II. Tarses de trois articles
Antennes de {1 articles: Glyploma, Pseudopsis (3). — de 9 — Micropeplus.
PROTEINUS.
Latr. Préc. d. car. gén. d. Ins. p. 9 (4).
< Menton très-court, rétréci et tronqué en avant. — Languette bilobée ; ses paraglosses soudées avec ses lobes et ne les dépassant pas. — Palpes labiaux très-petits, à articles 4 allongé, 2 très-petit, 3 un peu plus grand ; les maxillaires à articles 2 très-gros, obconique, 3 transversal, & plus long et grêle. — Lobe interne des mâchoires corné, bidenté au bout, l'externe coriace, barbu à son extrémité. — Mandibules trèspelites, inermes. — Labre transversal, muni en avant d’une courte mernbrane bilobée, — ‘fête courte, trigone, obtuse en avant, faible-
(1) Mém. d. 1. Soc. d. Se. d. Liège, VIL, p. 402.
(2) Un fait curieux, s’il se confirmait, est celui que rapporte M. Westwood (An Introd. to the mod. classif. of Ins. [, p. 365), à savoir que, d’après des observations à lui communiquées par M. F. Smith, la larve d’une espèce de Mecanrunus vit en parasite sur celle de la Saperda populnea.
(3) Les tarses de ce genre ne sont pas connus, et il n’est placé là que provisoirement.
(4) Syn. Denmesres Fab, — Careneres Herbst, Schœnh., Gylh., etc. — OMa= aux Oliv., Gyllh., Grav.
PROTÉINIDES, 147 ment rélrécié eh arrière, — Yeux assez grands, arrondis, saillants ; point d'ocelles. — Antennes de 11 articles : 1-2 plus grands et plus gros que les autres, 4.8 très-petits ; Mmoniliformes ou subobconiques, 9-11 plus gros et formant une pelite massue, le dernier subglobuleux, — Prothorax transversal, un peu rétréci en avant. — Elytres recouvrant au moins les deux ders segments abdominaux, tronquées en arrière, avec leurs angles externes arrondis. — Abdomen court, rebordé sur les côlés, acuminé à son sommet. — Pattes assez courles, jambes simples ; tarses de cinq articles, les quatre 4ers égaux, le dernier beaucoup. plus courts qu'eux réunis, — Corps court, ovalaire, un peu convexe, finement pubescent et pointillé, ailé. L
Très-petits insectes, ayant le faces des Cenous de la famille des Nitidulaires. On les trouve sur les fleurs, dans les champignons et quelquefois dans les plaies des arbres, du moins l'espèce la plus commune (brachypterus). Les mâles se reconnaissent à leur sixième arceau ven- « tral échancré. Les quatre espèces connues sont européennes (1).
MEGARTHRUS.
(Kinoy) Srerx. JU. of Brit. Ent. V, p. 330 (2).
Menton presque aussi long que large, un peu rétréci et {ronqué en avant, — Languette très-courte, sinuée en avant; ses paraglosses plus longues qu’elle, libres, acuminées et ciliées. — Palpes labiaux à articles 1-2 subégaux, 3 un peu plus petit; les maxillaires pareils à ceux des Proreinus. — Lobe interne des mâchoires corné , falciforme et très-aigu à son extrémilé, l'interne coriace, large, membraneux et barbu au bout. — Mandibules Lrès-petites , inermes.g— Labre caché Sous l'épistome, muni en avant d'une étroite bordure.membrancuse et ciliée. — Tête courte, trigone, obtuse en avant, dislinctement rétrécie en arrière, — Yeux assez grands, subglobuleux ; point d'ocellés, — Antennes médiocres, grossissant peu à peu, de 14 articles : 1-2 notablement plus longs et plus gros que les autres, 3-5 obconiques, 6-10 submoniliformes, 11 beaucoup plus grand, globuleux. — Prothorax transversal, rebordé sur les côtés, ayant ses angles postérieurs coupés obliquement, canaliculé sur le disque. — Elytres ne recouvrant que la base de l'abdomen, tronquées en arrière. — Abdomen court, largement rebordé sur les côtés, rétréci en arrière, — Pattes courtes ; jambes muliques ; tarses des Prorrnus. — Corps court, déprimé, finement pointillé et pubescent, ailé.
