‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 18 sur 90 · NE · texte numérisé non relu

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119 STAPHYLINIENS.

glabres et brillants, leur grosse tête, en un mot teur facies étranger at reste de la famille. |

M. Coquerel (1) a donné quelques détails, malheureusement trop abrégés, sur là larve de l'Osorius insicicrurus Klug, observée par lui à Madagascar, à ses divers états de développement, dans un tronc d'arbre en décomposition. La tête est très-forte, carrée, ainsi que le premier segment thoracique, et munie de fortes mandibules et de petites antennes en forme de soies. Le corps est allongé, atténué à l'extrémité et muni de deux appendices filiformes sur le dernier segment. D'après les figures qu'il en donne, le bord antérieur du front serait saillant et denticulé, les palpes maxillaires composés de trois articles dont le dernier en cône allongé, les antennes de quatre dont le pénultième plus grand que les autres et muni au côté interne, ainsi que le dernier, d’une saillie et de quelques cils; enfin les appendices styliformes en compteraient trois, dont le premier beaucoup plus grand que les autres et renflé en massue à son extrémité. Cette larve est trèsagile et d’un jaune-brun.

I. Jambes fortement épineuses sur leur tranche externe : Osorius. IL. — presque mutiques —— Holotrochus.

OSORIUS, (Leacn) Larn. Fam. nat. p. 245 (2).

Menton allongé, rétréci et échancré en avant. — Languette cornée, gubacuminée dans son milieu en avant; ses paraglosses petites, membraneuses, longuement ciliées au côté interne. — Dernier article des palpes acuminé, aussi long que le pénultième aux labiaux, plus long aux maxillaires. — Lobes des mâchoires cornés, étroits, assez longs, terminés par un crochet aigu, ciliés : l'interne en dedans, l’externe au bout. — Mandibules robustes, aiguës , se croisant au repos. — Labre transversal, largement échancré et fortement cilié en avant. — Tête grosse, épaisse, convexe, à peine rétrécie en arrière ; épistome souvent échancré et denté. — Yeux antérieurs, médiocres et planes. — Antennes courtes, assez robustes, filiformes, brisées, de 11 articles : 1 très-long, logé au repos dans un sillon oblique-et latéral de la tête, 2:3 obconiques, 4-11 moniliformes. — Prothorax graduellement rétréci en arrière, tronqué à ses deux extrémités, muni en dessous près de son bord antérieur d'une saillie plus ou moins prononcée. — Elytres finement marginées sur les côtés, tronquées en arrière, avec leurs angles externes distincts. — Abdomen cylindrique, sans rebord latéral; son sixième

(1) Ann. d.1. Soc. ent. Série 2, VI, p. 180, pl. 7, no IV, £. 3 ab.

(2) Syn. Morosoma, Say, Trans. of the Amer. Phil, Soc, New Ser, IV, pl. 462, æ OxYTELUS Gray,

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segment obtusément conique et plus étroit que les précédents, le 7e un peu distinct, — Pattes courtes et AS les intermédiaires rapprochées à leur base; jambes dilatées et ärrondies en dehors, munies d’épines et de cils sur leur tranche externe ; tarses simples, leurs quatre

premiers articles subégaux. — Corps médiocrement allongé, robuste, cylindrique, glabre, alé. ’

Genre extrêmement tranché et, pour ainsi dire, isolé dans la famille avec le suivant. Ses espèces, pour la plupart d'assez grande taille, sont d'un noir brillant, passant parfois au brunâtre sur certaines parties du corps. Leurs différences sexuelles semblent nulles chez les unes, et résider chez les autres dans la forme de l'épistome. Sauf quelques-unes découvertes dans l'Afrique australe, à Madagascar et à Java, elles sont propres aux parties chaudes de l'Amérique. Celles que j'ai eu occasion d'observer vivent sous les écorces à demi décomposées des arbres abattus, et le plus souvent dans des sillons que leurs larves sans doute ont creusés dans le bois. On en connaît neuf en tout (1).

HOLOTROCHUS.

Entén$, Gen. ef Spec. Slaphyt. p. 757.

Menton afrondi sur les côtés et en ayant. — Languette à bord antérieur coupé carrément, — Labre transversal, entier. — Antennes grossissant légèrement à leur extrémité; quelques-uns de leurs ayant-derniers articles transversaux. — Prothorax non rétréci en arrière, exactement appliqué contre la base dés élytres. — Jambes non dilatées ; leur bord externe muni simplement de quelques cils très-courts.

Pour le surplus, ce genre ne diffère pas des Osonivs, dont ses jambes simples et presque inermes le distinguent au premier coup-d'œil; mais ses espèces sont {outes de petite taille. Les trois décrites par Erichson, et qui sont les seules connues, habitent les Antilles et Madagascar (2).

