‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 70 sur 93 · L. Famm. Gen. d. Col. d'Eur.; Cérambyc. p · texte numérisé non relu

L. Famm. Gen. d. Col. d'Eur.; Cérambyc. p

Tête de la largeur du prothorax. — Antennes assez robustes, un peu plus longues que le corps chez les à articles 4, 3, 4 égaux. — —Prothorax transversal, cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés. — Elytres planes sur le disque, parallèles, arrondies en arrière, avec la suture brièvement subépineuse, fortement ponctuées, les points médiocrement serrés presque effacés en arrière. — Saillie mésosternale assez large, subparallèle; la prosternale plus étroite. — Corps assez court, épais, subtomenteux.

Le type du genre est la Phytæcia languida de Ménétrier (2), petite espèce de l'Orient, noire, avec trois bandes longitudinales blanchâtres sur le prothorax et les côtés du corps, ainsi que les pattes d’un blanc argenté.

(1) Sap. vittigera, Fab. Syst. Ei. II, p. 318; Lucas, Explor. d, l'Algér.; Éntom. pl. 43, £.9; type du genre Puvrogcra pour MM. Mulsant et J, Thomson. —Sap. detrila, Fab. loc. cit. p. 319 (Sap. Guerinii, Do Brème, Rev. zool. 1840, p. 240; Sap. glauca, Erichs. in Wagner, Reis. in Alger. III, p. 189; Sap. cinerea, Gory in Guér.-Ménev. Mag. d, Zool.; Ins. 1841, pl. 74),

(2\ Mém. d. l’Acad. d. St.-Pétersb. Sér. 6, V, 1839, p. 42; L. Fairm. Gen. d. Col. d'Eur.; Cérambye. pl. 55, f. 257; Turquie d'Europe, Syrie.

PHYTOECIIDES VRAIES. 863

MALLOSIA.

Murs. Col. d. France; Longic. éd. 2, p. 399 (1).

Mâle : Mandibules très-épaisses. — Tête de la largeur du prothorax, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; front fortement transversal. — Antennes très-robustes, peu à peu atténuées, de la longueur du corps, à articles 4 plus long que 3, celui-ci un peu plus que 4, tous deux obconiques, ainsi que 5-6, 2 assez grand. — — Lobes inférieurs des yeux assez fortement transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, atténué en arrière. — Elytres planes sur le disque, peu à peu atténuées et obtusément arrondies en arrière. — Pattes très-robustes; cuisses postérieures un peu plus courtes que le corps; tarses larges, à articles 4 un peu plus long que 2. — Pygidium recouvert; 5e segment abdominal bisinué au bout, — Saillie mésosternale de largeur moyenne, subparallèle, tronquée au bout; la prosternale plus étroite. — Corps épais, cunéiforme, densément tomenteux, velu en dessous,

Femelle : Antennes un peu plus courtes que le corps. — Elytres assez convexes, oblongo-ovalaires, isolément arrondies et déhiscentes à leur extrémité. — Pattes un peu plus courtes; cuisses postérieures dépassant un peu le 2 segment abdominal. — Pygidium découvert en partie; 5° segment de l’abdomen rétréoi et subtronqué en arrière, — Corps oblong, aptère.

Des trois espèces comprises par M. Mulsant dans ce genre, le meilleur de ceux qu’on a distraits des Payræcra, M. L. Fairmaire n'a conservé que la première (2). Elle est remarquable par l’absence des ailesæhez la femelle et sa forme différente de celle du mâle; elle ressemble assez à un DorcapioN pour que J. Sturm s’y soit laissé tromper et l'ait placée dans ce genre.

Cet insecte, de première grandeur pour une Phytæciide, est revètu d'une épaisse villosité d’un blond pâle, passant au brun sur les élytres qui présentent chacune une bande longitudinale de la couleur générale. Il habite la Grèce.

STENOSTOLA, (Der.) Murs. Col. d. France; Longic. éd. 1, pe 192 (3).

