‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 55 sur 90 · A LV D F7 TE CPP I I PT · texte numérisé non relu

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comprimée et médiocrement serrèe. — Prothorax échaneré en avant, faiblement rebordé. — Elytres arrondies à leur extrémité, et laissant l'extrémité du pygidium à découvert. — Pattes peu robustes; jambes simples : les antérieures arrondies au bout ; les quatre tarses antérieurs ayant leurs 2° et 3° articles dilatés, velus en dessous; tarses postérieurs aussi longs que les jambes de la même paire, simples : leur 4er article aussi long que les suivants réunis. — Prosternum formant en arrière une courte saillie ; mésosternum consistant en une lame oblique et médiocrement large. — Corps court, arrondi, très-convexe, glabre et brillant.

Le facies général est pareil à celui des Cyzones. Les cspèces dé= crites du genre ne s'élèvent qu’à deux de l'Amérique (1). Les collecs tions en contiennent quelques autres de Madagascar. ;

OXYCNEMUS.

Érens. in Gen, Zeitsch. IV. p. 351

Menton cout, triangolaire, arrondi au bout, un peu échancré sut Jes côtés. — Langüette cornée, munie à chaque angle d'un appéfdice membraneux grêle et aigu. — Lobe des mâchoires coriace, assez Court, barbu au bout et en dedans. — Dernier article des palpes labiaux oVa Jaire. — Mandibules robustes, saillantes, simples à leur extrémité, avec une dent médiane au côté interne. — Labre très-court, bilobé. — Sil- Jons antennaires sous-céphaliques, profonds, droits, prolongés jusqu'à la partie postérieure de la tête. — Antennes à ter article un peu élargi en dehors, 2° cylindrique, plus long que les six suivants qui décroissent peu à peu, 9-11 formant une massue allongée, comprimée cf serrée. — Prothorax échancré en avant, finement rebordé sur les côtés. — Elytres arrondies isolément à leur extrémité, laissant le pygidium à découvert. — Cuisses robustes ; jambes assez gréles, élargies au bout, avec leur angle apical externe prolongé en une épine aiguë ; les quatre tarses antérieurs ayant leurs trois 49% articles dilatés, velus en dessous; les postérieurs simples, un peu allongés, leur 4x article plus court que les suivants réunis. — Prosternum faiblement caréné en avant; pro= longé postérieurement en une saillie plane et arrondie au bout, atteignant le métasternum ; mésosternum invisible, — Corps ovale, convexe, glabre et brillant.

Une seule + fulvus Erichs.), d'assez grande taille et origi« naire du Brésil, itue ce genre.

(1) Strongylus annulifer, De Casteln, Hist, ma, d. Col. I, p, 9. = P. sil laceus, Erichs, loc. cit. p. 350,

La Pallodes obsoleta de M, Melshelmer (Proceod, oftlio Acad, of Philadi D p.107) ost uno ANSOTOMAs

CYCHBAMIDESe 325

: TRIACANUS, Enueréin Genvan, Zeitsch, {V, p, 352,

Menton un peu rétréci et tronqué en avant. — Languette cornée, avec deux lobes membraneux arrondis et ciliés aux angles antérieurs. — Lobe des mâchoires corné, cilié en dedans, barbu au bout. — Dernier article des palpes labiaux cylindrique. — Mandibules simples à leur extrémité, — Labre profondément échancré. — Antennes de la longueur de la tête, à 4er article court, fortement élargi en dehors, 2 pas

plus gros, mais plus long que les suivants, 3° un peu plus court, 4-8.

décroissant peu à peu sans grossir, 9-11 formant une massue ovale allongée, comprimée et assez serrée. — Prothorax bisinué à sa base, échancré en avant, finement rebordé sur les côtés. —ÆElytres tronquées, laissant à découvert le pygidium. — Pattes robustes ; les intermédiaires contiguës ; cuisses larges; jambes comprimées, les antérieures triangulaires; toutes terminées à leur angle apical externe par une longue pointe aiguë; leurs éperons terminaux grands ; tarses antérieurs fortement dilatés chez les mâles, simples chez les femelles; les quatre postéricurs simples dans les deux sexes, avec leur {er article aussi long que les suivants réunis. — Prosternum caréné et tranchant en avant, pro: longé postérieurement en une saillie déprimée, recouvrant le mésosternum et tridentée”au bout ; la dent médiane reçue dans une fissure du métasternum, — Pygidium grand ; un pelit arceau dorsal additionnel chez lés mâles, — Corps peu convexe.

