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Tuons, Physis, LI, p

Femelle : Tète médiocrement distante des hanches antérieures, trèspeu concave entre ses tubercules antennifères; front convexe, transversal; joues courtes. — Antennes peu robustes, faiblement ciliées en dessous, dépassant un peu le milieu des élytres, à articles 4 graduellement en massue, 3 notablement plus grand que lui et que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, transversaux. — Prothorax un peu plus long que large, cylindrique , légèrement arrondi sur les côtés. — Elytres allongées, planes, légèrement atténuées en arrière, étroitement tronquées à leur extrémité avec leurs angles externes dentiformes. — Pattes courtes, égales; hanches antérieures contiguës ; cuisses subfusiformes, les postérieures moins longues que les deux 1°" segments abdominaux. — Saillie mésosternale très-étroite, fortement déclive. — Corps allongé, étroit, pubescent, avec de courts poils fins redressés.

L'unique espèce (rotundicollis) du genre est originaire du Mexique, de taille moyenne, noire et revêtue d'une pubescence grise, avec la tête et le prothorax fauves, et les derniers segments abdominaux d’un jaune doré soyeux; ses élytres sont finement et densément punctuées, La brièveté de ses antennes, la troncature du sommet de ses éiytres et la contiguité de ses hanches antérieures constituent ses principaux caractères génériques.

ANTODICE.

J. Tuows, Syst. Cerambyc. p. 128.

Mâle : Tête grosse, très-éloignée des hanches antérieures, assez for-

(1) Syn. Pyrosozus (Chevrol.) Dej. Cat. éd. 3, p. 378; genre non caractérisé et réuni aux AMPHIONYCHA.

ÆRÉNICIDES. 901

tement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci robustes, contigus à leur base; front étroit, du double plus haut que large; joues presque nulles. — Antennes assez robustes, densément hérissées partout de poils fins, presque deux fois aussi longues que le corps, à articles À gros, peu à peu en massue, plus court que 3, celui-ci et 4-11 décroissant peu à peu. — Yeux contigus en dessus, leurs lobes inférieurs très-grands, convexes, transversaux. — Prothorax plus long que large, cylindrique, un peu resserré à sa base. — Ecusson carré. — Elytres très-allongées, planes sur le disque, légèrement élargies et subisolément arrondies, à leur extrémité. — Pattes courtes; cuisses subfusiformes, les postérieures dépassant un peu le 4r segment andominal ; jambes antérieures légèrement arquées, les intermédiaires munies d’un sinus dorsal; tarses courts. — Saillie mésosternale triangulaire à sa base, très-étroite en arrière, ainsi que la prosternale, — Corps très-allongé, svelte, partiellement pubescent, hérissé de poils fins.

Femelle : Tète moins forte. — Antennes dépassant légèrement le sommet des élytres. — Yeux contigus en dessus comme chez le , mais leurs lobes inférieurs un peu moins volumineux.

Ce genre forme une exception dans le groupe actuel, par suite de la présence d’un sinus dorsal aux jambes intermédiaires. Il ne com prend que la Superda picta de Klug (4), très-jolie espèce du Brésil, d’un noir marron brillant, maculée partout de jaune soufre; sur les élytres, qui sont assez fortement et très-densément ponctuées, ces taches sont au norabre de une à la base, une ou deux médianes, et trois près de l'extrémité; les antennes du Q sont d’un jaune pâle uniforme, celles de la ® noires et annelées de gris cendré.

ERANA.

H. W. Bates, Contribut, etc., p. 250.

Tôte médiocrement distante des hanches antérieures, faiblement concaye entre ses tubercules antennifères; joues courtes. — Antennes tantôt grêles, tantôt assez robustes, hérissées de longs poils fins assez denses en dessous, rares en dessus, un peu plus longues que le corps, à artieles 1 de longueur variable, mais toujours beaucoup plus court que 3, celui près de trois fois aussi long que #, ce dernier et 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux grands, équilatéraux. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, un peu arrondi sur les côtés (cincricornis) ou (triangularis) atténué en arrière et resserré à sa base. — Elytres allongées, cylindriques, un peu déprimées sur le disque, déclives et arrondies en arrière. — Pattes courtes; cuisses faiblement en massue, les postérieures égales aux deux ou

(1) Nov. Act. Acad. nat, Curios. XIH, pl. 43, f. 1.

lois 1°" sogments abdominaux; tarses médiocres. — Saillie méso. Sternale au plus de largeur moyenne, la prosternale très-étroite, — Corps allongé, pubescent, hérissé où non de courts poils fins.