Mâle : Tète des Payræcia, avec le front plus équilatéral et les joues plus courtes. — Antennes grèles, filiformes, assez densément ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à article 3 très-

(1) Syn. Sarenpa et Doncapion J. Sturm. — Puxrorcia Küstor.

(2) o” Sap. grœca, 3. Sturm; Catal. ed. 1843, p. 356, pl. 6, £.6; ® Dore. tomentosum, p. 355, pl. 6, f, 8.

(3) Syn. Ceramsyx Schrank, — Sareroa Fab,, Panz., J. Sturm, ete.

allongé, pareilles, du reste, à celles des Payræcra.— Lobes inférieurs des yeux plus grands que chez ces dernières, un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, faiblement atténué en arrière. — Elytres presque planes, allongées, parallèles, obtusément arrondies au bout, — Pattes postérieures beaucoup plus longues que les autres; hauches antérieures saillantes (1); cuisses peu à peu et faiblement épaissies ; les postérieures égales aux quatre 1% segments abdominaux; sillon des jambes intermédiaires à peine distinct, souvent nul; 1 article des tarses postérieurs un peu plus long que 2:3 réunis; crochets très-fendus, la division interne un peu plus courte que l’autre. —5° segment abdominal arrondi au bout, sans sillon médian.—Saillies sternales étroites, surtout la prosternale; la mésoster= nale en triangle aigu.—Corps allongé, parallèle, hérissé de poils fins.

Femelle : Antennes un peu plus courtes que les élytres. — 5° segment de l'abdomen subtronqué au bout, sillonné sur la ligne médiane,

L'espèce typique (2) est de la taille de lAgapanthia cardui, d'un vert bronzé obscur, assez brillant en dessous, mat en ‘dessus, avec l'écusson dans son centre et trois linéoles sur le prothorax (une médiane, deux latérales) abrégées en avant, blancs; linéoles qui paraissent être propres au mâle; ses élytres sont densément pointillées. Elle habite plus particulièrement les régions montagneuses de l'Europe tempérée. M. Kraatz en a fait connaître une seconde espèce (3) originaire de la Grèce et voisine de la précédente.

Deux autres espèces de l'Amérique du Nord (4), qui me sont inconnues, existent dans les auteurs. Leur prothorax muni de callosités rend douteux pour moi qu’elles appartiennent réellement au genre.

OBEREA. + Murs. Col. d. France; Longic. éd. 1, p. 194 (5).

Tète débordant un peu le prothorax, plane où faiblement concave entre ses tubercules antennifères; front assez convexe, transversal; joues médiocres. — Antennes filiformes, cylindracées, faiblement ciliées en dessous, de longueur variable, en général un peu plus cour-

(1) Suivant M. L. Fairmaire (Gen. d. Col. d’Eur.; Cérambyc. p. 172), leurs cavités cotyloïdes seraient ouvertes en arrière. Vu son excessive rareté chez les Lamiides, ce caractère aurait une grande valeur, mais il m'échappe; je trouve ces cavités fermées. :

(2) Cer. ferreus, Schrank, Entom. Beytr. p. 66, o' (Sap. nigripes Fab. Syst. El IL, p. 320 Q; Sten. tiliæ, Küst. Die Kæf. Europ. VIL, 59).

(3) S. alboscutellata, Kraatz, Berlin. entom. Zeitschr. 1862, p. 124."

(4) Sap. pergrata, Say, Journ. of the Acad. of Philad. IE, p. 407; Missouri, Nouveau-Mexique. — Sten. gentilis, J. L. Le Conte, ibid."Ser. 2, I, p. 154; Missouri,

(5) Syn. Isosceces, Newm. The Entomoi. p. 318. — Ceraupyx Linné. — SaperDa Fab., Oliv., Panz., etc, — Puvyrogcia Haldem,

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tes que le corps (1), à article 3 plus long que 4 et que 4 (2), 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux plus où moins grands et le plus souvent subéquilatéraux. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés; ses sillons transversaux en dessus peu marqués. — Ecusson variable, — Elytres très-allongées, planes en dessus, sans carènes latérales, sinuées dans leur milieu, diversement tronquées à leur extrémité, débordent médiocrement le prothorax à leur base.— Pattes courtes, égales; cuisses peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant pas où que peu le 2° segment abdominal (3); tarses médiocres, plus ou moins étroits, les postérieurs à article 4 au plus égal à 2-3 réunis; crochets appendiculés. — Saillie mésosternale étroite, triangulaire; la prosternale très-mince.—Corps très-allongé, parfois extrèmement étroit et svelte, pubescent ou presque glabre, plus ou moins hérissé de poils fins.