Genre singulier, remarquable par la forme particulière de son prosternum. Ilne contient qu'une espèce de Manille, publiée déjà depuis assez longtemps par Erichson (1).

(1) Nitidula apicalis, Nov. Act. Acad, nat, cur. XVI, suppl. p. 234, pl. 47, f.3.

Nota. J'ignore auxquels de ces genres appartiennent les espèces suivantes : Esp. de l'Amérique du Sud : Strong. M rubrum (Gawprones?), humeralis, melanurus, villosus (Pocanius?), Blanch. in d'Orb. Voy. Ent. p. 65 sq. — Str. bicolor, thoracicus, nigritus (Camrrones?), ruféscens, Gasteln. Hist. nat. d. Col. ÏL, p. 9, — Nitidula hæmispherica (Cawvrones®), Kirby, Trans. of the Linn. Soc. XIL, p. 395.— Esp. de Californie : Strong. tinctus, Manh. Bull. Mosc. 1843, p. 255. — Esp. de l'Australie : Ni£. latens, Hombr, et Jaquin. Voy, au pôle Sud, Ent, Col, pl. 4, f. 8.

hs FT

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TRIBU V

IPIDES.

+ Un seul lobe aux mâchoires. — Epistome saillant entre les mañdibules et cachant le plus souvent le labre. — Antennes de onze articles, — Prothorax recouvrant le plus souvent la bäse des élytres.— Celles-ci entières ou abrégées postérieurement, — Cavités cotyloïdes antérieures imparfaitement closes en arrière. — Tarses de cinq articles dans les deux sexes.

Erichson a assigné pour caractère essentiel, et rnême unique, à celte tribu, la disparilioh du labre devenu membraneux et caché sous l'épi: stome. Ce caractère était exact à l'époque où il écrivait, mais depuis on à découvert un getre exotique (PAnomrA), très-voisin des vs, chez lequel l'épistome est notablement plus saillant que chez ces der= niers et dont néanmoins le labre est à découvert. Dès lors c’est la saillie de l'épistome et non l'invisibilité du labre qui doit servir à caractérisér ces insectes. Elle donne à leur téle une forme assez diffé= rente de celle qu’on observe dans les groupes précédents et qui permet de les reconnaître sans peine.

On doit à Frisch (1) une description et une figure de la larve de l'Ips quadripustulata, mais la première est si incomplète et la seconde si grossière, que les premiers états de ces insectes ne peuvent étre considérés que comme inconnus.

I. Saillie prosternale rejoignant le métasfernum : Cryplarcha. I. ES n’atteignant pas le métasternum.

Labre indistinct : Ips.

— distinct: Paromia,

CRYPTARCHA.

Scnucx, Elem. of Brit. Entom, p. 165 (2)

Mandibules déprimées, terminées par une pointe grêle, légèrement fissile au bout. — Bord antérieur du front en äre de cercle, säns aucune trace de museau; ses bords latéraux recouvrant au moins le 4er article des antennes. — Elytres recouvrant en entier l'abdomen, large-

(1) Deutschl. Ins. IX, p. 36, pl. 19, £. 1. Herbst (Die Kæf, IV, p. 165) a parlé aussi de cette larve, mais d’après Frisch.

(2) Syn. Cryprarcuus, Heer, Col. helvet. I, p. 409. — Niripyua, Fab, Oliv: Iig., Panzer, ete, — Srnoncxzus, Herbst, Steph, Sturm,

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ment arrondies en arriêre chez les mâles, un peu acuminées chez les femelles. — Pattes courtes ; cuisses ovales, comprimées ; jambes médiocrement élargies à leur ‘extrémité, — Saillie prosternale graduellement élargie en arrière, tronquée au bout, exactement appliquée contre le métasternum. — Corps régulièrement ovale, finement pubescent.

