I. Episternums métathoraciques assez larges
a Crochets des tarses appendiculés; hanches antér. séparées.
b Scape des antennes n’atteignant pas, à beaucoup près, la base du prothorax.
€ Antennes très-robustes, densément hirsutes : Cleonaria. cc — médiocrement robustes, Mchement ciliées.
d Elytres plus ou moins et régulièrement convexes.
e Scape des antennes non cicatrisé au bout.
Elytres parallèles.
Les mêmes inermes en arrière : Chreonoma.
— épineuses — : Ochrocesis.
Îf Elytres fortement dilatées en arrière : Plamomicrus.
ee Scape des antennes cicatrisé au bout : Cyanastus.
bb —— atteignant la base du prothorax : Momisis.
dd Elytres largement déprimées sur le disque : Phæa.
aa Crochets des tarses fissiles; hanches antér. contiguës : Telraopes. Il. Episternums métathoraciques étroits : Tetrops.
Les genres de celte section ont une ressemblance assez prononcée avec les Dyexmonus, LiNba et Dasyrinpa qui terminent les Phyt@ciides vraies,
TÉTRAOPIDES, 873
ASTATHES. à.
Newm. The Entomol. p. 299 (1).
Mâles : Tète faiblement déprimée entre ses tubercules antennifères; ceux-ci très-courts, distants; front plus ou moins convexe, transversal; joues assez allongées. — Antennes robustes, pubescentes, ciliées, uu peu plus ou uu peu moins longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, plus courts que 3, 5-10 moins longs que celui-ci, subcylindracés, subégaux, 41 à peine plus long que 10, aigu au bout. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, transversaux. — Prothorax court, bisinué à sa base, transversalement convexe dans son milieu avec une gibbosité médiane, renflé, très-rarement (perplexa) tubereulé sur les côtés. — Ecusson en général assez grand, variable, — Elytres courtes, peu convexes, parallèles, arrondies en arrière, trèssouvent munies chacune de trois carènes plus ou moins abrégées. — Pattes médiocres; cuisses peu à peu épaissies, égales au maximum aux quatre 1° segménts abdominaux; tarses robustes, médiocres. — 5° segment abdominal sans dépression. — Métasternum recouvrant la saillie mésosternale, celle-ci tronquée au bout; la prosternale de largeur médiocre, arquée ou verticale en arrière. — Corps large, court, messif, brillant, hérissé de poils fins peu abondants.
Femelles : Antennes toujours un peu plus courtes que le corps. — ÿe segment abdominal plus convexe, muni d'une excavation plus ou moins grande.
Lo fond de la livrée de ces insectes est le jaune fauve rarement uniforme, mais diversement combiné avec le bleu et le noir brillant; cctte dernière couleur envahit parfois les élytres en entier; le plus souvent elle ne le fait qu'en partie; la ponctuation de ces organes est variable, plus ou moins irrégulière et toujours assez fine.
Le genre est riche en espèces (2) et répandu du Japon aux iles de
(1) Syn. Ternaorurmazuus, Blanch. Hist. nat. d. lus. IE, p. 161 ; nom postérieu d'environ trois ans à celui proposé par M. Newman. — CeramByx Fab,
(2) Cer. splendidus, Fab. Entom. Syst. II, p.263 (Lam. Daldorfii, Wiedem. Archiv, 1, 2, p. 136, pl. 1, f. 5); Sumatra, etc. — Cer. nitens, fulgidus, Su- Matra; Fab. Syst. El. LL, p. 279; Fabricius (ibid. p. 267) mentionne un autre Cer ambyz nilens qui est une Cauuteunows: — A. perplema, Newm. loc. cit; iles Philippines.— Tetr. violaceipennis, Hindostan bor.; episcopalis, Shanghaï; dimidiatus, testaceus, Java; 3. Thoms. Archiv. entom. I, p, 53. — A. straminea, Birmanie; purpurea, terminata, Malacca; Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 108. — externa, Indes or.; decipiens, Sumatra; divisa, Indes or.; Pascoe, ibid. Ser. 2, V, p. 46. — caloptera, Pascoe, Tlie Journ, of Eulom. 1, p. 63; Burneo. — cyanipennis, Célèbes; ignita, N...; velaia, Java; gallerucoides, Mindanao; gemmula, Célèbes; basalis, iles Philippines; lemoides, Java; posticalis, Borneo; casta, îles Philippines; bipartita, Malaisie; Fa-
la Sonde et du nord de la Chine à Siam; il paraît ne pas exister à l’est de Borneo.«
TROPIMETOPA.
