‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 66 sur 93 · VOLUMNIA · texte numérisé non relu

VOLUMNIA

J. Tuows. Essai, etc. p. 58.

Tète subrétraoctile, ne débordant pas le prothorax, médiocrement concave entre ses tubercules antennifères; front beaucoup plus haut que large; joues allongées. — Antennes à peine ciliées en dessous, assez robustes, non cylindracées, un peu plus longues (9) ou un peu plus courtes (9) que le corps, pareilles, du reste, à celles des Sripara, avec leur article 11 appendiculé chez les œ. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges. —- Prothorax transversal ou non, cylindrique, un peu resserré sur les côtés avant sa base; ses sillons transversaux presque obsolètes. — Ecusson en triangle curviligne.— Elytres courtes, légèrement convexes, naviculaires, carénées latérale ment, peu à peu atténuées et tronquées en arrière, débordant fortement le prothorax à leur base; leurs épipleures larges en avant, beaucoup plus étroites dans leur moitié postérieure. — Pattes, abdomen et saillies sternales pareils à ceux des SriBara; crochets des tarses appendiculés chez les œ, simples chez les ©, comme chez ces dernières. — Corps Cpais, densément pubescent en dessous, partiellement en dessus, hérissé de poils fins redressés,.

Genre représentant en Afrique les GLenga et les Srisara des Indes orientales, surtout ces dernières, dont il diffère principalement par la subrétractilité de la tête, le prothorax sans nodosités, les élytres privées de lignes saillantes et de gros points enfoncés, enfin par la vestiture. :

Il a pour type une espèce (1) de Natal, de la taille des Guenea de seconde grandeur, d’un rouge-brun, tachetée partout de blanc, avec les pattes et les antennes noires; ses élytres sont densément et fortement ponctuées à leur base.

(1) V. Westermanni, J. Thoms. loc. cit. p. 89. M. J. Thomson a regardé cet insecte comme identique avec la Sphenura Westermanni de Dejean (Cat. éd. 3, p. 376) qui est originaire de le côte de Guinée. Suivant M. Chevrolat (The Journ, of Entom. I, p. 189), cette dernière formerait une espèce distincte qu’il nomme guineensis. — Une 3e espèce est: Sap. apicalis, Ghevrol. Rev. et Mag. of Zool. 1857, p. 108; Vieux-Calabar.

Comme il n’y a pas de vraies GLENEA ni de Sripara en Afrique, les espèces suivantes rapportées à l’un ou à l'autre de ces deux genres appartiennent peul-être à celui-ci ou, du moins, le touchent de très-près : Glen. quinquelineata, carneipes, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 187; Vieux-Calabar. — G. arcuata, puella, Chevrol. ibid. 1858, p. 310; mème pays. — Sphen. gabonica, udelpha, 22-maculata, . Thoms. Archiv. entom. I, p.200; Gabon. — Glen. jucunda, X. Thoms. Essai, etc. p. 50, Sénégal. — Glen. Buquelii, Guinée, arida, Natal; calabarica, Galabar; 3. Thoms. Syst. Cerambyc. p.564 sq, — Sap. balleata, Klug in Erm. Naturhist. Atlas, p. 45, pl. 16, f. 8; Sénégambie. Il est probable que quelques-uns de ces insectes appartiennent au genre MorÆGanus qui suit, :

MORÆGAMUS.

J. Tuous. Physis, IL, p. 188.

Je ne trouve pour distinguer ce genre des VozumniA que les caractères qui suivent, mais ils sont suffisants.

Antennes à article 11 non appendiculé chez les &, plus grand que 10.— Elytres de même forme, mais s'arrondissant pour former leurs épipleures qui sont de largeur normale, tronquées à leur extrémité, avec leur angle externe épineux.

L'espèce typique, décrite par M. J. Thomson, sous le nom de Sphenura flavicapilla (1), est originaire de la côte de Guinée (Grand-Bassam) et de la taille des Vozumnia, mais a une livrée et une sculpture différentes. Elle est noire avec le dernier segment abdominal, la tête, le prothorax et les élytres d’un jaune ferrugineux; glabre en dessous et hérissée de poils fins en dessus; ses élytres sont fortement et régulièrement ponctuées en stries sur le disque, striées-ponctuées sur leurs épipleures.

NUPSERHA.

