Tuons. Syst. Cerambyc. p
Mûle : Tète des Hemrcrapus, avec le front équilatéral.— Antennes (2) assez robustes, pubescentes, lâchement ciliées en dessous, sétacées, à articles 1 en cône renversé, étroitement cicatrisé au bout (la cicatrice fermée), égal à 3, celui-ci et 4 subégaux, les suivants plus courts. —
(1) H. Dejeanii, Cayenne; Thomsonii, callipus, Brésil; Buquet, loc. at. p. 329.
(2) Elies manquent dans l’exemplaire que M. J. Thomson a bien voulu me communiquer. Je les décris d’après une femelle chez qui il n’en subsiste que les sept premiers articles.
CALLLIDES. 907
Lobes inférieurs des yeux allongés, — Prothorax transversal, cylindrique, obtusément caréné sur la ligne médiane, muni de chaque côté d’un petit tubercule conique. — Elytres peu allongées, peu à peu atténuées et arrondies en arrière, déprimées sur Je disque, munies chacune à leur base d’une élévation oblongue. — Pattes assez longues, surtout les postérieures; cuisses faiblement et peu à peu en massue, les postérieures dépassant un peu les élytres; tarses de la même paire allongés, à article 4 plus grand que 2-3 réunis; le 4°" des antérieurs dilaté et en triangle allongé. — Saillie mésosternale de largeur moyenne, parallèle, recourbée en arrière , la prosternale étroite, fortement arquée postérieurement. — Corps oblong, pubescent, sans poils fins redressés en dessus.
Femelle : Elytres parallèles. — Pattes plus courtes et plus égales; cuisses postérieures égales aux quatre 19% segments abdominaux; 4e article des tarses antérieurs non dilaté.
M. Buquet (1) qui a décrit l'unique espèce de ce genre l'avait placée parmi les ATeLODESMIS, sous le nom d'A. octomaculata. C'est un bel insecte du Brésil, de taille moyenne, ayant la tête, le prothorax et le dessous du corps d’un jaune soufre et maculés de noir, les antennes et les pattes de cette dernière couleur, énfin les élytres blanches avec deux grandes taches communes (une entourant l'écusson, l’autre apicale) et la base des épipleures, noirs; ces organes ne sont ponctués qu'à leur base et les points sont de même nature que chez les HemICLADUS.
HASTATIS.
(Der.) Buquer in J. Tuoms. Archiv. entom. I, p. 338.
Mâles : l'ête faiblement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci distants; front plus haut que large; joues très-courtes. — Antennes médiocrement robustes, subfiliformes, pubescentes, hérissées de cils distants en dessus, plus nombreux en dessous, de la longueur du corps, à articles À en cône renversé, 3 un peu plus long que lui et que 4, celui-ci et 5-44 décroissant rapidement. — Lobes inférieurs des yeux graads, subéquilatéraux. — Prothorax transversal, arrondi et muni d’un petit tubereule de chaque côté, un peu renflé en dessus près des bords latéraux. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres peu allongées, parallèles, arrondies en arrière, médiocrement convexes. — Patles assez courtes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures un peu moins longues que l'abdomen; tarses courts. — Saillie mésosternale de largeur moyenne, triangulaire, munie d'un tubercule obtus en avant; la prosternale très-étroite, fléchie en arrière. — Corps oblong, pubescent, densément hérissé de poils fins.
(1) In J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 337.
Coléoptères. Tome IX (2). 32
Femelles : Lobes inférieurs des yeux plus petits, — Antennes un peu plus courtes que le corps.
Ces insectes (4) varient sous le rapport de la taille et de la livrée, sans être jamais très-petits ni au-dessus de la grandeur moyenne. Leurs élytres sont pointillées densément et sans ordre; quelquefois (auricollis) chacune d’elles présente une ligne sailllante longitudinale. Le tubercule dont leur mésosternum est pourvu leur est propre dans le groupe actuel.
