‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 73 sur 93 · ALICIA · texte numérisé non relu

ALICIA

J. Tnows. Syst. Cerambyc. p.125.

Femelle? : Tête petite, médiocrement concave entre ses tubereules antennifères; ceux-ci rapprochés à leur base; front convexe, plus haut que large; joues allongées. — Antennes grôles, sétacées, lächement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 subfusiforme, 3 beaucoup plus long que lui et que 4, 3-41 plus courts que ce dernier, décroissant peu à peu. — Yeux subdivisés, leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax subtransversal, rétréci en avant, faiblement renflé sur les côtés, muni à sa base d’un sillon transversal peu profond. — Ecusson en triangle subrectiligne. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, isolément arrondies en ar-

(1) C. Chabrillacii, 3. Thoms. loc. cit. p. 128, pl, 9, f. 11.

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rière, faiblement carénées sur les côtés, les carènes partant des épaules et peu à peu obsolètes après leur milieu; leurs épipleures verticales dans leur moitié antérieure, — Pattes et saillies sternales des CLyrarase#emA. — Corps oblong, peu robuste, pubescent.

L'unique espèce (flavescens 3. Thoms.) de ce genre est assez petite et d’un testacé pâle uniforme. Elle habite le Brésil.

LYCIDOLA.

J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 125.

Mûles : Tête fortement et étroitement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci robustes, médiocres ; front aussi haut que large, un peu évasé en bas; joues allongées. — Antennes atteignant le tiers postérieur des élytres, à articles 1-4 épaissis : 1 en cône renversé, 3 beaucoup plus grand que lui et que 4, muni, ainsi que ce dernier, de poils fins très-serrés, longs en dessous, 5-11 beaucoup plus courts réupis que 3-4 pris ensemble, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux grands, convexes, transversaux. — Prothorax subtransyersal, cylindrique. — Elytres amples, planes sur le disque qui est caréné latéralement, peu à peu et fortement dilatées presque dès leur base, largement arrondies en arrière; leurs épipleures carénées dans toute leur étendue. — Pattes médiocres, assez robustes; cuisses linéaires, les postérieures égales aux deux 4 segments abdominaux; tarses médiocres; leurs crochets à divisions égales. — Saillie mésosternale de largeur médiocre, parallèle, la prosternale étroite, fléchie en arrière (1). — Facies et livrée des Lycus. — Femelles inconnues.

On n’en connaît qu’un très-petit nombre d'espèces, dont deux anciennement décrites par Klug (2). Elles figurent parmi les plus grandes du groupe actuel, et reproduisent de la manière la plus complète la livrée et les formes générales des grands Lycus à élytres dilatées en arrière.

LYCANEPTIA.

J. Tuous. Physis, II, p. 191.

Genre très-voisin des Lycipoza, dont il ne se distingue que par les caractères suivants :

Male : Articles 3-3 (au lieu de 3-4) épaissis et frangés, 3 moins

(1) M. H. W. Bates (Contribut. etc. p. 239) dit qu’elle est aussi large ou même un peu plus large que la saillie mésosternale. Ce caractère doit être propre à l'espèce qu’il a décrite : je ne l’observe pas chez celles publiées par Klug.

(2) Sap. togata, palliata, Klug, Nov. Act. Acad. nat. Our. XII, p. 464, pl. 42, f. 10, 11; Brésil (Rio-Janeiro et Bahia). — Aj. Lyc. simulatrix, H. W. Bates, loc. cit.; Amazone.

AMPHIONYCHIDES. 885.

long. — Prothorax muni d’un sillon transversal à sa base et de chaque côté d’un faible tubercule arrondi. — Elytres moins élargies en arrière et seulement à partir de leur milieu; leurs épipleures non carénées.

Le type est la Sup. amicla de Klug (1), insecte moins grand et moins large que les Lycrpora.

THEMISTONOE.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 126.

Genre à son tour très-vaisin des Lycaneprra, dont il ne se distingue essentiellement qu'en ce que chez lès mâles le 3° article des antennes est seul notablement épaissi, villeux et frangé en dessous; les suivants sont très-grêles et décroissent peu à peu; le scape est robuste, en cône arqué et d’un tiers plus court que le 3° article.

L'espèce (cacica) que décrit M. J. Thomson est un peu plus grande que la Lycan. amicla et un peu moins dilatée en arrière, caractère spécifique. Sa patrie n’est pas indiquée, mais elle est probablement du Brésil.

HEMILOPHUS.

A. SEnv. Ann. d. L. Soc. entom. 1835, p. 49.

Tête au plus médiocrement concave entre ses tubercules antennifères; front en général convexe, un peu plus haut que large; joues allongées. — Antennes peu robustes, sétacées, un peu plus longues que le corps (J'), de la même longueur ou un peu plus courtes (9), à articles 1 allongé, en cône renversé et un peu arqué, plus ou moins cilié en dessous, ainsi que les trois suivants, 3-4 allongés, de longueur relative variable, légèrement épaissis ou non, 3-11 décroissant peu à peu. — Yeux des précédents. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de deux sillons faibles transversaux. — Ecusson variable. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, parfois légèrement élargies

(1} Nov. act. Acad. nat. Cur. XII, p. 464, pl. 42, f. 9; Bahia. — M. J. Thomson regarde comme la ® de cet insecte la Sap. ampliata de Klug (loc. cit. p.466, pl. 42, f. 12), espèce de la taille de la Zycidola pailiata, à antennes subfiliformes, suboylindracées, à peiue ciliées en dessous, à articles 4-11 plus courts que 3, décroissant peu à peu, et dont les élytres, très-fortement dilatées, sauf tout-à-fait à leur base, ne sont pas carénées latéralement ni sur leurs épipleures. Si cette détermination est exacte, comme je le crois, il eu résulterait que les © du groupe actuel différent considérablement de leurs get sont beaucoup plus rares qu'eux dans les collections. — M. H. W. Bates (Contribut. etc. P. 240) a décrit, sous les noms de Spathoptera capillacea et mimica, deux espèces de l’Amazone (Ega) qui me paraissent appartenir au genre actuel et dont la première serait une femelle. Les vraies Sparaorrena de Surville sont très-différentes de ces deux insectes.

tout à fait à leur extrémité, carénées latéralement dans toute leur longueur, avec leurs épipleures parallèles ou peu s’en faut, débordant tortement le prothorax en avant; leurs épaules anguleuses, — Pattes des précédents, avec les hanches antérieures plus saillantes et subcontiguës.— Saillie mésosternale étroite, parallèle ; la prosternale réduite à une mince lamelle. — Corps plus ou moins massif, finement pubescent.

D'après les nombreux exemplaires que j'ai vus de ces insectes, les femelles semblent à peine différer de leurs mâles; l’épaississement des articles 3-4 des antennes paraît être un caractère spécifique et non sexuel.

Le genre est riche en espèces (1) dans les collections, mais presque toutes sont inédites; celle qu’a décrite Serville est une des plus petites. Elles n’ont plus le facies des Lycus, et le fond de leur livrée est d'un noir mat, fréquemment relevé par des bandes ou des taches blanches sur les élytres et le prothorax; ce dernier est quelquefois en partie fauve; les pattes et quelques articles des antennes sont sujets à devenir blancs; la ponctuation des élytres est fine, serrée et disposée sans ordre.

MALACOSCYLUS.

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