(Cnevroz.) J. Tuows. Essai, etc. p. 60 (2).

Tète débordant le prothorax, faiblement concave entre ses tubereules antennifères; front subconvexe, subéquilatéral; joues allonges, —Antennes assez robustes, subfliformes, finement ciliées en dessous, pas plus ou un peu plus longues que le corps chez les, plus courtes chez les 9, à articles 4 un peu plus grand que 3, 4-11 plus courts que ce dernier, décroissant graduellement.— Lobes inférieurs des yeux médiocres, transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, plus ou moins renflé sur les côtés, parfois muni sur le disque d’une élévation longitudinale; ses sillons transversaux plus ou moins marqués. — Ecusson variable, — Elytres médiocrement allongées, subparallèles ou peu à peu atténuées en arrière, planes sur le disque, avec la suture relevée, carénées latéralement, munies chacune dé une à deux côtes longitudinales, parfois peu saillantes, tronquées à leur extrémité, avec leur angle externe épineux et le sutural dentiforme. — Pattes médiocres; cuisses postérieures égales ou subégales aux trois 125 segments abdominaux; tarses médiocres; leurs crochets appendiculés (3). — Les quatre 1°" segments de l’abdomen tantôt décrois-

(1) Archiv. entom. IE, p. 253, pl. 14, f. 9.

(2) Nom proposé par M. Chevrolat (Rev. et Mag. d. Zool. 1858, p. 358) pour remplacer celui de SPneNurA qu'’autérieurement (ibid. 1855, p. 288) il voulait restreindre à des espèces africaines, réservant ceux de GLENEA et STIBARA pour des espèces indiennes.—Syn. Sripara J. Thoms. olim.—Srnenura Dej., Erichs. — Sapenpa Fab., Oliv., Daim., Erichs., Wiedom.

(3) M. J. Thomson les indique comme étant simples; ils sont appendiculés

PHYTŒCIIDES VRAIES. 855

sant peu à peu, tantôt subégaux (1). — Corps médiocrement allongé, faiblement pubescent, souvent presque glabre.

En ce moment, ce genre se compose d'espèces indiennes (2) et africaines (3), mais on le rendrait plus homogène en le limitaut aux premières. Toutes, du reste, sont de taille moyenne et leur livrée ne se compose jamais que de deux couleurs, le fauve et le noir diversement combinés; elles varient surtout sous le rapport des côtes des élytres, qui sont en général fortement et plus ou moins régulièrement ponctuées; le prothorax l'est beaucoup moins et souvent lisse.

DYSTUS. s Pascor, Longic. Malayan. p. 416.

Genre voisin des Nursmera, dont il ne se distingue que par les points suivants :

Mûle : Antennes plus grôles, cylindracées, un peu plus longues, à articles À cylindrique, sinué en dessous à sa base, égal à 3; celui-ci et 4-41 subégaux. — Lobes inférieurs des yeux plus gros, équilatéraux, — Prothorax cylindrique, muni à sa base d’un sillon très-marqué se prolongeant obliquement sur les côtés, ceux-ci munis avant ce sillon d’un tubereule obtus. — Elytres plus allongées, cunéiformes, très-planes en dessus, carénées latéralement, munies chacune d'une côte tranchante longeant la carène de son côté, tronquées en arrière, avec leurs angles externes épineux. — Corps plus étroit et plus allongé.

chez tous les exemplaires que j’al sous Les yeux; il ust, du reste, possible que ces exemplaires soient tuus des mâles et que ce caractère varie selon le sexe, comme dans les deux genres précédents.

(1) Autant que jen puis juger, le premier cas me paralt avoir lieu plus particulièremenut chez les espèces indieunes, le second chez les espèces africaines. Je trouve, en outre, que les premières ont le sillon des jambes intermédiaires bien marqué, tandis qu’il est peu apparent et mème obsolète chez les secondes,

(2j Sap. quadrioculata, Thunb. Mus. nat. Acod. Upsal. p. 57 (Sap. costata, Wiedem. Zool. Mag. IE, 1, p. 112; Stib. carinata, 3. Thoms. Archiv. entom. I, p. 146; Sphen. 4-punctatu Dej.); Java, — Sap. fricator, Dalm. in Schœuh. Syn. Ins. Ill; Append. p. 183 (S. japonica? Taunb, loc. cit.); Malacca, Java, Borneo, ete.—Sap. ustulata, Erichs. Nov. Act. Acad. nat. Curios. XVI, Suppl, I, p. 270; îles Phihppines. — Stib. cosmopolita, bicolor, 3. Thoïns. Archiv. entom, 1, p. 146; continent indien; la 1re est le type du genre pour M. J. Thomson. à