CALLIA.
A. Senv. Ann. d. L. Soc. entom. 1835, p. 60.
Un seul caractère essentiel, l’absence de tubercule au mésosternum, distingue des Hasraris ce genre polymorphe. Tous les autres sont pareils, si ce n’est que les lobes inférieurs des yeux sont plus petits et le prothorax plus régulièrement cylinärique.
Les plus grands de ces insectes (par ex. cyanea, axillaris) sont de la taille des Hasraris, les autres sont beaucoup plus petits (4-6 mill.). Tous sont revêtus d’une dense et fine pubescence redressée qui donne à leurs téguments un aspect velouté; la ponctuation de leurs élytres est très-fine, leur livrée très-variable, parfois métallique ; enfin, la plupart d’entre eux, ainsi que l’indiquent les noms qu'ils ont reçus, reproduisent le facies des Coléoptères des familles les plus différentes (2).
DRYCOTHÆA.
J. Tuows. Physis, Il, p.149.
Femelle? : Tête plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, distants; front assez fortement transversal; joues allongées.— Antennes subrobustes, pubescentes, lâchement ciliées en dessous, un peu plus courtes que le corps, à articles 4 légèrement fusiforme, sinué à sa base en dessous, un peu plus court que 3, celui-ci beaucoup plus long que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres, leurs lobes inférieurs fortement transversaux. —Prothorax transversal, assez convexe, régulièrement arrondi de chaque côté,
(1) Æ. denticollis, auricollis, Brésil; signaticornis, Cayenne; Buquet, loc. cit, — galerucoides, H. W. Bates, Contribut. etc, p. 235; Amazone (Santarem).
(2) Lam. cana, aæillaris, Germ. Ins. Spec. nov. p. 483 et 485; Brésil. — C. azurea, À. Serv. loc. cit.; Brésil. — flavofemorata, Gasteln. Hist. nat. d, Col: IL, p. 486, Brésil, — chrysomelina, Pascoe, Trans. of the entom. Suc. Ser. 2, V, p.45; Amazone. — xanthomeru , auricollis, L. Redtenb. Expéd. d. 1. Novara; Col. p.185; Rio-Jangiro, — fulvocincta, criocerina, halticoides, lycoides, cleroides, Haut-Amazone; lampyroides, Rio-Janeiro; H. W. Bates, Contribut. etc. p. 235.
CALLIDES, 909
avec un petit tubercule médian. — Ecusson carré. — Elytres assez courtes, assez convexes, un peu aplanies en dessus, parallèles, déelives et subtrouquées en arrière. — Pattes assez longues, robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales uux quatre 4ers segments abdominaux; tarses courts. — Suillies sternales médiocrement larges, tronquées sur leurs faces opposées. — Corps oblong, assez massif, pubescent, hérissé de poils fins et courts.
Genre très-voisin des Hasranis, et n’en différant que par la moindre grosseur des yeux et la forme de la saillie mésosternale.
Son unique espèce (Sallei J. Thoms.) est originaire du! Mexique, de grandeur médiocre et revêtue d’une pubescence grise unifurme; ses élytres sont assez fortement ponctuées en stries, sauf à leur base, sur une petite étendue, où leurs points sont en désordre.
GRAMINEA.
J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 329.
Tète un peu concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, distants; front subconvexe, équilatéral; joues allongées. — Antennes assez robustes, filiformes, pubescentes, lâächement ciliées.en dessous, dépassant légèrement les élytres, à articles 1 en cûne renversé, subégal à 3, celui-ci plus long que liés suivants, ces derniers décroissant peu à peu. — Yeux assez petits, leurs lobes inférieurs allongés, — Prothorax feaucoup plus long que large, cylindrique, muni de chaque côté d'un petit tubereule médian. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement aliongées; subparallèles, munies d'une dépression suturale limitée par deux côtes obtuses, obliquement tronquées et isolément acuminées à leur extrémité. — Pattes médiocres; cuisses peu à peu en massue, les postérieures dépassant le 2 segment abdominal ; tarses médiocres.— Saillies sternales médiocrement larges, arquées sur leurs faces opposées. — Corps oblong, pubescent, hérissé de quelques poils fins.
