Le Gone, Boston Jour: of fat. Hist. NL, ps
Palpes maxillaires assez courts, de quatre articles : le pénultième transversal, le dernier ovalaire; aigu au bout, aussi long que les précédents réunis. — Tête courte, pentagonale, tronquée à sa base. — Antennes distantes, insérées Sur les bords du front} brisées, de onze articles : { allongé, 2 aussi gros que lui, 3-8 très-pelits, transversaux, serrés, 9:10 plus gros, transversaux, 11 grand, presque globuleux, obliquement subtronqué en dessous: — Prothorax transversal ; aussi large qué là tête, un peu rétréci à sa base; anguleux sur les côtés, canaliculé en dessus, avec deux grandes fossettes à sa base: — Elytres parallèles, à peine deux fois aussi larges que le prothorax. — Abdomen convexe; ses bords latéraux tranchants, à peine relevés; ses deux premièrs segments subégaux. — Pattes médiocres ; les trochanters an< térieufs saillants ; les arlicles 2-3 des tarses égaux, le dernier muni d’un seul crochet. — Corps assez allongé, convexe; très-pubescent.
Par ses antennes brisées, ce genre représéhle dans la section actuelle des espèces à antenhes distanles, les Meropzas de la section où ces organes sont rapprochés à leur base. 11 ne comprend qu'une espèce (R. énsculplus) des environs de la Nouvelle-Orléans.
BRYAXIS.
Leacu, Zoo!. Miscell. Il; p. 85.
Palpes maxillaires de quatre articles : le 40r frès-petit, le 2e assez long et un peu en massue, le 3 petit, subglobuleux et anguleux en dedans, le 4e ovalaire ou fusiforme, terminé par un petit appendice membraneux. — Tête triangulaire, ayant en avant, de chaque côté, une petite fossette destinée à l'insertion des antennes. — Celles-ci assez longues, de onze ou dix articles, términées en massue allongée ; leurs afticles intefmédiaires de forme variable, souvent moniliformes, — Prothôräx plus où moins rétréci en arrière, dilaté latéralément soit éri avait, S0it dans $on milieu. — Elytres convexés. — Abdomen rebordé latéralement, de longueur variable; son {er segment en général trèsgrand. — Pattés longues ; tärses de troïs articles : le 1er très-petit, les deux äütrés allongés, subégaux : le dépniér lefminé par un $eül crochét. — Corps médiocrement allongé, convexe.
Les différences sexuelles sont très-prononcées chez ces insectes et portent sur un grand nombre de parties variables selon les espèces, telles que les antennes, la poitrine, l'abdomen, les trochanters des pattes postérieures qui prennent parfois des formes singulières chez les
PSÉLAPHIDES. 175
mäles. Jusque dans ces derniers temps toutes les espèces connues avaient onze articles aux antennes, comme les autres Psélaphides; mais récemment M. J. Le Conte en 4 pübllé quelques-unes de l'Amérique du Nord qui n’en ont que dix à ces organes, en conservant tous les autres caractères du genre, qui doit dès lors se partager en deux sections (1). +
Ces insectes sont assez nombreux et ont un habitat tfès-étendu, comme on peut le voir par les espèces citées en note, Leurs habitudes sont variées comme celles des Psezapnus: :
EUPSENIUS:
J. LE Core, Boslon Journ. of nat. Hist. VE, p. 90.
Palpés maxillaires assez courts, dé quatre articles ; le dernier presque . aussi long que les précédents réunis, ovalairé. — Tête creusée de deux grandes fossettes entre les yeux. — Antennes inséréës sur les côtés du bord antérieur du front, distantes, de onze articles : 3-8 très-petits, 9-10 fortement transversaux, formant avec le dernier une massue Ovale, subaiguë au bout, égalant en longueur le reste de l’organe. — Prothorax à peine plus large que la tête, subcordiforme. — Elytres convexes. — Abdomen convexe, un peu déprimé à sa base, déclive en arrière, étroitement-tebofdé; son 4er segment égälant presque les suivants réunis. — Pattes assez courtes; cuisses fortement en massue ; tarses de {rois articles { le 2 et Ie 3° égaux; celui-ci termitié pat ün séul crochet. == Corps très-glabre, trèslisse ét brillant.