JT. Taoms. Syst. Cerambyc. p. 118.
Front limité latéralement par deux carènes partant des tubercules antennifères, un peu arquées en dedans à leur sommet, et n’arrivant pas tout à fait sur son bord antérieur. — Elytres déprimées, non carénées, un peu plus longues que larges, munies chacune d’une longue épine à leur extrémité et dans le voisinage de la suture, — Saillie mésosternale légèrement échancrée à son extrémité. — Le surplus comme chez les AsrATHes.
Genre établi sur l’Astathes simulator de M. Pascoe (1); insecte de Borneo d'un fauve livide brillant et uniforme avec le sommet des antennes noir. J'ignore le sexe de l’unique exempiaire que j'en ai sous les yeux, et, par conséquent, si les carènes frontales sont exclusivement l'apanage du sexe mâle.
HECPHORA.
J. Taows. Archiv. entom. I], p. 59 (2).
Mèmes caractères que les Asrares, avec les différences suivantes :
Tête plane entre ses tubercules antennifères et sur le front. — Prothorax muni de tubercules latéraux, et sur le disque, dans sa moitié postérieure, d’une protubérance plane en dessus, prolongée en arrière et recouvrant l'écusson. — Elytres sans carènes. — Saillie mésosternale légèrement échancrée à son extrémité et recevant dans cette échancrure le sommet de la saillie mésosternale ; la prosternale trèsétroite et tronquée en arrière.
Genre intéressant par l’habilat de son unique espèce (3), insecte anciennement connu et qui représente sur la côte occidentale d’Afrique les Asrarues des Indes orientales. Son fucies est complétement le même, et sa livrée d’un fauve uniforme avec la moitié terminale des antennes noire.
bricii, Siam; apicalis, Malaisie; bigemmata, Illigeri, Mindanao; rufescens, Java; gibbicollis, Malaisie; puncticoilis, îles Philippines; Kraalzti, Mindanao; pallida, Java; discoidalis, punclata, Malaisie; pallidiventris, Cochinchine; nigriventris, Malacca ; œgrota, Cochinchine; nigricornis, Malacca; J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 557. — unicolor, flaviventris, Borneo; contentiosa, Singapore; pulchella, Sumatra, Malacca; Pascoe, Longic. Malayan. p. 349 sq.
(1; Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 44.
(2) Syn. Lamia Fab., Oliv. — TerraopaTmaLmus Dej.
(3) Lai. testator, Fab. Syst. EL. II, p. 302; Oliv. Entom. IV, 67, p. 191, pl. 16, f. 122 (Tetr. lobicollis, Dej, Gat. éd. 3, p. 373).
TÉTRAOPIDES. 87
EUSTATHES.
New. The Entomol. p. 300.
