PR OR ER EE PR UE PO
212 SILPHALES, .
étroits. — Lobes des mâchoires gréles, l'interne muni de quelqu très-petites épines, l’externe appliqué sur lui: — Palpes assez robustes; les labiaux courts ; leurs deux 1€rs articles courts, subégaux, le 3° du double plus long, subovalaire; fes maxillaires à 4% article très-petit, 2 obconique, arqué, 3 un peu plus court, 4 ovalaire, renflé. — Mandibules un peu saillantes, droites, puis arquées et très-aiguës au bout, inermes en dedans. — Labre transversal, largement et faiblement échancré, cilié en avant. — Tête courte, transversale, enfoncée dans le pro- ” thorax. — Yeux médiocres, subglobuleux. — Antennes assez robustes, au plus de la longueur du prothorax; leurs deux ou trois 4ers articles obconiques, plus longs que les trois où quatre suivants ; les cinq derniers formant une massue plus ou mpins forte, le 119 ovalaire. — Prothorax transversal, penché, convexe, un peu-rétréci en avant, avec son bord antérieur échancré. — Elytres de la largeur du prothorax à leur base, ovalaïres ou oblongues, striées. — Pattes assez courtes; les quatre hanches antérieures médiocrement saillantes, obliques ; jambes parfois assez élargies au bout, épineuses sur leur tranche dorsale ; tarses simples, garnis de poils fins en dessous. — Corps ovalaire ou oblongo-parallèle, convexe, ailé.
Genre d'ün facies très-différent de celui des précédents et qui, sous ce rapport, fait le passage entre eux et les Anisotomides. On n’en connaît que deux espèces (1) répandues dans toute l'Europe, mais rares partout ; on les trouve principalement sous les écorces. Toutes deux sont d'assez pelite taille et d'un fauve foncé tirant parfois sur le brunâlre. à
SPHÆRITES.
Durrseum. Faun. Austr. 1, p. 205 (2),
Menton grand, arrondi en avant. — Languette courte, bilobée. — Lobe interne des mächoires terminé par un crochet corné ; l'externe large, arrondi et cilié en avant. — Palpes courts, robustes; leur dernier article ovalaire, obtus au bout, aussi long que les deux précédents réunis. — Mandibules saillantes, fortement arquées et pluridentées au
Ecanus (Rudd), Stephens, À Man. of Brit. Col. p.133 ; genre à peine défini et méconnaissäble, Stephens le place dans a tribu des Zrotylidæ, et lui donne pour unique espèce la Tritoma glabra de Paykull ; dès lors ce ne peut être que legenre actuel.
(1) A. castaneus, Frœlich, loc. cit.; figuré par le même auteur sous le nom de Ag: vespertinus, loe, cit. Tab. 1, f. 11, et par Panzer sous celui de Mycetophagus spinipes, Faun. Ins. Germ. fasc. 24, n0 20. — glaber (Triloma glabra, Payk. Faun. Suec. I, p. 335); figuré par Germar, Faun, Ins. Europ. fasc. 2,4
(2) Syn. Hisren, Fab. Syst. EL. IL, p. 85. — Nruza, Gyllh, Ins, suec, Î, p+ 241, — Saravus, Fischer de Waldh, Ent, Mosq. Tab, I,
cie pass as NES, CH oi En sd cu
ANISOTOMIDES. 213
+ côté interne. — Labre très-court, arrondi en avant, — Tête briévement ovalaire, engagée dans le prothorax. — Yeux assez gros et assez saillants. — Antennes courtes, robustes, à 1er article très-grand, gros et arqué, 2-3 beaucoup plus courts, obconiques, subégaux, 4-8 très-courts, cupaliformes, 9-10 formant brusquement une grosse massue ovale et solide. — Prothorax transversal, rebordé sur les côtés, échancré en avant, bisinué et appliqué exactement à sa base contre les élytres. — Celles-ci courtes, presque carrées et un peu tronquées au bout. — Pattes assez robustes; jambes compriméés, arquées, tranchäntes en dehors, épineuses, Lerminées par deux éperons; tarses simples, filiformes. — Corps court, presque carré, épais.
L'espèce typique de ce genre, S. glabratusF. (1), plus particulièrement propre aux parties froides de l'Europe, mais rare partout, ressemble tellement à un Hisrer, au premier coup-d'œil, que Fabricius l'avait placée dans ce genre. Mais la structure des principales parties de sa bouche, celle de ses hanches antérieures et postérieures, elc., sont essentiellement comme dans la famille actuelle qu'elle unit à celle des Histériens. Cet insecte est à peine long de deux lignes et varie pour la couleur du noir au vert brillant. On le trouve plus spécialement sous les écorces des arbres morts. On en connait une seconde espèce originaire de l'île Sitkha sur la côte nord-ouest de l'Amérique (2).