Les caractères sexuels résident principalement dans le pygidium et le 5° segment abdominal, mais je ne les connais pas bien chez les espèces exotiques. Comme de coutume, les antennes sont un peu plus courtes chez les femelles.

Jusque dans ces derniers temps ce genre à paru médiocrement riche en espèces et confiné en Europe, en Asie, dans le nord de l'Afrique et dans l’Amérique du Nord. Mais les découvertes récentes de M. Wallace ont démontré que sa métropole est dans les Archipels indiens qui en possèdent plus à eux seuls que toutes les autres régions du globe réunies. Quelques espèses ont 6té également découvertes dans l'Afrique intertropicale.

Les espèces européennes (4) et américaines (5) ont, pour la plu-

(1) Elies sont telles chez les espèces européennes et américaines, mais chez celles des Indes orientales, ce caractère n’est pas constant. Il en est (par ex. prolixa) où elles dépassent les élytres, au moins chez les QG”, et même une (macrocera) chez laquelle elles sont du double plus longues que le corps.

(2) Chez une espèce (s{rigosa) des Indes orientales, remarquable en même temps par le rétrécissement de ses élytres dans leur milieu, le 3e article n’est pas plus long que le 4s.

(3) L'échancrure des jambes irtermédiaires, très-prononcée chez les espèces européennes, est presque nulle chez la #'ipunctata de l'Amérique du Nord; il en est probablement de même chez quelques autres espèces exotiques. Je ne suis pas sûr non plus que parmi ces dernières les crochets des tarses soient toujours appendiculés. 4

(4) Cer. oculatus, Linné, Syst. not. II, p. 613, — O0. melanura, Gredler, Die Kæf. V. Paeseier, Heft 2, p. 67; Tyrol. — Sap. pupillata, Gyllenh. in Schœnh. Syn. Ins. II, Append. p. 185 (var. medemontana Chevrol.). — Sap. erytrocephala, Fab. Syst, EL. II, p. 322 (var. ? Sap. euphorbiæ, Germ. Mag. I, p. 131). — Cer. linearis, Linné, loc. sit, p. 131. — O. insidiosa, Muls. loc. cit. 6d. 2, p. 396; Dalmatie. — ©. ragusana, Küster, Die Kæf. Eur. 1, 55; même pays. — 0. Mairii, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1806, p, 435; France; Orléans (an Spec. europæa?).

(5) Sap. ruficollis, Fab. Syst. El. I, p. 322 (Sap. plumbea Oliv.); Etats-

part, le prothorax fauve avec deux ou trois taches noires arrondies sur le disque, et la couleur fauve peut envahir plus ou moins la tête, le dessous du corps et les pattes; leurs élytres, revêtues d’une pubescence grise ou noire, sont en même temps criblées d'assez gros points enfoncés en partie régulièrement alignés. Mais chez les espèces africaines (1) et indiennes(2),la livrée est en général différente et la ponctuation varie.

Le genre Isoscezes de M. Newman, qu'a conservé M.J. Thomson (3), me paraît, comme à M. Pascoe, être complétement identique avec celui-ci. Ses espèces habitent les îles Philippines.