Tête, antennes et yeux des Astarmes. — Prothorax des mêmes, avec une protubérance discoïdale plane et arquée en dessus, limitée latéralement par deux carènes arquées à concavité inférieure. — Elytres allongées, munies chacune de deux ou trois côtes longitudinales saillantes. — Pattes des mêmes, avec les cuisses postérieures ne dépassant pas ou que peu le 2 segment de l'abdomen. — Le 3 de celui-ci sans impression dans les deux sexes. — Saillie mésosternale brièvement recourbée en arrière à son extrémité, et recevant dans une faible échancrure de celle-ci le sommet de la saillie du métasternum.— Le surplus comme chez les ASrATHES, avec le corps plus allongé et plus étroit. «
L'espèce (flava) décrite par M. Newmann a un facies fort différent de celui des Asrarkes par suite de sa forme générale plus svelte, de sa pubescence plus dense en dessus et de sa livrée qui est d'un fauve mat, avec la poitrine, l'abdomen et les pattes d’un beau bleu; elle habite les iles Philippines. Mais M. Pascoe en à décrit une seconde (1) d'Amboine, plus massive et d'un fauve assez brillant, avec le sommet des élytres noir, qui se rapproche davantage du genre en question,
Cette section comprend des formes plus variées que la précédente, par suite de sa distribution géographique plus étendue. Tous cependant, sauf les Terrops, ont un air de famille évident.
CLEONARIA.
J. Taows. Syst. Cerambyc. p. 119.
Mêmes caractères que les Eusrarmes, avec les différences suivantes :
Antennes plus robustes, densément hérissées de poils fins, courts en dessus, longs en dessous, ne dépassant pas le milieu des élytres(Q ?). — Prothorax transversal, cylindrique, bisinué à sa base, traversé près de celle-ci par un sillon bien marqué et flexueux. — Elytres aussi allongées, mais saus côtes. — Saillies sternales étroites, arquées sur leurs faces opposées.
Ce genre fait évidemment le passage entre la section précédente et celle-ci. 11 ne comprend qu'une espèce (bicolor) de Siam, plus petite que l'Eustathes flava, mais aussi étroite, noire avec la tête, le prothorax, la tôte et les élytres fauves; ces dernières sont densément pounctuées et présentent chacune deux faibles lignes saillantes.
(1) E. semiusta, Pascoe, Longic. Malayan. p. 355, Coléoptères. Tome IX (2). 30
CHREONOMA.
Pascoe, Longic. Malayan. p. 358 (1).
Tête largement et médiocrement concave entre ses tubercules antennifères, du reste pareille à celle des précédents, ainsi que les yeux. — Anténnes médiocrement robustes, hérissées de poils fins, plus courtes que le corps, à articles 1 médiocre, peu à peu en massue, plus court que 3, 3-11 décroissant rapidement. — Prothorax cylindrique, transversal, à peine hisinué à sa base, traversé par deux sillons bien marqués, faiblement renflé sur les côtés. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, arrondies en arrière, sans côtes ni lignes saillantes. — Pattes et abdomen des précédents. — Saillies sternales des Cueonarta. — Corps médiocremert allongé, glabre, avec des poils fins redressés.
Après les Asrarmes, ce genre est le plus nombreux du groupe actuel; ses espèces (2) ont une livrée analogue, mais sont plus petites et bien moins massives. Elles ont également une distribution géographique plus étendue.
OCHROCESIS.
Pascor, Longic. Malayan. p. 357.
Genre faiblement caractérisé, comme M. Pascoe le reconnait luimème. Il ne diffère, en effet, absolument des CHREONOMA que par ses élytres terminées chacune par une épine aiguë tout près de la suture,
Son unique espèce (3) est de la tuille des CarsonomaA de seconde grandeur et d’un fauve testacé uniforme, avec le sommet des antennes noir.
PLAXOMICRUS.
J. Taows. Archiv. entom. 1, p. 57.
Genre également voisin des CHreoNowA, dont il ne se distingue que par la forme des élytres qui, parallèles à leur base, se dilatent fortement et sont largement arrondies en arrière ; puis par les jambes intermédiaires fortement arquées.…
11 a été évidemment établi sur le sexe mâle, ainsi que l’indiquent les antennes un peu plus longues que le corps de l’exemplaire que M. J.
(1) Syn. Pcaxomonus et Asrares (pars) J. Thoms.
