‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 71 sur 93 · LINDA · texte numérisé non relu

LINDA

J. Tous, Syst. Cerambyc. p.122 (1).

Mâle ? : Tête des OsrreA, fortement sillonnée depuis le vertex jusqu’au milieu du front.— Antennes et yeux des mêmes; les premières presque de la longueur du corps. — Prothorax transversal, muni à sa base d’un large sillon anguleux, de chaque côté d’un fort renflement arrondi et sur le disque de deux faibles nodosités entre lesquelles se voit une fine carène longitudinale. — Ecusson transversal, rétréci et tronqué en arrière. — Elytres allongées, en forme de cylindre surbaissé, rétrécies et obliquement tronquées en arrière, débordant fortement la base du prothorax. — Le surplus comme chez les Onx- REA. 3

Genre établi sur l'Amphyonica femorata de M. Chevroïlat, espèce de Chine plus grande et plus robuste que l’Oberea pupillata, d'un beau jaune clair avec les antennes, les pattes (sauf à leur base) et les élytres noires; ces dernières sont densément pointillées, avec trois faibles lignes saillantess trois taches noires existent sur le vertex de la tête et une accolée au bord interne de chacun des yeux.

DASYLINDA.

J. Tuows. Physis, p.184.

Ce genre ne diffère des Linpa que par les caractères suivants :

Antennes atteignant le quart postérieur des élytres, à articles 1-3 plus épais que les autres et hérissés de poils fins : 4 robuste, en cône renversé, égal à 3, les suivants graduellement atténués et plus courts. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres moins convexes, peu à peu élargies dans leur tiers postérieur et arrondies à leur extrémité. — Corps moins épais et plus étroit.

L'espèce typique (2) est presque aussi grande que la Linda femorata, noire, avec le prothorax, les élytres et parfois les cuisses anté-

(1) Syn, Ampmionyeua, Chevrol. Rev, et Mag, d. Zoo!. 1852, p. 418.

(2) D. scopigera, J. Thoms. loc. cit.; mais décrite depuis longtemps par M. W. W. Saunders (Trans. of the entom. Soc. II, p. 179, pl. 16, f. 5) sous le nom de Saperda testacea.

TÉTRAOPIDES, 871

rieures d’un beau jaune clair et mat; les élytres sont densément pointillées avec deux lignes élevées assez saillantes à leur base.

J'ai sous les yeux deux exemplaires de cei insecte provenant de la Chine et de Java. L'un d'eux, qui me paraît être le mâle, est plus svelte et a le 5° segment abdominal triangulairement échancré ; chez l'autre, il l’est en arc de cercle et sillonné sur la ligne médiane. Si ce dernier est femelle, il s'ensuivrait que dans ce genre les antennes seraient pareilles dans les deux sexes, ce qui serait assez anormal. Peutêtre ces exemplaires appartiennent-ils à deux espèces extrèmernent voisines.

GRouPE II. Tétraopides.

Tête non rétractile. — Yeux largement divisés. — Elytres jamais carénées latéralement. — Jambes intermédiaires munies d’un faible sinus dorsal souvent obsolète ; crochets des tarses appendiculés chez presque tous. — Les trois segments intermédiaires de l'abdomen plus courts que lessautres. — Episternums métathoraciques au plus médiocrement larges. — Corps très-rarement (Terrops) svelte, presque toujours large et plus ou moins court.

Ce groupe correspond aux « ASTATHEINÆ » de M. Pascoe (1) et aux € AsTATRITÆ » de M. J. Thomson (2) avec addition des Terraoprs que ces deux savants entomologistes ont compris dans les Amphionychides (3). J'y comprends mème, par la raison qu'on verra plus loin, le genre Terroprs que les auteurs récents sont d'accord pour placer dans les Phytæciides vraies ou les Saperdides. La division constante des yeux en deux lobes fortement séparés m'a engagé à donner à l’ensemble de ces insectes le nom qui exprime le mieux cette particularité importante. Elle n’est pas étrangère aux Phytæciides vraies, ainsi qu'on l'a vu plus haut (Oxyzia, Opsira), et elle se retrouvera légèrement modifiée chez les Amphiouychides qui suivent; mais elle est associée dans ces deux groupes à des caractères qui n'existent pas

Sauf les Terrops, les Tétraopides sont des insectes plus ou moins, en général, très-massifs, et dont la livrée est d'un fauve tantôt uniforme, tantôt associé au noir ou au bieu plus ou moins brillant, sans mélange d'aucune autre nuance, excepté chez quelques Terraopss. Cette livrée est souvent remarquable.

Sur les 43 genres qu'ils constituent, 9 sont propres aux Indes orientales, 1 (Hecpnora) à l'Afrique, 2 (Paœa, Terraopes) à l'Amérique;

(1) Longic. Malayan. p. 347.

(2) Syst. Cerambyc. p. 117. — M. J. Thomson avait publié antérieurement (Archiv. entom. I, p. 45) sur ces insectes un travail spécial intitulé : Essai mc nographique sur le groupe des Tétraophthalmites.

(3) Voyez Pascoe, loc. cit, p. 348, et J. Thoms. loc. cit. p. 125.

le dernier (Terrors) est commun à l'Amérique du Nord et à l’Europe.

Dans quatre de ces genres, le métasternum et la saillie mésosternale se comportent d’une façon particulière qui, pour plus de brièveté, peut servir à diviser le groupe en deux sections.

Métasternum envoyant entre les hanches intermédiaires une forte saillie s'appuyant sur celle du mésosternum; celle-ci verticale.

I. Saillie mésosternale tronquée à sôn extrémité : Astathes. II. —— échancrée — a Elytres courtes, larges, parallélogrammiques. Les mêmes épineuses en arrière : Tropimelopa. — inermes — : Hecplora.

aa Elÿtres allongées, médiocrement larges : Zustathes.

Métasternum sans saillie antérieure; saillie mésosternale arquée ou déclive, toujours étroite, parfois nulle.

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