M. Bates a placé ce genre dans les Phytœciides et l'indique comme nombreux duns l'Amérique intertropicale (1), mais presque toutes ses espèces sont inédites. Celle (céncticornis) décrite par ce savant enlomologiste a étè découverte par lui dans le Haut-Amazone et est de très-petite taille. Une autre, beaucoup plus grande, a été décrite par Germar (2),

ISCHNOPHYGAS.

J. Taous. Physis, IT, p. 196.

Femelle? : Tète assez distante des hanches antérieures, faiblement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci écartés; front trèsconvexe, transversal; joues médiocres. — Antennes grêles, hérissées de longs poils fins, un peu plus courtes que le corps, à articles À en cône renversé, plus court que 3, celui-ci et 4 égaux, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, convexes, transversaux. — Prothorax beaucoup plus long que large, régulièrement cylindrique, finement rebordé à ses deux extrémités. — Elytres allongées, parallèles, planes sur le disque, arrondies en arrière. — Pattes courtes, peu robustes, subégales; cuisses Jégèrement en massue, les postérieures moins longues que les deux Ars sogments abdominaux; tarses courts. — Saillies mésosternale et prosternale très-étroites, surtout celle-ci. — Corps allongé, svelte, à peine pubescent, hérissé de longs poils fins.

De toutesles espèces du groupe actuel, celle (telephoroidesJ. Thoms.) sur laquelle à été fondé ce genre est la plus petite; à peine a-t-elle 5 millim. de‘longueur. Elle est noire avec les élytres brunes et la tête ainsi que le prothorax fauves; ces derniers sont chacun ornés d’une assez grande tache brunâtre et médiane; les élytres sont fortement et densément ponctuées. Cet insecte habite le Mexique.

GRouPE V. Gryllicides,

Tête non rétractile; front allongé, trapéziforme. — Scape des antennes cicatrisé au bout. — Elytres non carénées latéralement. — Jambes intermédiaires sans sillon; crochets des tarses appendiculés.— Les trois segments intermédiaires de l'abdomen plus courts que les autres. — Episternums métathoraciques étroits. — Corps allongé.

(1) IH cite comme congénères deux espèces seulement, dont la Sap. lœta de M. Newman. Mais cette dernière, type du genre Essosraumua de M. J. Thomson, a la tête trop rétractiie pour faire partie du groupe actuel, et je l’ai comprise dans les Amphionycides (voyez plus haut p.895). Elle n’est d’ailleurs nullement cylindrique, mais déprimée et assez large,

(2) Sap. triangularis, Germ, Ins. Spec. nov. p. 493; Brésil,

GRÉLLICIDES. 903

Parmi les OnocEPuaLA des auteurs et des collections, il se trouve un petit nombre d’espèces qui s’éloignent complétement de ces insectes par le scape de leurs antennes cicatrisé au bout et les crochets de leurs tarses appendiculés. Ce dernier caractère, inobservé jusqu'ici, leur assigne leur place dans la tribu actuelle, où elles constituent maniféstement un type particulier. M. J. Thomson à établi sur elles son genre Gryzuca (1), auquel viennent s'ajouter dubitativement deux genres que je n'ai pas vus, mais qui semblent devoir rentrer ici plutôt que dans les Onocéphalides. Ces insectes sont propres à l'Amérique du Sud.

Genres incertæ sedis : Chalcolyne, Emimesis.

GRYLLICA.

3, Tous. Essai, etc. p. 120 (1).

Mûles : Tète médiocrement distante des hanches antérieures; ses tubercules antennifères médiocres, robustes, contigus à leur base, divergeuts; front allongé, un peu oblique; joues longues. — Antennes robustes, un peu plus longues que le corps, densément hirsutes en dessous sous leurs trois ou cinq 1% articles : 4 à peine plus long que la tête, 3 tantôt (picta) du double plus long que lui et que 4, tantôt (flavopustulata) égal à tous deux, 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux au plus médiocres, en triangle curviligne. — Prothorax transversal (picta) où un peu plus long que large (flavopustulata), régulièrement cylindrique, finement plissé en travers. — Liytres médiocrement allongées, presque planes en dessus, avec la suture légèrement canaliculée, subisolément arrondies en arrière. — Pattes postérieures plus longues que les autres; cuisses en massue fusiforme, les postérieures aussi longues que l’ahdomen ; tarses médiocres. — 3e segment abdominal en triangle curviligne assez long, sinué au bout. — Saillie mésosternale médiocrement large, la prosternale plus étroite. — Corps eunéiforme ou subparallèle, assez robuste, partiellement pubescent.

Femelles (d'après la flavo-pustulata) : Antennes un peu plus courtes que les élytres. — Pattes moins longues; cuisses postérieures plus courtes que l'abdomen. — 5° segment abdominal plus long, plus convexe et plus fortement sinué au bout.