Sous-Trieu III. Oxytélides vrais.

Antennes de onze articles, plus ou moins géniculées, — Abdomen rebordé latéralement. — Tarses de trois articles, les deux premiers très-courts. — Dernier article des palpes maxillaires très-petit, subulé.

(1) Dont huit ont été connues d’Erichson : 0. ater Perty, brasiliensis Guér., piceus Er., du Brésil; infermedius Er., de Colombie; Zatipes O1., des Etats- Unis ; cylindricus Latr., du Mexique ; incisicrurus Latr. , de Madagascar; ru gifrons Er., de Java. — Aj. : O. rugiceps, Bohem. Ins. Caflrar. I, p. 294; de Natal.

(2) H. volvulus, cylindrus, de Ve de Puerto-Rico; crassicollis, de Madagascar.

Coléoptères, ‘Tome If, 8

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C'est à ce groupe, qu'appartiennent la majeure partie des espèces de la tribu. On en connait “deux larves, celle du Platystethus morsilans décrite par Bouché (1) et céfle de l'Oxytelus sculptus, qu'ont publiée récemment MM. Chapuis et Candèze (2). Si la description du premier de ces auteurs est exacte, tout en présentant des caractères communs, tels qu'une forme grêle et linéaire, des téguments recouverts de poils, des mandibules bifides à leur sommet, des palpes labiaux bi-articulés, ellës différeraient sur plusieurs points importants. La première aurait un labre distinct, des palpes maxillaires de cinq articles, des antennés de cinq; Bouché, suivant son usage, ne parle pas des ocelles. Chez la seconde le labre serait nul, les palpes maxillaires ne compteraient que trois articles, et les antennes que quatre ; les ocelles seraient réduits à un seul de chaque côté. Cette larve a été rencontrée par MM. Chapais et Candèze,sur une peau de lièvre qu’elle était occupée à ronger ; Bouché avait trouvé la sienne en hiver dans des bouses; il décrit également la nymphe.

A l'exception d'un seul (AroceLLus) qui est américain, Jes sept genres de ce groupe ont tous des représentants en Europe.

I. Jambes en totalité ou en partie épineuses sur leur tranche externe, Deux rangs d’épines aux antér., un seul aux interméd. : Bledius. Un seul rang d’épines à toutes : Platystelthus. oo aux quatre antérieures : Oxytelus, Phlæonœus. IL. Jambes inermes.

Tête faiblement rétrécie en arrière : Trogophliæus, Thinobius. — pédonculée en arrière : Apocellus.

BLEDIUS.

(Leacu) Srérne JW. of Brit. ent. V, p. 807 (3):

Menton transversal, entier. — Languette divisée en deux lobes trian: gulaires, divergents et ciliés intérieurement. — Palpes courts, le dernier article des labiaux acuminé, un peu plus long que chacun des deux précédents, ceux-ci égaux; les maxillaires à articles 2-3 subégaux, 0bconiques, 4 très-pelit, aciculaire. — Lobe interne des mâchoires muni en

(1) Naturg. d. Insekt. p. 182, pl. VILLE, £. 44-21. M. Westwood a reproduit la figure de la larve (Introd.to the mod, classif. of Ins. 1, p. 166, £. 16, n° 14). Une autre larve d'espèce indéterminée qu'il représente (ibid: nos 10-11), ne me pa= raïit pas appartenir à la tribu actuelle, comme le soupçonnent MM; Chapuis eb Candèze; elle est trop courte et trop large pour celà.

(2) Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, VIN, p. 400, pl. IL, £. 2.

@) Syn. Hespgnopmzus, Steph. loc. cit. p. 309, = OxxTeLus, Olive Latr, Grav., etc,

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dedans de petits cils; l'externe fortement pubescentau bout.—Mandibules assez fortes, dentées près de leur sommet où dans leur milieu. — Labre transversal, muni en avant d’une bordure membraneuse à angles externes saillants et divergents, l'intervallé entré eux cilié. — Téteun peu plus étroite que le prothorax, à peine rétrécie en arrière. — Yeux. médiocres; arrondis, assez: saillants. — Antennes médiocres, coudées, à articles 4 {rés-long, en massuë et arqué, 2-5 obconiques, 6-10 eñ général graduellement élargis et transversaux, 11 oväle. — rothôrax presque aussi large que les élytres en avant, rapidement tréci dans son quart postérieur, un pét arrondi à sa base. — Elytres tronquées. en arrière. — Abdomen linéaire, ebordé sut lé8 côtés. — Pattes courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base: jambes antérieures comprimées; leur tranche externe garnie de deux rangs de petites épines très-serrées, celle des intermédiaires d’un geul rang, dés postérieures mutiques ; tarses simples, leur 4er article beaucoup plus long que les deux suivants réunis, — Corps allongé, linéaire, assez convexe, ailé, finement pubescent:

