FAMILLE XY
PHALACRIDES.
Languette cornée, cordiforme, — Deux lobes aux mâchoires: l’interne coriace, terminé par deux petites dents; l’externe corné, avec son sommet coriace et barbu. — Palpes filiformes. — Antennes de onze articles ; les trois derniers formant brusquement une massue. — Elÿtres recouvrant l'abdomen en entier. — Hanches antérieures globuleuses, séparées ; les quatre postérieures transversales; les intermédiaires séparées, les postérieures contiguës; tarses subpentamères ; leurs trois premiers articles velus en dessous, le 4 très-petit ; leurs crochets munis d'une dent basilaire en dessous. — Prosternum distinct, articulé en arrière avec le mésosternum. — Abdomen composé en dessous de cinq segments, tous libres.
Cette famille, établie par Erichson (1), est extrêmement voisine de celle des Nitidulaires qui suit, et ne devrait peut-être pas en être séparée. Elle n’en diffère essentiellement que par ses hanches antérieures globuleuses et les postérieures contiguës, tandis que chez les Nitidulaires les premières sont brièvement ovalaires et transversales, et les secondes plus ou moins séparées par une saillie du premier arceau ventral de l'abdomen. fl y a bien en outre quelques différences dans les pañties de la bouche, mais qui méritent à peine d’être regardées comme des caractères de famille. Elle est , au contraire, facile à distinguer des
‘Erotyliens, parmi lesquels Latreille, par suite de la structure des
larses, avait placé le genre Pæacacrus qui la composait seul de son temps (2).
(1) Naturg. der Insekt. Deutsch]. ILE, p. 105.
(2) Les Erotyliens ont des hanches intermédiaires globuleuses, les postérieures séparées, les deux premiers arceaux ventraux de l’abdomen soudés ensemble, des épimères métathoraciques très-développées, le prosternum large, etc. Je ne parle pas des brosses qui revêtent le dessous de leurs tarses, car il y à parmi eux des exceptions à cet égard, ni des parties de la bouche, bien qu’elles présentent des différences notables, surtout dans la forme du menton, qui est construit sur un plan particulier propre à ces insectes.
PHALACRIDES, 283
Sous le rapport de la forme générale, ces insectes ressemblent, les uns, qui sont courts et convexes, à la plupart des Anisotomides, les autres, plus allongés et plus planes en dessus, à des Tarroma. Leur tête est courte, assez grosse, obtuse en ayant, penchée et engagée dans une échancrure du prothorax. Les yeux sont latéraux, arrondis et assez saillants. Immédiatement au devant d’eux sont insérées les antennes, sous un faible rebord du front ; elles sont médiocrement longues, et leurs articles intermédiaires varient un peu dans leurs proportions relatives; mais la massue que forment les trois derniers est toujours allongée et peu serrée. Le labre déborde faiblement l'épistome et est arrondi en avant. Les mandibules sont courtes, fortement arquées, simples ou dentées à leur extrémité et munies à leur base interne d’une saillie en avant de laquelle leur bord interne devient comme membraneux. Les palpes sont courts ; les labiaux ont trois articles, les maxillaires quatre. La languette est remarquable par son tissu corné; mais ses angles sont plus ou moins coriaces, et elle n’a pas de paraglosses (1). Le menton affecte des formes assez variées qui sont indiquées plus loin.
Le prothorax est exactement appliqué contre la base des élytres et. aussi large en arrière que celles-ci. Sous tous les autres rapports, il ressemble beaucoup à celui des Anisotomides. Il ÿ a toujours un écusson distinct, mais médiocre et plus ou moins triangulaire. Les élytres recouvrent des ailes bien développées. Les cuisses sont robustes, les jambes tantôt assez larges et un peu arquées, tantôt grêles et presque droites ; elles sont garnies de petits poils et de cils parmi lesquels on en remarque à leur extrémité un certain nombre qui forment une sorte de couronne; leurs éperons terminaux sont en général petits et sujets à manquer. Les trois premiers articles des tarses sont un peu élargis, et ces organes s’allongent assez souvent aux paltes postérieures.
