IL. Elytres arrondies en arrière
Jambes interméd. munies d’un sinus dorsal : Anfodice. —— sans —— : Ischnophygas.
€ Antennes à art. 3 beaucoup plus long que 4 : Erana. ec —— pas ——
PHAULA.
J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 303 (2).
Femelles : Tète médiocrement distante des hanches antérieures,
(1) T. lateralis, Dalm. loc. cit. et Analect. entom. p. 17, pl. 3. (2) Syn. Cympauta, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 119. $
fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez longs, distants ; front plus haut que large; joues médiocres. — Antennes pubescentes, densément ciliées en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles À égal à 3, celui-ci un peu plus grand que 4, 5-11 plus courts, décroissant lentement. — Yeux subfortement granulés; leurs inférieurs grands, plus hauts que larges. — Prothorax subtransversal, cylindrique, peu à peu et faiblement atténué en arrière. — Ecusson arrondi sur son bord postérieur. — Elytres allongées, aplanies sur le disque, faiblement et pou à peu atténuées en arrière, isolément acuminées et épineuses à leur extrémité, débordant fortement le prothorax à leur base. — Pattes assez longues; cuisses sublinéaires, les postérieures dépassant à peine le 2 segment abdominal; tarses postérieurs assez longs, à article 1 égal à 2-3 réunis; les crochets de tous à division interne courte. — Saillie mésosternale de largeur médiocre, parallèle, arquée, la prosternale étroite, élargie et fléchie en arrière. — Corps allongé, pubescent.
M. J. Thomson a connu deux espèces de ce genre, dont une de taille moyenne (18 millim.) qu'il a nommée antiqua, et qui constitue le type du genre actuel compris par lui dans ses Desmiphorites. C’est un insecte de couleur ferrugineuse, revêtu d’une pubescence irrégulière d'un jaune ocracé, avec le sommet des articles des antennes brunâtre; son prothorax est densément et assez finement ponctué, les élytres le sont plus fortement dans leur moitié basilaire et en même temps granuleuses à leur base. L'autre espèce (1), du double plus grande, a été placée par ce savant entomologiste dans ses Amphionychites, immédiatement à côté des Payræcra, comme formant un genre à part du nom de CympaLra. Mais il n’y a pas, au point de vue générique, la plus minime différence entre ces insectes qui sont tous deux du Brésil et dont tous les caractères essentiels sont ceux du groupe actuel. Le nom de PaAuLaA étant le plus ancien doit rester au genre.
ÆRENICA.
(Der.) J. Taows. Archiv. entom. 1, p. 311.
Mâles : Tête médiocrement distante des hanches antérieures, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ei contigus à leur base ; front subéquilatéral; joues presque nulles. — Antennes
(1)3. Thomson l’a regardée comme étant la Saperda lichenigera de M. Perty (Del. anim. art. Brasil. p. 97, pl. 19, f. 14); mais cetle dernière est beaucoup plus petite (22 miil.) et, d’après la description, a use livrée très-différente, Gelle dont il s’agit dans le texte est, sans aucun doute, nouvelle.
P. Thomsonü. Nigra, griseo-virescenti pubescens, prothorace confertim punctulato, carinula transversa ac interrupta pone marginem anticum instructo; elytris basi dense, postice gradatim laxius et minus profunde punctatis. Long. 35 mill, Hab, provinc. Minarum,
ÆRÉNICIDES. 899
assez robustes, pubescentes, hérissées de longs poils fins assez denses en dessous, rares en dessus, sauf sur le scape, dépassant médiocrement les élytres, à articles 1 en cône renversé, atteignant la base du prothorax, 3 à peine aussi long que lui, un peu plus grand que 4, celui-ci et 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux très-gros, convexes, subéquilatéraux. — Prothorax plus long que large, cylindrique, atténué en arrière. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — Elytres allongées, peu convexes, peu à peu atténuées en arrière, isolément acuminées et un peu déhiscentes en arrière. — Pattes assez longues, surtout les postérieures; cuisses faiblement en massue, les postérieures égales aux quatre 4°" segments abdominaux ; tarses de la même paire grêles, à article 4 notablement plus grand que 2-3 réunis. — Saillies sternales étroites, surtout la prosternale. — Corps très-allongé, svelte, densément pubescent et hérissé de courts poils fins.
Femelle : Antennes dépassant un peu moins les élytres. — Pattes plus courtes, subégales; cuisses postérieures dépassant à peine le 2e segment abdominal.
L'espèce typique du genre est la Saperda hirticornis de Klug (1). Les exemplaires existant sous ce nom dans les collections varient beaucoup sous le rapport de la taille, comme sous celui de la livrée, et forment peut-être plusieurs espèces. Les uns sont d’un blanc crétacé, les autres d’un jaune plus ou moins accusé, avec des linéoles plus claires sur le prothorax et les élytres; les uns et les autres ont les antennes d’un jaune ferrugineux plus ou moins foncé, tantôt uniforme, tantôt annelé de jaune päle. Cet insecte, de taille moyenne, habite le Brésil.
HYDRASCHEMA.
J. Taoms, Syst. Cerambyc. p. ?28.
Mäle : Tète très-éloignée des hanches antérieures, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci robustes, contiguss à leur base; front deux fois et demie aussi haut que large, oblique ; joues nulles. — Antennes robustes, subfiliformes, subcylindracées, hérissées de longs poils fins en dessous, lâchement ciliées en dessus, un peu plus longues que le corps, à articles 1 en cône renversé, un peu plus long que 3, celui-ci et 4-11 subégaux. — Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs très-volumineux, ovalaires. — Prothorax plus de deux fois aussi long que large, cylindrique. — Ecusson arrondi en arrière.— Elytres extrèmement allongées, subcanaliculées sur la suture, parallèles, isolément prolongées à leur extrémité en une épine très-aiguë. — Pattes postérieures du double plus longues
(1) Nov. Act. Acad. Nat. Curios. XIL, p. 468, pl. 43, f. 3. — La Sap. oanescens du même auteur (ibid. pl. 43, f. 2) semble appartenir également &u genre.
que les autres; cuisses sublinéaires, les postérieures presque égales aux trois 4* segments abdominaux; tarses de la même paire allongés, filiformes, à article 4 près de trois fois aussi long que 2-3 réunis, — Saillie mésosternale étroite, parallèle, déclive; la prosternale encore moins large, fléchie en arrière, — Corps très-allongé, svelte, finement pubescent. !
Genre remarquable, ne comprenant qu’une assez grande (20 mill.) espèce (fabulosa 3, Thoms.) du Brésil, d’un noir peu brillant avec une ligne longitudinale sur le vertex, trois sur le prothorax, deux abrégées (l'une anté-médiane, l'autre subapicale) sur chaque élytre et deux latérales, obliques sur chaque segment abdominal, d’un blanc pur; on voit en outre sur chaque élytre une ligne grise basilaire et une autre médiane, formant un anneau allongé ; la ponctuation de ces organes est fine et dense.
DYLOBOLUS.