Petits insectes vivant principalement sur les bords des etux, dans lé sable ou Je sol argileux desquels ils se creusent, selon Érichson, des terriers qu'ils habitent par paires et d'où ils sortent le soir, moment où on les voit quelquefois voler en grand nombre (1). Les mäles de quelques espèces ont de petites cornes sur la tête et le prothorax. M. Stephens leur a réservé le nom de Brenrus, en donnant celui d'HesreropmiLus à celles qui sont dépourvues de ces saillies, caractère bon tout au plus pour établir une section. D'autres mâles se reconnaissent à une échañcruré rempli pat üne membrane que présente leur sixième segment ventral de l'abdomen; enfin ilya des espèces où les detix sexes semblent rie pas différer éntré eux.

Les Brenivs sont nombreux et répandus dans la plupart dés régions froides et tempérées du globe; près de 60 espèces ont déjà été publiées (2). .

(1) Voÿez dans l'Enforn. Mag. (IE, p. 180) une notice intéroséanté sur le B. drenarius, espèce qui vit sur lès bords de la mer et $e laïsse recouvrir par elle au moment du flux, Un DiscnRiuS commun dans les méêmés localités, et d’es= pèce innommée, là poursuit dans $es retraites et en détruit un grand nombre.

(2) Aux 45 qui se trouvent dans la Monographie d'Erichson, aj. Esp. européennes: B. litforalis, ælpestris, cribricollis, filum, fossor, morio, tibialis, Heer, Col. helvet. I, p. 209; agricultor, p. 576. — tistis, Aubé, Afiñ, de 1, Soe. ent: Séfie 2, 1, p. 92. — $us, Aubé, ibid. VIH, p. 320. — triangulum, Baudi, Stuai ent. 1, p: 143. — Esp. asiatiques: B. pubescens, Kolenati, Melet: ent: JL, p.25, = picipénnis, Hochhuth, Bull, Moses 1849; no 1, p. 182.

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- PLATYSTETHUS:

Manvern. Brachél. p. 46 (1).

Languelte large, bisinuée en avant, avec ses angles latéraux assez saillants et aigus; ses paraglosses libres, linéaires, falciformes, densément ciliées au côté interne. — Prothorax transversal, arrondi à sa base, finement canaliculé sur la ligne médiane en déssus, un peu distant des élytres. — Celles-ci courtes, tronquées obliquement et légèrement déhiscentes äleur extrémité. — Pattes intermédiaires écartées à

- Jéur base ; toutes les jambes munies d’une rangée de petites épines sur

leur tranche externe; les antérieures échancrées en dehors près de Jeur sommet. — Corps déprimé, glabre, ailé.

Les autres caractères sont pareils à ceux des Bzenros. Les mâles ont pour la plupart le front muni de deux épines antérieures, et se distinguent en outre, par la structure des septième et sixième segments ventraux de leur abdomen; le dernier est assez souvent bi-épineux. Ces insectes se trouvent ordinairement dans la vase des bords des eaux stagnantes. Lis sont bien moins nombreux que les BLeprvus, car on n’en connaît en ce moment qu'une douzaine d'espèces propres à l'Europe, à la Faune-méditerranéenne, à l'Amérique du Nord et au Cap de Bonne-

Espérance (2).

OXYTELUS.

Gravenu. Col. micr. Brunsv. p. 101:

Genre très-Voisin des PLarvsreraus et n’en différant que par les ca» ractères qui suivent : ;

Languelte un peu plus fortement bisinuée en avant; ses paraglosses soudées avec elle à leur base. — Dernier article des palpes Jabiaux plus court que le précédent, subaciculaire. — Prothorax non distant des élytres. — Celles-ci coupées carrément en arrière, non débiscentes. — Jambes postérieures sans épines sur leur bord externe; dernier article des tarses pas plus long que les deux précédents réunis. — Corps encore plus déprimé, glabre sur la tête et le prothorax, finement pubescent sur l'abdomen.

(1) Syn. Oxvrecus, Grav., Payk., Gyllh., Oliv., etc.

(2) Erichson n’en à connu que six, dont quatre européennes : P. morsitans Payk., cornutus Oliv., nodifrons Sahlb., spinosus Er. — Aj. : Esp. d'Europe : P. striatulus, splendens, capito, Heer, Col, helvet. I, p. 208. — lœvis, Kiesenw. Stettin. ent. Zeit. 1848, p. 325. — cribricollis, Baudi, Studi ent. I, p. 145. — Esp. du Caucase : P. rufospinus, Hochhuth, Bull. Mosc. 1851, no 3, p. 51. — Esp. de l'Algérie : P. longicornis, Lucas, Explor. de l’Algér. Ent. p. 126. — Esp. du Cap: P. armatus, Sachse, Steltin, ent. Zeit. 1892, p. 146.

