‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 84 sur 93 · Taous. Physis, II, p · texte numérisé non relu

Taous. Physis, II, p

Mâle? : Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez grands, subcontigus à leur base; front transversal ; joues médiocres. — Antennes très-finement pubescentes, à peine ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 en massue subovalaire, aussi long que 3, celui-ci beaucoup moins grand que 4, 5-11 moins longs quo ce dernier, décroissant peu à peu. — Yeux assez petits, leurs lobes inférieurs trigones. — Prothorax plus long que large, cylindrique, muni de chaque côté, en deçà de son milieu, d’un petit tubercule conique. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez courtes, parallèles, un peu déprimées sur le disque, déclives et arrondies en arrière, rnunies chacune à leur base d’une courte crète, — Pattes médiocres, peu robustes; cuisses en massue fusiforme, les postérieures égales aux deux 1° segments de l'abdomen; tarses médiocres, étroits. — Saillie mésosternale étroite,

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triangulaire, déclive; la prosternale moins large, fléchie en arrière. — Corps assez allongé, pubescent.

M.3. Thomson n’en décrit qu'ane petite (5 mill.) espèce (chilensis) du Chili, brunâtre, avec les élytres d’un testacé blanchâtre et variées de taches de la couleur du fond. Le genre se distingue des deux précédents par la forme des élytres.

GISOSTOLA.

J. Tuows, Physis, LL, p. 125 (1).

Femelles ? : Tête plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, distants; front transversal; joues courtes. — Antennes pubescentes, à peine ciliées en dessous, de la longueur du corps, à articles 4 on massue subovalaire, plus court que 3, celui-ci un peu moins que 4, ce dernier et 5-11 décroissant lentement. — Yeux assez grands, leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de chaque côté d’un petit tubercule submédian. — EÉcusson carré. — Elytres très-allongées, largement aplaries sur le disque, subeunéiformes, isolément acuminées et épineuses au bout. — Pattes assez courtes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux deux 1°" segments abdominaux; jambes intermédiaires sans sillon; tarses médiocres, — Saillie mésosternale assez large, déclive; la prosternale étroite, fléchie en arrière. — Corps très-allongé, densément pubescent.

Des deux espèces (2) décrites par M. J, Thomson, une seule (melancholica) m'est connue, Elle est de taille moyenne (15 mill.), ot sa livrée est d’un jaune ocracé pâle et uniforme sur lequel se détachent des granules noirs de grosseurs différentes et assez régulièrement alignés, dont les élytres sont pourvues surtout à leur base; ces organes sort en outre finement et longitudinalement striés. L'autre espèce paraît en être très-voisine. Ces deux insectes habitent le Brésil.

UDAMINA.

J. Tnomws. Physis, I, p. 124.

Femelle : Tète plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci médiocres, distants; front transversal; joues courtes. — Antennes très-finement pubescentes, à peine ciliées en dessous, de la longueur du corps, à articles À peu à peu en massue, plus court que 3, celui-ci et 4 égaux, 5-11 plus courts, décroissant graduellement. — Lobes inférieurs des yeux ussez grands, subtransversaux.— Prothorax transversal, cylindrique, muni de deux petits tubercules obtus et lisses

(1) Syn. Pauza J. Thoms. (olim.). — Saperpa Dei. @) Phaul. mielancholica, 3. Thoms. Archiv. entom. I, p. 304. — G. tessellata,.J. Thoms. Physis, loc. cit. p. 126 (Saperd. id. Dej. Cat. éd. 3, p. 377).

sur le disque. — Ecusson arrondi en arrière, — Elytres allongées, planes sur la suture, parallèles, tronquées en arrière. — Pattes médiocres, robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures an pou plus courtes que l'abdomen; tarses assez longs et assez larges ; leurs crochets élargis et fendus au bout, les divisions égales. — Saillie mésosternale subverticalement déclive en avant, parallèle ; la prosternale assez étroite, peu convexe, fléchie en arrière. — Corps allongé, finement pubescent.