TRIBU III« ANISOTOMIDES.
Hanches postérieures contiguës. — Palpes maxillaires pas beaucoup plus longs que les labiaux. — Prothorax formant une voûte de chaque côté. — Trochanters postérieurs petits, placés dans l'axe des cuisses ; articles des tarses très-variables sous le rapport du nombre. — Parapleures métathoraciques en totalité ou en partie recouvertes par les bords latéraux des élytres.
Rigoureusement parlant, les Anisotomides, ainsi qu'on l’a vu plus haut, ne diffèrent des Silphides que par la forme de leurs trochanters. Mais à ce caractère s'ajoutent plusieurs particularités dont il est nécessaire de tenir compte. Ainsi, ces insectes sont tous de petite taille, de forme Courte, convexe, assez souvent subglobuleuse, et quelques-uns ont la faculté de se contracter en boule. Leurs pattes sont courtes, avec les cuisses robustes, comprimées, et les jambes plus ou moins élargies à leur
(1) Figuré dans Sturm Deutsch. Insekt. I, pl. 20, avec beaucoup de détails, . C’est la seule bonne figure de cet insecte qui existe,
(2 S. politus, Manh,, Bull, Mosc. 1846, p. 514,
ASS à.
FE
91% SILPHALES.
extrémité, Les tarses surtout sont extrêmement variables, et le nombre de leurs articles présente un grand nombre de combinaisons , tantôt propres aux deux sexes à la fois, tantôt différentes dans chacun d'eux. Ceux des femelles sont toujours simples; mais chez les mâles les deux ow trois premiers articles des quatre antérieurs sont plus ou moins dilatés et garnis en dessous de longs poils fins, ne formant pas de brosse proprement dite. On peut encore signaler, pour ce qui concerne les or« ganes buccaux, la présence constante d’une dent molaire à la base des mandibules.
Les habitudes, en outre, ne sont pas complètement les mêmes. Les Anisotomides ne se rencontrent jamais dans les cadavres, mais dans les champignons, sous les-écorces vermoulues et dans les détritus yégétaux en général. Comme elles volent ayec facilité, on en prend souvent au vol, surtout le soir.
La tribu correspond aux deux anciens genres ANISOTOMA et AGATHIpiom d'Illiger, que Latreille avait séparés par un intervalle immense, en plaçant le premier parmi les Hétéromères dans sa tribu des Diapérales, le second parmi les Tétramères dans celle des Clayipalpes. Il ignorait les variations qu'éprouve le nombre des articles des tarses, et que ces organes ne peuvent pas servir à déterminer la place de ces insectes dans la méthode, mais seulement à caractériser leurs genres. Stephens est le premier qui les ait réunis en une famille propre, mais en leur associant un grand nombre d'éléments étrangers (4) qui en ont été retranchés par Erichson (2). Antérieurement, le docteur Schmidt (5), dans un très-bon travail sur les espèces de l'Allemagne, avait commencé d'éclaircir leur classification.
Les genres qui composent la tribu s'élèvent à neuf qui tous ont des représentants en. Europe. Erichson les a répartis dans deux groupes sous les noms d'Anisotomini et Agathidini, groupes qui sont très-
(1) DL. of Brit, Ent. I, p. 157. et Man. of Brit. Col. p. 98. Outre les Anrsomowa et les Acarmmio, Stephens comprend dans sa famille des Anisotomidæ, les PHALAcRUs, qui constituent une famille à part, les LPHISTEMUS, qui appartiennent aux Cryptophagides, les ALEXIA, CLAMBUS, CoryLopnus, ORTHOPERUS et Senicopenus, qu'Erichson regarde comme devant rentrer parmi les Coccinellides. Je crois que c’est en effet là leur place, à l'exception des CLampus, qui me paraissent trop voisins des Acarminium pour être exclus de la famille actuelle. — M. Westwood (An Introd. to the mod. elassif. of Ins. Il, Synops. p. 10) a changé le nom de la famille en celui d'Agathiidæ, mais la compose exactement comme Stephens. — M. L. Redtenbactier (Die Kæf. Austr. p. 158), le
* dernier auteur qui se soit occupé de ces insectes, ontre les CLAMBUS, ajoute à
Ja famille deux nouveaux genres qu'il nomme CALYPTOMERUS et MicrospnÆna. Tous deux sont aussi des Coccinellides, et le second parait n'être autre chose que le genre Onrxorenus de Stephens.
(2) Naturg. d. Insekt. Deutsch]. IE, p. 41.