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A défaut de caractères plus prononcés sces insécles se distinguënt presque tous des PLarysrernus par la Mibture de leurs téguments ; la tête, le thorax et les élytres sont en effet plus fortement ponclués et rugueux, et le second présente trois sillons longitudinaux plus ou moins distincts : le médian droit, les latéraux arqués. Les caractères des mäles résident dans les derniers segments abdominaux, qui sont diversement confgurés selon les espèces.

Ces insectes sont assez nombreux et ont une distribution géographique très-étendue ; on en a déjà décrit près d'une quarantaine (1). Les espèces européennes se trouvent principalement dans les houses à demidesséchées.

PHLOEONÆUS, Encens. Die Kœf. d. Mark Brand. 1, p. 597 (2).

Menton court. — Languette des Oxyrezus, soudée avec ses paraglosses ; celles-ci libres à leur extrémité, linéaires, pubescentes. — Les trois articles des palpes labiaux suhégaux, le dernier un peu plus grêle que les autres; les maxillaires à articles 2-3 subégaux, celui-ci renflé, en ovale allongé, 4 très-pelit, aciculaire. — Mandibules falciformes, finement bidentées à leur extrémité, munies à leur base d’une membrane ciliée à son sommet, — Labre pelit, transversal ; les angles de sa bordure membraneuse, trigones et acuminés. — Tête et yeux des deux genres précédents. — Antennes plus longues et plus grêles, à peine coudées. — Prothorax transversal, assez fortement rétréci en arrière. — Elytres tronquées à leur extrémité, — Abdomen linéaire, rebordé latéralement. — Pattes assez courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base; jambes antérieures munies d'une rangée de petites épines sur leur tranche externe, les autres de poils fins; tarses très-courts, leur dernier

(1) Aux 24 espèces décrites par Erichson, aj. : Esp. européennes : ©. hwmilis, terrestris, Heer, Col. helvet, I, p. 204; montlivagus, p. 574. — Esp: asiatiques : O. sulcatus, Gebler, Bull. Mosc. 1848, n° 2, p. 79; de la Sibérie. — strigtfrons, Hochhuth, ibid. 1849, n° 1, p. 187; du Caucase. — mamillatus, Hoch= huth, ibid. 1851, n° 3, p. 53; de la Daourie, — Esp. de Natal : O. picipennis, pusillus, Bohem. Ins. Caffrar. 1, p. 295. — Esp. de l’Amér. du Nord : ©. fuscipennis, Manh. Bull. Mosc, 1843, p. 233 ; de Sitkha. — basalis (rugosus? E.), parvulus, pygmœus, MmErens, Nelsheim. Proceed, of the Acad, of Philad. HE, p. 41; des Etats-Unis.

J'ignore ce que peut être l’Oxytelus sulcatus de Solier (in Gay, Hist. de Chile, Zool. IV, p. 329). L'auteur lui attribue cinq articles aux tarses antérieurs, sans parler des autres tarses. La figure 11 de la planche 6, qui représente l’insecte entier, porte très-distinctement cinq articles partout, puis à côté se trouve (£. 11) une des pattes antérieures très-grossie, où il n’y a que trois articles, dont le dernier bilobé. Du reste, la plupart des caractères de cet insecte paraissent être ceux d’un Oxytélide.

(2) Syn. Arcorgnus, Steph. Ill. of Brit. ent. V, p. 321.

À ps. 1 ur

118 STAPHYLINIENS.

article beaucoup plus longigue les deux précédents réunis. — Corps linéaire , très-déprimé, finement pubescent en dessus sur l'abdomen seulement, ailé. ‘

Erichson a séparé ces insectes des OxyreLus, auxquels tous les auteurs les avaient réunis. Ils ont en effet la plus intime ressemblance avec ces insectes, mais leurs antennes à peine brisées, et leurs jambes antérieures seules épineuses, les font reconnaitre aisément ; leur prothorax également est dépourvu de ces sillons qui existent chez les OxxzeLus ; leurs habitudes même, sont différentes, car on les trouve sous les écorces. Les deux seules espèces connues sont européennes (1).

TROGOPHLOEUS.

Maven. Brachel. p, 49 (2).