L’Hebestola tomentosa de Dejean (1) est l'unique espèce de ce genre. Elle est de petite taille (9-10 mill.), d’un noir assez brillant, sauf ses antennes qui sont d’un ferrugineux obscur, et revètue d’une pubescence d'un jaune verdàtre formant de nombreuses taches sur les élytres qui sont assez densément pointillées. Cet insecte habite le Brésil.
PRETILIA.
H. W. Bares, Contribut. elc. p. 237.
Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci rapprochés à leur base; frent plus haut que large; joues al-
(1) Cat. éd. 3, p. 374.
longées. — Antennes grôles, presque glabres, lâchement hérissées de puils fins en dessous, de 1/4 () à 1/6° (Q) plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, 3 de moitié plus long que lui et que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux transversaux, assez convexes. — Prothorax transversal, cylindrique, inerme. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, arrondies en arrière, largement déprimées sur le disque. — Pattes longues, surtout les postérieures; cuisses faiblement en massue, les postérieures presque de la longueur du corps chez le og’; tarses de la mème paire à article 4 égal à 2-3 réunis. — Saillies mésosternale et prosternale étroites, surtout celle-ci. — Corps finement pubescent, hérissé partout de courts poils fins.
Ce genre ne comprend qu'une petite espèce (telephoroïides) de l’Amazone et de la Guyane, d'un fauve clair avec le vertex et les articles 3-4 des antennes noirs et les élytres d’un bronzé obscur; la ponctuation de ces organes est fine et très-dense. ‘
Groupe VII. Hébestolides,
Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Tète non rétractile, en général médiocrement distante des hanches antérieures. — Yeux échancrés. — Elytres sans carènes latéraies. — Jambes intermédiaires munies d'un sillon parfois obsolète; crochets des tarses appendiculés, rarement fissiles. — Les trois seginents intermédiaires de l'abdomen plus courts que les autres. — Episternums métathoraciques étroits. — Corps plus ou moins allongé.
La fermeture des cavités cotyloïdes intermédiaires est propre à ce groupe dans la tribu actuelle. Sous le rapport du fucies, ses espèces ont la plus intime ressemblance avec les Estolides de ja tribu précédente, et si les crochets de leurs tarses n'étaient pas appendiculés, la plupart d’entre elles, ayant un sillon aux jambes intermédiaires, devraient prendre place dars leurs rangs; celles (UpamiNA, GISOSTOLA) qui en sont dépourvues trouveraient la leur parmi les Pogonochérides (1). Gomme celles des quatre groupes précédents, toutes sont américaines. ,
I. Antennes à art, # beaucoup plus grand que 3; tête fortement concave entre ses tubercules antennifères.
(1) Ces insectes sont par conséquent, aux deux groupes en question, ce que les Gryllicides sont aux Onocéphalides, Si l’on pense que le facies doit l’emporter sur les caractères positifs, on pourra les reporter aux places que j'indique. Mais alors les Lamiides vraies contiendront des espèces à crochets des tarses anormaux et leur définition rigoureuse sera impossible, à moins qu’on ne supprime la Tribu entière des Phytæciides, ce qui revieutädire que la structure des crochets des tarses ne serait plus regardée que comme un caractère do troisième ou quatrième ofdre.
HÉBESTOLIDES. 911
a Elytres tronquées et épineuses en arrière.
Lobes inférieurs des yeux allongés : Hebestola.
— transversaux : Nyclonympha.
aa Elytres arrondies et inermes en arrière : Sœypiseuthes. I, Antenoes à art. 4 égal à 3 au plus court que lui.
b Elytres épireuses en arrière : Gisostola.
bb — inermes ct arrondies on tronquées en arrière. © Prothorax inerme.