M. J. Le Conte n’en décrit qu’une espèce (£. glaber) de la Caroline du Sud, et dont le facies, à ce qu'il dit, est presque le même que celui des Bryaxrs. j
(1) Anteñnies de onze ärticles : M. Âubé en mentionne 24 espèces dans sa Révisiott de x famille, loc. cit. p. 104: B. sañguinea, fossulata, tibialis, xanthoptera, hæmoptera, Lefebvrei, Helferi, Schupellii, hœmutica, juncorunt, Chevrierit, impressa, antéñnatæ, d'Europe ; heterocera, dé l'Algérie ; opuntit, de l'Europe australe et d'Algérie; furcata, dù Caucase ; dentata, toméntosa, rubicunda , des Etats-Unis; rubra, Goryi, Lebasit, lævicollis, de Colombie 3 eucera, d. Puerto-Rico. — Aj. : B: emarginata, Fœrster, Verhandl. d, naturh. Ver. d. Preuss, Rhoinl. VIE, p. 39; Selon M. Schaun (Wiegrn. Arch. 1850, IL, p. 171), ee n’est probablement qu’une variété du B. hæmoptléra mâle. = M. Dé Chaudoir (Ball, Mosé. 1845, ne 2, p. 179) à décrit avec: doute, comme étant là B. hœmoptera, uno espèce que M: Schaumi (Stettin. ent. Zeit, 1846, p. 355} pense être distincte, — Esp. do l'Amérique bor, : B, albionicæ, Motsch: Bull, Mosc. 1845, 1, p. 43; de lOrégon, — conjuncta; velutinæ, luniger, puncticollis, propinqua, 3. Le Conte, Boston Journ, of nat. Hist. VI, p. 85 ; des di verses parties des Etats-Unis. compar, sublilis, foveata, S. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York. V, p, 215; de Californie.
Aïteñnes de dix articles { À. abnormis, lofgula, formiceti, À: Le Conte, Boston Journ. loc, cit. p. 89; des Etats-Unis,
tnt Lace -?
176 PSÉLAPHIENS,
ARTHMIUS.
J. Le Conte, Boston Journ. of nat. Hist. VI, p. 91.
Palpes maxillaires de quatre articles : le 3° petit, le 4° allonge, fusiforme. — Tête subtriangulaire. — Antennes médiocrement distantes, assez longues, insérées dans deux fossettes du bord antérieur du front, de onze articles : 2-3 décroissant graduellement, 5-7 plus longs, égaux, 8-10 grossissant successivement, 11 ovale, acuminé au bout, presque aussi long que les trois précédents réunis. — Prothorax globuleux, pas plus-grand que la tête. — Elytres convexes, ainsi que l'abdomen. — Celui-ci non rebordé latéralement. — Tarses terminés par un seul crochet. — Corps médiocrement allongé, convexe, légèrement pubescent.
Suivant M. Le Conte, l'unique espèce ( À. globicollis) de ce genre se rapproche des Barrisus par son abdomen non rebordé lateralement;
mais son facies est plus voisin de celui des Bryax1s. Elle se trouve dans .
la Géorgie et la Pensylvanie.
BYTHINUS.
Leacu, Zoo. Miscel, IN, p. 82 (1):
Palpes maxillaires de quatre articles : le {9r très-petit, le 29 très-long et en massue, le 3° pelit et un peu triangulaire, le 4° très-grand, sécuriforme, lerminé par un pelit appendice membraneux. — Tête triangulaire, munie de chaque côté du front d'une petite cavité pour l'insertion des antennes. — Celles-ci distantes, médiocres, de onze articles : 1-2 plus grands que les suivants, 3-7 moniliformes, 8-9 plus gros, transversaux, 10-11 formant un bouton ovalaire. — Prothorax convexe, rétréci en avant et à sa base, renflé sur les côtés, avec une petite strie transversale près de sa base. — Elytres convexes et ponctuées. — Abdomen court, un peu rebordé latéralement. — Pattes assez longues; tarses de trois articles : le 1x très-pelit, les deux suivants longs, subégaux, le dernier muni d'un seul crochet. — Corps peu allongé et convexe.
Les caractères sexuels portent principalement sur les antennes, sauf dans un petit nombre de cas où ces organes sont semblables dans les deux sexes, et ont leurs deux 1% articles plus grands que les autres; les mâles ont tantôt le 4°, tantôt le 29 plus gros que les suivants, et dilatés d'une manière variable selon les espèces. C'est d’après ces différences que Leach de ce genre en avait fait trois sous les noms de Brraynus, Ancopacus et Kuxzea. Les auteurs modernes ne les regar-
(1) Syn. Ancoracus, Leach, Zool. Miscell, IE, p, 83. — Kunzxa, Leach, Zool. Journ. LI, p. 448.