Unis du Sud. — Sap. oculaticollis, Say, Journ. of the Acad. of Phil. NI, p. 406; Texas. — O0. ocellata, Haldem. Trans. of the Amer, Phil. Soc. X, p. 56; Etats-Ums moyens. — myops, Haldem. loc. cit. p. 57; Géorgie. — Sap. gracilis, Fab. loc. cit. p. 324. — O. amabilis, Haldem. loc. cit. p. 57; Maryland. — S. mandarina, Fab. loc. cit. p. 321; Etats-Unis moyens et du Sud, —$, tripunctata, Fab. loc. cit. p. 321. — O. perspicillata, Haldem. loc. cit. p. 57; Géorgie et Missouri. — O. flavipes, Haldem. loc, cit. p. 57; Illinois, Pennsylvanie, — Phyt. femoralis, Haldem. loc. cit. p. 57; Washington. — O. basalis, Géorgie; Schaumii; Louisiane; J. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 153.

(1) 0. maculicollis, mauritanica, Lucas, Ann, &. Sc. nat. Sér. 2, XVI, p. 187 et Explor. d. l’Algér, Entom. p. 502, pl. 49, f. 9-10; Algérie. — 0, scutellaris, pallidula, Gerstæck. Monatsber. d. Berlin. Akad. 1855, p. 267 et in Peters, Reis. n. Mosemb.; Entom. p. 331, pl. 20, f. 4-5; Mozambique.

(2) Y compris celle de Chine et du continent indien : O. annulicornis, Macassar; rubetra, Sumatra, Borneo; inciusa, sylvia, Chine bor.; ophidiana, Borneo; viperina, Birmanie; umbrina, Macassar, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 261. — curialis, clara, tenuata, Pascoe, Proceed, of the Zool. Soc. 1866, p. 264; Poulo-Pinang.— brevicollis, Borneo; macilenta, lusciosa, Singapore; gracillima, Sumatra; lyncea, Tondano; morosa, Menado;

.proliva, insoluta, neptis, Borneo; neutralis, Menado; mutata, Sumatra; consentanea, Borneo; protensa, Soula; nefasta, Mysol, Dorey; scelerosa, Bourou; inslitoria, Armboine; necydaloides, Singapore; /amelica, Macassar ; compta, Borneo; macrocera, Singapore, Sumatra; lœtifica, Menado; deflua, Arou; ines= perans, variicornis, Tondano; mundula, Waïgiou; anguina, Borneo; limbata, Sumatra, Borneo; pictipes, Java; servula, Macassar; prœdita, Sumatra, Borneo, Singapore; acicularis, Borneo; insensilis, Menado; tenera, Marassar; delicata, Tondano; commoda, Batchian, Kaiva; fractiosa, Ceram, Salwatty; semiaura, Batchian; srigosa, Sumatra, Singapore; Pascoe, Longic. Malayan. p. 420.

(3) Syst. Cerambyc. p. 122. — M. Newman en décrit deux espèces (macilenta, demissa) et y rapporte : Ober. seminigra, Chevrol, Rev. zo0l. 18H, p. 228. Le mâle de cette dernière a les antennes notablement plus longues que le corps et leur 38 article est d’un quart plus court que le 4, mais chez la femelle ces organes reprennent leur longueur et leur structure normales. Quand on compare cet insecte aux OBEREs européennes, il paraît former un genre distinct, mais les autres espèces des Archipels indiens montrent que ce genre ne pourrait pas être caractérisé.

PHYTŒCIDES VRAIES, 867

NITOCRIS.

J, Taows, Archiv. entom. I, p. 198 (1).

Tête pas plus large que le prothorax, faiblement concave entre ses tubercules antennifères; front un peu plus haut que large, assez convexe; joues médiocres. — Antennes et yeux des OrereA; les premières de la longueur du corps ou un peu plus longues.—Prothorax aussi long que large, cylindrique, traversé par deux sillons dont le basilaire très-marqué, parfois (nigricornis) muni immédiatement en avant de celui-ci de trois nodosités disposées sur une ligne transversale, — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres allongées, laissant le pygidium à découvert, planes, canaliculées de chaque côté de la suture, plus ou moins et toujours longuement rétrécies dans leur milieu, puis élargies et échancrées à leur extrémité. — Les quatre pattes antérieures courtes, les postérieures beaucoup plus longues, leurs cuisses égales aux deux 19% segments abdominaux; hanches antérieures coniques, subcontiguës; tarses courts, à article 4 dépassant à peine les lobes du 3°, — Pygidium convexe , allongé; abdomen déprimé à sa base, son 5° segment sinué au bout.— Métasternum ample, débordant fôrtement le niveau de l'abdomen ; ses épisternums larges. —Saillie mésosternale étroite, en triangle aigu. — Corps très-allongé, presque glabre, avec l’abdomen revêtu d’une pubescence en partie soyeuse. — Sexes inconnus.