Crochets des tarses élargis et fendus au hout : Udamina.
—— appendiculés : /gualda.
ce Prothorax finement tuberculé sur les côtés : Eumathes.
HEBESTOLA.
(Der.) BLanou. in Gay, Hist. d, Chile; Zool. V, p. 513.
Mâles : Tôte fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci gros, assez saillants, contigus à leur base ; front subéquilatéral; joues très-courtes. — Antennes pubescentes, finement ciliées en dessous, un peu moins de deux fois aussi longues que le corps, à articles À peu à peu en massue, presque aussi long que 3, celui-ci beaucoup plus court que #, ce dernier et 5-11 décroissant peu à peu. — Youx médiocres, leurs lohes inférieurs allongés. — Prothorax en général plus long que large, cylindrique. — Ecusson presque carré. — Elytres allongées, planes, avec une dépression suturale vaguement limitée sur ses bords, peu à peu atténuées et tronquées en arrière, avec leurs angles externes plus ou moins dentiformes ou (pineux. — Pattes s'allongeant d'avant en arrière ; cuisses peu À peu en massue, les postérieures dépassant un peu le 2° segment abdominal; tarses de la même paire assez iongs, étroits. — Saillie mésosternale assez large, déclive, la prosternale arquée en arrière. — Corps allongé, subcunéiforme, assez svelte, peu densément pubescent. — Femelles inconnues.
Ce genre, de la création de Dejean (1), ne contient plus aucune des espèces disparates qu'il y avait réunies, et, dans son état actuel, est propre au Chili et aux régions de l'Amérique situées sous la même latitude. M. Blanchard en a décrit quatre espèces (2) du premier de ces pays, dont la plus grande ne dépasse pas 42 millim. de longueur. Leur livrée, quoique assez variée, n’a rien de remarquable.
(1) Cat. éd. 3, p. 374.
(2) Il les divise en deux sections : A. Prothorax muni de chaque côté d’un petit tubercule : H. parvula, humeralis, vitticollis, loc. cit, p. 514.— Aj. : H. bonariensis, J. Thoms. Physis, If, p. 127. -— B. Prothorax inerme latéralement : H, petrosa, Blanch. loc. cit, p. 515.
NYCTONYMPHA.
J. Taows. Physis, I, p. 513.
Mâle? : Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez saillants, subcontigus à leur base; front plus haut que large; joues allongées. — Antennes revêtues d’une sorte d’enduit, non ciliées, de 1/4 environ plus longues que le corps, à articles 4 en massue pyriforme, plus court que 3, 4 beaucoup plus long que celui-ci et les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux assez grauds, leurs lobes inférieurs transversaux.— Prothorax allongé, cylindrique, muni de chaque côté d’un très-petit tubercule submédian. — Ecusson carré. — Elytres allongées, largement aplanies sur le disque, cunéiformes, tronquées au bout, avec leurs angles externes prolongés en une forte dent aiguë. — Pattes assez longues; cuisses peu à peu en massue, les postérieures dépassant à peine le 2 segment de l'abdomen; sillon des jambes intermédiaires à peine distinct; tarses médiocres. — Saillie mésosternale médiocrement large, recourbée en arrière; la prosteruale plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps allongé, cunéiforme, peu robuste, revêtu d'une sorte d’enduit. :
Le genre est très-voisin des HepesroLa, mais cependant suffisamment distinct. Son unique espèce (cribrata J. Thoms.) est de ja taille de l'Hebest. humeralis, et en entier d’un brun mat et uniforme ; ses élytres sont finement striées-ponctuées et son prothorax densément pointillé, avec une ligne médiane, longitudinale et lisse. M. J. Thomson lui assigne à tort des crcchets des tarses simples.
SÆPISEUTHES.