ÉSÉLAPNIDES. 177
dent aujourd'hui, et avec raison, que comme propres à grouper les espèces. Aux varialions sexuelles ci-dessus il faut encore ajouter que les mâles sont ailés et les femelles aptères : il est très-rare (B. nigripennis) que chez les premiers les ailes ne soient pas assez développées pour pouvoir remplir leurs fonctions.
Ces insectes se trouvent le plus ordinairement dans les détritus des végétaux, le bois pourri et sous les écorces. Les espèces connues sont toutes d'Europe et des parties voisines de l'Asie : elles s'élèvent en ce moment à une vingtaine (1).
EUPLECTUS.
Leacu, Zoo!. Miscell. I, p. 80 (2).
Palpes maxillaires médiocres, de quatre articles : le 2e un peudllongé, en massue, le 3° subglobuleux, le 4° ovalaire, renflé et aigu au bout, parfois coupé un peu obliquement.— Téte lrigone, assez courte. — Antennes insérées sous un rebord de chaque côté du front, distantes, médiocres, parfois courtes, de onze articles : 4 gros, 2 plus gréle, cylindrique, 9-10 transversaux, 11 plus ou moins grand, brièvement ovalaire. — Prothorax au moins aussi long que large, un peu rétréci en arrière. — Elytres élargies en arrière ou parallèles. — Abdomen rebordé latéralement, composé de six segments; les deux derniers rarement distincts en dessus ; les quatre 1°" d'égale longueur. — Pailes assez longues; 1er arlicle des tarses très-pelit, les deux ‘suivants égaux ou subégaux, le dernier muni d'un seul crochet assez long. — Corps de forme variable, tantôt assez court et assez convexe, tantôt linéaire et déprimé@ .
La présence de six segments à l'abdomen distingue essentiellement te genre de tous ceux de la famille. Je crois avec M. J.-L. Le Conte (5) que les Tmmum de M. Aubé n’en sont pas suffisamment distincts et doivent y rentrer à titre de simple section, Le genre comprendrait ainsi - deux divisions caractérisées de la manière suivante, mais entre lesquelles il existe des passages.
(1) Voyez Aubé, Révis. loc. cit. : B. clavicornis, nigriceps, puncticollis, validus, nigripennis, crassicornis, femoratus, bulbifer, Curtisii, nodicornis, securiger, Burellit, uncicornis. — Aj. : B. Chaudoiri, distinctus ; Chaud. Bull. Mosc. 1845, part. 2, p. 173 et 177. Suivant M. Schaum (Stettin. ent. Zeit. 1846, p. 354), le premier serait identique avec le B. crassicornis@ubé, et le second peut être une espèce distincte, très-voisine du securiger. — longulus, Lrichsonii, muscorum, Kicsenw. in Küster, Die Kæf. Europ, XVI, 98-100, — Mulsantii, Kiesenw. Stettin. ent. Zeit. 1850, p. 222.
(2) Syn. Tru, Aubé, Monogr. Pselaph. p. 44, — SreNosTuEtus, Dej, Cat, éd. 1, p. 5.
(8) Boston Journ, of nat. Hist VE, p.104, Coléoptères, Tome If, : 12
178 PSÉLAPHIENS.
Triuw. Corps médiocrement allongé, assez convexe, voisin sous le rapport de la forme de celui des Barmsus. Dernier article des palpes maxillaires plus ou moins oblique : celui des antennes très-gros ; articles 2-3 des tarses un peu inégaux. Celte section rattache le genre à la plupart de ceux qui précèdent (1).
Evrcecrus. Corps allongé, linéaire et déprimé. Dernier article des palpes maxillaires régulièrement ovalaire ; celui des antennes médiocre; articles 2-3 des tarses égaux. Par leur forme générale les espèces font
. Je passage avec les Oxytélides de la famille des Brachélytres, ainsi
qu'on l'a vu plus haut dans les généralités de la famille (2).
Le genre est assez riche en espèces et répandu en Europe et dans l'Amérique du Nord : celles du premier de ces pays paraissent vivre exclusivement dans les détritus végétaux,
4 TRIBU I. k
CLAVIGÉRIDES.