: (1) P. brachypterus Fab., brevicollis Er., macropterus Gylh., atomarius Ur,
(2) Syn. Sivrua, Ilig., Panzer. — Oaurum, Gylh., Grav.; Sahlb., etc. — PuLoroBryn (pars), Lac. Faune ent. d. env. d. Paris, I, p. 492,
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18 STAPHYLINIENS.
Insectes de la taille des précédents, mais vivant pour la plupart sous les écotces: d'autres se trouvent dañs les champignons. Outre leur sixième arceau ventral de l'abdomen échancré, les mâles ont les cuisses plus où moins renflées, tes jambes Iégèrement arquées. On en con fait six espèces d'Europe et deux de Amérique boréale (1):
ne * PHLOEOBIUN.
(Dsx.) LaconD. Faune ent. d. env. d. Paris, I, p.492.
Te
Tête assez grande, subquadrangulaire, transversale, coupée obliquemert aux angles antérieurs, rebordée et sinuée antérieurement. — Un ocelle au milieu du front. — Antennes insérées sous un rebord latéral de la tête.
Pour le surplus ce genre ne difière pas du précédent. I! ne comprend #qu'une petite espèce (2), répandüé"dans une grande partie de l'Europe et qui vit sous les écorces où dans la mousse au pied des arbres. “æ
GEYPTOMA.
Encens. Gen. et Spec. Staphyl. p. 908 (3).
Menton trapézoïdal. — Palpes filiformes, très-courts. — Mandibules très-courtes, aiguës à leur extrémité. — Tête de la largeur du prothorax, suborbiculaire, médiocrement rétrécie en arrière. — Yeux petits, subarrondis, non saillants. — Antennes de 41 articles, rarement filiformes, le plus souvent grossissant à leur extrémité, avec les trois, quatre ou cingderniers articles plus gros que les autres et transversaux, sauf le dernier gui est ovalaire ét'acuminé, — Prothorax de la largeur des élytres, rebordé latéralement, brasquement rétréci à sa base, avec ses angles. en général saillants. — Elytres médiocrement longues, tronquées en arrière. — Abdomen cylindrique et déprimé, non rebordé latéralement. — Pattes courtes ; jambes simples ; tarses de trois articles, les deux 1° très-courts. — Gorps oblong, linéaire, le plus souvent glabre, ailé.
(£} Dont quatre des premières sont mentionnées par Erichson : M. depressus Payk., sinuatocollis Lacord., denticollis Beck; hemipterus Iig.— Aj.: M. aff nis, Miller, Verhandl. d. Zool.-Botan. Ver. in Wien, Il, p. 28 ; d'Europe. — americunus, Sachse, Stettin. ent. Zcit. 1852, p. 149; de la Géorgie des Etats- Unis. — pictus, Motsche Bull. Mosce. 1845, I, p. 39; de Californie.
(2) Silpha cypeata, P. W. J. Müller in Germar, Mag. IV, p. 204 (Phlæobium corticale, Lac. loc. cit. p. 494). ;
{8} Syn: Tuonaxornonus, Motsch. Bull. Mose. 1837, no 5, p. 98; Erichson a changé ce nom, qui est antérieur au sien, en faisant observer avec raison que tous les Insectes sont pourvus d’un thorax, ‘
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PROTÉINIDES. : 1249
Le type du genre est un petit insecte (1) qui a ététrouvé en Italie, en France, aux environs de Varsovie, et qui dès lors existe probablement dans toute l’Europe, mais qui parait être fort rare partout. Depuis, Erichson en a fait connaître cinq autres espèces de l'Amérique (2). Ces insectes sontrevêtus de téguments solides, et leur prothorax présente des excavations et des saillies qui affectent souvent la forme de côtes; : leurs élytres portent des côtes plus fines, peu nombreuses et entières, L'espèce d'Europe vit sous les écorces ou au pied des arbres, et, selon M. De Motschoulsky, ses allures sont bien différentes de celles des auires Staphyliniens. Sa démarche est très-tente et, quand on la touche, elle se laisse tomber et reste sur le sol les pattes étendues, habitudes qui rappellent celles des Macronyenus, comme le dit très-bien M, De Motschoulsky.
PSEUDOPSIS. .
New. The ent. Mag. U, p. 313.