(3) Sap. analis, bidentala, Fab. Syst. El. IL, p. 325; Guinée. — Sap. bidentula, deusta, Dalm. in Schœnb. loc. cit. p. 182; Sierra-Leone. — Sphen. basalis, Erichs. Archiv, 1843, [, p.262; Angola. — Sphen. larifuga, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 288; Vieux-Calabar. — Sphen. lineigera, G-punc=tata, impunctata, cccipitalis, Chevrol. ibid. 1857, p. 166, — Sphen. pallida, Y, Thoms. Archiv, entom. Il, p. 202; Gabon.

A ces différences s'ajoute une livrée qui n’est pas la même que celle des Nupsaera. L'unique espèce (1) du genre est en effet d'un beau jaune, avec les antennes (sauf le scape), les 2/3 postérieurs des élytres, les pattes postérieures et le sommet de l’abdomen, noirs; les secondes sont ornées dans leur milieu d’une tache commune, allongée, d'un gris soyeux; les quatre 1° segments abdominaux d’une épaisse pubescence soyeuse d’un jaune pâle; tout le réste des téguments est glabre. Cet insecte, un peu plus grand que les Nursnera, habité Singapore et Sumatra.

SCYTASIS.

Pascor, Longic. Malayan. p. 414.

Mûles : Tête assez distante des hanches antérieures, débordant à peine le prothorax, médiocrement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, rapprochés à leur base; front convexe, beaucoup plus haut que large; joues allongées. — Antennes assez robustes, cylindracées, presque glabres, non ciliées en dessous, un peu plus courtes que le corps, à articles 1 en cône renversé, sinué en dessous à sa base, un peu moius long que 3, 4-5 plus courts que ce dernier, décroissant lentement. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, transversaux. — Prothorax cylindrique ou cylindrico-oyalaire, plus ou moins resserré sur les côtés à sa base. — Ecusson en triangle allongé. — Elytres très-allongées, largement canaliculées, avec la suture saillante, fortement carénées sur les côtés et munies chacune d’une carène longitudinale entière et très-marquée, peu à peu rétrécies et bi-mucronées en arrière, débordant faiblement le prothorax en avant. — Pattes médiocres, les postérieures plus longues que les autres; leurs cuisses linéaires, moins longues que les deux 1% segments abdominaux; jambes intermédiaires sans sillon; tarses courts, leurs crochets appendiculés. — Pygidium découvert; 3° segment abdominal allongé, conique, sinué au bout.— Saillie mésosternale de largeur moyenne, parallèle; la prosternale étroite, fléchie postérieurement. — Corps très-allongé, étroit, en grande partie glabre, brillant.

Par la sculpture de leurs élytres, ces insectes se rapprochent des Nupshera et des Dysrus, mais ont un facies tout-à-fait différent, par suite de leur forme allongée et de leurs téguments brillants (2), Le rouge ou le jaune ferrugineux associés au noir composent leur livrée; la ponctuation de leurs élytres est forte et disposée en rangées assez

(1) D. notator, Pascoe, loc. cit. pl. 16, f 6.

(2) Au premier aspect ils ressemblent beaucoup aussi aux ECTINOGRAMMA ; mais ces dernières sont des Lamiides vraies que la forme de leur tête m'a engagé à comprendre dans les Hippopsides.

PHYTŒCIIDES VRAIES. 857

régulières. M. Pascoe en décrit trois espèces (1) de grande taille et originaires de Borneo, +

OSSONIS.

Pascor, Longic. Malayan. p. 417.