L'espèce typique (Leprieuri J. Thoms.) est originaire de Cayenne, de taille moyenne, d'un brun noirâtre uniforme et mat, avec sa tôte, son prothorax et ses élytres densément ponctués, sauf dans la moitié postérieure des secondes, où les points deviennent peu à peu plus petits et moins serrés. La forme singulière des crochets des tarses est propre à ce genre. .

IGUALDA.

J. Taows. Physis, IL, p. 144.

Mâle : Tête presque plane entre ses tubereules antennifères ; CeUxci courts, distants; front équilatéral, un peu évasé en bas; joues courtes. — Antennes finement pubescentes, lâchement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 4 en cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci notablement plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux grands, très-rapprochés en dessus, leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax allongé, cylindrique. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, planes, subparallèles, rétrécies et isolément arrondies en arrière. — Pattes s'allongeant d'avant en arrière ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures aussi longues que les élytres ; tarses médiocres. — Saillie mésosternale déclive, finement carénée; la prosternale étroite, fléchie en arrière, — Corps pubescent, avec de courts cils redressés sur les élytres.

L'allongement des pattes postérieures est particulier à ce genre dans le groupe actuel. Il ne comprend qu'une petite (8 mill.) espèce (posticalis J. Thoms.) de Cayenne, revêtue d’une pubescence d’un gris verdâtre, passant au brun clair sur les élytres, avec leur sommet blanc et maculé de noir sur une faible étendue; ces organes sont très-finement sillonnés et assez densément pointillés à la base.

EUMATHES.

(Der.) Pascor, The Journ. of Entom. 1, p. 354 (1).

Mûles ? : Tête faiblement concave entre ses tubercules antennifères;

(1) Syn. Siamona, 3. Thoms. Physis, Il, p. 113. — LamiA Germ, — Hepes- ToLA Dei.

LA

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ceux-ci courts, distants; front plus haut que large; joues presque * nulles. — Antennes finement pubescentes, lâchement ciliées en dessous, de le longueur du corps, à articles À en cône renversé, plus court que 3, celui-ci et 4 subégaux, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu.— Yeux grands, rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs carrés, subéquilatéraux. — Prothorax subtransversal, cylindrique, muni de chaque côté d’un très-petit tubercule submédian, et de deux parfois subobsolètes sur le disque. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, munies dans toute leur longueur d’une dépression suturale limitée par deux lignes obtuses, déclives et subtronquées à leur extrémité. — Pattes médiocres; cuisses robustes, peu à peu en massue fusiforme, les postérieures égales aux trois 1° segments abdominaux; tarses médiocres, les postérieurs étroits. — Saillie mésosternale obtusément carénée et verticale en avant; la prosternale étroite, fléchie en arrière. — Corps médiocrernent allongé, très-finement pubescent, hérissé de poils fins et courts sur les élytres.

Le type du genre (1) est de grandeur médiocre, noir et revêtu d’une fine pubescence d’un gris plus ou moins verdâtre, s'éclaircissant par places sur les élytres qui paraissent, par suite, marquetées; ces organes, ainsi que le prothorax, sont finement ponctués. Cet insecte habite le Brésil et Cayenne.

M. J. Thomson a fondé son genre SinamorA sur l’Hebestola subcostata de Dejean (2), espèce également du Brésil, très-voisine de la précédente, plus allongée, ayant les tubercules discoïdaux du prothorax à peine distincts, mais, à part cela, parfaitement normale.

(1) E. undatus, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 251; probablement identique avec l’£. jaspidea de Dejean (Cat. éd. 3, p. 375) et la Lamia cana de Germar, Ins. Spec. nov. p. 483; dans l’affirmative, ce dernier nom aurait naturellement la priorité.

(2) Cat. éd. 3, p. 374.

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