Pénultième article des palpes maxillaires renflé et quatre fois aussi long que le dernier, celui-ci allongé, très-grêle el acuminé au bout. — Tête allongée, étroite, arrondie en avant, excavée en dessus. — Antennes grossissant peu à peu, de 41 articles : les pénultièmes transversaux, le dernier subconique. — Prothorax suborbiculaire, un peu’tron- qué à ses deux extrémités, — Elytres laissant l'abdomen à découvert. — Celui-ci composé de sept segments, rebordé sur les côtés, le dernier étroit et allongé.
Cette formule incomplète est empruntée aux caractères génériques et spécifiques qu'a donnés M. Newman, et parmi lesquels il a omis l'un des plus importants, le nombre des articles des tarses. La sculpture du prothorax et des élylres a la plus intime ressemblance avec. celle qui existe chez les Guxproma ; le premier porte quatre côtes fines, et äl y en a deux sur chacune des secondes. D'après cela, legenre est probablement très-voisin du précédent dont l'éloignent beaucoup, d’un autre côlé, sa tête allongée, son abdomen rebordé latéralement, «ete, Il est établi sur un petit insecte trouvé dans l'ile de Wight, et qui a reçu le nom de P, sulcatus. £a
(1) G, corticinum, Motsch. loc. cit. pl. 7, f. a A; Erichsoma aussi donné une figure au trait (loc. cit. pl. 2, f. 9) d'une autre espèce, son G. crassicorne.
(2) G. crassicorne” sculptile, de Colombie; denticollis, de Puerto-Rico ; exile, de l'ile St-Thomas ; costale, des Etats-Unis.
ER D ne RE Pa CRE JS RS Sn de n'a ds nt 12", 7 à TR
150 AS ELENT,
MICROPEPLUS.
Lan. Gen, Crust, et Ins. IV, p. 377 (1).
Menton assez grand, quadrangulaire, échancré de chaque côté avant son extrémité. — Languette très-pelite, étroite, arrondie ‘en avant. — Palpes labiaux très-courts, leur dernier article à peine distinct; les maxillaires à articles 2 très-renflé, pyrilorme, 3 très-court, transversal, 4 assez grand, couique. — Lobes des mâchoires cornés, l'externe large, arrondi et barbu en avant, — Mandibules très-petites, inermes. — Labre transversal, entier. — Tête pelite, trigone, enfoncée dans le prothorax. — Yeux médiocres, semi-globuleux. — Antennes courtes, reçues au repos dans une dépression de Ja face inférieure des côtés du prothorax, de neuf articles : 1 grand, gros et subovalaire, 2 plus petit, aminci au bout, 3-5 gréles, allongés, 6-8 courts, 11 grand et globuleux. — Prothorax transversal, de la largeur des élytres, un peu rétréci en avant, largement rebordé sur les côtés. — Elytres en carré transversal, ne recouvrant que la base de l'abdomen. — Abdomen court, acuminé au bout, rebordé latéralement. — Pattes courtes, grêles, les intermédiaires écartées à leur base ; tarses de trois articles , les deux 4trs (rès. courts, le dernier plus long qu'eux. — Corps oblongo-ovale, assez épais, glabre, ailé.
Genre ambigu, tenant manifestement par son facies et ses antennes aux Nitidulaires, parmi Jesquels Herbst, Latreille, Dejean, etc., l'ont placé; mais ses organes buccaux, construits exactement sur le même plan que ceux des Omalides, démontrent qu’il appartient à la famille actuelle, comme l'ont pensé la majorité des entomologistes depuis Fabricius inclusivement jusqu’à Erichson.
Ces insectes sont très petits, et la sculpture de leurs téguments a la plus intime analogie avec celle des GLvproma et des Pseunorsis : la têe, le prothorax et l'abdomen sont couverts d'excavations qui les rendent très-inégaux, et les élÿtres présentent chacune dé trois à cinq côtes, selon les espèces. Celles-ci s'élèvent en ce moment à sept, dont six d'Europe et une des Etats-Unis (2). On les trouve ordinairement dans les substances décomposées, plus rarement sous les écorces.
(1) Syn. Owaciux Gyllh. — Nirwoza Herbst, Panzer, Schœnh., Margh,
, (2) Erichson n’a décrit que des espèces d'Europe : M. porcatus F., cœælatus Er., fulvus Er, staphylinoides Marsh., tesserula Curtis. — Aj. : Esp. des Etats- Unis: M. costatus, J. L. Le Conte in Agassiz, Lake Super. p. 221; du nord de ce pays.