(3) -« Revision der deutschen Anisotomen » in Germar, Zoitschr. LI, p, 180.
dé
= D 50 CEE E PA nn on ee de, is ne F ; : .
ANISOTOMIDES. . 215
naturels, mais qui ne me paraissent pas avoir une valeur suffisanté pour être conservés.
I. Hanches postérieures simples. S A Nombre des art. des tarses semblables dans les deux sexes.
5 articles à tous les tarses : Triarthron, Hydnobius.
5 — aux quatre antér., # aux postér. : Anisotoma, Cyrtusa.
5 — aux antérieurs, 4 aux quatre postér. : Colenis.
| Fa — 3 = Agaricophilus. ‘ | B Ce nombre variant selon les sexes. # Massue des antennes de 5 articles : Liodes. k & — Amphicyllis.
— 3 — Agathidium.
Û 11. Hanches postérieures recouvrant les cuisses : Clambus.
TRIARTHRON.
Menez, Sleltin. ent. Zeit. 1840, p. 141.
Menton très-court. — Languette carrée, légèrement échancrée dans son miliel. — 3° article des palpes labiaux plus court que le 2°, suboyalaire et obtus au bout; le 96 des maxillaires allongé, le 3° très-court, le 4° presque aussi long que le 2, cylindrique et acuminé au bout: — Mandibules robustes, fortement arquées, munies d’une dent au milieu de leur bord interne. — Labre légèrement bilobé. —Antennes robustes, a à articles À court, gros et cylindrique, 2 moitié aussi gros, 3-8 courts, subégaux, grossissant graduellement, 9-11 formant une très-grosse massue subarrondie, à articles serrés. — Prothorax coupé carrément : en avant-et en arrière, entouré sur ses bords d’un sillon bien marqué. — Pattes courtes et robustes; cuisses canaliculées en dessous; jambes un peu élargies à leur extrémité, ciliées ; tarses de cinq articles; les antérieures et les intermédiaires ayant les trois 4°" articles dilatés chez les mâles, les deux 4ers bilobés, le 3° cordiforme, plus petit. — Mésosternum non caréné. : .
Genre établi sur un petit insecte, T. Merkelii (1), découvert dans la Saxe par M. Mærkel, et qui depuis a été retrouvé dans diverses parties de l'Allemagne, mais qui paraît fortrare partout. Sa forme est un peu plus allongée que celle des Axrsorowa, auxquelles il ressemble complètement au premier coup-d'œil, mais dont il s'éloigne par de nombreux caractères. Indépendamment de la structure des tarses, les mâles difièrent des femelles par leur tête plus grosse et leurs cuisses postérieures en massue, échancrées à leur base en dessous et munies d'une petite dent en avant de cetfféchancrure.
1) Schmidt in Germar, Zeitschr, LI, p. 200.
216 ni,
HYDNOBIUS,
Sent in German, Zeitschr. UT, p.193 (1).
Menton transversal, rétréci et coupé carrément en avant. — Languette coriace, bilobée ; ses lobes non divergents. — Dernier article des palpes labiaux de la longueur du 4er, le 2 plus court ; tous cylindriques; le fer des maxillaires petit, le 2e plus long, obconique, le 3e de moitié plus court, le 4° aussi long que ces deux derniers réunis, un peu reuflé et obtus au bout. — Mandibules robustes , saillantes, munies d'une dent au côté interne ; la droite fendue, la gauche simple au bout, — Labre petit, bilobé. — Antennes pareilles à icelles des Anisoroma, terminées par une grande massue de cinq articles, dont le 2 beaucoup plus petit que les autrest — Prothorax légèrement bisinué à sa base: celle-ci longée par un sillon. — Pattes robustes; jambes droites, finement velues, avec leur tranche externe munie de petites épines, sur tout aux antérieures; tarses de cinq articles, courts et robustes. — Mésosternum non caréné.
Genre intermédiaire entre le précédent et les AnrsoromA qui suivent, ayant les tarses du premier etes antennes des secondes. [lLse compose d'un petit nombre d'espèces européennes (2). Les mâles se distinguent des femelles par lèurs cuisses postérieures en nassue et munies d’une dent en dessous.
ANISOTOMA.
(KNocx) Izuic. Die Kæf. Preuss. p. 69 (3).
Menton transversal, fortement rétréci et tronqué en avant. — Languette bilobée; ses lobes divergents, — Palpes des Hypnomius. — Mandibules robustes, simples à leur extrémité, munies d’une petite dent médiane interne. — Labre petit, bilobé. — 1° article des antennes robuste, assez long, 2 aussi gros, plus court, 3e allongé et obconique, 4-5 lrès-courts, 6 cupuliforme; les cinq derniers formant une grande massue à arlicles peu serrés et dont le % est très-petit. — Prothorax
(1) Syn. Amisoroma Gyllh., Sahlb., Sturm. — Leropes Steph.