Palpes rudimentairés. — Antennes au plus de six articles. — Les trois premiers segments dorsaux de l'abdomen confondus ensemble. —
- Tête allongée, subquadrangulaire.
Quelques auteurs récents d’un grand poids, notamment MM. Schaum
(1) Le type est le Pselaphus brevicornis de Reichenbach. M. Aubé en a dé= crit une Seconde espèce du midi de la France: T. leiocephalum, Mon. Psel, p. 60.— Aj.: Esp. européennes : T. breviperne, De Chaud. Bull. Môsc. 1845, 9, p. 172. — caucasicum, Kolenati, Melet. ent. IE, p- 31. — Seloffit. Schaum (Stettin. ent. Zeit. 1846, p. 354), l'Euplectus Schmidtii Mærkel (Germar, Zeitschr. p. 259), que M. Aubé à également placé parmi les Evrrecrus, appartiendrait au groupe actuel. — Esp. de l’Amér. du Nord : Eupl. globifer, dubius, parvulus, 3. Le Conte, Boston Journ. of nat. Hist. VI, p. 107.
(2) M. Aubé en énumère 17 dans son dernier travail sur la famille, mais il faut en retrancher, comme on la vu plus haut, le sulcicollis et le Meærtelit, qui sont des Tricnonvyx, et le Schmidtii, qui appartient à la section précédente. Celles qui restent, après cette déduction, appartiennent toutes à l’Europe, savoir : Æ. Kunzei Aub., Zrichsoni Aub., Fischéri Aub., Duponti Aub., signatus Reichenb., sanguineus Heer, Karstenii Reichenb., Spinolæ Aub., nanus Aub., piceus Motsch., ambiguus Reichenb., minutissimus Aub., bicolor Heer, Révis. loc. cit. p. 142. — Aj. : Esp. européennes : E. gracilis, nigricans, la= tivéntris, DB Chaud. Bull, Mosc. 1845, 2, p. 167. Suivant M. Schaum (Stettin: ent. Zeit. 1846, p. 353), le premier est établi sur de petits exemplaires du Karstenii; le second est une variété du sanguineus, et le dernier est idendentique avec le Trimium Schmidtii. — fennicus, Mæklin, Bull. Mosc. 1845, A, p.550 ; identiqueavec le bicolor, selon M. Schaum, loc. cit. p. 358.— Esp. de JAmér. du Nord: Æ. linearis, confluens, interruplus, difficilis, pumiluss arcuatus, canaliculatus, 3. Le Conte, Boston Journ. of nat, Hist, VI, p. 104
CLAVIGÉRIDES, 179
et L. Redtenbacher, font de ce groupe une famille à part, et, si l’on n'a égard qu'aux organes buccaux, on ne peut nier que cette opinion ne soit suffisamment justifiée. En effet, quelques-uns de ces organes diffèrent beaucoup de ceux des Psélaphides, du moins chez les CLavicer, le seul des trois genres de la tribu où ils soient bien connus. Ainsi la languette, présente en avant, y compris ses paraglosses, quatre lobes arrondis et longuement ciliés (1) ; les palpes maxillaires ne se composent que d'un seul article coudé à angle droit et muni de deux appéndices membraneux; les labiaux d’un article globuleux terminé par une soie rigide, enfin les mandibules sont très-courtes, presque droites sur leur bord interne et fendues à leur extrémité. A quoi l'on peut ajoûter la tête dont la forme s'éloigne beaucoup de celle qu'élle affecte dans la tribu précédente.
Ces différences sont sans doute importantes, mais il n'y en a pas d'autres, et pour tout le reste ces insectes sont construits exactement sur le même plan que les Psélaphides. Or, il y a dans le règne animal tant d'exemples d'organes importants qui s’atrophient et disparaissent même entièrement sans que pour cela les espèces chez qui cet état de choses existe cessent d’appartenir à un groupe où ces mêmes organes ont acquis {out leur développement (2), que je ne puis voir ici qu'un fait du même genre. Les Clavigérides sont, si l'on veut, des Psélaphides aberrants, mais qui n'ont, à mon avis, aucun titre à former une famille spéciale. :
Ces insectes se répartissent dans les trois genres suivants dont la distribution géographique est refnarquable, l’un étant propre à l'Europe, le second aux Etats-Unis, le dernier à l'Australie.
1 Point d’ycux, Antennes de six articles : Clavigar.
— dedeux — Adranes.