Menton transversal. — Languette large, faiblement sinuée en avant, entièrement soudée à ses paraglosses; la ligne de suture indiquée par une série de cils, — Palpes labiaux très-courts; leur dernier article un peu plus grêle que chacun des deux précédents, ceux-ci subégaux; les maxillaires à articles 2 obconique, 3 plus long et plus gros, pyriforme, 4 très-petit, subulé. — Mandibules courtes, bifides au bout, bidentées dans leur milieu, avec une membrane ciliée à leur base. — Labre court, un peu sinué dans son milieu; ses saillies membraneuses triangulaires ; l'intervalle entre elles garni de soies rigides. — Tête trigone, en général légèrement rétrécie en arrière. — Yeux subglobuleux. — Antennes assez longues et assez grêles, grossissant légèrement et peu à peu, à articles médiocrement long, 2-3 obconiques, 4-10 moniliformes, 41 ovalaire, les quatre ou cinq derniers de grosseur variable, — Prothorax transversal, en général rétréci en arrière. — Elytres de Iongueur variable, tronquées à leur extrémité. — Abdomen le plus souvent linéaire. — Pattes courtes et peu robustes, les intermédiaires rapprochées à leur base; toutes les jambes sans épines ; tarses très-courts, leur dernier article plus long que les deux 1trs réunis. — Corps plus ou Moins déprimé, linéaire, finement pointillé et pubescent, ailé.

L'absence d'épines à toutes les jambes et l'extrême brièveté des tarses distingue essentiellement ce genre des précédents. Le prothorax présente le plus souvent deux impressions longitudinales, et chez quelques

(1) 2. cœlatus Oliv., cœsus Er., loc. cit.

(2) Syn. Tæxosows, Manhb. Brachél, p, 50. M. De Mannerheim avait placé ce genre parmi les Omalides, en lui attribuant à tort cinq articles aux tarses. — Canracnfus (Leach) Steph. I. of Brit, ent. V, p. 324. Les trois derniers articles des antennes, plus grands que de coutume, constituent le caractère prinçipäl qui distingue ce genre des Trocorncogus, selon Stephèns, mais il y à des passages, comme le fait observer Erichson.

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espèces (par ex. dilatatus), les élytres s’allongent assez pour leur donner quelque ressemblance avec les Omalides; l'écusson manque chez la plupart. Les deux sexes ne présentent aucune différence essentielle: Ces insectes, de petite taille comme les précédents, ont des habitudes variées, les uns vivant sous les écorces, les autres sur les fleurs, l'herbe des prairies, le plus grand nombre au bord des eaux où ils se réfugient dans le sable comme les BLevrvs.

Le genre est assez nombreux et à été rencontré dans la plupart des régions du globe; on en connait actuellement une quarantaine d'espèces dont les deux tiers'environ sont européennes (1).

Al THINOBIUS- Kresenw. Stettin. ent. Zeit. 1844, p. 355.

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Ce genre ne diffère des Trocornrorus que par ses paraglosses entièrement libres, et en ce que chaque élytre présente sur son bordinterne une échancrure qui, réunie à sa correspondante, limite un espace#riangulaire qui laisse voir les ailes inférieures lorsqu'elles sont repliées.

M. Kiesenwetter l'a établi sur un très-pelit insecte d'une demi-ligne de long, qu'il nomme T. ciliatus, et qui paraît très-répandu ‘en Saxe où il vit dans le sable des bords des rivières. Depuis, ce savant entomologiste en a fait connaître une seconde espèce des environs de Berlin, tout aussi petite que la précédente (2),

APOCELLUS.

Ercus. Gen. ef Spec. Staphyl. p. 813.

Organes buccaux des TrocornLorus. — Tête grande, suborbiculaire, saillante, tenant au prothorax par un pédoncule grêle. — Yeux médiocres, peu saillants. — Antennes médiocres, subbrisées, grossissant peu à peu jusqu’à leur extrémité, à articles { assez allongé, 2-3 obconiques, plus longs que les suivants, 4-10 décroissant graduellement,

(1) Dont 25 mentionnées par Erichson. Aj.: Esp. européennes : T. affinis, Heer, Col. helvet. I, p. 202; pygmœus, p. 574. — halophilus, obesus, Kiesenw. Stettin. ent. Zeit. 1844, p. 373. — politus, incrassalus, punclipennis, Kiesenw, ibid. 1850, p. 221. — opacus, nitidus, Baudi, Studi ent. I, p. 146. — Esp. asiatiques : T. Mannerheïnii, Kolenati, Melet. ent. ILE, p. 26. — caucasious , tarsalisy brevipennis, Hochhuth, Bull. Mosc. 1849, no 1, p. 194. — Kiesenwetteri, Hochhuth, ibid. 1851, n° 3, p. 55. — Esp. dé l'Amér. du Nord : T. argus, J. Le Conte in Agass. Lako Super. p. 220. Cette éspèce s'éloigno de toutes les autres par la présence de deux ocelles sur le front, comme chez les ‘Omalides ; néanmoins elle présente, selon M. J. Le Conte, tous les caractères du genre actuel. |

(2?) . brevipennis, loc. cit. 1850, p. 221.

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120 STAPHYLINIENS.

