‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 59 sur 90 · COLYDIENS · texte numérisé non relu

COLYDIENS

péenne (1) sur laquelle il a été fondé. C'est un petit insecte propre à l'Europe australe et tempérée, jusqu'aux environs de Paris inclusive. ment, mais fort rare partout. Il vit sous les écorces et dans les champignons. Erichson dit en connaître une seconde des iles Philippines et une troisième du port Natal.

Avant les Syncurra qui suivent, Erichson place un genre Diprotoma établi sur des espèces nouvelles (2).

SYNCHITA.

HszLw. in Souxein. Mag. p. 404 (3):

Menton court, largement et fortement échancré, — Languette cornée, sinuée en ayant. — Lobe interrte des mâchoires petit, muni en dedans de cils épineux serrés ; l’externe plus large et plus long, cilié de même à son extrémité. — Dernier article des palpes en oyale allongé et obtus au bout. — Mandibules terminées par une pointe simple. — Labre transversal, coupé carrément. — Tête courte, un peu élargie au niveau des antennes ; épistome faiblement et largement échancré : point de sillons

+ santennaires. — Yeux arrondis, assez gros, — Antennes de 10 articles : les deux 12'5 assez gros ; les sept suivants se raccourcissant et grossissant peu à peu ; le dernier formant un gros bouton globuleux, un peu com= primé, glabre à sa base, pubescent à son extrémité. — Prothorax un peu plus étroit que les élytres, presque carré, étroitement rebordé sur les côtés. — Ecusson en carré transversal. — Elytres assez allongées, parallèles. — Pattes courtes ; cuisses un peu épaissies; jambes linéaires, terminées par deux très-pelits éperons ; 3% article des tarses plus court que les deux 1°1$; tous garnis de, poils en dessous, — Segments. abdominaux non échancrés en arrière, — Corps linéaire, assez convexe, garni en dessus de cils courts,

Comme les précédents, ces petits insectes vivent sous les écorces. Lcurs espèces sont disséminées dans l'ancien et le nouveau continent (4) et peu nombreuses,

(1) @: emarginatus, Latr. loc. cit. IV, Tab. 16, £, 1 (Monotoma axillaris, Duftschm. loc. cit.).

(2) Dirowowa. Antennes de onze articles, dont les deux derniers formant la massue. Sillons antennaires faibles et obliques. Le surplus comme chez les Synemra. Deux espèces inédites de Madagascar. Naturg. d. Ins. Deutschl, IH, p.257.

(3) Syn. Lvcrus, Fab., Panz., Payk. — CenxLon, Latr. (olim), Gyllenh. — Moxoroma, Herbst, Duftschm. — Erorronus Fab.

(4) Esp. européennes : Lyctus Juglandis, Fab. Syst. EL. I, p. 561; figuré dans Panzer, Faun. Ins. Germ. Heft V, no 17; Herbst, Die Kæf. V. pl. 46, f. 1; Schuckard, Brit. Col. delin, pl. 33, €. 1.— #8, mediolanensis, Villa, Gol. Europ, dupl. 1833, p. 36. Esp. de l'Amér, du Nord : 8. granulata; Says

SYNCHITIDES. 367

CICONES.

Cunnis, Brit. Ent. IV, pl. 149 (1)}

Genre très-voisin des Syxcuxra et n'en différant que par les caracières suivants :

Menton transversal, un peu rétréci et faiblement échancré antérieurement, — Languette arrondie et ciliéé en avant. — Sillons antennaires profonds, un peu obliques et arrivant jusqu'au niveau du bord postérieur des yeux. — Prothorax plus largement bordé sur les côtés. — Segments abdominaux légèrement échancrés sur leur bord postérieur.

Le facies général est le même que celui des Syncaxra ainsi que les habitudes. Les espèces, au nombre de quatre, sont d'Europe, des Etats-Unis et de la Polynésie (2),

À la suite de ce genre, Erichson en place deux fondés sur des espèces non décrites ; Lasgonorus et Paroronemus (3). Ainsi qu’on l’a vu dans le tableau synoptique de la tribu, ils constituent un petit groupe partioulier caractérisé par des jambes légèrement élargies à leur'extrémité et munies de petites épines en outre de leurs éperons terminaux. Tous deux ont de plus les trois 1ers articles des tarses courts et égaux.

Journ. of the Acad. of Philad. V, p, 266. = S$, fuliginosa, Melshoim. Proceed. of the Acad. of Philad. If, p. 111. — parvula, Guérin-Méney. Icon. Ins. texte, p. 189. — Esp. des Antilles et de l'Amérique du Sud : S. rugulosa, strialopunclala, Guérin-Ménev. ibid. p. 189 sq. — Esp. de l'ile de France : S$. Desjardinsii, Guérin-Méney, ibid. p, 189.

(1) Syn. Syemira, Hellw., Dej. — CerxLow, Germar, Ins. Spec. nov. p. 465.