(2) Plamom. Fortunei, 3: Thoms. Archiv. entom.1,p. 58; Chine (Shanghaï). — Ast. nigriventris, JS. Thoms. Syst. Gerambyc. p. 559; Singapore. — C. venusta, seclusa, Batchian; flavicincta, Saylie; bimaculata, Waigiou; melanura, Singapore; veraula, Morty; annulicornis, Tondano; fabida, Borneo; at bicornis, Singapore; Pascoe,-loc, cit.
(8) O. evanida, Pascoe, loc, cit. pl. 16, f. 3; Borneo,
TÉTRAOPIDES. 877
Thomson a eu sous les yeux et qu’il a bien voulu me communiquer. Si, comme cela est possible, la femelle a les élytres parallèles et les jambes intermédiaires droites, il n’y a plus aucun caractère qui sépare le genre des Carronowa. Comme plusieurs de ces dernières, cet insècte (ellipticus 3. Thoms.), originaire de la Chine (Shanghaï), est d'un fauve testacé, avec les élytres d’un bleu-violet brillant.
M. J. Thomson a décrit, sous le nom de Fortunei, une seconde espèce qui est une CarxoNomA, ainsi qu'on l’a vu plus haut.
CYANASTUS.
Pascor, Longic. Malayan. p. 355.
Femelles: Tète et yeux des CHREONOMA. — Antennes des mêmes, avec le scape étroitement cicatrisé au bout; la cicatrice fermée. — Prothorax transversal, assez fortement bisinué à sa base, traversé en avant d'elle par un sillon très-marqué et très-flexueux. — Elytres courtes, convexes, sauf à leur base, un peu élargies et arrondies en arrière. — Corps épais et massif. — Le surplus comme chez les CHREONOMA.
Les mâles, qui me sont inconnus, doivent avoir une forme générale moins robuste. Le genre serait à peine distinct des Careonoma sans la cicatrice du scape des antennes, caractère qui a échappé à M. Pascoe, Il décrit deux espèces (1) de ces insectes, de taille supérieure à celle des CHrEoNOMA et qui toutes deux sont d’un fauve testacé avec les élytres d’un beau bleu.
MOMISIS.
Pascoz, Longic. Malayan. p. 361.
Femelle : Antennes un peu plus courtes que le corps; leur scape atteignant la base du prothorax, plus long que le 3 article 3 celui-ci un peu plus grand que le 4e — Prothorax uni, transversal, cylindrique, bisinué à sa base, droit sur les côtés, traversé en avant et à sa base par un sillon médiocrement marqué, — Elytres assez allongées, peu convexes, déprimées à leur base, parallèles, arrondies en arrière. — Les autres caractères comme chez les CHREONOMA.
La longueur du scape des antennes constitue le caractère le plus apparent de ce genre. M. Pascoe n'en décrit qu’une espèce (2), de taille moyenne pour le groupe actuel et d’un fauve mat avec les antennes, la poitrine et l'abdomen noirs,
(1) C. aulicus, Macassar;"simius, Menado; Pascoe, loe, cit. P- 356, avec une figure du premier, pl. 16, £. 2.
(2) M. ægrota, Pascoe, loc. cit. p. 362; pl. 16, f. 4; Florès.
Il a pour type une espèce (4) de taille moyenne, d'un jaune ferrugineux clair, avec le prothorax d’un rouge vif, les antennes noires et le sommet des élytres d'un noir bleuâtre; ces derniers organes sont fortement et assez régulièrement ponctués; leur dépression suturale est iimitée par deux côtes très-obtuses. M. Pascoe en a fait connaître
quatre autres espèces (2).
PHŒA.
News. The Entomol. p. 13 (3).