Les autres caractères comme chez les Ies dont ces insectes ont été démembrés et dont ils s'éloignent beaucoup par leur facies qui rappelle complètement celui des Nitidulides à élytres entières. Le genre est propre jusqu'ici à l'Europe et à l'Amérique (1). Les espèces de la première de ces parties du monde se trouvent principaloment dans les plaies humides des chênes.

IPS, Fan, Gen. Ins. p, 23 (2);

Menton fortement transversal, faiblement arrondi en avant, avec

une saillie obtuse dans son milieu. — Languette pelite, carrée; ses

angles munis chacun d'un appendice membraneux gréle, et aigu au bout. — Lobe des mâchoires submembraneux, allongé, presque glabre. — Dernier article des palpes cylindrique, obtus au bout. — Mandibules robustes, bifides à leur extrémité, munie d'une saillie interne À leur base. — Tête en triangle plus où moins large, terminée par un museau, obtus; ses sillons antennaires sous-céphaliques, obliques. — Antennes à 10 article en grande partie à découvert, médiocrement gros, 2° plus faible que le 4er ét plus court que le 3e qui est cylindrique, 4-8 courts, grossissant peu à peu, 9-11 formant une forte massue ovale, comprimée et assez serrée. — Prothorax envearré transvensal, où subéquilatéral, finement rebordé sur les côtés, échancré en avant, avec une saillie plus ou moins distincte au milieu de son bord intérieur. — Elytres Hissant une partie du pygidium à découvert. — Pattes courtes où médiocres; cuisses assez fortes, comprimées ; jambes médiocrement élargies ; les trois 40% articles des tarses dilatés et velus en dessous; crochets simples. — Prosternum assez large, reposant en arrière sur le mésosternum; celui-ci assez grand. — Corps glabre, brillant,

(1) Esp. européennes : Nitidula shrigata, imperialis Fab, — Lg quadri- Signala, Küster, Die Kæf. Europ. I, 15.— Esp. de la Russie mér. : ©. sulcata, Fischer de Waldh. Bull. Mose. 1844, 1, p.41. — Esp. de l'Amér. du Nord : C. ampla, fusca, Brichs. in Germar, Zcitschr, IV, p. 356. — picta, Melsheim. Protoed, of the Acad, of Philad. HE, p. 108. — Esp. de l’Amér, du Sud : ©. mufipes, Gircellaris, picta, turbida, pusilla, Erichs. loc. cit. p. 357.

(2) Syn. Prryornacus, Schuck. Brit. Col, delin. p. 25, Tab. 30, £. 7. — Sicria Linné, De Geer.— Nrripuza Oliv.—Denmgsres Linné, — Lits Kugel, Panzer.

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La plupart des femelles ont, comme les CryprAncA, leurs élytres un peu acuminées à l'extrémité. Le corps de ces insectes varie sous le rapport de la forme, et à ce point de vue les espèces peuvent se parlager, comme l'a fait Erichson, en trois groupes.

Les unes sont assez larges, oblongo-ovales, parfois subparallèles et peu convexes (1), d’autres sont assez allongées, un peu déprimées et parallèles (2); enfin il y en a de tont-à-fait cylindriques (3); celles-ci font le passage entre le genre actuel et les RaizopHAGus qui suivent ; c'est sur l'une d'elles (L ferruginea L.) que M. Schuckard a établi son genre Prryopuaaus qui, à part cette différence de forme, ne présente aucun caractère générique particulier.

L'Europe possède des représentants de ces trois sections ; c'est à celte partie du monde ainsi qu'à l'Amérique du Nord qu'appartiennent les espèces décrites jusqu'ici, Ges insectes se trouvent presque exclus sivement sous les écorces,

PARONMIA.

Wssrw. Trans. of the ent. Soc, 24 Sor. I, p. 167:

Menton transversal, entier, — Languette courte, gréle, faiblement échancrée en avant. — Lobe des mâchoires inerme, fortement cilié. — Palpes labiaux très-petits, subfiliformes, leur dernier article en ovale allongé; celui des maxillaires de la longueur des précédents réunis, ovalaire, — Mandibules allongées, Saillantes, arquées et bifides au bout, ciliées au côté interne. — Labre distinct, petit, carré, avec ses angles antérieurs arrondis. —%ête en cârré transversal, munie en ayant d'une saillie prononcée, sillonnée en dessus ; ses sillons antennaires sous-céphaliques. — Antennes courtes, de onze articles; les trois derniers formant une massue brièvement ovalaire et serrée. — Prothorax transversal, de la largeur des élytres, droit et finement rebordé sur les côtés, bisinué en avant: — Elytres oblongues, parallèles, recouvrant en entier l’abdomen, arrondies en arrière. — Pattes courtes; jambes