Mâle : Tête pas plus large que le prothorax, plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci nuls; front convexe, plus haut que large; joues très-courtes. — Antennes grêles, sétacées, pubescentes, lächement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 subeylindrique, plus court que 3, celui-ci et 4-14, décroissant à peine. -— Lobes inférieurs des yeux grands, allongés. — Prothorax plus long que large, cylindrique, peu à peu atténué en arrière, muni d'un faible sillon transversal seulement à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, presque planes sur le disque, sans carènes latérales, peu à peu rétrécies et largement tronquées en arrière. — Pattes peu robustes ; les quatre antérieures courtes, les postérieures très-allongées; leurs cuisses dépassant assez fortement les élytres; leurs tarses grèles, à article 4 près de quatre fois aussi long que 2-3 réunis; crochets de tous appendiculés. — Saillie mésosternale très-étroite, parallèle en arrière; la prosternale presque nulle entre les hanches antérieures. — Corps assez allongé, pubescent.

L'espèce unique (2) de ce genre très-distinot a la plus grande ressemblance avec la Cryllis clytoides du groupe des Glénéides, même sous le rapport de la livrée. Elle est presque en entier blanche en dessous et grise en dessus, avec les élytres ornées de deux bandes noires communes; l’une submédiane, en chevron à sommet dirigé en avant, l'autre, postmédiane et transversale; le sommet des antennes, les jambes postérieures (sauf à leur base) et leurs tarses sont d'un jaune pâle. Cet insecte habite Borneo,

Les deux genres suivants, remarquables par leurs yeux largement divisés, comme ceux des Tétraopides, sont dés démembrements des Puvrorcta; il suffira, dès lors, de signaler les points qui les distinguent de ces dernières.

OXYLIA.

Murs. Col. d. France; Longic. éd. 2, p. 398 (3).

Tête plus étroite que le prothorax. — Antennes épaisses, légèrement sétacées, plus courtes que le corps dans les deux sexes, à ar-

(1) S, nitida, puncligera, oxyura, Pascoe, loc. cit. p. 415; avec une figure de la première, pl. 16,f. 8.

(2) O. clytomima, Pascoe, loc. cit. p. 418, pl. 15, € 10.

(3) Syn. Mazzosta pars, Muls. — Sarenoa Friw., Brullé,

ticle 4 beaucoup plus court que 3. — Yeux divisés (1); leurs lbes inférieurs grands, presque carrés. — Prothorax transversal, fortement arrondi sur les côtés. — Elytres déprimées sur le disque, peu à peu atténuées et obtusément acuminées en arrière, forternent ponctuées, sauf à leur extrémité. — Pattes assez longues, les postérieures un peu plus que les autres. — Pygidium fortement échancré chez les mâles. — Saillies mésosternale et prosternale extrêmement étroites, — Corps oblong, épais, subtomenteux.

M. L. Faïrmaire rapporte à ce genre deux espèces (2) qui me sont inconnues et que M. Mulsant avait placées dans deux genres différents. Elles sont assez grandes et propres à l'Europe orientale.

OPSILIA.

Mucs. Col. d. France; Longic. éd. 2, p. 31 (3).

Ce genre ne diffère absolument des PayTorcrA qu'en ce que ses espèces ont les yeux largement divisés en deux lobes dont l’inférieur, beaucoup plus grand que le supérieur, est subéquilatéral.

Elles sont toutes (4) de la taille des Phyt. lincola, cylindrica, etc., et ont un facies et une livrée analogues aux leurs.

PHYTŒCIA.

(Desr.) Muus. Col. d. France; Longic. éd. 1, p. 199 (5).

Mâles : Tète désordant un peu le prothorax, plane entre ses tuber-

(1) M. Mulsant assigne aux deux genres dans lesquels il à compris les espèces de celui-ci des yeux non divisés; ces organes le seraient, au contraire, complétement, selon M. L. Fairmaire. Je ne m'explique pas ces opinions différentes sur un caractère si aisé à reconnaître. Dans le doute où je suis à cet égard, j'adopte provisoirement l'opinion du second de ces savants entomologistes.

(2) Sap. atomaria, Friwaldek. Sec. L. Fairm. Gen. d, Col. d'Eur.; Cerambys. p. 248; mais Je ne puis découvrir dans quel ouvrage (0. languida, Muls. loc. cit. p. 99; Sap. argentata? Ménétr. Cat. ris. p. 227); Turquie d'Europe, Asie-Mineure. — Sap. Duponcheli, Brullé, Expéd, d. Morée; Entom. p. 260, pl. 43, f. 4 (Mallos. id. Muls.).