Des trois espèces que M. J. Thomson comprend dans ce genre, les deux premières (3) doivent seules y rester. Elles sont de taille

(1) Depuis (Syst. Cerambyc. p. 100), M. 3. Thomson a supprimé ce genre, le croyant identique avec le genre Esmia de M. Pascoe, qui est tout-à-fait diffé rent et qu’on à vu plus haut (p. 630) dans le groupe des Apodasyides.

(2) Syn. Oxockriara Pascoc, Dej.

(3) On. picla, Pascoe, Trans. ofthe entom, Sue. Ser. 2, LV, p.263 (On. ha-

moyenne (13-15 mill.) et leur livrée est d’un rouge-brun uniforme, avec quelques taches et linéoles jaunes sur les élytres; ces dernières sont ponctuées sur ia plus grande partie de leur surfase et munies de quelques fines aspérités à leur base.

Note.

Il est très-probable que les deux genres suivants soient, comrhe le dit M. H. W. Bates, alliés de près aux Grvzuica dont ils semblent posséder les caractères essentiels, notamment les crochets des tarses appendiculés.

CHALCOLYNE.

H. W. Bates, Contribut. etc., p. 252.

Tubercules antennifères distincts; front allongé, légèrement oblique. — Antennes à peine aussi longues que le corps, robustes; leurs articles simples, graduellement atténués ; leur scape peu à peu épaissi dès sa base, — Yeux amples tant en dessus qu’en bas, très-rapprochés en haut. — Prothorax subeylindrique, finement ridé en travers ; Muni de chaque côté d'un tubercule spiniforme aigu. — Elytres subtrigones. — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes intermédiaires simples sur leur bord externe ; tarses environ de la moitié de la longueur des jambes, larges, non comprimés, à articles À court, iiangulaire, 4 grêle, dépassant 3 d'une longueur égale à celle de ce dernier; crochets fortement divergents, très-arqués, munis à leur base d'un grand élargissement carré (1). — Saillie prosternale étroite, simple; la mésosternale assez large, bituberculée et verticale en avant.— Corps oblong, revêtu de cils fins redressés.

Le type du genre avait été décrit antérieurement par M. Pascoe (2) sous le nom de Onocephala? metallica. M. Bates, qui l'a découvert dans : Haut-Amazone (Ega), dit que sa forme générale est très-voisine de celle de la Gryllica flavo-pustulata. Sa livrée est d’un noir bronzé, avec les élytres d’un vert métallique; ces dernières sont striées-ponctuées.

EUMIMESIS.

H. W. Bares, loc. cit. p. 233.

Tête des CHALCOLYNE. — Antennes courtes, à articles 4 oblongo-

Mmata de quelques collectious); Brésil.—G. flavo-pustulaia, 3. Thoms. Essai, etc. p. 121 (On. pustulosa, Dej. Cat. éd. 3, p. 376); même pays.

La 3e espèce est la G. Balyi, J. Thoms. loc. cit.; elle constitue le genre SYMPERGA qu'on à vu précédemment (p. 711) dans le groupe des IscuroLon- SHIDES,

(1) Traduites dans le langage que J'emploie, ces expressions signifient évidemment : « crochets divariqués et appendiculés. ».

(2) Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 268.

CALLUDES. 905

carré, comprimé, 2 assez brusquement dilaté à partir de son milieu, 3 arqué, dilaté au bout, 4 élargi à son extrémité supérieure en une courte lamelle foliacée, 3-11 très-courts; simples. — Yeux amples, distants en dessus. — Prothorax des Cnazcozyne. — Elytres oblongues, déprimées dans leur milieu, largement arrondies en arrière. — Pattes et saillies sternales des CHALCOLYNE. — Facies des Curculionides du genre Herxpus. |

Comme chez plusieurs de ces derniers, la livrée est d’un brun rougeâtre, avec les côtés du prothorax, une large bande basiltire et une grande tache apicale sur chaque élytre. Cet insecte, long: d'environ 12 millim., habite également le Haut-Amazone.

Groupe VI. Calliides.

Tête non rétractile, peu distante des hanches antérieures, — Yeux échancrés. — Elytres non carénées latéralement. —Jambes intermédiaires sans sillon; crochets des tarses appendisulés. — Les trois segments intermédiaires dé l'abdomen plus courts que les autres. — Episternums métathoraciques étroits. — Corps peu allongé, plus ou moins massif.

Ce groupe est de la création de M. J. Thomson (1); mais il faut y ajouter deux genres (DrycotHEA, GRAMINEA) qu'il a placés dans ses Desmiphorites, et qui sont conformes de tous points à Ja formule qui précède. Ces insectes ont un facies à part, qui ne rappelle nullement celui des genres qui précèdent. Tous habitent l'Amérique du Sud.

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