En dessous, les flancs du prothorax forment de chaque côté une voûte assez étendue, et ses cavités cotyloïdes ne sont pas complètement fermées en arrière. Le prosternum est étroit et recu dans une échancrure du mésosternum. La grandeur de ce dernier dépend de la saillie que le mélasternum envoie entre les hanches intermédiaires ; il est extrémement court quand cette saillie existe, et peu développé, même quand elle n'existe pas. Les parapleures métathoraciques sont comme celles des Anisotomides , en totalité ou en partie cachées par les élytres. Les segments ventraux de l'abdomen sont assez égaux entre eux; le premier et le dernier sont seulement un peu plus grands que les intermédiaires.
Les métamorphoses de ces insectes sont ignorées. A l'état parfait, on les trouve, et souvent en abondance, sur les fleurs; ils prennent aisément leur vol et sont très-agiles. Il n’est pas rare d'en rencontrer
(1) Erichson regarde (loc. cit.}, comme en tenant lieu, deux rangées de petits poils qui existent sur les bords latéraux de l'organe, et qui vont en divergeants
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284 PHALACRIDES.
sous les écorces pendant l'hiver. Toutes les espèces décrites jusqu'ici sont d'Europe, des Etats-Unis et du Cap.
Leur synonymie est presque la même que celle des Amisorowa , avec lesquelles les anciens auteurs les avaient confondus, jusqu'à ce que
‘ Au (1) les en sépara et en fit, sous le nom de Pracacrus, un genre
était encore récemment adopté par tous les entomologistes tel que cet auteur l'a conçu, lorsque Erichson à créé à ses dépens les trois geures inscrits dans le tableau synoptique suivant :
1 Tarses égaux. al :
Jambes sans éperons distincts : Phalacrus. —..:à — Tolyphus. ” IL Tarses inégaux ; les postérieurs allongés. Leur 1er article plus court que le 2°: ONibrus. — long — Lithocrus.
PHALACRUS.
Payx. Faun. Suec. TI, p. 438 (2).
Menton arrondi sur les côtés. — Languette échancrée en avant: ses lobes courts, coriaces ainsi que son bord antérieur. — 4e' article des palpes labiaux court; les deux suivants plus longs, égaux; le 3e un peu renflé; le 4° des maxillaires plus long que les autres et subeÿlindrique.— Mandibules bi- ou tridentées à leur sommet. — Antennes à 4er article gros et assez allongé, 2% aussi gros, mais plus court, 39.de la longueur du 4er, 4-8 courts, décroissant peu à peu, 9-11 formant une massue allongée. — Prothorax transversal, rétréci en avant, faiblement bisinué à sa base. — Pattes robustes ; cuisses élargies à leur extrémité en dessous ; jambes larges, leur extrémité garnie de cils cachant leurs éperons terminaux, qui sont presque indistincts ; tarses égaux ; leurs trois 129 articles assez larges, le 18° plus court que le 2%, le 3e bilohé. — Mésosternum très-court; métasternum prolongé entre les hanches intermédiaires.
Le corps de ces insectes est lrès-convexe et en général brièvement ovale. Dans les espèces européennes, les deux sexes sont semblables; mais, selon Erichson (5), l'Amérique en possède dont les mâles se distinguent de leurs femelles par leur! mandibule gauche plus grande que
(1) Fauna Suec, II, p. 438.
(2) Syn. SrnÆniun, Fab. Syst. El, 1, p.97. — Ternatoma, Herbst, Die Kæf. IV, p. 86. — Amsoroma, Illig. Kæf. Preuss. p. 79.
(3) Deutsch], Ins. HE, p. 109.