(3) Syn Sargkpa guctor. — Puyrogcia Muls. (olim), Küster, L. Redtenb., Lucas,

(4) Phyt. flavicans, Muls. Opusc. entom. I, p. 420 (P. flavescens Muls. (olim}; var. incerta Muls.), France mér, — Sap. virescens, Fab. Syst, El. I, p.328 (S. cœruleus Laichart.; var, S. œruginosa Duf.; echii Chevrol.; obscura Bris. de Barnev.); Europe, —Sap. molybdæna, Daln. in Schœnh. Syn. ins. IX; Append. p.186; Europe mér,— Phyt. malachitica, Lucas, Explor. d. l'Algér. Euton. p. 507, pl. 43, f, 7; Algérie.

» (9) Syr. Musanra, d. Thoms. Syst. Cerambyc. p, 120,— Comzonia, L. Fairm. Gen. d. Col. d’Europ.; Cérambyc. p. 176. — Ceramsyx et Sapenpa auctor.

FHYTŒCIIDES VRAIES. 859

cules antennifères; front plus ou moins convexe; joues allongées. — Antennes plus ou moins minces, cylindracées ou subcylindracées, faiblement ciliées eu dessous, de la longueur du corps ou un peu plus longues, à articles 1 en cône renversé, un peu plus court que 3, celuici médiocrement plus grand que #4, 3-41 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs plus ou moins transversaux. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, parfois légèrement arrondi sur les côtés. — Eeusson variable. — Elytres en général médiocrement allongées, déprimées sur le disque, rarement un peu convexes, sans carènes latérales, subparallèles ou un peu atténuées en arrière, tronquées ou arrondies au bout. — Pattes au plus médiocres ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures dépassant plus ou moins le 2 segment abdominal; tarses à articles 4 plus court que 2-3 réunis; crochets bifides, leur division interne de longueur variable (1). — 5° segment abdominal arrondi ou bisinué au bout.—Saillie mésosternale étroite, en triangle aigu; la prosternale très-étroite. — Corps finement pubescent, plus ou moins hérissé de poils fins. .

Femelles : Antennes un peu plus courtes. — 3° segment abdominal tronqué ou subtronqué au bout, en général sillonné sur la ligne médiane. — Corps plus parallèle.

Genre riche en espèces, mais au sujet duquel la plus grande divergence d'opinion règne en ce moment parmi les auteurs qui s’en sont occupés. J'ai adopté, non sans quelque hésitation, tous les genres créés en dernier lieu à ses dépens par MM. Mulsant et L. Fairmaire. Quant au genre MusariA (2) de M. J. Thomson, je ne lui trouve pas de limites appréciables.

Sauf un petit nombre (Wachanrui, argus, ete.) plus grandes et d'un facies plus robuste, les Pavrorcra sont de teille assez petite, pius ou moins svelles, et ont une livrée généralement très-simple, verdâtre ou bronzée, avec les pattes sujettes à devenir jaunes en totalité où en partie. Toutes ont les élytres couvertes d'une ponctuation fine, dense et homogène (3).

(1) MM. Mulsant (loc. cit. éd. 2, p. 402) et L. Fairmuire (loc. cit, p. 173) leur assignent des divisions presque égales. Cette forme me parait, au contraire, exceptionnelle (par ex. affinis); l'interne varie beaucoup. Il y à même des espèces (par ex. cylindrica) où ces crochets ne sont plus bifides, mais appendiculés.

(2) Le type est la P. affinis, petite espèce formant avec quelques autres (Wachanrui, argus, bulcanica, ete.) un gronpe où le corps est de forme plus courte, par suite plus robuste, et dont la plupart des espèces ont, comme les Oserra, le prothorax orangé et orné do callosités noires, livrée à laquelle la tête participe quelquefois. M. J. Thomson supprime tous les genres établis par M. Mulsant et les réunit aux Puyroscta.

(3) Esp. européennes (d’après MM. Mulsant et L. Fairmaire) : P. puncticollis,

Coléoptères. Tome IX (2). 29

La distribution géographique de ces insectes est remarquable et so borne à l'Europe, au nord de l'Afrique et à l'Asie. Il ne paraît pas y ‘en avoir dans le surplus de l’ancien continent.

Comme pour les Oxvra et les Opsixra, je me borneraï à indiquer les caractères qui distinguent les six genres suivants de celui-ci.

CARDORIA.