11 ovalaire, — Prothorax globuleux, plus étroit que les élytres et séparé d'elles par un intervalle. — Celles-ci courtes , tronquées en arrière. — Abdomen linéaire. — Pattes longues, grêles , les intermédiaires subrapprochées; jambes arrondies, pubescentes ; les deux 4ers articles des tarses courts, le 3e allongé. 3

Le Lathrobium sphæricolle de Say (1), petit insecte de la Caroline, est le type de ce genre dont le facies s'éloigne de celui de tous les autres Oxytélides et rappelle celui des Srrcreus. Erichson lui adjoint deux autres espèces des Antilles et de Colombie (2). Les caractères sexuels des mâles résident dans les deux derniers segments ventraux de l'abdomen, qui varient selon les espèces et sont parfois bizarrement confgurés,

Sous-Trigu IV. Coprophilides.

Antennes de onze articles. — Abdomen rebordé latéralement. — Tarses de cinq articles. — Dernier article des palpes filiforme.

Les auteurs antérieurs à Erichson avaient placé ces insectes parmi les Omalides dont ils diffèrent essentiellement par l'absence des ocelles. Erichson à commiswune erreur inverse en y comprenant les Micra- LvmmA; Chez lesquelles ces organes existent et qui, dès lors, doivent rentrer dans la tribu en question.

On ne connaît aucune larve de ce groupe, et il ne comprend que cinq genres qui jusqu'ici sont exclusivement européens.

I. Les jambes antér, au moins épineuses : Coprophilus, Acrognathus. U, Toutes les jambes inermes : Deleaster, Trigonurus, Syntomium.

COPROPHILUS.

Larr. Règne anim. éd. 2, IV, p. 439 (3).

Menton court, rétréci et tronqué en avant. — Languette transversale, largement échancrée ; ses paraglosses linéaires, pas plus longues qu'elle, ciliées en dedans, — Palpes Jabiaux à articles égaux, le dernier ovale, assez aigu au bout ; le dernier des maxillaires sublusiforme, égal au 2» ; celui-ci plus long que le 3°, obconique comme lui. —Mandibules courtes, robustes, à peine dentées dans leur milieu: — Labre transversal, subsinué en avant ; ses saillies membraneuses très-petites, triangulaires ct

(1) Trans. of the Amer. Phil. Soc. New Ser. IV, p. 455. (2) 4: ustulatus, de l'ile St-éan ; albipes, de Colombie, Er., loc. cit. (3) Syn. Owarrun, Oliv., Gyllh., Grav. — Axraopium, Lac. Faune ent. d. env.

d. Paris, I, p. 469.— Eroiu (Leach}, Samouel. The Ent. usef. Compend, ed. 1, p. 175; sans caractères,

mt." 7 " +

OXYTÉLIDES. 421

ciliées en dedans. =— Tête subtrigone en avant, à peine rétrécie en arrière et, engagée dans le prothorax. -— Yeux médiocges, [peu saillants. — Antennes droites, médiocres, grossissant peu à peu, à articles 1 assez gros et assez long, 2 un peu plus long que 3, 4-10 décroissant graduellement , 11 ovalaire. — Prothorax un peu plus étroit que les élytres, subcordiforme. — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen linéaire, largement rebordé sur les côtés. — Pattes assez courtes et assez fortes; les intermédiaires subcontiguës à leur base; toutes les jambes garnies de cils disposés en séries, les antérieures ayant une rangée d'épines sur leur tranche externe; les quatre 1ers articles des tarses courts, le 5° aussi long que tous réunis. — Corps allongé, linéaire, glabre, sauf sur l'abdomen, ailé,

Le Slaphylinus striatulus de Fabricius, insecte répandu dans la plus grande partie de l'Europe, constitue à lui seul ce genre. Son prothorax présente quelques impressions comme dans la plupart des genres d'Oxytélides vrais, et ses élytres sont vaguement sillonnées, en même temps que ‘leur ponctuation est assez distinctement disposée en stries. Le aäle se distingue de la femelle par son dernier segment abdominal moins arrondi au bout. Cet insecte vit habituellement sous les pierres.

ACROGNATHUS.

Encus. Die Keæf. d. Mark Brand. I, p. 607.