(2) H. punctatissimus Steph., punctatus Sturm, sérigosus Schm. Voyez Schmidt, loc. cit., et Erichson, Naturg. d. Insekt. Deutsch]. IL, p. 47. — Suivant ce dernier (Arch. 4847, IL, p. 100), la Leiodes alternata de M. Melsheimer (Proveed. of the Acad. of Philad. I, p. 103) appartiendrait à ce genre, qui, alors, existerait aussi dans l'Amérique du Nord. M. J. Le Conte (Proceed. of the Acad, of Philad. 1853, p. 283) la place parmi les Amsorowa.
(3) Syn. Lerones Latr., Stephens, Curtis. — Vorvoxis, Kugelann in Schneiïd. Mag. p. 539. — Ternarowa Panzer, Herbst. — TriroMPanzer. — SpnÆniDium Paykull. — Pazuopes Melsheim. Voyez la famille F5 es :
ANISOTOMIDES, 217
transversal, en général bisinué à sa base : celle-ci précédée d'une rangée
e gros points. — Pattes robustes ; jambes plus ou moins élargies à leur extrémité et épineuses sur leur tranche dorsale ; les antérieures tronquées obliquement au bout pour loger les tarses ; ceux-ci de cinq articles aux pattes antérieures et intermédiaires, de quatre aux postérieurs. — Mésosternum caréné, ”
Les espèces sont nombreuses, mais difficiles à distinguer par suite de la grande analogie qui existe entre elles, sous le rapport de la forme, des couleurs et de la sculpture des élytres, qui consiste toujours en neuf rangées d'assez gros points enfoncés, avec les intervalles vaguement ponctuës: Les différences sexuelles varient selon les espèces; mais les mâles ont en général le prothorax plus grand, les cuisses postérieures plus grosses et dentées en dessous, les jambes de la même paire arquées et les quatre tarses antérieurs plus ou moins dilatés. Le genre est jusqu'ici propre à l'Europe et à l'Amérique du Nord (1).
CYRTUSA.
Entcns. Naturg. d. Insekt. Deutschl. WI, p. 77.
Ce sont des Anisoroma dont le mésosternum est plane et prolongé antérieurement en une saillie obtuse. A ce seul caractère essentiel s’ajoutent quelques autres particularités secondaires. Le corps est plus glohuleux, la tête plus large, le prothorax sans rangée de points enfoncés le long de sa base ; la languette à peine bilobée; les jambes antérieures ont sur leur face interne un sillon plus ou moins distinct pour
(1) Pour les espèces européennes, voyez Schmidt (loc. cit. p. 143) et Erichson (Naturg, d. Ins. Deutschl. UE, p. 50). On peut regarder comme les types du genre les À. cinnamomea Panzer, dubia Kugel., picea Ilig., armata, ferrugiñea, brunnea, pallens, Sturm. Parmi les espèces nouvelles décrites par Schmidt (obesa, Triepkii, longipes, flavescens , ovalis, brevipes, nigrita, curvipes, rubiginosa, bicolor, pallescens, oiliaris, nemoralis, aciculata), plusieurs sont nominales, selon Erichson. Ainsi les Zongipes, bicolor et pallescens sont des variétés de la dubia ; la brevipes une variété de l’ovalis, et la nemoralis la femelle de la brunnea. Erichson décrit les espèces nouvelles suivantes : À, r0tundata, rhœtica, furva, scita, nitidula, hybrida.
Aj. : Esp. européennes : L. vittata, latifrons, Curtis, Ann. of nat. Hist.W, D. 276.— meæsta, Hampe, Stettin. ent. Zeit. 1850, p. 354. —silesiaca, Kraatz, ibid. 1852, p. 380. — Esp. du Kamtschatka : À. converum, Motsch. Bull. Mose. 1845, no 4, p. 367. — Esp. de l'Amér. du Nord : Leiodes punclalostriatus, Kirby, Faun, Bor. Amer. p. 110. — Pallodes obsoletus , Melsheim. Proceed, of the Acad. of Philad. IN, p. 107, see. Lee, — assimilis, tndistincla (Leiod. Punciatostriatus? Kirby), collaris, strigata, 3. Le Gonte in Agass. Lake Super. p. 221, et Procced, of the Acad. of Philad. 1853, p. 283. ë
Pour des observations sur les caractères sexuels de quelques espèces européennes, voyez Kraatz, loc. cit. p. 377.
: 918 SILPHALES.