Muzs. Col. d. France; Longic. éd. 2, p. 436. \

Tète plus étroite que le prothorax. — Antennes moins longues que le corps dans les deux sexes. — Yeux très-profondément échancrés. — Prothorax transversal, fortement dilaté et arrondi de chaque côté en avant chez les d, moins et plus au milieu chez les Q.— Elytres planes, peu à peu atténuées et légèrement échancrées en arrière chez les premiers, un peu convexes et parallèles chez les secondes.

Sans la forme du prothorax chez le sexe mâle et la différence dans

Falderm. Faun. entom. Transcauc. p. 291, pl. 10, f. 1; Russie mér. — Sap. argus, Fræl. Naturf. XVH, p. 155; Allemagne, Hongrie. — P. Jourdani, Muls. loc. cit, éd. 4, p. 202; France mér, et or.— Wachanrui, Muis. Mém. de l’Acad. d. Lyon, 1, p. 127 (syriaca Chevrol.); Turquie, Syrie. — Sap. affinis, Panz. Eutom. germ. p. 257 (Sap. janus Frœl.); Allemagne, France or. — Sap. virgula, Touss.-Charp. Horæ entom. p.225 (puncium Ménétr., Falderm.); Russie et France mér. — Sap. lineola, Fab. Sÿst. EL. IL, p. 333; Europe. — P, cyclops, Küster, Die Kæf. Europ. XIE, p. 88 (vulnerata Muls.); Espagne, — Sup. humeralis, WalU, Isis, 1838, p. 471 (scapulala Muls.); Turquie, Syrie.— Sap. rufipes, Oliv. Entom. IV, 68, p. 25, pl. 2, f. 14 {(P. Ledereri Muls.; Ober. cœca Küster); France mér., Espagne. — Sap. flavipes, Fab. Syst. El. IL, p. 329 (Sap. umbellatarum Wall, P. femoralis Muls.); Europe mér., Algérie. — P. balcanica, Küster, loc. cit. XIII, 87; Turquie. — Sap. pretexiala, Stev. in Schærh. Syn. Ins. IN; Appond. p. 1#4; Crimée. — Sap. Baccueti, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 264, pl. 43, £. 6; Grèce.—Sap. millefolii, Adams, Mém. d. 1. Soc. d. Natur. d. Mosc. V, p. 313 (Sap. azurea Stev.); Caucase, Turquie, Grèce. — Snap. rufunana, Schrauk, Naturf. XXIV, p. 77 (Sap. cylindrica Laichart.; Sap. flavimanu Panz.); Europe tempér. — P, cephalotes, Küster, loc. cit. VII, 61; Grèce. — P. geniculata, Muls. Longic. éd, 2, p. 420; Turquie, — P. erythrocnemu, Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom. p. 506, pl. 45, f. 6 (Grenieri L. Fairm.); France mér., Algérie. — Sap. ephippium, Fab. Syst. EL. I, p. 332; Europe mér. — Cer. cylindricus, Linné, Syst. Nat. II, p. 633 (Cer. cinereus De Geer); Sap. sylphoides Schrank; Europe, — L. ragusana, Küster, loc. cit. J, 55; Dalmatie. — Sup. solidaginis, Waltl, Reise n. Span. IL, p. 43 (P.nigricornis Muls.); Allemagne, France, — Sap. nigricornis, Fab, Syst. EL. IL, p. 326 (S. canaliculata Frœl.; S. absinthii Stev.; Var. P, Julii Muls.); Europe. — P. fumigata, vestita, Küster, loc. cit. XV, 81, 82; Grèce. — P. albovittigera, V. Heyd. Berlin. entom. Zeitschr. 1863, p. 130. — Sap. modeste, Wall, Isis, 1838, p. 471; Turquie.

Exp. de l’Algérie : P. cyrlana, Lucas. Ann. d. Sc. nat. Ser. 2, 18, p.187. — Warnieri, rubricollis, Lucas, Explor. d. l’Algér.;, Eutom. p. 503 et 505, pl. 43, f' l'et 3,

PHYTŒCIIDES VRAIES. 861

la forme générale entre les deux sexes, ce genre mériterait à peine d’être séparé des Payræcra. Il ne comprend que la Saperda seutellata de Fabricius (1), espèce de la taille de la Phylæcia lineola, ayant une livrée analogue et propre à l'Autriche.

HELLADIJA.

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