Dans l’ouyrage de M: Gay sur le Chili (1), que j'ai déjà si souvent cité, Solier a établi douze genres nouveaux de Staphyliniens, dont on a vu deux plus haut (MRcoRnoPALUS et Poryopoxrus), les seuls auxquels j'aie pu assigner une place que je crois assez exacte. Cet entomologiste
recommandable, mais qui n'avait qu’une connaissance insuffisante de la
littérature entomologique, ainsi que l'attestent tous sés ouvrages, a traité la famille actuelle sans connaître la Monographie d'Erichson, sans méme suivre la classification de Latreille qu’il ne pouvait ignorer, en un mot en faisant table rase de tout ce qui avait été fait avant lui pour y substituer un arrangement de sa façon (2) qui est basé presque exclusi-
(1) Historia fisica y politica de Chile, Zoologia, IV, p. 302.
(2) L'ouvrage de M. Gay étant fort peu répandu et à la portée d’un trèspetit nombre de personnes, je crois devoir donner l'analyse de cet arrangement de Solier, quoiqu'il n’ait absolument aucune valeur. .
Tru I. POLYODONTIDES.
Bord interne des mandibules glabre, sans touffe de poils plumeux ou rameux nimembrane ciliée. Tête avec un rétrécissement en forme de cou, tantôt presque aussi large qu'elle, tantôt étroit et globuleux.
Sous-Tripu I. Paysocnatutres. Mandibules courtes, renflées à la base et terminées par deux dents, Tète munie en arrière d’un cou presque aussi large qu'elle.
Physognathus.
Sous-Tripu IL. Srénires. Mandibules épaisses à leur base ; leur bord interne muni d’un appendice corné et multidenté. Bord antérieur du labre entier et arqué. Tête munie en arrière d’un cou presque aussi large qu’elle. © Stenus, Rugilus, Polyodontus.
Tru II. GNATHOGRAPHITES.
Mandibules étroites, saillantes, subparallèles dans leur moitié inférieure, terminées par une grande dent, avec leur bord interne muni d’une saillie échancrée et paraissant comme bidentée, sous laquelle se trouve une toulfe de poils qui sont plumeux à un fort grossissement. Tête très prolongée en arrière des ” Jeux, munie en arrière d’un col étroit, brusquement formé.
Slaphylinus.
Taisu I. HOMALOTRICHITES.
Mandibules triangulaires, terminées par deux dents et présentant un creux d’où sort une mèche de poils larges, comprimés, les uns simples, les autres rameux ; leur base munie d’une saillie ciliée.
Homalotrichus,
vementsur les modifications des mandibules et du labre et la forme de la tête. S'il n’eût pas passé complètement sous silence le mode d'inserlion des antennes, il y aurait peut-étretencore moyen de faire rentrer ses genres dans les tribus établies par Erichson, mais ce caractère faisant défaut, comme tous les autres de première importance, cela devient impossible. Après des efforts prolongés et inutiles pour arriver à
ce résultat, je me vois obligé de donner simple ent ces genres en supplémenñt, moins les deux indiqués plus haut
Tru I. POLYODONTIDES.
Sovus-Triou L PHYSOGNATHITES.
PHYSOGNATHUS, p. 303,
Mer on transversal, avec une étroite échancrure formant deux lobes aigus (1): — Languette profondément bilohée ; ses lobes arrondis. — Mandibules courtes, renflées à la base, bidentées au bout. — Pénultième article des palpes maxillaires grand, très-renflé; le dernier court, très-grêle, subcylindrique ou obconique ; les labiaux courts, leur 1° article petit, grêle et subcylindrique, le 2e renflé et arqué. — Labre rectangulaire. — Tête courte, subtriangulaire, obtuse en ayant, munie d’un col presque aussi large qu’elle. — Yeux saillants. — Antennes moniliformes, grossissant légèrement à leur extrémité, avec leur dernier article turbiné, — Tarses filiformes. — Corps déprimé.
Solier compare ce genre aux Omazrum et aux ANTHOPHAGUS en ajoutant qu’à la première vue, on le prendrait pour un PsecAaraus, assertion que ne justifie nullement la figure qu'il donne de l’insecte. Une des pattes qu'il figure très*grossie, ne porte que quatre articles, dont les deux premiers sont allongés et égaux. C'est peut-être quelque genre d'Aléocharides. Solier n’en décrit qu'une très-petite espèce, d’une ligne de long, qu'il nomme P. obscurus (2).