1, Des yeux ; antennes de un article : Articerus.
(1) Voyez H. M. Schmidt, de Pselaph. Faun. Pragens. Tab. 1, f. 5, et L. Redtenbacher, Faun. Austr. Die Kæf. p. 647, note 1. La figure qu’en donne M. Aubé (Ann, d. 1. Soc. ent. Série 2, pl. ILE, f. 12), est assez exacte, quant à la forme générale, mais il n’a pas vu les lobes en question.
(2) Pour en citer un exemple entre mille, quoi de plus indissolublement lié en apparence à l’idée typique que nous nous faisons d’un Vertébré, que l’existence du cerveau et de la tète? Et cependant l'un et l’autre manquent au Brandhiostoma, que pérsonne , malgré cela, ne sobge aujourd’hüj à retirer de la classe des Poissons,
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180 PSÉLAPHIENS.
CLAVIGER. &
Preyssz. Verseichn. Bœhmisch. Insekt. p. 68 (1). » C2
Palpes très-pelits, d’ün seul article : les maxillaires terminés par deux petits appendices membraneux ; les labiaux par une longue soie de méme nature. — Têle allongée, subquadrangulaire, un peu rétrécie en arrière, comme tronquée en avant, munie de chaque côté antérieurement d'une fosselte pour l'insertion des antennes. — Celles-ci plus ou moins robustes, cylindriques, de six articles : le 18r très-pelit, à peine distinct, le dernier grand, tronqué au bout, les autres de forme variable, transversaux (eslaceus) ou allongés, surtout le 2e ({ongicornis). — Point d'yeux. — Prothorax subcylindrique, un peu déprimé, légèrement rétréci en arrière. — Elytres fortement élargies en arrière; leur angle postérieumexterne formant un repli garni de poils. — Abdomen fortement et largement fovéolé à sa base en dessus ; ses trois {1e1S arceaux dorsaux soudés ensemble sans trace de suture, les ventraux distincts. — Pattes assez longues ét assez robustes ; les cuisses et les jambes munies en dessous d'une pelite épine chez les mâles ; tarses de trois articles: les deux #ers très-courts, le 3° très-long, terminé par un seul crochet. — Corps atténué en avant, assez épais.
On connaît trois espèces de ce genre remarquable, dont deux (2) sont répandues dans toute l'Europe, mais assez rares partout; la (troisième (3) a été découverte dans le Caucase. Toutes trois vivent exclusivement dans les nids de plusieurs espèces de petites fourmis (rufa, fusca, flava). P. W.J. Müller (4) a publié sur la plus commune d'entre elles, le testaceus, une nolice très-intéressante de laquelle il résulte que les fourmis, non-seulement vivent en paix avec ces pelits insectes, mais encore les nourrissent et en retirent, à leur tour, une substance produite par eux, et qu'elles recherchent avec avidité, substance secrétée dans les points où sont situés les faisceaux de poils des élytres.
(1) Syn, CLraviren, De Casteln, Hist. nat. d. Ins, I, p: 206; genre établi sur le C. longicornis ; l'auteur réserve le nom de CLavicer au festaceus.
(2) C. testaceus Preyssi. (foveolatus P. W. T. Müller).— longicornis P. W. J. Müller.
(3) C. colchidicus, Motsch. Mé:m. d. 1. Soc. d. Natur. d. Moscou, V, pl. 16, f. À. Depuis, M. de Motschoulsky (Bull. Mosc. 1845, I, p. 46) a signalé, sans les décrire, deux autres espèces (bimaculatus, ibericus) du Caucase également. . (4) Dans Germar, Mag. IL, p. 69. M, Brullé en à donné une traduction complète dans son Hist. nat. d. Ins. VI, p. 37. :
CLAVIGÉRIDES, Se 181
/ ADRANES. , h .
J. Le Conte, Boston Journ. of nat. Hist. VI, p. 83:
Tête étroite, excavée de chaque côté en avant pour l'insertion des antennes; front légèrement saillant; un petit tubercule latéral saillant sur l'emplacement des yeux. — Antennes très-rapprochées , de deux arlicles ; le 2° très-long et tronqué au bout. — Prothorax du double plus large que la tête, pas plus large que long, subitement anguleux sur les côtés avant son milieu, avec une très-grande fossette à sa base en dessus. — Elytres fortement élargies en arrière, avec leur angle apical externe arrondi. — Abdomen rebordé latéralement; ses trois 1% arceaux dorsaux n’en formant qu'un seul largement excavé à sa base, avec un petit mamelon jaunâtre et pubescent, sur chacun des bords de l'excavation; les cinq arceaux ventraux distincts. — Pattes inermes ; {arses paraissant composés d'un seul article. — Corps déprimé, fortement atténué en avant.