PHALACRIDES, 285
Ja droite, et terminée en pointe allongée. Celles décrites jusqu'ici sont peu nombreuses (1).
TOLYPHUS.
Encus. Naturg. d. Insekt. Deutschl. I, p. 108.
ni
Menton muni de chaque côté d’une saillie aiguë dirigée en arrière. — Dernier article des palpes maxillaires ovale ; le 4°" des labiaux assez long. — Mandibules simples à leur extrémité, munies au côté interne d'une saillie basilaire et d'une petite dent médiane. — Antennes assez longues ; leur massue terminale petite, à articles Jächement unis. — Prothorax transversal, peu rétréci en avant, Coupé carrément à sa base, ne continuant pas en dessus la courbe des élytres. — Pattes assez longues ; cuisses médiocrement robustes; jambes droites, à peine élargies à lêur extrémité; leurs éperons terminaux distincts,
Les caractères non ME A dans celte diagnose générique ne diffèrent pas de ceux des Praracnus. Le type du genre est le Pha/. granulatus du Catalogue de Dejean, pêtit insecte de l'Europe australe, d'une forme assez allongée (2) ; quelques autres inédites et originaires
des mêmes contrées existent dans les collections.
OLIBRUS.
Ercus. Naturg. d. Insekit. Deutschl. IL, p. 113 (3).
Menton muni de chaque côté d'une saillie obtuse, dirigée obliquement en avant. — Languette largement et faiblement échancrée; ses angles coriaces. — Palpes labiaux à 4 article petit, 3° ovalaire ; le dernier des maxillaires subeylindrique. — Mandibules bidentées à leur extrémité, munies en dedans d’une saillie basilaire. — Antennes à 1% article gros ét assez long, 2 plus petit, 3-5 allongés, grêles, égaux, 6-8 graduellement plus petits, 9-11 formant une massue allongée. — Prothorax des Pnacacrus. — Pattes médiocres ; toutes les
(1) Esp. européennes : Phalcorrusous, Payk. Faun. Suec. M, p. 438. — Substriatus, Gylh. Ins. Suee. Il, p. 428. — caricis, Sturm, Deutschl. Ins. IE, p. 80, Tab. 31, f. D.— grossus, Erichs, loc. cit. p. 111.— Esp. asiatiques: 2. bi- Signatus , Ménétr. Ins. rec, par Lehmann, p. 55; probablement un Ournus, — Esp. de l'Algérie : P. striatipennis, Lucas, Explor, de l’Algér. Entom. p. 591. — Esp. de l’Amér. du Nord : P. molitus, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. L, p. 102. — difformis, J. Le Conte in Agass. Lake Super, p. 222.
(2) Germar en a donné une bonne figure dans sa Faun, Ins, Europ. Faso, XXIV, n° 1.
(3) Mèmo synonymie que les PHALAGRUs.
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286 PHALACRIDES.
cuisses, ou seulement les postérieures, élargies en dessous à leur extrémité; jambes un peu arquées, non élargies à leur sommet; leurs épe: rons terminaux distincts, ceux des postérieures surtout; tarses antérieurs et intermédiaires commechez les Paacacnus ; les postérieurs plus longs que les autres, à 1% article court, % allongé, 3° plus court que celui-ci, entier. — Métasternum tantôt pareil à celui des PmaLacrus, Lantôt ne s’avançant pas entre les hanches intermédiaires ; le mésosternum plus grand que de coutume dans ce dernier cas.
Genre plus riche en espèces que les deux précédents ; toutes sont
. plus ou moins courtes et convexes. Les mâles se reconnaissent au se-
cond article de leurs tarses antérieurs, qui est plus ou moins élargi, et à leur forme un peu plus rétrécie en arrière que celle des femelles (1).
LITHOCRUS.
Encus. Naturg. d. Insekt. Deutschl. WU, p. 108.