Trisu IV. GNATHYMÉNITES.
Mandibules courtes, notablement triangulaires, munies intérieurement d’une membrane finement ciliée et de quelques petites dents. Sous-Tripu 1: Oxvréures: Labre échanceré.
Gnathymenus, Oxylelus, Teropalpus, Gastrorhopalus, Holobus.
Sous-Truvu II. Tacypompes. Labre tronqué ou sinueux, mais insensiblement échancré en avant. /
Anomognathus, Blepharymenus, Tachyporus, Euthorax, Mecorhopalus, Aleochara, Polylobus.
(1) Partout Solier décrit comme faisant partie du menton la pièce ou les deux pièces intermédiaires entre cet organe çt la languette.
{2) Loc, cit, pl. 5,.f, 9 ag,
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Tru I. HOMALOTRICHITES.
HOMALOTRICHUS, p. 321.
Menton transversal, légèrement échancré en arc antérieurement. — Languette presque confondue avec lui, arrondie sur les côtés, tronquée en avant, avec ses angles saillants et ciliès. — Dernier article des palpes maxillaires obconique, beaucoup plus grand que le pénultième qui est très-court et aussi large que lui; les labiaux courts, leur dernier article ovalaire, plus long que le précédent. — Mandibules triangulaires, bidentées au bout, munies en dedans d'une touffe de poils simples ou ra= miliés, logée dans une fosselte. — Labre transversal, membraneux, tronqué en avant, avec ses bords latéraux garnis de poils comprimés et bifurqués, — Tête rhomboïdale, faiblement et peu à peu rétrécie en arrière. — Antennes grossissant peu à peu; leurs articles 4-10 moniliformes, 11 ovalaire. — Prothorax rétréci à sa base. — Les quatre 4ers articles des tarses courts et insensiblement dilatés ; le dernier beaucoup plus long que les précédents réunis.
Solier en décrit cinq espèces (1), dont la plus grande a tout au plus une ligne el demie de long. J'avais cru un moment que le genre appartenait aux Omalides ; mais l'absence d’ocelles sur le front ne permet pas ce rapprochement, et le lobe interne des mâchoires que Solier a figuré, n’a nullement la forme caractéristique qu'il affecte dans la tribu en question.
Trisu IV. GNATHYMÉNITES.
Sous-Drnv I. OXYTÉLIDES.
GNATHYMENUS, p. 326.
Menton trapéziforme. — Languette munie d'un lobe médian forte ment bilobé. — Dernier article des palpes maxillaires grêle, très-court el cylindrique, le pénultième grand et renflé; le dernier des labiaux très-grêle, allongé et cylindrique, le pénuitième renflé. — Mandibules grêles à leur extrémité qui est précédée de deux dents inégales, munies d’une lamelle membranense, libre et ciliée. — Labre très-court, triangulairement sinué dans son milieu en avant. — Tête très-prolongée et parallèle en arrière des yeux, brusquement rétrécie en un col étroit. — Antennes subfiliformes, moniiformes, avec leur dernier article ovalaire. — Prothorax convexe, subcylindrique, un peu rélréci à ses deux
(1) H, striatus, impressicolis (pl. 6, £. 8) , obscurus (ibid. £, 9), fuscus, = loipes, Les détails du séiatus sont en outre représentés £, 7 œc,
n'Ue, ne De ne ne RS LR el 2 ne ter de A M E-à te: PTT “ G « 74 « . es N e
154 STAPHYLINIENS.
extrémités. — Elytres courtes, soudées ensemble, rétrécies graduellement d'arrière en avant. — Les quatre 1ers artigles des tarses antérieurs transversaux el très-serrés.
Genre remarquable et qui peut-être se rapproche des Mrcrarymma. 11 ne contient qu’une très-petite espèce (1), longue d'une ligne et demie.
TEROPALPUS, p. 330,
Languette large, profondément et largement échancrée en avant. — Palpes maxillaires courts, leur dernier article très-gréle, médiocre et subeylindrique, le pénultième grand et renflé; les labiaux filiformes. — Mandibules bifides à leur extrémité, unidentées au côté interne, — Labre membraneux et bilobé en avant, — Tête triangulaire, rétrécie et engagée dans le prothorax en arrière. — Antennes grossissant peu à peu, leurs articles 4-10 globuleux et subtransversaux. — Tarses antérieurs n'ayant que quatre articles distincts; les trois 4ers très-courts, le 3 légèrement bilobé, le dernier beaucoup plus long que les précédents réunis.