Menton court. — Languette divisée en deux grands lobes sublinéaires, divergents, soudés à ses paraglosses qui les dépassent un peu. —- Palpes labiaux à articles 1-2 égaux, 3 un peu plus long et plus grêle ; les articles 2-3 des maxillaires subégaux, le dernier un peu plus long que chacun d’eux et acuminé au bout. — Mandibules saillantes, falciformes, très-aiguës et inermes. — Labre court, sinué en avant; ses saillies membraneuses assez longues, acuminées, bordées de longs poils en dedans. — Tête trigone, légèrement rétrécie en arrière. — Yeux assez grands et assez saillants. — Antennes subbrisées, à articles 1 assez long et assez gros, 2-3 obconiques; les 3 ou 5 derniers plus gros que les autres et moniliformes. — Prothorax assez allongé, un peu rétréci à sa base. — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen linéaire. — Pattes médiocres, les intermédiaires rapprochées à leur base; toutes les jambes garnies de soies spiniformes , les antérieures atténuées dans leur moitié terminale, les autres tronquées obliquement à leur extrémité ; les quatre 495 articles des tarses trés-courts, le dernier aussi long qu'eux réunis. — Corps allongé, linéaire, ailé.

On n'en connaît que trois espèces (1), dont deux sont répandues dans

(1) À. mandibularis (Omalium mandibulare Gyllh.), palpalis, Er.; d'Europe, — cephalotes Er., de Corfou.

122 STAPHYLINIENS,

une grande partie de l'Europe, et la troisième de l'ile de Corfou. Les deux premières, vivent dans les endroits humides. Leurs caractères sexuels sont HT. TER chez la plus grande (mandibularis), qui forme le type du genre, le mâle se reconnait à un petit tubercule qui existe au sommet du second arceau ventral de l'abdomen; chez l’autre (palpalis), à ce que le septième segment est arrondi au bout, tandis qu'il est acuminé chez la femelle,

DELEASTER.

Enicus, Die Kæf, d. Mark Brand, I, p. 610 (1)

Menton court. — Languette largement et assez fortement échancrée; ses paraglosses libres, pas plus longues qu’elle, acuminées et ciliées en dedans. — Dernier article des palpes labiaux subovale, plus long que le précédent, égalant le 4e' ; les maxillaires à articles 2 allongé, obconique, 3 plus court, 4 un peu plus long que le 2°, en cône allongé. — Mandibules courtes, inermes. — Labre court, un peu sinué en ayant; ses appendices membraneux trigones et ciliés. — Tête médiocre, munie en arrière d'un col assez étroit. — Yeux grands, arrondis et assez sail lants. — Antennes longues, droites, assez robustes, à articles 1 médiocre, 2 beaucoup plus court, 3 allongé, 4-11 subégaux, le dernier ovalaire. — Prothorax beaucoup plus étroit que les élytres, allongé, cordiforme. — Elytres assez longues, légèrement arrondies à leur extrémité. — Abdomen oblong, largement rebordé sur les côtés. — Pattes longues et gréles, les intermédiaires rapprochées à leur base; jambes finement pubescentes; les quatre 1978 articles des tarses courts, égaux, subcordiformes, le dernier un peu plus court que tous pris ensemble. — Corps médiocrementallongé, déprimé, ailé.

Les espèces de ce genre n'ont plus le facies des précédentes et ressemblent complètement aux AnrmoenaGus de la tribu des Omalides dans laquelle tous les auteurs les avaient placées avant Erichson; mais leurs organes buccaux sont faits comme dans la sous-tribu actuelle. L'espèce typique (D. dichrous) est répandue dans toute l'Europe, mais assez rare et vit principalement aux bords des eaux, Le mâle a les quatre 4crs articles des quatre tarses antérieurs légèrement dilatés, et le septième segment abdominal tronqué. C'est la seule qu'Erichson ait connue ; depuis son. travail on en a publié deux autres (2).

(1) Syn. Anrnornacus Grav. — Lesreva, Latr., Manh., Curtis, etc,

(2) D. adustus, Küster, Die Kæf. Europ. IV, 48; d'Allemagne. — Erichsonii, Hochhuth, Bull. Mose. 1851, n° 3, p. 97; sans indication de patrie, mais probablement de la Russie méridionale ; elle ne parait pas suffisamment distincte de la précédente.

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OXYTÉLIDES, 123

TRIGONURUS, Muzsanr, Ann. à. 1. Soc. d'Agric. ele., d. Lyon, X, p. 515:

Ce genre, qui m'est inconnu en nature, semble ne différer essentiellement des Deceasrer que par le dernier article des palpes maxillaires du double plus long que le pénultième, l'abdomen plus acuminé en arrière, et les tarses antérieurs qui sont sensiblement dilatés chez les mâles, d <

M. Mulsant l'a placé parmi les Omalides, où l'absence des ocelles sur le front empêche de le laisser; la structure de ses hanches antérieures ne permet pas davantage de le classer dans la tribu des Protéinides, comme l’a fait M. Aubé (1); je crois avec M. Schaum (2) que sa place est ici.

Il ne comprend qu'une petite espèce (5) découverte aux environs de la Grande-Chartreuse, sous un sapin en décomposition, et qui, depuis, a été retrouvée à Batoum sur les bords de la mer Noire.

SYNTOMIUM.

Curus, Brit. ent. V, pl. 228.