Femelles : Tête débordant un peu le prothorax, faiblement concave entre ses tubercules antennifères; front convexe, transversal; joues allongées. — Antennes médiocrement robustes, ciliées en dessous, un peu pins courtes que les élytres, à artieles 1 rétréci à sa base, puis peu à peu en massue, 3 plus grand que lui et que les suivants, CeUXci graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux petits, fortement transversaux, — Prothorax transversal, subeylindrique, muni à sa base d’un profond sillon transversal, de chaque côté d'un gros renflement arrondi, sur le disque d’une forte protubérance plane et un peu arquée en dessus. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, parallèles, largement déprimées sur la suture, subisolément arrondies en arrière, laissant le pygidium à découvert, trisinuées en avant. — Pattes courtes; cuisses en massue subfusiforme, les postérieures égales aux deux 1°" segments abdominaux; tarses courts. — Saillie mésosternale en triangle aigu; la prosternale très-étroite , fléchie en arrière. — Corps assez allongé, presque glabre, hérissé de poils courts et fins.
Genre propre au Mexique et à la Colombie, intermédiaire entre les précédents et les Terraopes qui suivent, dont il est très-voisin, et avec lesquels ses espèces semblent se confondre peu à peu. Parmi les caractères qui l’en distinguent, l'un des plus essentiels est la forme des crochets de ses tarses qui sont appendiculés, counme dans tous les genres qui précèdent, et non fissiles. à
(1) P. saperda, Newm. loc. cit. p. 14 (Lampr. entomologorum, Y. Thoms. loc. cit. p. 65; om; Onch. Chevrolalii, Dej. loc. cit.). — Le Tetraopes umbonatus de M. J. L. Le Conte (Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, I, p. 156, note), égalementdn Mexique, pourrait bien être une seconde espèce du genre; à tout le moins il semble être intermédiaire entre celui-ci et les TérnaoPEs.
(2) P. acromela, Mexique; miniata, Veneznela; Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 256.— crocata, astatheoïdes, Pascoe, ibid. Ser. 3, V, p. 288; Colombie (Saiute-Marthe).
M. Newman (6e. cit. p. 300) a, plus tard, compris dans ce genre deux e8pèces (dapsilis, dilecta) de Manille qui plus que probablement lui sont étrangères. e (3) Syn. Lawproocerses, J. Thoms, Archiv. entom. I, p. 64 (olim). — Oncuopenes, Dej. Cat. éd. 3, p. 377,
TÉTRAOPIDES. 879
TETRAOPES.
(Dauu.) A. Senv. Ann. d. L. Soc. entom. 1835, p. 58 (1).
(?) Tète pas plus large que le prothorax, plane ou faiblement concave entre ses tubereules antennifères ; front assez convexe, transversal; joues allongées (2).— Antennes plus ou moins robustes, subfiliformes, pubescentes, hérissées de cils fins en général peu abondants, de la longueur du corps ou peu s'en faut chez les &, plus courtes chez les 9, à articles 1 en cône renversé, plus long que 3, celui-ci et 5-11 décroissant à peine.— Yeux des Paœæa.— Prothorax des mèmes, avec la protubérance discoïdale plus ou moins saillante; ses renflements latéraux rarement (rubrocinereus) nuls. — Ecusson presque carré. — Elytres assez courtes, médiocrement convexes, parallèles, déclives et arrondies en arrière, rectilignes à leur base. — Pattes assez longues et assez robustes; hanches antérieures saillantes, contiguës; cuisses sublinéaires, les postérieures égales au moins aux trois 4e segments abdominaux; crochets des tarses fissiles. — Saillie mésosternale très-étroite, en triangle aigu, parfois nulle entre les hanches intermédiaires; la prosternale absente entre les antérioures. — Corps peu allongé, massif, pubescent, hérissé de poils fins.
Sauf une légère différence dans la longueur des antennes, je ne trouve aucune différence bien sensible entre les deux sexes.
La structure des crochets des tarses a engagé M. J. Thomson à placer le genre parmi les Amphionyehides (3); mais ce caractère isolé ne peut l'emporter sur l’ensemble de l'organisation qui (sauf les hanches antérieures) est la même que dans tous les genres qui précèdent.