Ja réception de leurs tarses au repos ; les intermédiaires sont légèrementy arquées dans les deux sexes. Les mâles diffèrent ordinairement des femelles en ce que leurs cuisses postérieures sont armées en dessous d’une dent près de leur extrémité. Ces insectes sont de très-petite faille, les plus grands n'ayant pas une ligne de longueur. On en connaît quatre espèces d'Europe (1), que Schmidt (loc. cit.) avait laissées parmi les ANISOTOMA. ” COLENIS.
Enicus. Naturg. d. Insekt. Deutsch}. WU, p. 82.
Menton fortement transyersal, très-rétréci el tronqué en avant, — Languette coriace, coupée carrément antérieurement. — Palpes labiaux presque aussi longs que les maxillaires; leur dernier article cylindrique, celui des maxillaires un peu acuminé. — Mandidules un peu saillantes,, simples. — Labre court, coriace à sa base, corné en avant, avec son bord antérieur faiblement échancré. — Yeux médiocres , assez saillants. — Antennes à articles À ovalaire, 2 cylindrique, moins gros, 3 un peu plus long que celui-ci, 4-6 petits, çourts, 7 un peu plus gros, 8 de la grosseur de 4-6, 9-11 formant une forte massue un peu allongée. — Prothorax rétréci en avant, à peine hisinué en arrière, ayant une strie le long de ses hords latéraux. — Pattes assez courtes ; jambes droites, un peu épineuses sur leur tranche externe; tarses robustes; les antérieurs de cinq, les intermédiaires et les postérieurs de quatre articles, — Mésosternum caréné. — Gorps ovale un peu oblong.
Ce genre a pour type l’Anisotoma dentipes de Gyllenhall (2), trèspetit insecte répandu dans toute l'Europe et assez commun. Le mâle se distingue de la femelle par ses cuisses comprimées et hidentées en dessous. 1 y en a une seconde espèce de l'Amérique du Nord (5).
AGARICOPHAGUS.
Senior in Genwar, Zeitschr. TL, p. 191.
Avec le facies des Coexis, ce genre a tous les caractères des AN1S0- ToMA, mais se distingue des unes et des autres par le nombre des arti-
(1) Anisotoma sublestaceum, Gylh. Ins. Suec. NT, p. 707. — An. minutum, Ahrens, Nov. Act. Halens. Il, p. 20, pl. 2, . 2 (An. femorata et minula, Schmidt, Toc. cit. p. 189 et 187). — An. pauxilla, Schmidt, loc. cit. p. 188. — Cynt: latipes, Erichs. loc. cit, p. 80.
(2) Ins. Suec. I, p. 576 (Anis. dentipes et aciculata, Schmidt, loc: cit. p. 183 et184; SphϾridium immundum, Sturm, Deutsehl. Ins. IE, p.25, Tab. 22, f. c CD).
(3) €. impunctata, 4. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. 1853, p. 284, M. J. Le Conte en décrit une autre (lævis), mais qui est douteuse quant au genre.
ANISOTOMIDES. 219
cles de ses tarses, qui eët de quatre aux antérieurs et de trois seulement aux intermédiaires et aux postérieurs. Chez les mâles, tous sont dilatés et garnis en dessous de poils assez longs, Ce sexe se distingue en outre des femelles par sa tête un peu plus forte, son épistome dislinct du front et ses cuisses postérieures plus fortes et armées en dessous d’une assez forte épine dirigée en arrière. Dans les deux sexes le prothorax est simplement pointillé, sans rangées de points le long de sa base ni sillon le long de ses bords latéraux. Schmidt a fondé ce genre sur un petit insecte (4. cephalotes) découvert par lui aux environs de Slettin, et retrouvé depuis dans quelques autres parties de l'Allemagne; il n’a qu'une ligne de long. Erichson en a décrit une seconde espèce encore plus pelite (1).
LIOPES.
Encens. Naturg. d. Insekt. Deutsch}. I, p. 87 (2).
Menton fortement transversal, rétréci et tronqué en ayant. — Languette coriace, divisée en deux lobes divergents. — Dernier article des palpes acuminé, celui des labiaux plus petit que le 2°; celui des maxillaires égalant le 2 et le 3° qui sont très-courts. — Mandibules robustes, un peu gaillantes, simples. — Labre très-court, échancré en avant. — Epistome séparé du front par un sillon très-marqué. — Antennes des AxisoromA, terminées par une grande massue de cinq articles, dont le 2% très-petit. = Prothorax transversal, échancré en avant, arrondi sur les côtés et aux angles postérieurs, coupé presque .carrément à sa base. — Pattes assez robustes; cuisses ovales, comprimées ; jambes antérieures un peu plus larges que les autres à leur sommet ; toutes garnies de cils et de petites épines; larses antérieurs et intermédiaires de cinq articles, les postérieurs de quatre chez les mâles; ceux des femelles de cinq en ayant, de quatre aux deux paires postés rieures, ou de quatre partout. — Mésosternum formant une lame légèrement saillante entre les hanches intermédiaires.