(2) Esp. européennes : Synchila variegata, Hellw. in Schneïd. Mag. p. 403 (Cic. carpini, Curtis, loc. cit.), — ©, pictus, Brichs. Nat. d. Ins, Deutsch, LE, p. 273 — Esp, de PAmér. du Nord : €. marginalis, Melsheim. Procced, of the Acad. of Philad, IL. p, 411, — Esp. de Taïti : C, amænus, L.Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1850, p, 51.

(3) Lasconomus, Forme générale ot seulpture des téguments comme chez los Drrowa. Yeux arrondis, entièrement cachés sous les bords du front. Mandibules bidentées à leur extrémité. Massue des antennes de trois articles, Sillons antennaires indisfincts. Une espèce nouvelle du Mexique, Naturg. d. Ins. Deutsehl. IE, p.258.

Pacogonemus. Forme générale des Cocorreus. Yeux grands, arrondis, à moitié couverts par les côtés du front, qui sont dilatés, Mandibules bidentées à leur exlrémité. Sillons antennaires profonds et obliques. Une espèce nouvelle de Co- Jombie, inserite dans le Catalogue de Dejean (3e éd. p. 216) sous le nom de Pllæonemus granulatus, Loë. oit,

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MERYX:

Larn. Gen. Crust. et Ins. IL, p. 17: ;

Menton fortement transversal, entier. — Languette plus étroite que le menton, cordiforme. — Dernier article des palpes subtrigone. — Lobe interne des mâchoires dentiforme, l’externe subtriangulaire, — Mandibules très-courtes, bifides à leur extrémité. — Yeux assez sail- Jants. — Antennes de la longueur du prothorax, à articles pour la plupart obconiques ; les trois derniers un peu plus gros que les autres, le 9e et le 10° subturbinés, le 119 ovalaire. — Prothorax un peu plus étroit que les élytres, rétréci en arrière, fortement arrondi sur ses côtés antérieurs, — Elytres allongées. — Corps long, étroit, parallèle.

Cette diagnose est empruntée à Latreille et ce n’est que sur l’autorité d'Erichson que je place le genre ici. Ge savant entomologiste a fait connaître deux caractères que Latreille a passés sous silence, à savoir que les jambes sont terminées par des éperons assez longs, et que le {er article des tarses est plus long que les deux intermédiaires. D’après la figureique Latreille a donnée (1) de l'unique espèce qui le compose, elle ressemblerait assez pour la forme générale à un Sizvanus. Cet insecte est originaire des Indes orientales et très-rare dans les collections. Latreille Jui a imposé le nom de M. rugosa.

ACROPIS.

Bunmesr. Gener. quæd. Ins, n° 25.

Menton carré, arrondi aux angles antérieurs, caréné sur sa face externe. — Languette cornée, grande, transversale, arrondie latéralement, bisinuée en avant.—Lobe interne des mâchoires petit, denticulé près de son sommet, cilié dans ce point et en dedans ; l’externe plus grand, trèslarge, brusquement acuminé au bout, garni en dehors de cils épineux. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire, un peu acuminé au bout; celui des maxillaires de même forme, plus grand et tronqué à son extrémité. — Mandibules courtes, faiblement tridentées au bout.— Labre convexe, arrondi et cilié en avant. — Tête perpendiculaire, fortement transversale, prolongée latéralement en deux saillies portant les yeux et un peu arquées. — Yeux grands, réniformes, saillants. — Antennes insérées sous des rebords du front, de 11 articles : 4 assez gros, 0bconique, 2-4 de même forme, plus grêles, décroissant graduellement, 5-8 submoniliformes, 9-11 formant une grosse massue ovale, le 10e et le 11e soudés ensemble et pubescents. — Prothorax plus étroit que la têle

(1) Loc, cit, IV, Tab. XI, f. 1.

SYNCHITIDES, 369

et les élytres, rétréci à sa base, arrondi sur les côtés en arrière, — Ecusson ponctiforme.— Elytres courtes, parallèles, convexes.— Pattes longues, grêles; cuisses robustes ; jambes linéaires; 4er article des tarses beaucoup plus grand que les deux suivants réunis; ceux-ci trèscourts, garnis de cils épineux en dessous, le 4 très-long. — Corps court, âpre, hérissé de petits tubercules et de cils épineux.

Genre singulier, surtout par la forme de sa tête ; sans cela son facies général se rapprocherait beaucoup de celui des Ecarmnus de la famille des Carabiques. Il est établi sur un petit insecte du Brésil, à peine long d'une ligne et demie et que j'ai eu souvent l’occasion d'observer dans ce pays où il est commun dans les bois. Il court sur le tronc des arbres avec une excessive agilité, en quoi il s’éloigne des autres espèces de la famille qui sont généralement lentes dans leurs mouvements, M. Burmeister lui a imposé le nom de {uberculifera et en a donné une trèsbelle figure avec des détails.

Erichson a créé sur une espèce inédite un genre PLAGx10opE qui vient immédiatement à la suite de celui-ci (1).

Note.

Selon toutes les probabilités, il faut rapporter à cette tribu le genre suivant de M. Léon Fairmaire, qui dit même qu'il doit être placé près des Coxezus. Les caractères qu'il lui assigne peuvent se formuler de la manière suivante.

EMMAGLÆUS.

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