Menton transversal. — Languette large, sinuée en avant, avec deux épines médianes; ses paraglosses soudées avec elle; la suture indiquée par une rangée de cils. — Dernier article des palpes labjaux plus petit que les deux précédents, ceux-ci égaux ; les maxillaires à articles 2-3 gros et subégaux, le dernier plus petit, acuminé, — Mandibules courtes, assez robustes, inermes, avec une bordure interne membraneuse et ciliée. — Labre court, sinué en avant, ses appendices membraneux latéraux petits, anguleux ; l'intervalle entre eux fortement cilié, — Tête médiocre, plus étroile que le prothorax, non rétrécie en arrière. — Yeux assez grands, arrondis, — Antennes droites, à articles 1-2 assez gros, 3 plus long que les suivants, 4-8 petits, globuleux, 9-11 de même forme, mais plus gros et formant une massue oblongue. — Prothorax transversal, beaucoup plus étroit que les élytres, fortement arrondi sur les côtés. — Elytres assez longues, un peu convexes, arrondies et sinuées en arrière, — Abdomen oblongo-ovale, lärgement rebordé sur les côtés. — Pattes assez courtes, les intermédiaires rapprochées; les quatre 19% articles des tarses courts, égaux, le dernier aussi long que tous réunis. — Corps court, assez épais, ponctué, finement pubesvent, ailé,

(1) Ann, d,1. 0e. ent. Série 2, NUL, Bull, p. XXI, * (2) Wiegm. Archiv. 1849, IE, p. 148:

() T. Melyi, loc. cit. pl. 7, À 2

124 STAPHYLINIENS.

La seule espèce connue (S, æneum Müller) est un très-petit insecte, remarquable par sa couleur d'un vert métallique, avec le sommet des antennes et les pattes d'un brun-rouge. On le trouve dans l'Europe boréale et moyenne, marchant lentement sur le sol dans les bois ombragéès et humides (1).

TRIBU VIII

PIESTIDES.

Stigmates prothoraciques invisibles. — Antennes de onze articles, droites, insérées sous les bords latéraux du front. — Labre corné, muni de deux appendices membraneux latéraux. — Point d'ocelles. — Elytres de la longueur de la poitrine. — 7e segment abdominal indistinct. — Hanches antérieures globuleuses, non saillantes, les intermédiaires transversales; tarses de cinq articles. — Point d'espace mermubraneux à la face inférieure du prothorax.

La forme des hanches antérieures distingue essentiellement cette tribu de toutes celles qui précèdent et qui suivent. Le facies de la plupart de ses espèces n’est pas moins remarquable que celui des Osorrus et avait induit Fabricius en erreur, au point de placer parmi les Cueusvs plusieurs de celles qu'il a connues. Toutes sont en effet plus ou moins déprimées, sauf l'abdomen qui est parfois cylindrique; la tête, souvent cornue chez les mâles, est engagée jusqu'aux yeux dans le prothorax, qu'un intervalle notable sépare en général des élytres; les antennes acquièrent parfois des dimensions insolites dans cette famille, et sont plus longues que le corps ; les mandibules en général très-robustes, dentées ou cornues, prensent dans certains+cas des formes bizarres et surpassent la tête en longueur ; enfin, les pattes sont courtes, robustes, et les jambes antérieures au moins sont épineuses ou denticulées sur leur tranche externe dans la majeure partie des genres; leurs éperons terminaux sont aussi plus développés que chez les autres Staphyliniens.

La seule larve connue de ce groupe est celle de la Prognatha quadricornis qu'a publiée M. Westwood (2). Moi-même (5), j'ai donné

(1) Erichson (Staphyl. p. 821) a dit quelques mots de la larve, d’après des exemplaires desséchés qu'il avait reçus de la Carinthie. Sa forme générale ressemble à celle des Myriapodes du genre GLomenis ; elle est ovale, convexe, lisse, et d’un noir bronzé.

(2) Sous le nom de Siagonum quadricorne, dans le Zool. Journ. IE, p: 56; je n’ai pas cet ouvrage à ma disposition en ce moment et ne puis entrer dans aucun détail à ce sujet. M. Westwood a reproduit la figure de cette larve dans son Introd. to the mod. classif. of Ing. I, p. 166, f. 12, n° 16.

(3) Ann. d, 1. Soc. ent. I, p. 358, et Nouv. Ann. d. Mus. IL, p. 65.

PIESTIDES, 125

quelques détails sur une larve observée par moi à Cayenne-et que j'ai regardée comme, étant celle d'un Zrormonus (Presrus); mais, outre que ces détails sont très-incomplets, il n'est pas sûr que cette larve était celle d’un Staphylinien.

Sauf le genre Proënara dont il vient d'être question, les huit qui composent la tribu sont exotiques.

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