Ce genre, bien distinct des OsrrrA européennes, est tellement vaisin de quelques-unes de celtes des Indes orientales qu'il ne s'en distingue que par la forme de l'abdomen à sa base, caractère qui donne à ses espèces une certaine ressemblance avec les Necypazis. Aussi Olivier qui, le premier, en a décrit une (2), l’a-t-il placée dans ce dernier genre. On en a, depuis, publié plusieurs autres (3), mais la livrée de ces insectes, composée uniquement de fauve clair et de noir sujet à passer au brunâtre, paraît très-sujette à varier; les poils

(1) Syn. Dynpnia, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 262. — Oserropsis Chevrol.; genre non caractérisé. — Necynaris Oliv.

(2) Nec. nigricornis, Oliv. Entom. IV, 74, p. 10, pl. 1, f. 8; Olivier indique à tort cet insecte comme provenant de Surinam; la Nif. adorala de M. J. Thoms., citée dans la note suivante, ne me paraît pas en différer.

(3) Ober. obscuritarsis, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zooi. 1855, p. 289; Vieux- Calabar, — Ober. variipes, maculifrons, basalis, maculicornis, Ghevrol. ihid. 1858, p. 349. — N. adorata, Lucasü, Pascnei, 3. Thoms. loc. cit., avec des figures des deux dernières, pl. 5, f. 5-6; Gabon. — N. pairicia, emarginata, 3. Thome. ibid, p. 253, pl. 14, f. 41, 12; Grand-Bassam. — M. Chevrolat (loc. cit. 1855, p. 290) rapporte au genre la Saperda modesta de Fabricius (Syst. EI. II, p. 319), ce qui, en effet, est probable d’après la figure qu'en donne Olivier, luc. cit. 1V, 68, pl. 3, f. 27. M. J. Thomson (Physis, Il, p. 187) la place, au contraire, dans le genre SCHOENIONTA.

soyeux qui revêtent habituellement une partie de leur abdomen sont d'un jaune doré; la ponctuetion de leurs élytres ressemble à celle des Oserea, Ils habitent la côte occidentele d'Afrique.

SCHŒNIONTA. M J. Taows. Physis, Il, p. 183.

Des trois espèces (1) décrites par M. J. Thomson, je ne connais que la première.

Mâle: Tète forte, débordant le prothorax, pareille, du reste, à celle des Nirocns, si ce n’est que le front est équilatéral. — Antennes (2) plus longues que le corps, à articles 1 en cône renversé, égal à 3, celui-ci et 4 subégaux, 5 plus grand que ce dernier, subégal aux suivants. — Prothcrax transversal, cylindrique, légèrement arrondi, traversé par un profond sillon en avant et à sa base. — Elyÿtres planes, très-allongées, canaliculées de chaque côté de la-suture, peu à peu: subulées et Aéhiscentes en arrière, tronquées à leur extrémité. — Pattes des Nirocris, avec les cuisses postérieures ne dépassant pas le 1°" segment abdominal et les tarses plus longs; leur 4° article débordant fortement les lobes du 3°. — Abdomen très-allongé, cylindrico-conique; son pygidium découvert. — Le surplus comme chez les Nirocris.

Femelle : Beaucoup plus petite que le mâle. — Tête notablement moins forte, ne débordant pas le prothorax. — Celui-ci traversé par deux faibles sillons peu apparents. — Elytres absolument pareilles à celles des Nirocris, — Cuisses postérieures de la longueur des deux 1°'5 segments abdominaux. — Abdomen régulièrement cylindrique.