Ces insectes sont de seconde grandeur parmi les genres qui précèdent et presque tous noirs en dessous, y compris les pattes, avec une épaisse pubescence d'un gris foncé, et d’un fauve vif en dessus; quatre points noirs ornent ordinairement leur prothorax et chacune de leurs élytres en a un ou deux; l'écusson est constamment de la même souleur.
Ils sont exclusivement propres à l'Amérique du Nord où ils s’étendent de l'Océan atlantique à la Californie et du Canada au Sud du
(1) Dalman (in Schœnh. Syn. ins. WU, p. 401) n’a fait que mentionner le genre; ses caractères ont été, pour la première fois exposés par Serville.—Syn. Cenameyx et Lawa auctor.
(2) Les mandibules sont constamment courtes et robustes; chez quelques individus elles sont plus ou moins (en général fortement) excavées à leur base en dehors. J'ignore si ce caractère est’ spécifique ou sexuel.
(3) Syst. Cerambye. p.125. M. Pascoe (Longie. Malayan. p. 348) déclare que telle est également son opinion. Le genre Puora, si voisin de celui-ci, est compris par M. J. Thomson (loc. cit. p. 121) dans les Phytœciides.
Mexique. Il paraït qu'on les trouve presque exclusivement sur les Asclépiadées (1).
TETROPS.
(Kiney) Srers. 4 Man. of Brit. Col. p. 269 (2).
Tête à peine concave entre ses tubercules antennifères ; front convexe, transversal ; joues très-courtes. — Antennes peu robustes, filiformes, ciliées, plus courtes que le corps dans les deux sexes, à articles 1 en cône renversé, égal à 3, celui-ci un peu plus long que 4, 5-11 plus couris, décroissant rapidement. — Lobes inférieurs des yeux grauds, subéquilatéraux. — Prothorax transversal, cylindrique, traversé par un sillon très-marqué à sa base. — Ecusson triangulaire. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, un peu aplanies sur le disque, tronquées en arrière. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures dépassant à peine le 2° segment abdominal; tarses étroits; leurs crochets appendiculés (3). — Episternums métathoraciques étroits. — Saillie mésosternale de largeur médiocre, parallèle ; la prosternale très-étroite. — Corps parallèle, étroit, hérissé de poils fins.
Ces insectes sont les plus petites Phytæciides connues, les plus grands ayant à peine 5 millim. de longueur. Leur livrée est noire, avec la tête, le prothorax, les élytres et les pattes sujets à devenir testacés ou d’un rouge fauve ; les troisièmes sont densément ponctuées. Les espèces sont propres à l’Europe et à l'Amérique du Nord (4).
L'étroitesse des épisternums métathoraciques m'engage à retirer le
(1) Cer. tetrophthalmus, Forster, Centur. ins. p. 41 (Lam. tomator, Fab. Syst. El. II, p. 301; Oliv. Entom. IV, 67, p. 403, pl. 8, f. 52); Etats-Unis moyens et du Sud.— Lam. canteriator, Drapiez, Ann. gén. d. Scienc. phys. JL, p. 47, pl. 16, f. 6 (Lam. arator, Germ. Ins. Spec. nov. p. 486); mêmes régions et Etats de l'Ouest. — T.varicornis, De Gasteln. Hist. nat. d. Col. Il, p. 487; Mexique. — quinquemaculatus, J. L. Le Conte in Agass, Lake Super. p. 234; Canada. — femoratus, annulatus, 3. L. Le Conte, Journ. of the Acad, of Philad. Ser. 2, I, p. 93; Montagres-Rocheuses. — basalis, Sierra Nevada; canescens, Nouveau-Mexique; 3. L. Le Conte, ibid. Ser. 2, p. 157. — discoideus, J. L. Le Conte, ibid. Ser. 2, IV, p. 26; Nouveau-Mexique. — cleroides, rubrocinereus, J. Thoms. Essai, etc. p. 66; Mexique.