Ces insectes sont plus globuleux que les Axisorowa, et présentent quelque trace de la faculté de se contracter en boule. Ils égalent aussi pour la taille les espèces de ce genre. Les mâles ont les deux ou trois premiers articles des tarses antérieurs intermédiaires plus ou moins fortement dilatés et garnis de longs poils serrés en dessous. Leurs cuisses postérieures ne sont pas dentées comme dans les genres précédents, mais parfois un peu anguleuses en dessous. Les espèces sont médio-
(1) À. conformis, Naturg. d. Ins. Deutsch]. II, p. 86.
(2)-Syn. Lerones, Latr. Précis d. car. génér. d. Ins. p.22; nom mal fuit et corrigé par Erichson.— La synonymie des anciens auteurs est la mème que pour les Anisoroma.
290 SILPHALES,
crement nombreuses (1), mais il y'en a dans l'ancien et le nouveau con. tinent, #
La larve de la Liodes humeralis, d'après la description qu’en donne Erichson (2), a beaucoup de ressemblance avec celles des Necropnonus. Son corps est cylindrique et garni çà et là de poils redressés; les segments du corps sont protégés en dessus par des écussons cornés qui n'atteignent pas leurs bords latéraux, et en arrière desquels il existe sur l'abdomen une rangée transversale de poils raides. La tête est assez petite, arrondie, un peu déprimée, assez horizontale et sans, épistome distinct ; elle porte de chaque côté deux ocelles. Les antennes sont petes ; leur 42 article est très-court, le 3e un peu plus long que le 2, le dernier très-pelit et sétiforme. Les organes buccaux se composent d'un labre petit, saillant et arrondi en avant; de mandibules courtes, arquées à leur sommet et munies d'une dent molaire à leur base ; de mächoires terminées par deux lobes appliqués l'un sur l'autre et difficiles à distinguer ; de palpes maxillaires de trois articles, enfin d’une lèvre inférieure consistant en un menton charnu, une languette plus petite, arrondie en avant et portant des palpes labiaux de deux articles. Le corps est terminé par deux courts appendices styliformes et un prolongement anal. La première paire de stigmates est située inférieurement sur la membrane entre le prothorax et le mésothorax, les huit autres sur les bords Jatéraux et dorsaux des huit premiers segments de l'abdomen, à côté de leurs écussons.
AMPHICYLLIS. « Encus. Naturg. d. Insekt. Deutschl. I, p. 93.
Mêmes caractères que les Lrones, avec la massue des’antennes formée seulement de quatre articles. Les mâles ont les larses faits comme ceux du genre en question, avec les trois premiers articles des antérieurs et les deux premiers des intermédiaires dilatés et velus en dessous ; Tes femelles n'ont que quatre articles partout. Les espèces sont européennes et au nombre de deux (5).
(1) Esp. européennes : Anisotoma humeralis, Fab. Syst. El. IL, p. 99. — An. axillare, GÿUh. Ins. Suec. II, p. 560. — An. glabra (Kugelann), Sturm, Deutsehl. Ins. II, p. 45, Tab. 23.—An. serricorne, GÿUh. loc. cit. I, p. 710.— Tetratoma castanea, Herbst, Die Keæfer, IV, p. 85, Tab. 38, f. 3 c. — orbicularis, Herbst, 10e, cit. p. 91, Tab. 38, £. 10 K. — Esp. de l'Amérique du Nord : Leiod. discolor, Melsheim. Procced. of the Acad, of Philad. IT, p. 103. — globosa (Cyrtusa globosa, olim in Agass. Lake Super. p. 222), polita, basalis, dichroa, 3. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad, 1853, p. 285.
(2) Dans ses Arch. 1847, I, p. 284; reproduite par MM. Chapuis et Candèze dans les Mém. d, 1. Soc. d. Sc, d, Liège, VII. p. 407.
(3) Sphæridium globus, Fab. Syst, EL. I, p. 94 (Agathidium ferrugineum et ruficolle, Sturm, Deutsch]. Ins. 11, Tab. 29, f. B et D). — Anisotoma globiformis, Sahlb. Ins. Fenn. I, p. 468.
ANISOTOMIDES4 921
AGATHIDIUM.
luc. Kœf. Preuss, p. 81.