En tenant compte des deux sexes, il résulte que ces insectes ne diffèrent des Nirocris que par la structure de leurs antennes, de leurs tarses et de leur abdomen. L'espèce (vespiventris) que j'ai sous les yeux a une livrée différente selon le sexe. Le mâle est d’un noir brillant sur les élytres, plus mat en dessous avec la tête, le prothorax et les quatre pattes antérieures d’un rouge ferrugineux; une fine pubescence soyeuse d'un jaune doré revêt le milieu de son abdomen et ses épisternums métathoraciques; chez la femelle la tête seule et le tiers antérieur du prothorax sont d’un beau jaune clair, et les épisternums en question sont glabres.

(1) S. vespiventris, Malacca; festaceo-rufa, Malaisie; calva, Natol; J. Thoms. loc. cit. p. 184. — Je regarde comme très-probable que J'Oberea strigosa de M. Pascoe, citée plus haut (p. 866, note 2), appartient au genre.

(2) Je les décris d’après M. J. Thomson, les exemplaires qu’il a bien voulu mettre à ma disposiliun ayant ces organes très-incomplets.

PHYTŒCIIDES VRAIES. 869

BLEPISANIS.

Pascor, Longic. Malayan. p. 365, note (1).

Mèêmes caractères que les OsereA, sauf les différences suivantes :

Antennes robustes, cylindracées, à peine ciliées en dessous, grossissant peu à peu, un peu plus longues que le corps chez les &, à articles À égal à 8, celui-ci et 4-11 décroissant graduellement. — Elytres déprimées, très- -planes, caualiculées près de la suture, parallèles,

un peu rétrécies et tronquées à leur extrémité, criblées de gros points enfoncés.

M.- Pascoe regarde le genre comme allié de près aux GLENEA, mais l'égalité parfaite des quatre premiers segments abdominaux, tous les autres caractères et même le facies, montrent qu'il appartient au même type que les OserEra. Il paraît propre à l'Afrique australe et se compose d'espèces de taille médiocre, variables sous le rapport de la livrée, inédites pour la plupart, et dont deux seulement ont été publiées par M. Pascoe (2).

DYENMONUS.

J. Taoms. Physis, II, p. 187.

Mâle : Tête des OBEREA. — Antennes médiocrement robustes, non ciliées, cylindracées, grossissant peu à peu à leur extrémité, de la longueur du corps, à articles 1 en cône renversé, échancré à sa base en dessous, un peu plus court que 3, celui-ci légèrement arqué, égal à 4, 5-11 à peine moins longs, subégaux. — Lobes inférieurs des yeux grands, convexes, subéquilatéraux. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, très-légèrement renflé sur les côtés dans son milieu. — Ecusson carré, arrondi en arrière. — Elytres plus courtes et plus larges que celles des Operea, munies chacune de lignes saillantes longitudinales abrégées en arrière, du reste pareilles. — Pattes et ahdomen des mêmes. — Métasternum épais, débordant fortement le niveau de l’abdomen. — Saillie mésosternale étroite, en triangle aigu; la prosternale très-mince, lamelliforme. — Corps hérissé de poils courts et fins.

Femelle: Antennes très-robustes, déprimées, peu à peu atténuées, densément hérissées de longs poils fins en dessous, de cils courts en dessus sur leur 3° article, notablement plus courtes que le corps. — Abdomen convexe, médiocrement débordé par l'abdomen.

L'espèce typique (nuptus J, Thoms.) a le facies robuste de l'Oberea

(1) Syn. Sarenpa Pascoe, olim.

(2) Sap.-erythaca, Bohemani, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV,

p. 257; laëseconde est désignée dans queiques collections sous le nom de Sap. irrorata,

pupillata, maïs est d’un quart environ plus courte; la ponctuation de ses élytres est assez forte et serrée entre les trois lignes saillantes dont ces organes sont munis; la livrée est noire avec un peu plus de la moitié antérieure des élytres, lo prothorax et la tête d'un beau jaune fauve; le vertex de cette dernière porte une grande tache triangulaire brune, continue avec une bande médiane de même couleur sur le prothorax. — Cet insecte habite le Gabon et Natal.

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