(2) Syn. Pozxopsra, Muls. Col. d. France; Longic. éd. 1, p. 190. — Onerora, Heldem. Proceed. of the Amer. Philos. Soc. IV, p. 373. — Orerea, Haldem. olim, — Anogria Dej., Falderm., Chevrol. — Lerrura Linné, — Sapenpa Fab., Oliv., Gyllenh., etc.
(3) M. Mulsant (loc. cit.), croyant ces organes simples, a placé le genre parmi les Saperdides, en quoi il a été imité par M.J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 115). Cette petite erreur a été corrigée par M. J. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 155.
(4) Esp. européennes : Lept. prœusta, Linné, Syst. nat. IL, p. 641; Fab. Syst. El. IL, p. 331 (var. Sap. ustulata Hagenb.); toute l'Europe. — Anœæt. Starkii,
AMPBIONYCHIDES. 881
genre des Phytæciides vraies où il est généralement compris à l'heure qu'il est. Isolé, ce caractère pourrait faire hésiter à prendre cette mesure; réuni, comme il l’est, à des yeux largémént divisés, la question me paraît cesser d'être douteuse.
Grovpe III. Amphionychides,
Tête rétractile. — Yeux échancrés, rarement subdivisés. — Elytres très-souvent carénées latéralement, — Jambes intermédiaires sans sillon; crochets des tarses fissiles (4). — Les trois segments intermédiaires de l’ahdomen plus courts que les autres. — Episternums métathoraciques médiocrement larges. — Corps de forme variable, en général médiocrement allongés.
La définition de ces insectes ne me paraît pas avoir été jusqu'ici établie d’une manière suffisamment tranchée. On la fait reposer uniquement soit sur les crochets des tarses qui sont fissiles, soit sur les carènes latérales dont les élytres sont pourvues (2), deux caractères qui se retrouvent chez les Phytæciides vraies, et dont le second souffre iei quelques exceptions. Il faut la réunion des trois particularités suivantes pour limiter convenablement leur ensemble, à savoir : la rétractilité de la tête, les crochets des tarses fissiles et la brièveté relative des trois segments intermédiaires de l'abdomen. On ne les trouve associées ensemble que chez ces insectes.
De tous les groupes de la Tribu actuelle, c’est celui qui contient les formes les plus variées. Un grand nombre de ses espèces ressemblent d’une manière frappante à des Lycides ou à des Lampyrides, tandis que les autres, tout en ayant un facies particulier, rappellent l'aspect général des Saperdides. M. J. Thomson, qui a publié récemment (3) une révision de ces insectes, a fait des premières un groupe particulier sous le nom d’Hémilophites, mais je ne lui trouve pas des caractères assez tranchés pour l'admettre.
A quelques exceptions près, les 20 genres qui composent ce groupe peuvent être considérés comme des démembrements de l’ancien genre Awemionyena établi par Dejean, et dans lequel il avait entassé les éléments les plus hétérogènes. Tous, sans exception, sont propres à l'Amérique, surtout à celle du Sud.
Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1859, p. 541; Alpes de la Bavière. — An. gi vipes, Falderm. Faua. entom. Transc. Il, p. 290; Caucase. — Esp. de l’Amérique du Nord : Ober. monostigma, Haldem, Travs. of the Amer, Phil. Soc. X, p. 57; Pennsylvanie. — T, canescens, 4. L. Le Conte, loc. cit. p. 156; Missouri.
(1) Dans un seul genre (Zenicomus) ils sont appendiculés, et encore leur division basilaire est-elle dentiforme.
(2) Voyez J. Thomson, Syst. Cerambyc. p. 124; Pascoe, Longic. Malayan. p. 362, et H. W. Bates, Gontribut. etc. p. 239.
(3) Physis, IT, p. 189.