Menton transversal, rétréci ét tronqué en avant.— Languette coriace, bilobée. — Dernier article des palpes labiaux légèrement ovalaire, celui des maxillaires un peu acuminé et obtus. — Mandibules simples ; la gauche parfois allongée et cornue chez les mâles. — Labre court, ar- | rondi en avant. — Epistome continu avec le front; deux sillons convergents sous la tête, recevant les antennes au repos. — Celles-ci terminées par une massue de trois articles; les sept précédents courts, gnossissant peu à peu; le 8 parfois plus petit que le 7e ; le 3° allongé, le 2° médiocre, le 1% gros et assez long. — Prothorax transversal En: en avant, de forme variable à sa base. — Pattes des Liopss; cinq articles aux quatre tarses antérieurs, quatre aux postérieurs chez les mâles; ceux des femelles en ayant cinq aux antérieurs et quatre aux deux paires postérieures, ou quatre partout. — Mésosternum caréné.
Ces insectes sont de très-pelite taille et possèdent plus ou moins la faculté de se contracter en boule. Elle est d'autant plus complète que les élytres sont plus arrondies à leur base, que leurs angles huméraux sont plus effacés, et que le prothorax est plus circulaire en arrière, Entre les espèces qui présentent ces caractères et celles chez lesquelles le prothorax s'applique *exactement contre la base des élytres, comme dans les genres qui précèdent, il existe tous les passages. Abstraction faite des tarses, les caractères sexuels sont variables dans ce geure. Il se compose d'une vinglaine d'espèces propres à l’Europe et à l'Améri- - que du Nord (1).
La larve de l'A. seminulum, que M. Ed. Perris a fait connaître (2), a
(1) Esp. européennes : Aniso{oma nigripennis, seminulum, Fab. Syst. EL. I, p. 100. — Anis. atrum, plagiatum, rotundatum, GyUb. Ins. Suec. II, p. 570 sq. £t IV, p. 513. — Agath. mandibulare, nigrinum, marginatum (Anis. orbiculatum Gylh.) Sturm, Deutsch]. IE, Ins. Tab. 27 sq. — Agath. varians, Beck, Beitr. z. Baiersth. Faun. p. 1, pl. I, f. 2. — Agath. badium, lævigatum (orbiculare Stephens), piceum, discoideum, hæmorrhoum, Erichs. loc. cit. p. 98 sq. Pour la synonymie, voyez cet auteur. L’Agathidium carbonarium de Sturm (Deutsehl. Ins. I, pl. 27, f. d DEF), est, selon Erichson, un Palpicorne du genre Gyzumiuw, et identique avec l'Hydrophilus seminulum de Paykull. — Esp. du Caucase : A. vittatum, Motsch. Bull .Mose. 1839, p. 53, pl. I, fig. fF.— Esp. de l'Amérique du Nord : Agath. oniscoides, Paliss. de Beauv, Ins. d’Afriq. et d'Amér, p. 160, pl. 6, f. 2. — A. piceum (oniscoides Beauy.), exiguum, Melsheim. Proceed, of the Acad. of Philad. Il, p. 103.— Ag. ruficorne (exiguum Melsheim.), revolvens, 3. Le Conte in Agass. Lake Super, p. 222. — pulchrum, difforme (Phalacrus difformis, Lec. olim in Agass. loc. cit.), Procced, of the Acad. of Philad, 1853, p. 286.
(2) Ann, d, 1, Soc, ent, Série 2, IX, p. #4, pl. LE, ne IV, f. 17-25,
222 Ù SILPHALES.
les plus intimes rapports avec celle de la Liodes humeralis, et n’en diffère que par quelques points secondaires. Sa forme est celle d’un ovoïde très-allongé, convexe en dessüs, plihe éñ dessous, et ses segments thoraciques et abdominaux sont dépourvus d'écussons cornés; une peau légèrement coriacée les revêt uniformément. Les mâchoires ne possèdent qu’un seul lobe, et les mandibules sont bidentées à leur extrémité, Les articles des antennes ont des proportions relatives un peu différentes, et leur 3e article, plus long que les deux 195 réunis, présente au côté interne deux saillies dont une terminale. Un petit bourrelet charnu se voit de chaque côté des huit premiers segments abdominaux, Outre les poils dont sont munis les côtés du corps, il en existe trois rangées sur le dos et deux sous le ventre. Cette larve, que M. Ed. Perris avait trouvée en abondance, sous l'écorce d’un pin mort; parmi des champignons (Tréchia cènnaburina Bulliard), subit ses métamorphoses en terre. La nymphe est hérissée, sur la tête, le prothorax et les côtés de l'abdomen, de soies blanchâtres.
CLAMBUS,
Fisou: DE Waroi. Enlomogr. 1; Gener. à, Ins. p. 52 (1).