Menton subitement rétréci en avant, anguleux sur les côtés. — Languette cordiforme, échancrée; l'échancrure ayant dans son milieu une petite dent; ses angles coriaces. — 1€ article des palpes labiaux plus long que le 2°, le 3° ovalaire ct allongé, le 4° des maxillaires subcylindrique. — Mandibules des Ocrsnus. — Antennes comme chez les Puaracnus. — Pattes des Ocrenus avec le 49r article des tarses posté rieurs lrès-long, le 2 un peu plus court, le 3° très-petit, le 4° à peine distinct.
Ce genre, qui m'est inconnu et dont j'emprunte les caractères à Erichson, participe, d'après ces derniers, des Pnaracnus et des Orrs#rus. Ses espèces sont exotiques et originaires d'Amérique, de Madagascar et de la Nouvelle-Hollande; deux seulement ont été décrites (2).
(1) Esp. européennes : Aux dix décrites par Erichson (0. corticalis Sch., œæneus Ilig., bicolor Gylh., liquidus Hoffm., affinis Sturm, millefolii Payk., pygmœus Stunn, geminus Ilig., piceus Steph., oblongus Er.), aj. : O. bima- Culatus, Küster, Die Kæf. Europ. XIII, 26. — Esp. du Cap: Phal. capensis, Guérin-Ménev. Icon. Ins. texte, p. 315. — Esp. de l'Amér: du Nord : Phal. apicalis, nitidus, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. II, p. 102. — apicalis, J. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 222.
(2) Sphæridium testaceum, Fab. Syst. El. I, p. 98; de l'ile St-Thomas. — Phalacrus brunneus, Erichs. Arch. 1842, I, p. 239 ; de la terre de Van Diemen.
Nota. J'ignore auquel des genres précédents appartiennent les espèces suivantes : Phal. strialus, nigrinus, achilleæ , æneo-piceus, Leachiellus, Stephensis, rufipes, piccorrheus, pulchellus, nitens, Stephens, Illust, of Brit. Col. IE, p. 161 sq., et Man. of Brit. Col. p. 99 sq. — multistriatus, Zetterst. Jos. Lappon. p. 233. La plupart de celles de Stephens sont très-probablement des variétés d'espèces connues,
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FAMILLE XVL.
NITIDULAIRES.
Languelte cornée. — Mächoires presque toujours terminées par un seul lobe. — Palpes courts. — Antennes de onze, très-rarement de dix articles ; les deux ou trois derniers formant une massue en général en forme de bouton. — Elytrés très-souvent abrégées en arrière. — Pattes courtes ; hanches antérieures et intermédiaires transversalement ovalaires, non contiguës ; les postérieures fortement transversales, demicylindriques, plus où moins/séparées.— Tarses de cinq articles, les postérieurs parfois de quatre seulement chez les mâles ; le 4° très-petit, nodiforme. — Abdomen de cinq où six segments, tous libres.
Les Nitidulaires sont des insectes d’assez pelite taille pour la plupart, en général de forme ovale ou oblongue, rarement (RnizopnAGus) linéaires, tantôt déprimés, tantôt très-convexes, parfois même subglobuleux, avec les passages intermédiaires, et dont le corps est le plus souvent revêtu, surtout supérieurement, d'une fine et courte pubescence.