(1) Esp. européennes : Z. 4-guttata, 4-punctata auctor. — Esp. de l'Amér. du Nord : Nifidula sanguinolenta, fasciata, Oliv. Ent. IL, 12, p. 7 sq. — I. ob tusa, 4-signata, 4-vitlata, Say, Boston Journ. of nat. Hist. I, p. 168 sq. — 1. bipustuluta, geminata, Melshoim. Proceed, of the Acad. of Philad. LI, p. 108.

(2) Z. £pustulala auctor, d'Europe.

(3). Esp. européennes : Dermestes ferrugineus, Linné, Syst. nat. II, p.564. — Esp. du Mexique : Zps arcuata, Erichs. in Germar, Zeitsch. IV, p. 360.

Jignore à laquelle de ces divisions appartiennent les espèces suivantes : Esp. de lAmér. du Nord : J, confluenta, Say, Journ. of the Acad. of Philad. I, p. 195. — sepulcralis, Randall, Boston Journ. of nat. Hist. Il, p. 19. — Dejeanii, Kirby, Faun. Bor. Amer. p. 107. — Esp, de L'Amér, du Sud : Z. ebes nina, Blanch, in d’Orb, Voy. Ent, p, 62,

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RHIZOPHAGIDES, 329

tomprimées ; les {rois 405 articles des tarses dilatés, subcordiformes et velus en dessous. — Premier segment abdominal plus grand que les autres. — Saillie prosternale recouvrant un peu le mésosternum. Corpsroblong, subdéprimé, parallèle, glabre.

Genre remarquable,’ voisin des Tes dont il s'éloigne principalement par le labre distinct, la saillie de la tête en avant et le développement qu'ont pris les mandibules. L'unique espèce qui le compose, P. Dorcoides (1), est de grande taille pour cette tribu, sa longueur étant de huit lignes ; au premier coup-d’œil on la prendrait pour un Lucanide du genre Dorcus. Elle est noire, avec les élytres plus claires et ornées chacune d’une tache fauve à leur extrémité, syslème de coloration conforme à celui des frs. Get insecte singulier n’est pas de Colombie, comme le dit M. Westwood, mais de l'Australie (2).

TRIBU VI. 4

RHIZOPHAGIDES, LÀ Un seul lobe aux mâchoires. — Labre caché sous l’épistome, — Antennes de dix articles. — Prothorax ne recouvrant pas la base des élytres. — Celles-ci laissant une partie du pygidium à découvert. — Cavités cotyloïdes complètement closes en arrière. — Tarses hétéromères chez les mâles, pentamères chez les femelles.

Erichson a prouvé suffisamment que le genre Rnizopmaaus de Herbst, placé avant lui parmi les Xylophages, et, par Latreille en particulier, entre les Cenyzon et les Monoroma, appartient en réalité à la famille actuelle. Seulement, ayant principalement égard à l'invisibilité du labre, il l’a placé dans la tribu précédente. Mais si l’on considère le nombre des articles des antennes, la différence qui existe entre les larses des deux sexes, la forme générale du corps, et surtout celles des cavités cotyloïdes antérieures, il semble plus naturel de former de ce genre un groupe à part.

Les premiers élats de ces insectes viennent complètement à l'appui de leur classement parmi les Nitidulaires. La larve du Rhizophagus depressus qu'Erichson a fait connaître (5) a, en effet, les plus grands

. rapports avec celle de la Soronia grisea décrite plus haut.

(1) West. loc. cit. pl. XI, f. 1.

(2) Voyez Reiche, Ann. d. 1. Soc. ent. Série 3, I, p. 425.

(G) Naturg. d. Insekt. Deutsch]. III, p. 227. Erichson n’a pas suivi les mélamorphoses de cette larve; il l'avait trouvée sous des écorces de pin parmi des individus à l'état parfait du R. depressus; mais il n’y à guère à douter que c’est réellement celle de cette espèce,

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