Genre établi par M. J. L. Le Conte, à qui ces caractères sont empruntés, sur un exemplaire unique, découvert dans un nid de fourmis, au sommet du mont Jonas, dans la Géorgie, aux Etats-Unis. Les parties de la bouche étant invisibles sans dissection, M. J. Le Conte n’a pu les examiner. Le nombre des articles des antennes distingue essentiellement ce genre des Cravicer , qu'il représente manifestement dens
l'Amérique du Nord. L'espèce a reçu de M. Le Conte, le nom de 4. cœcus.
ARTICERUS.
DaLMaAN, Om Ins. innes à Copal. p. 23.
Dalman à établi ce genre sur un exemplaire renfermé dans du copal et dont il a donné une description détaillée, suspecte néanmoins à certains égards, par suile des conditions dans lesquelles il avait observé cet insecte. Depuis, M. Hope, sans revenir sur les caractères du genre, en a publié une espèce, découverte dan l'Australie, avec une figure accompagnée de nombreux détails et due au crayon savant et exact de M. West- Wood (1). En comparant ces figures avec la description et les figures de Dalman, on voit qu'il y a le plus parfait accord entre les unes ebles autres, sauf pour un très-petit nombre de points sur lesquels il peut encore rester quelque incertitude. En combinant ces matériaux, les Caractères du genre peuvent se formuler de la manière suivante :
() M. Hope à publié cette espèce, qu'il nomme A. Forfnumi, d'abord dans les Ann. of nat. Hist. XI, p. 319, puis dans les Trans. of the ent. Soc. of Lond. IV, p. 106, pl. VIU, f. 1 a-i; il a eu les deux sexes à sa disposition, ainsi que cela ressort des figures qu'il donne des pattes.
182 PSÉLAPNTENS,
Tête allongée, subeylindrique, obtuse à son extrémité, munie de chaque côté én avant d’une excavation pour l’inserlion des antennes, — Celles-ci assez langues et assez robustes, camposées d'un seul article subcylindrique, atténué et très-grêle à sa base, tronqué au bout. — . Des yeux petits et globuleux, — Prothorax plus long que large, parallèle sur les côtés. — Elytres planes, de forme variable (1). = Abdomen subparallèle, rebordé latéralement, composé d'un seul seg= ment en dessus, ayec une interruplion de chaque côté, au milieu du rebord latéral (2); ses cinq segments visibles en dessous. — Pattes assez robustes: cuisses en massue; jambes élargies à leur extrémité; tarses d’un ou deux articles, terminés par un seul crochet, — Corps atténué en avant, assez épais (3). |
Dalman à nommé armatus, l'espèce observée par lui; celle publiée par M. Hope, avait été découverte dans une fourmilière. Les habitudes sont par conséquent complètement identiques dans les lrois genres qui composent la tribu.
{1) Elles sont fortement élargies en arrière, comme chez les CravicËn, dans l'espèce de Dalman, et subparallèles dans celle de M. Hope.
(2) Dalman ne parle pas de cette interruption dans son texte, mais sa figure la représente de la manière la plus distincte ; dans l’espèce de l'Australie (loc. eit. f, 1 X), elle est accompagnée, au côté interne, d’une petite touffe de poils.
(3) Dans l'exémplaire de Dalman, qui était sans aucun doute un mâle, les tuisses intermédiaires portaient en dessous deux dents placées à la suite l’une de l’autre et séparées par une échancrure ; une petite dent médiane se voyait en outre au côté interne des jambes de la même paire. Dans le Forinumi, outre que les pattes sont plus longues chez le mâle que chez la femelle, les jambes antérieures sont armées de deux dents placées transversalement, et les intermédiaires d’une seulé dans le premier de ces sexes ; il n’y en à pas chez les femelles. Quant aux tarses, Dalman n'avait pu y distinguer qu’un seul article; dans les figures de ceux du Forfnumi, on voit, à la base de celui qui porte le crochet, un petit nœud qui correspond probablement aux deux 1979 artieles, lesquels seraient très-courts, comme chez les CLaviGer.