A l'exception des seuls RuizormaGus, la tête est‘fortement engagée dans le prothorax, courte, sans col en arrière, et rétrécie antérieurement en un court museau triangulaire, tronquêé ou arrondi en avant. Chez les Ipides (Paromra excepté) et les Rhizophagides, le labre est caché sous l’épistome et membraneux; partout ailleurs il est corné et à très-apparent. Les mandibules sont courtes, mais robustes ; leur base interne est munie d’une saillie molaire plus ou moins distincte, et leur extrémité est plus souvent bidentée ou fissile que simple. Les deux lobes des mâchoires n'existent que chez les Brachyptérides, groupe trèspeu riche en espèces. L’externe est celui qui manque dans les autres espèces; l'interne, qui subsiste seul, varie assez sous le rapport de son développement, et est en général fortement cilié, mais constamment inerme. Dans le plus grand nombre des cas, la languette est échancrée ou bilobée, et ses angles antérieurs paraissent se prolonger en deux pppendices membraneux, d'une nature ambiguë, qui simulent des para-
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“ & 288 NITIDUL AIRES. Fglosses (1). Le menton est assez développé et pärfois même (PnowroprA, Psicorus) recouvre sur les eôtés la base des mâchoires. Quant aux palpes; les maxillaires sont, comme de coutume, un peu plus longs que les labiaux, mais il n’a aucun parti à tirer de leur dernier article, qui est constamment cylindrique ou un peu acuminé; celui des labiaux varie un peu plus et fournit des caractères de médiocre importance. Les RaizopmAGus sont les seuls qui aient des antennes de dix articles. Ces organes sont courts, insérés immédiatement. en avant des yeux, et peuvent se loger en partie dans deux sillons qui partent des cavités antennaires et gagnent le dessous de la tête où ils se comportent différemment selon les genre$ (2); il n’est pas très-rare qu'ils soient superficiels ou méme complètement effacés. Les yeux sont assez gros, latéraux et subarrondis.
Le prothorax tantôt s'applique exactement contre la base des élytres, ce qui est le cas ordinaire, tantôt (Cychiramides) la recouvre un peu, comme chez certaines Anisotomides ; les bords latéraux du pronotum sont toujours amincis, souyent rebordés, ét forment une voûte plus ou moins étendue au-dessus des flanes. L'écusson ne manque jâmais et en géuéral forme un tiangte eurviligne. Lorsque le prothorax est rebordé sur les côtés, les élytres le sont également, ét quand'elles sont tronquées en arrière, elles laissent à découvert au moins uñe partie du py-
gidium, et souvent les deux ou trois derniers arceaux supérieurs de
l'abdomen, Il existe toujours des ailes inférieures, saüf chez les Ecxo- MÆUS.
Dans la plupart des genres, tous les tarses ont leurs trois premiers articles dilatés chez les deux sexes, un peu plus fortement aux pattes antérieures qu'aux autres, et garnis en dessous de longs poils qui les
(1) Les véritables paraglosses naissent à la base des bords latéraux de languette et se soudent ayec ces bords ou restent libres. Les pièces dont il s’agit ici semblent prendre leur origine plus loin que la base de la languette, sont placées au devant d'elle, s'appliquent sur sa face externe en restant plus où moins libres, et, comme elles vont en divergeant, leur extrémité correspond aux angles antévieurs de la languette, dont elles paraissent des prolongements. A est probable qu'elles correspondent à l'une des deux pièces intermédiaires entre le menton et’ la languette dont il à 6té question dans Ja famille des Staphyliniens: On peut se faire une idée exacte de ces organes en jetant un coup d'œil sur la figure que M. Westwood (Trans. of the ent. Soc. 24 Ser, I, pl. 13, f. 1 d) à donné des parties de la bouche de la Paromia dorcoides. Il les distingue très-bien dans le texte, sous Je nom üe lingua, de la languette proprement dite, qu'il appelle labium.