Solier est resté dans le doute sur le nombre des articles des tarses ; il a eru en voir cing aux tarses intermédiaires et ne parle pas des postérieurs. Ilinscrit trois espèces dans le genre (2), dont les deux dernières comme douteuses. Ces insectes sont aussi petits que les précédents,
GASTRORHOPALUS, p. 333.
Menton transversal, rétréci et tronqué en avant. — Languette petite, subtriangulaire, munie dans son milieu d’une saillie étroite et bilobée. — Palpes maxillaires allongés, leur dernier article très-grêle, cylindrique et assez long ; les labiaux courts et robustes, leur dernier article pareil à celui des maxillaires. — Mandibules aiguës, inermes. — Labre transversal, échancré ou trilobé en avant. — Tête non rétrécie en arrière. — Antennes grossissant graduellement à partir du 4° article, celui-ci et les suivants, jusqu’au 40° inelusivement, obconiques ou transversaux ; le dernier acuminé. — Prothorax transversal, — Elytres assez courtes. — Abdomen rétréci et suheylindrique à sa base, renflé en massue dans sa moilié postérieure. — Tarses filiformes, leurs quatre fers articles allongés et, réunis, plus grands que le dernier.
Si Solier avait signalé des ocelles parmi les caractères qui précèdent, je n'eusse pas hésité à rapporter ce genre singulier aux Omalides, les mächoires, d'après la figure qu'il en donne (pl. 6, f. 12 d), étant con-
(1) G. apterus, pl. 6, £. 10 af.
(2) T. suturalis (pl. 5, £. 12 a g), puncticollis, maculipennis.
Lars mer ae ER An à RÉ SL D nd mn SR ps
struites comme dans cette tribu. La forme de l'abdomen est réellement
extraordinaire pour la famille actuelle. Le genre comprend deux trèspetites espèces (1), ;
HOLOBUS, p. 335.
Menton transversal, rétréci en avant, bisinué sur ses côtés. — Languelte peite, prolongée antérieurement en un lobe triangulaire. — Dernier arlicle des palpes maxillaires aciculaire, presque aussi long que le pénullième, celui-ci renflé, ovoïde ; les deux derniers des labiaux subégaux, le dernier très-gréle, cylindrique, le précédent renflé. — Labre membraneux et échancré en avant. — Tête petite et enfoncée
‘ jusqu'aux yeux dans le prothorax. — Antennes de dix articles : 1-2
cylindriques et assez gros, 3-7 grêles et cylindriques, 8 petit, globuleux, 9-10 courts, subtransversaux, formant une massue oblongue. — Prothorax en trapèze renversé. — Tarses filiformes, leur dernier article à peine plus long que le 497, — Corps court et ovale.
Probablement un genre de Protéinides. Il ne contient qu'une très-
pelite espèce d’une demi-ligne de long et que Solier nomme H. pyg- MmEUs.
Sous-Trou II. TACHYPORIDES.
ANOMOGNATHUS, p. 337.
Menton très-court, rétréci et légèrement échancré en arc antérieurement. — Languette prolongée en un lobule bifide. — Dernier article des palpes très-gréle, cylindrique; celui des maxillaires beaucoup plus court, celui des labiaux beaucoup plus long que le précédent. — Mandibules munies intérieurement, dans une grande partie de leur longueur, d’une membrane frangée. — Labre transversal, trouqué en avant, avec ses angles arrondis. — Tête transversalement rhomboïdale, munie en arrière d’un col étroit brusquement formé. — Antennes gros- Sissant peu à peu ; leurs articles 1-3 aliongés et coniques, 4-10 trans- Yersaux, graduellement plus larges, 41 beaucoup ptus grand que le 40e, acuminé en avant, — Prothorax subrectangulaire. — Elytres assez longues. — Abdomen plus étroit qu'elles, parallèle. — Tarses de cinq articles, les quatre 1ers des antérieurs courts et subégaux, le dernier renflé et presque aussi long que les précédents réunis. — Corps déprimé et parallèle.
