‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 77 sur 93 · Tuows. Physis, I, p · texte numérisé non relu

Tuows. Physis, I, p

Genre également très-voisin des Ampxionyexa dont il ne se distingue que par les points suivants :

Prothorax transversal, resserré à sa base, renflé sur les côtés, convexe sur le disque avec trois petites callosités. — Elytres allongées, parallèles, tronquées en arrière, très-planes, munies chacune à leur base de deux crètes peu saïllantes; leurs épipleures fortement carénées, sauf à leur base. — Corps allongé, étroit.

Il a pour type la Sap. incensa de M. Perty (2), jolie espèce des environs de Rio-Janeiro, d’un beau fauve, avec la tête, les antennes, les élytres (sauf à leur sommet), les pattes postérieures et l'abdomen d'un noir velouté; à la base des élytres cette couleur s’éclaircit et passe peu à peu au rougeâtre obscur.

AMPHIONYCHA.

(Dsr.) J. Tuoms. Archiv. entom. I, p. 311,

Tête plus ou moins (en général peu), parfois à peine concave entre

(1) P. melanophloides, J. Thoms. Physis, II, p. 197. Get insecte, que j'ai sous les yeux, me paraît trop différer de l'espèce typique pour lui être associé. Il en diffère par sa tête assez fortement concave entre ses tubercules an= tennifères, les articles 3-4 de ses antennes allongés, son prothorax cylindrique, sa saillie mésosternale parallèle, enfin sa forme générale plus courte et plus large. 11 n’en faut pas tant dans la famille actuelle pour fonder un genre.

(2) Del. anim. art. Brasil. p. 97, pl. 19, f. 41. On va voir que parmi les An- PHionycuA décrites par M. H. W. Bates, il se trouve deux espèces qui semblent appartenir à ce genre.

(3) Syn. Oevupes, J. Thoms. Physis, IH, p. 199.—Sarenpa Germar, A. Serv. HeiLopaus Casteln,

AMPHIONYCHIDES. 891

ses tubercules antennifères; front plan ou convexe, équilatéral ou plus haut que large; joues assez allongées. — Antennes peu robustes, non cylindracées, plus où moins ciliées en dessous, dépassant plus ou moins (au maximum d’un tiers) les élytres chez les «, plus courtes chez les @, à article 3 plus ou moins allongé, toujours besucoup plus grand que 4 et que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges. — Prothorax transversal, régulièrement cylindrique ou atténué et resserré en arrière. — Elytres de longueur variable, parallèles ou un peu atténuées postérieurement, rarement arrondies à leur extrémité, planes ou légèrement convexes, carénées latéralement, mais non sur leurs épipleures, les. carènes finissant un peu avant leur sommet, fortement anguleuses aux épaules. — Pattes subégales; cuisses postérieures plus longues que les deux 1°"* segments abdominaux, rarement égales aux quatre 1°; tarses médiocres. — Saillie prosternale beaucoup plus étroite que la mésosternale, non lamelliforme.— Corps plus ou moins pubescent.

Les caractères essentiels de cette formule sont la structure des antennes, l’absence de tubercules ou nodosités au prothorax et les carènes latérales des élytres. Pour le surplus, les Amrnronycua, telles qu'elles sont constituées en ce moment, varient beaucoup sous le 'apport de la forme générale, du facies et de la livrée (1), au point qu'il est impossible d'en rien dire de général, si ce n’est que ce sont, pour la plupart, de beaux insectes. J'ai adopté les genres qu’en a séparés M. J. Thomson, sauf celui qu’il a nommé OEnupes, ne voyant pas en quoi il diffère essentiellement de celui auquel il a réservé le nom d'AMPHIONYCHA (2).

(1) Parmi les espèces qu’il semble le plus désirable d’en extraire sont quelques-unes citées plus bas (nigriceps, cephalotes, megacephala, capito) qui se font remarquer par la grosseur de leur tête, leur prothorax fortement atténué en arrière, leurs élytres arrondies à l’extrémité et leur forme robuste. Mais peut-être y a-t-il entre elles et les espèces plus normales des passages que je ne connais pas.

(2) Ce savant entomologiste (Physis, IL, p. 197) donne pour type au genre Awemionyena une grande et superbe espèce du Brésil : A. luctuosa, Leseleuc in Guér.-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1844, pl. 138; et comme congénères : Sap. hemispila, Germ. Mag. d. Entom. IV, p. 169 {Sap. luctuosa, Serv. Ann. d, 1. Soc. enlom. 1835, p. 46); Brésil. — Sap. verticalis, Germ. Ins. Spec. nov. p. 492; Brésil. — A. flavipes, G-guttata, H, Lucas in Casteln. Voy. d. l'Amér. d. Sud; Entom. p. 192, pl. 13, f. 7,8; Brésil intér. — Aux OEoupes appartiennent : Sap. spectabilis, Drury, I. II, pl. 48, £. 8; Mexique. — À. Druryi, J. Thoms. Physis, Il, p. 199 (4. Knownothing, J, Thoms. Rev. et Mag. d. Zool. 1856, p. 478, pl. 24, f. 2; olim); même pays.

Les autres Ampnionyceua mentionnées dans les auteurs sont les suivantes, mais plusieurs sont douteuses génériquement parlant : Hemil. nigriceps, Cas teln. Hist. nat. d. Col. Il, p. 489; Brésil. — À. sérigata, colligata, L. Redten-

Coléoptères. Tome IX (2). 31

892 LONGICONNES.

CIRRHICERA.

J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 309 (1).

Le seul caractère essentiel qui distingue co genre des AMPHIONYCHA, telles qu'elles sont constituées en ce moment, consiste en ce que les articles 3-6 de ses antennes sont munis en dessous d’une épaisse touffe de poils.

Ses espèces (2) ont la taille et la forme robuste des A. spectabilis, Druryi, eic., avec les élytres plus planes et un peu plus rétrécies on arrière ; leur livrée consiste en taches blanches ou d’un jaune soufré sur un fond noir ou d’un brun carmélite.

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