(2) Is sont placés tantôt à quelque distance des yeux, tantôt immédiatement aù bord interne de ces organes, qu'ils contournent en arrière. Pour plus de brièveté dans les formules génériques qui suivent, ces sillons sont dits souscéphaliques quand ils afféétent la première de ces positions, et sous-ophthal- Mmiques lorsqu'ils occupent la seconde,
NITIDULAIRES, 289
débordent sur les côtés, Leur 4er article est en général triangulaire, le 2° fortement échancré, le 3 de même forme ou bilobé; le 4e n’est qu'une sorte de petit nœud placé à la base du 5e, qui est constamment fort allongé ; les crochets sont le plus souvent simples. Par une exception unique, les mâles des Rnrzopmacus n’ont que quatre articles aux tarses postérieurs. 5
Lorsque le prosternum se prolonge en arrière des hanches antérieures, ce qui a lieu dans le plus grand nombre des espèces, cette Saillie varie assez dans ses rapporls avec le mésosternum. Tantôt son sommet s'appuie Simplement contre la face antérieure déce dernier, tantôt elle le recouvre plus ou moins. Dans ce dernier cas, elle ghsse Sur lui quand le prothorax s’äbaisse ou se Me. et dans le premier de ces “ie elle arrive parfois jusqu’à toucher le métasternrm. Les genres Mysrnops et Tnracanus soples seuls chez lesquels il y ait une articulation proprement dite entre ce dernier et Ja saillie en question. Les parapleures du métathorax sont toujours simples, très-allongées et se rétrécissent graduellement d'avant en arrière.
Ceux des arceaux dorsaux que ne recouvrent pas les élytres sont cornés comme chez les Staphyliniens, et très-souvent le dernier, qui forme le pygidium, l’est, même lorsqu'il est caché. Le nombre normal des segments abdominaux en dessous est de cinq ; le sixième, qui s’y ajoute très-souvent, est petit, presque toujours propre aux mâles, et n'est en réalité qu'un demi-segment qui appartient soit à la région dorsale, soît à l’anale.
À l'état parfait les Nitidulaires vivent les uns sous les écorces, les autres sur les fleurs; un certain nombre se trouvent dans les champignons ou les cadavres.
IL serait prématuré d’assigner en ce moment des -caractères généraux à leurs larves, attendu qu'on n’en connait que deux, celles de la Soronia grisea et du Riizophagus depressus. Cependant, en se bornant à ces matériaux incomplets, on peut dire provisoirement que ces larves ont en commun : un labre distinct; des mandibules larges à leur base interne et munies intérieurement d’une bordure membraneuse ciliée; un seul lobe aux mächoires ; des antennes de deux articles; trois ocelles de chaque côté de la tête; des mamelons charnus sur les côtés au moins de l'abdomen; une paire de crochets cornés sur le dernier segment abdominal; un prolon- 8ement anal; enfin des pattes terminées par un seul crochet.
L'Amérique, puis l'Europe, sont les deux parties du monde où ces insectes sont le plus abondants. Hors de là, il n’en existe qu'un peut nombre disséminés au loin depuis l'Afrique jusque dans les iles de la Polynésie,
La famille a pour type les anciens genres Nrimuia, Smnonexzus et Irs. Elle est essentiellement caractérisée par la forme ovale des.
Coléoptères, Tome A, 19
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290 NITIDULAIRES.
hanches antérieures, la petitesse du 46 article des tarses (1), l'absence de lobe externe aux mâchoires dans l'immense majorité des espèces, et la mobilité des segments abdominaux, ensemble de caractères qui ne se retrouve dans aucun aufre groupe de Clavicornes. Sa composition avait déjà été assez bien établie par les auteurs anglais (2) pour les espèces européennes ; mais personne ne s'était occupé des exotiques jusqu'à l'apparition du remarquable travail qu'Erichson (5) a publié, il y a peu d'années, sur l'ensemble de Ja famille. Ce savant entomologiste y a introduit deux éléments nouveaux empruntés aux Xylophages de Latreille, le genre Ruyzoenaçus et le groupe dés Trogositaires. Le genre en question appartient sans aucun doute à Jaefamille ; quant aux Trogositaires, malgré l'analogie intime et gncontestable qu'ils ont avec elle, ils me paraissent présenter des actires suffisants pour constituer une famille propre. A part ce changement, la création d'une tribu pour
les Rarzopnaëeus. et l'addition d’un petit nombre de genres nouveaux,
qui ont paru depuis le travail en question d'Erichson, la classification suivante est conforme à la sienne. "