Languette cornée, évasée en avant, avec son bord antérieur arrondi. — Lobes des mâchoïires subégaux : l'interrie plus large, cilié au bout et en dedacs; l'externe filiforme, très-gréle, pubescqnt à son extrémité.— Palpes labiaux à articles 4 très-court, 2 pyriforme, arqué, 3 un peu plus court, globuleux et acuminé au bout; les maxillaires à articles 1 très-court, 2-4 globuleux, le 4° acuminé. — Maridibules terminées par deux longs crochets aigus. — Labre très-petit, caché sous le chaperon.
— Tôte très-grande, penchée, rétrécie et obtuse en avant. — Antennes
de 9 articles: 1 épais, en ovale allongé, 2 très-long et très-gréle, 3 de moitié plus court, 4-7 courts, 8 très-gros, campanuliforme, 9 un peu mioitis épais ét ovalaire. — Prothorax court, de la largeur des élytres et arrondi à sa base, rétréci en avant. — Ecusson assez grand, en triangle large et rectiligne. — Elytres très-convexes, graduellement rétrécies en arrière. — Pattes médiocres ; hanches postérieures très-grandes; lamelliformes, recouvrant les cuisses ; tarses de quatre articles; — Corps globoso-elliptique, ailé, contractile.
Insectes aussi petits que les Acarmwrum de la moindre grandeur, sur
{4} Syn. Denuesres, De Géer, Mém. IV, p. 220. — Scaritintum Gylh. — Cyn- OGEPAALUS, Dej. Cat. éd. 3, p. 455.— Srennucuus, J. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p: 222. M. J. Le Conte a, depuis (Procecd. of the Acad, of Philad. 1853, p- 286), supprimé ce genre et reconnu son identité avec les Crus ; ce qu'il avait décrit, dans l’origine, comme les antennes, était Ie fragrient d’un autré insecte adhérant à l’exemplaire examiné par lui.
ANISOTOMIDES. 223
le compte desquels les entomologisies ne sont pas d'accord (1) et dont la place est encore problématique. Je crois, avec les auteurs les plus récents, qu'ils sont le moins mal placés à la suite des AGaTmiIDIUM auxquels ils ressemblent beauedup, et qu'ils surpassent encore pour la faculté de contracter leur corps en boules
On ne peut cependant se dissimuler que les premiers états de ces insectes, dont on doit la connaïssance récente à M. Ed. Perris, ne viennent que médiocrement à l'appui de ce rapprochement. La larve du C.ensha-. mensis, qu'a décrite ce consciencieux et habile observateur (2), ressemble beaucoup pour la forme générale à celle de l’Agathidium seminulum, mais elle en diffère par des caractères essentiels, dont les principaux sont : les segments couverts de finés aspérités et dépourvus de poils, la présence de chaque côté de la tête de cinq ocelles disposés sur deux rangées transversales, et surtout l’absence d’appendices styliformes sur le dernier segment abdominal. M. Ed. Perris avait trouvé cette larve dans la toiture en chaume d’une bergerie. Pour se changer en nymphe élle se comporte exactement cornme celles des Trichoptérygiens, sur lesquelles on trouvera des détails plus loin (5). a nymphe est hérissée de longues soies, qui semblent avoir pour but de là protéger contre les chutes qu'elle pourräit faire, attendu qu'elle se trouve dans les lieux où la larve a vécu.
Les espèces de ce genre sont jusqu'ici européennes, sauf une de l'Amérique du Nord (4).
(1) Voyez plus haut, p. 214, note 1. Pendant quelque temps ces insectes ont passé pour n'avoir qu'un seul article aux tarses, et Latreille (Fam. nat. p. 408) avait établi pour eux une section particulière sous le nom de Monomères, section qu'il & supprimée datis l& seconde édition du Règne animal.
(2) Aïn: d. 1; Soc. ent: Série 2, X, p. 574, pl. 14, HO, f. 1-10.
(3) Cette ressemblance avec les Trichoptérygiens, à cette époque importante de la vie, semble indiquer une affinité entre ces insectes, affinité qui est même renforcée à l’état parfait par la forme des hanches postérieures et un peu par la structure des antennes. S'il en est dinsi, les Cuawpus seraient ici à leur place, comme genre de transition entre les Anisotomides et les Trichoptérygiens.
(4) Esp. européennes : C. armadillus, De Géer, loc. cit.; type du genre. — enshamensis, Steph. I. of Brit. Ent. I, p. 184 (Cyréocephalus cephalotes, Dej. Cat.). Les C. coccinelloides, nigriclavis et nitidus du même auteur (ibid. et V, p. 464) ont besoin d’être revus quant au genre. — pubescens, L. Redtenb. Faun. Austr. Die Kæf. p. 158. — Esp. de l'Amér. du Nord : C. gibbulus, J. Le Conte, Proceed. of the Acad! of Philad, 1853, p.286.