I, Yeux subdivisés; leurs lobes réunis par un long et mince filet,
Elytres sans carènes latérales; corps court et très-large : Clythraschema.
— Carénées latéralement; — oblong: Alicia.
IL. — échancrés, A. Elytres carénées (parfois simplement anguleuses) latéralement.
bb
ce aa
dd
Antennes à art. 3, 3-4 ou 3-5 plus ou moins épaissis et plus villeux que les suivants.
Saillie prosternale étroite sans être lamelliforme; élytres fortement dilatées en arrière ; facies des Lycus. Art. 3-4 des antennes épaissis et frangés : Lycidola. — 3-5 —— : Lycaneplia.
— 3 —— tomenteux: Themistonoe.
Saillie prosternale très-mince, parfois peu distincte; élytres rarement un peu élargies en arrière. Tête de forme normale, Art. 3 des antennes au plus deux fois égal à #4 : Hemilophus. —— trois fois — : Malncoscylus.
Tête prolongée en une saillie triangulaire antérieure : Tyrinthia. Antennes normales, sans art. plus épais que leë autres.
Art. intermédiaires des antennes frangés ou munis de touffes de poils en dessous.
Prothorax inerme latéralement : Isomerida.
— tuberculé — : Spathoptera.
Art. intermédiaires des antennes sans touffes de poils en dessous, sauf parfois 5-6.
Epipleures des élytres étroites, verticales, mais non carénées. Cuisses post. atteignant le sommet des élytres : Zenicomus. —— Courtes: Pannychis.
Epipleures des élytres larges, carénées en dessus. Les mêmes carénées sur leur face externe * Hilarolea. — non —— Tête normale.
Art. 5-6 des antennes sans touffes de poils : Amphionycha. —— munis de — : Cirrhicera.
Tête excavée en dessus et bicorne : Phœbe.
B. Elytres sans carènes latérales, sauf parfois aux épaules.
hh
Corps allongé; élytres cunéiformes.
Antennes dépassant un peu les élytres : Butocrysa. — deux fois aussi longues que le corps : Zeale. Corps court; élytres parallèles.
Téguments glabres : Calocosmus.
— pubescents : Essostrutha.
Genres incertæ sedis : Dadoychus, Thyrsia.
AMPHIONYCHIDES. 883
CLYTHRASCHEMA.
J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 127.
Femelle? : Tête à peine concave entre ses tubereules antennifères ; front subconvexe, transversal; joues courtes. — Antennes assez robustes, filiformes, glabres, lâchement ciliées en dessous, à peine aussi longues que le corps, à articles 4 gros, en massue arquée, 3 plus long que lui et que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux subdivisés, leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu resserré à sa base, faiblement arrondi sur les côtés. — Ecusson transversal, largement arrondi en arrière. — Elytres courtes, convexes, parallèles, largement arrondies en arrière; leurs épipleures légèrement canaliculées dans leurs 2/3 antérieurs, — Pattes médiocres, égales; cuisses sublinéaires; les postérieures presque égales aux trois 1° segments abdominaux; tarses médiocres. — Saillie mésosternale de largeur médiocre, parallèle; la prosternale très-étroite. — Corps court, large, glabre, sauf quelques poils fins en dessous.
La rétractilité complète de la tête et les crochets des tarses fissiles m'engagent à comprendre ce genre et le suivant dans le groupe actuel, quoique leurs yeux soient subdivisés. Ce caractère indique seulement qu'ils rattachent les genres qui suivent aux Tétraopides.
Celui-ci ne comprend qu’une rare et singulière espèce (1) du Brésil, remarquable par son facies pareil au plus haut degré à celui d'une Clythride. Elle est de taille moyenne et d’un noir brillant, avec le scape des antennes et les élytres fauves; chacune de ces dernières est ornée d’une grande tache allongée et d’une bande marginale, parallèle à cette dernière, d'un noir brunâtre.