; prothorax globoso-ovalaire : Helladia.

kk Antennes à art. 1 plus court que 3; prothorax cylindrique. Elytres assez convexes; leur pubescence mouchetée : Piemia. — planes; — égale : Conizonia.

kkk Antennes à art. 1, 3, 4 égaux : Coptosia.

gg Antennes robustes, atténuées au bout, à articles obconiques : Mallosia.

ff Elytres parallèles; cuisses postér. longues : Sfenostola. ce Cuisses.postér. au plus égales aux deux 1ers segments de

l’abdomen, parfois plus courtes; crochets des tarses appendiculés.

Prothorax cylindrique, très-rarement muni de nodosités en dessus. m Antennes grêles, filiformes ou atténuées au bout.

Elytres rarement sinuées sur les côtés dans leur milieu : Oberea. nn — sinuées — — par-

fois subulées chez les c.

1er segment abdominal rétréoi à sa base : Nitocris.

= — cylindrique : Schœnionta.

mm Antennes cyliadracées, peu à peu épaissies au bout, parfois atténuées chez les ®, mais alors épaissies et trèsvelues dans leur milieu.

Corps svelte; élytres canaliculées sur la suture : Blepisanis. — assez large; élytres munies de côtes longitudinales : Dyenmonus.

Prothorax muni de nodosités en dessus et sur les côtés. Antennes simples : Linda.

— àart. 3 épaissiet villeux : Dasylinda.

STIBARA.

Hors, Trans. of the Linn. Soc. XVIII, p. 598 (1).

Mâles : Tète ne débordant pas le prothorax, faiblement concave entre ses tubercules antennifères; front subconvexe, un peu plus

(4) Syn. Nicorerea, Pascoe, Longic. Malayan. p. 364, note. — Sarprpa Fab. — CEnameyx Oliv.

haut que large; joues allongées. — Antennes assez robustes, subcylindracées, faiblement ciliées en dessous à leur base, de la longueur du corps, à articles 1 égal à 3, celui-ci et 4-11 décroissant peu à peu, — Lobes inférieurs des yeux transversaux, assez grands.—Prothorax transversal, cylindrique, renflé ({etraspilota) ou (par ex. perforala) tuberculé latéralement, muni en dessus de deux à trois nodosités, et en avant d’un sillon transversal plus ou moins marqué. — Ecusson carré. — Elytres médiocrement allongées, planes ou presque planes en dessus, cunéiformes, carénées latéralement, munies chacune d'une côte partant de l'épaule, abrégée en arrière et accompagnée d'une ou deux rangées de gros points enfoncés, — Pattes robustes; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures un peu plus courtes que le corps; tarses médiocres, leurs crochets appendiculés. — Saillie mésosternale médiocrement large et parallèle en arrièré, la prosternale beaucoup plus étroite. — Corps robuste, cunéiforme, partiellement pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps, — Tous les exemplaires que j'ai vus de ce sexe avaient les crochets des tarses simples.

Par suite de cette différence sexuelle dans ces crochets, les mâles appartiennent au groupe actuel et les femelles à celui des Glénéides. Le genre est, par conséquent, ainsi que les Vozumnia qui présentent le même caractère, exactement intermédiaire entre les Lamiides vraies et les Phytœciides.

Il est indien comme les GLENEA etne comprend, à ma connaissance, que quatre espèces, dont deux décrites par Hope (1). Sur l’une des deux autres, M. Pascoe a établi récemment son genre NicorTEeLrA (2), qui ne me paraît pas suffisamment distinct. Ces espèces ne diffèrent, en effet, de celles publiées par Hope que par leur taille plus petite, leurs élytres plus planes et dépourvues de ligne saillante means pour tout le reste elles sont à l’état normal.

Ces insectes n’ont rien de la livrée élégante des GLenea et leur pubescence n’a pas cet aspect velouté qu’elle prend habituellement chez ces dernières.

(1) S. tetraspilota, trilineata, Hope, loc. cit. avec une figure de la première pl. 40, f. 8; Assam. — La S. obsoleta de M. J. Thomson (Essui, etc. p. 60) me parait, d’après la déscriplion, étrangère au genre ; M. Pascoe (Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 259) l'avait déjà décrite sous le nom de Gone rufina.

(2) Le type est la Sap. nigricornis de Fabricius (Spec. ins. J, p. 218; Syst. El. II, p. 286; Cer. id. Oliv. Entom. IV, 67, p. 111, pl. 8, f. 55). Il y a dans Fabricius deux Sap, nigricornis dont une, appartenant aux PuyrokciA, ést eu ropéenne. Afin de remédier à ce double emploi, Schænherr (Syn Jus. IL, p: 418) a imposé à celle dot il s’agiten ce moment le nom de perforata; dans toutes les collections où je l’ai-vue, elle figurait parmi les Sriara. — La seconde, 6spèce est la Sap. morbiliosa, Fab. Syst. EI. IT, p. 349. — Ces deux insectes ha= bitent le continent indien.

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