Ce genre ne comprend qu'une espèce longue de deux tiers de ligne et que Solier nomme À, féliformis (2).
(1) G. niger (pl. 6, f. 12 af),"elegans.
(2) PL. 6, f. 15 ag.
LE nd mn ST TC Fe, | er ne RC TE ds me À 0
156 STAPHYLINIBNS, 4
BLEPHARYMENUS, p. 339.
Menton transversal, rétréci et faiblemeñt échancré en avant. — Languette prolongée en un lobule bifide. — Pénultième article des palpes mañillaires très-allongé, peu renflé, le dernier beaucoup plus court, filiforme ; les deux {ers des labiaux cylindriques, égaux, le dernier un peu plus long que chacun d'eux, grêle et filiférme. — Mandibules ayant leur bord interne oceupé, en grande partie, par une membrane frangée. — Labre fortement transversal, arrondi aux angles. — Tête subrhomboïdale, munie en arrière d’un col étroit, brusquement formé. — Antennes subfliformes, leurs articles 2-3 obconiques, 4-10 de même forme, mais plus courts. — Prothorax oblong, convexe, parallèle. sur les côtés en arrière, brusquement rétréci en avant et pas plus large que le col de la tête.
Solier ne parle pas des autres organes et en particulier des tarses. D'après la figure (pl. 7, fig 4, & g) qu’il. donne de l'unique,espèce (sulcicollis) qu’il comprend dans le genre, ils se composeraient de cinq articles dont les quatre premiers courts et égaux. Cet insecte n’a qu’une ligne et quart de long.
EUTHORAX, p. 345.
Menton presque aussi long que large, trapéziforme. — Languette prolongée en un lobe allongé, étroit, parallèle et bifide à son extrémité. . — Pénultième article des palpes maxillaires très-grand, renflé, en cône renversé, le dernier très-gréle, assez long et filiforme ; les deux 1ers des labiaux cylindriques, courts, égaux, le dernier plus long, mais beaucoup plus grêle, cylindrique et tronqué au bout. — Mandibules munies au côlé interne d’une membrane ciliée dans la plus grande partie de leur longueur. — Labre transversal, arrondi aux angles, muni de deux petites dents au milieu de son bord antérieur. — Tête courte, enfoncée jusqu'aux yeux dans le prothorax. — Antennes grossissant peu à peu ; leurs articles 2-10 coniques, décroissant graduellement, 14 allongé, cylindrique et acuminé au bout. — Prothorax très-grand, transversal, un peu rétréci en avant, — Elytres assez courtes. — Tarses , filiformes ; leurs articles allongés. :
Le nombre des articles des tarses n’est pas indiqué, et comme Solier ne les a pas figurés, non plus que l'espèce sur laquelle il a fondé ce genre, je ne saurais l'indiquer; cependant son silence rend présumable qu'il Y en a cinq. Cet insecte, qu'il nomme £, ruficornis, se trouve sous les pierres en société avec des fourmis,
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POLYLOBUS, p. 354
Menton trapéziforme, brusquement rétréci près de son extrémité. — Languette prolongée en un lobe divisé plus ou moins profondément. — Lobe externe des mâchoires membraneux à son extrémité et divisé en , plusieurs. lobes arrondis; l'interne garni de quelques cils raides et robustes, simulant des dents. — Pénultième article des palpes maxillaires conique, le dernier plus court , très-gréle, filiforme; les deux 4ers articles des labiaux cylindriques, le dernier plus court que le pénultième, cylindrique. — Mandibules munies intérieurement d'une membrane denticulée-en scie: — Labre transversal, avee ses angles arrondis. — Tête courte, enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yeux. —
‘Antennes grossissant peu à peu ; “leurs articles 4-10 obconiques, aussi
longs que larges ou transversaux. — Prothorax légèrement rétréci en avant, fortement arrondi à sa base. — Tarses filiformes, composés de cinq articles bien distincts.
Deux espèces (1), d'une ligne à une ligne et quete de long, rentrent dans ce genre:
: D'après les caractères qui précèdent, je ne vois aucun moyen d'assigner une place à ces quatre genres. La membrane frangée qui garnit leurs mandibules intérieurement, fournit seulement quelques \probabilités qu'ils appartiennent à Ja tribu des Tachyporides d’ Erichson.
(1) P. maculipennis (pl. 7, £. 12 à f), melanocephalus (€. 13).